Le soulagement naturel de la douleur durant l'accouchement

Le soulagement naturel de la douleur durant l'accouchement

On peut soulager la douleur de diverses façons durant le travail. Les choix qui s’offrent à vous dépendront de divers facteurs.

L’expérience de la douleur lors de l’accouchement varie beaucoup d’une femme à l’autre. Pour cette raison, vous devriez vous sentir libre d’adopter l’approche, médicamenteuse ou non, qui vous convient le mieux pour la contrôler. Par ailleurs, plusieurs femmes souhaitent accoucher le plus naturellement possible. Certaines choisissent d’utiliser d’abord des approches non pharmacologiques et, par la suite, de se tourner vers une intervention médicamenteuse si elles en ressentent le besoin. D’autres préfèrent n’employer que des méthodes naturelles pour gérer la douleur.

Les différents moyens de soulagement naturels de la douleur peuvent être complémentaires. Différentes approches peuvent être utilisées pour soulager la douleur sans médication. Voici celles les plus couramment utilisées. Vous pouvez mentionner les méthodes qui vous intéressent dans votre plan de naissance.



Le soutien

La gestion de la douleur est le principal défi pendant l’accouchement. La confiance en vos capacités et votre préparation sont les deux principaux éléments qui prédiront votre réaction à la douleur. D’autres éléments, tels que votre état psychologique, votre fatigue, la position du bébé dans votre bassin ou votre état de santé pourraient aussi influencer votre perception de la douleur pendant le travail.

Le soutien que vous recevrez pendant le travail joue aussi un rôle essentiel pour vous aider à gérer cette douleur. Pour cette raison, assurez-vous de pouvoir compter sur la présence de votre conjoint, d’une accompagnante à la naissance ou d’une personne importante pour vous. La personne qui vous accompagne pourra répondre à vos besoins, vous réconforter et faciliter la communication avec le personnel soignant.

Des études ont montré que la satisfaction de l’accouchement et le sentiment de contrôle sont plus grands si le soutien est apporté par une personne importante, particulièrement le conjoint ou un membre de la famille.

Le soutien continu pendant l’accouchement permet de diminuer :

  • la durée du travail;
  • le nombre d’interventions obstétricales, favorisant ainsi l’accouchement vaginal sans intervention médicale;
  • la perception de la douleur;
  • l’administration d’analgésiques;
  • l’anxiété, ce qui aide à la détente et à faire face aux difficultés.

La recherche a aussi démontré que le soutien du conjoint a un effet sur la famille qui va au-delà de la période de l’accouchement lorsqu’il se sent utile et compétent pendant le travail, par exemple :

  • meilleure communication dans le couple;
  • développement plus rapide du lien père-enfant;
  • renforcement des liens qui unissent le couple;
  • sentiment de compétence parentale accrue pour le père et la mère qui influencera les comportements qu’ils adopteront avec leur nouveau-né.

Certaines femmes souhaitent faire appel à une accompagnante, même lorsque leur conjoint est présent à l’accouchement. Dans ce cas, le rôle de l’accompagnante est, entre autres, d’amener la mère et le père à se rapprocher pour qu’ils prennent soin l’un de l’autre et soient fiers d’eux. Ainsi, ils seront plus confiants quant à leur rôle de nouveaux parents.

Le mouvement et la variation des positions

Marcher entre les contractions et les changements de position fréquents stimulent la progression du travail, facilitent la descente du bébé dans votre bassin, diminuent votre perception de la douleur et augmentent votre confort ainsi que le bien-être de votre bébé.

Pendant le travail, il est donc conseillé de changer de position toutes les 15 à 30 minutes. Évitez de rester couchée sur le dos pendant plus de 30 minutes, car cette position peut entraîner une réduction de l’apport sanguin vers le bébé, vous causer une chute de pression et réduire le diamètre de votre bassin, ce qui rendra le passage du bébé plus difficile. En plus, la position sur le dos est souvent moins confortable que les autres.

Voici des positions efficaces à adopter pendant le travail :

  • position verticale (assise, semi-assise, debout, accroupie, suspendue : accélère la dilatation du col et favorise la descente du bébé;
  • position latérale (couchée sur le côté) : permet le repos tout en facilitant la progression du travail;
  • position à quatre pattes ou penchée vers l’avant : peut aider à la rotation du bébé.

Certains accessoires peuvent vous aider à adopter une position plus confortable : le ballon, le banc de naissance, la barre, des coussins ou une chaise de massage. Par exemple, le ballon permet de soutenir votre périnée et le bas de votre dos. Il améliore également la posture, l’équilibre et la coordination. Le banc de naissance peut vous aider à être plus confortable dans les positions accroupies, et la barre est très utile pour les positions en suspension. Des coussins peuvent être utilisés pour diminuer les points de pression ou pour vous aider à basculer le bassin en position allongée.

Vous pouvez vous exercer avec ces accessoires pendant la grossesse pour être plus à l’aise le jour de l’accouchement. Vous vous sentirez plus en contrôle de votre corps et plus confiante si vous êtes en mouvement.

