Travail et accouchement : le rôle de la maman et du papa

Travail et accouchement : le rôle de la maman et du papa

Vous trouverez ci-dessous une liste de conseils pour vous aider à bien vivre l’expérience du travail et de l’accouchement. Nous avons divisé l’information en 2 sections : l’une pour la future mère et l’autre pour le futur père (ou le partenaire).

Nous vous conseillons de lire aussi notre fiche sur les 4 stades du travail et de l’accouchement afin de bien comprendre en quoi chaque stade consiste.



Stade 1 du travail

Il s’agit du stade le plus long. Il dure de 2 à 24 heures (en moyenne 12,5 heures dans le cas d’un premier accouchement). ll comporte 3 phases : la phase de latence, la phase active et la phase de transition.

Que faire durant la phase de latence?

Mère

  • Terminez la préparation de vos bagages, faites des appels téléphoniques, etc.
  • Si le travail commence la nuit et que vous n’éprouvez pas d’inconfort, essayez de dormir ou, à tout le moins, de vous reposer avant que le travail s’intensifie davantage.
  • Pour conserver votre énergie, prenez de petites collations qui se digèrent facilement.
  • Buvez régulièrement (eau, jus de fruits, sucettes glacées, etc.).
  • Marchez afin de réduire l’inconfort, de faciliter l’évolution du travail et de vous distraire de la douleur.
  • Pour réduire la douleur, vous pouvez également prendre une douche ou un bain, vous faire masser, vous bercer ou pratiquer la respiration rythmée.

Père

  • Demeurez aux côtés de votre partenaire en travail.
  • Allez marcher avec elle, si elle le désire.
  • Encouragez-la à changer de position.
  • Jouez à un jeu de société ou regardez la télévision avec elle.
  • Recourez à divers moyens pour augmenter son confort et la rassurer (toucher, massage, respiration rythmée, paroles rassurantes et encouragements, etc.).
  • Appliquez une compresse froide ou chaude sur son visage ou son front, selon ce qu’elle préfère.
  • Offrez-lui des aliments et des boissons faciles à digérer, des copeaux de glace ou du rince-bouche.
  • Appliquez du baume sur ses lèvres.
  • Aidez-la à prendre une douche ou un bain.
  • Rappelez-lui d’uriner souvent.
  • Prenez note de la durée et de la fréquence des contractions.

Que faire durant la phase active?

Mère

  • Changez régulièrement de position afin de réduire l’inconfort et de faciliter la progression du travail.
  • Essayez de conserver la même position pendant 2 contractions au moins afin d’avoir le temps de vous y adapter. Si vous êtes toujours inconfortable, prenez une autre position.
  • Privilégiez les positions qui accentuent l’effet de gravité afin de faciliter la descente du bébé. Si vous souhaitez vous reposer sur le dos, assurez-vous d’avoir un coussin ou un oreiller sous les hanches afin de favoriser un meilleur apport sanguin vers le bébé.
  • Adoptez la position accroupie ou assoyez-vous sur le siège de toilette afin d’accroître jusqu’à 2 cm l’ouverture de votre bassin. Cela peut faire aider beaucoup!
  • Urinez souvent afin de vider votre vessie.
  • Sirotez du liquide.
  • Faites-vous masser ou demandez qu’on vous applique de la chaleur ou du froid aux endroits douloureux.
  • Commencez à modifier le rythme de votre respiration en adoptant la cadence qui vous convient le mieux.
  • Reposez-vous entre les contractions. Visualisez votre bébé.
  • Prenez un bain ou une douche Le bain ou la douche est une méthode reconnue pour maîtriser et diminuer la douleur et vous détendre.
  • Le bain thérapeutique est une méthode de soulagement de la douleur qui peut aussi vous être offerte à l’hôpital. Lorsque le bébé est bien engagé et que les membranes sont rompues, il peut être possible de prendre un bain thérapeutique. Le personnel vous expliquera la procédure.

Père

  • Continuez à soutenir votre partenaire. Demeurez près d’elle et soyez à l’écoute de ses besoins.
  • Encouragez-la. Félicitez-la après une contraction. « Tu fais de l’excellent travail! »
  • Faites-lui des massages.
  • Aidez-la à changer de position.
  • Aidez-la à prendre une douche ou un bain.
  • Dirigez-la pour la respiration rythmée.
  • Offrez-lui du liquide à siroter, des copeaux de glace, etc.
  • Rappelez-lui d’uriner souvent.
  • Fournissez-lui des compresses chaudes ou froides, selon ce qu’elle préfère.
  • Évitez de la critiquer ou de la contrarier. « Tu viens tout juste de me dire que tu ne voulais pas de glace. »
  • Évitez de vous sentir visé par ses propos ou son comportement. Il est possible qu’elle agisse différemment ou qu’elle soit irritable. C’est normal.
  • Étirez-vous et reposez-vous dès que vous en avez l’occasion.
  • N’oubliez pas de manger.

Que faire durant la phase de transition?

Mère

  • Adoptez les positions et le rythme de respiration qui vous conviennent le mieux.
  • Essayez de vous concentrer sur une contraction à la fois.
  • Tentez de vous reposer entre les contractions.

Père

  • Durant cette phrase éprouvante, votre partenaire aura besoin de vous pour se concentrer. Voici certaines façons de l’aider :
  • Si elle n’a pas envie de parler, demandez-lui de vous regarder. Vous pourrez ainsi vous fier à ses signaux non verbaux pour déterminer ses besoins.
  • Encouragez-la.
  • Si elle a froid, aidez-la à enfiler des chaussettes ou enveloppez-la dans une couverture.
  • Rappelez-lui d’adopter une respiration rythmée et dirigez-la en respirant aussi de cette façon, par exemple « hi-hou ».
  • Faites valoir ses intérêts et ses préférences, au besoin.

Que faire durant le stade 2 du travail

Ce stade commence au moment de la dilatation (ouverture) complète du col de l’utérus. Il se termine à la naissance du bébé.

Mère

  • Avisez votre médecin ou votre sage-femme lorsque vous éprouvez l’envie de pousser.
  • Si vous avez eu une épidurale, il se peut que vous ne ressentiez pas le besoin de pousser. Il est possible d’attendre que vous en ressentiez réellement le besoin pour le faire. Ainsi, le bébé fera sa descente naturellement sans que vous poussiez. Lorsque la mère attend de bien ressentir le besoin de pousser, il a été démontré que :
    - la poussée est plus efficace et que la mère se fatigue moins;
    - il y a moins de naissances assistées avec des forceps ou une ventouse;
    - le risque de déchirures du périnée est moins élevé;
    - le bébé subit moins de stress et se fatigue moins en raison d’une meilleure oxygénation)

La poussée

Il existe deux écoles de pensée concernant l’envie de pousser. Selon la première, vous devez écouter votre corps et commencer à pousser lorsque l’envie s’en fait sentir en suivant les indications du médecin, de l’infirmière ou de la sage-femme.

Selon la deuxième, vous ne devez pas pousser avant d’être entièrement dilatée, car cela pourrait faire enfler le col de l’utérus et ralentir le travail. Si l’envie de pousser surgit avant la fin de la dilatation, vous pouvez haleter (faire « hi-hi-hi-hou ») pour retarder la poussée.

Parfois, l’envie de pousser ne se manifeste pas. Dans ce cas, les intervenants vous indiqueront à quel moment le faire.

Une poussée efficace assure un apport maximal en oxygène à la maman et au bébé et permet au périnée de s’étirer graduellement. Voici quelques conseils pour pousser efficacement :

  • Pliez les coudes et agrippez vos jambes ou la barre de soutien avec vos mains.
  • Baissez votre menton en direction de votre poitrine et ouvrez légèrement la bouche.
  • Relâcher les muscles du plancher pelvien (périnée).
  • À moins qu’on vous dise que le bébé doit sortir rapidement, faites descendre celui-ci graduellement en faisant de 3 à 5 petites poussées à chaque contraction :
    - Cela favorisera l’étirement graduel des tissus et évitera ou réduira au minimum les déchirures.
    - En outre, cette méthode est moins exigeante pour le bébé.
  • Veillez à demeurer concentrée en mettant tous les efforts pour faire descendre votre bébé.
  • Imaginez-vous que vous voulez donner à votre bébé le plus d’espace possible. Cette visualisation contribuera à une descente optimale du bébé.
  • Évitez de bloquer votre respiration pendant la poussée. Vous ne devriez pas arrêter de respirer pendant plus de 5 secondes.
  • Souvent, un grognement expiratoire accompagne la poussée. Le grognement est une méthode efficace, car il fait descendre le diaphragme, qui appuie ainsi sur le haut de l’utérus. Cette vocalisation naturelle doit être encouragée. Ce n’est pas le cas des cris, qui empêchent plutôt de pousser.
  • L’intervenante qui vous accompagnera sera en mesure de vous informer des effets de votre poussée sur la descente du bébé.
  • Exprimez ce que vous ressentez entre les contractions. Les intervenants verront à vous informer ou à ajuster leurs interventions en fonction de vos besoins.
  • Reposez-vous et détendez-vous entre les contractions.

Père

  • Il est possible que votre partenaire ait besoin de votre aide pour adopter une bonne position pour la poussée. Soutenez-la au besoin.
  • Encouragez-la et décrivez-lui la progression de l’accouchement. Par exemple : « Sa tête est presque sortie! »
  • À ce stade, votre partenaire a besoin de directives simples et claires provenant d’une personne. Veillez à ce qu’elle se sente guidée et rassurée durant la poussée.
  • Assurez son confort entre les contractions.
  • Faites valoir ses intérêts et ses préférences au besoin.par exemple, pour éviter les déchirures et l’épisiotomie (compresses chaudes et massage du périnée).

 

Naitre et grandir.com

      Révision scientifique : Lise Ross, infirmière, M.Sc., Centre des naissances du CHUM
      Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
      Mise à jour : Mai 2013

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • BRACATO, R et al. « A meta-analysis of passive versus immediate pushing in nulliparous women with epidural analgesia in the second stage of labor », Journal of Obstetric, Gynecologic, & Neonatal Nursing, 37 (1), 2008, 4-12.
  • LADEWIG, Patricia et al. Materneal-newborn nursing care. Upper Saddle River, Prentice Hall, 2010.
  • LOWDERMILK, Perry et al. Maternity & Women’s health Care. Mosby, St-Louis, 2012.

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