Lors du 2e stade de l’accouchement, il est important de varier les positions toutes les 15 minutes. Différentes positions s’offrent d’ailleurs à vous :

  • position accroupie : augmente les dimensions internes du bassin;
  • position latérale (couchée sur le côté) : modifie l’axe du bassin, ce qui augmente les dimensions du bassin tout en diminuant la pression sur le périnée;
  • position à quatre pattes : favorise la rotation du bébé;
  • position assise ou semi-assise : peut favoriser la contraction de l’utérus (et donc raccourcir la durée du 2e stade de travail) et favorise la descente du bébé dans le canal d’expulsion. Cette position permet aussi aux mères de mieux voir leur bébé.
Les endorphines, ces hormones qui aident à accoucher
Les endorphines appartiennent à la même famille que la morphine et sont sécrétées par le corps lors d’une douleur importante. La production d’endorphines par le corps lors de l’accouchement engourdit la douleur et transporte la femme dans un état second et parfois même d’euphorie.
Pour favoriser la production des endorphines lors de l’accouchement, un certain abandon est alors nécessaire et vous devez :
  • vous créer une bulle d’intimité que votre conjoint pourra protéger (ex. : éclairage tamisé, chuchotements, réduction des interventions, absence de téléphone et autres gadgets électroniques);
  • vous sentir en sécurité;
  • être à l’aise d’émettre des sons;
  • vous laisser aller à votre instinct, en ayant confiance que votre corps sait comment accoucher;
  • ne pas vous sentir observée;
  • laisser aux autres le soin de compter la fréquence des contractions, les heures, les centimètres de dilatation, etc.

Les techniques de relaxation et de respiration

La peur et l’anxiété peuvent provoquer des tensions musculaires qui accentuent votre perception de la douleur. Les techniques de relaxation peuvent augmenter votre sensation de calme et détourner votre attention de la douleur.

Une atmosphère calme, chaleureuse et intime est un bon point de départ pour diminuer la douleur pendant l’accouchement. Par exemple, il est possible de tamiser les lumières et de faire jouer une musique douce. Selon certains experts, ajouter une huile essentielle à l’eau du bain ou à l’huile à massage, ou en appliquer une goutte sur votre poignet, votre arcade sourcilière, votre oreiller ou une compresse pourrait aussi améliorer votre bien-être et réduire votre anxiété et votre perception de la douleur.

En complément aux techniques de relaxation, des méthodes de respiration – comme l’approche Lamaze- seraient efficaces pour diminuer la douleur et augmenter votre satisfaction par rapport à l’accouchement. Les respirations lentes et profondes sont à privilégier. Lorsqu’elles sont conscientes plutôt qu’automatiques, elles favorisent la détente et assurent une bonne oxygénation du bébé. Les respirations rapides sont à éviter parce qu’elles peuvent vous faire hyperventiler.

Le rôle de la douleur
La douleur de l’accouchement, qui est très différente de celle ressentie lors d’une blessure ou d’un traumatisme, indique que le processus du travail est en cours et non que quelque chose ne va pas. En réponse à cette douleur, vous cesserez vos activités et vous adopterez des positions optimales pour faire progresser le travail. Votre corps réagira aussi en produisant des hormones qui contribueront à faciliter l’accouchement et à vous préparer à prendre soin de votre bébé et à l’allaiter. Il faut également éviter de confondre la douleur, qui est l’effet secondaire du processus physiologique normal, avec la souffrance, qui est plutôt causée par des facteurs psychologiques (ex. : solitude, manque de soutien, peur, sentiment de détresse antérieure) et qui peut teinter la perception de la douleur.
Source : Travail et accouchement : préparation, accompagnement et méthodes pour composer avec la douleur, INSPQ.

L’autohypnose

L’autohypnose ainsi que les techniques apparentées comme la sophrologie peuvent vous aider à vivre votre accouchement dans le moment présent et à visualiser le tout positivement. Le but est d’atteindre un niveau de concentration où votre perception des sensations douloureuses sera réduite et remplacée par des pensées agréables. L’hypnose est cependant contre-indiquée chez les personnes ayant des antécédents de psychose ou de troubles psychiatriques.

Les massages

Le fait d’être touchée, massée ou de tenir la main de votre conjoint ou de la personne qui vous accompagne peut rendre votre douleur plus supportable, en particulier lors du 1er stade du travail. Le massage permet en effet de relaxer les muscles tendus tout en réduisant l’anxiété. Les experts expliquent que le massage améliore la circulation sanguine et bloque la transmission des sensations douloureuses. Le massage permet aussi l’implication du conjoint durant le travail.

L’acupression et la réflexologie

L’acupression utilise la stimulation de points précis du corps pour procurer un effet anesthésiant dans le but de diminuer la douleur des contractions. Comme elle ne nécessite pas autant de précision que l’acupuncture, cette technique peut être pratiquée avec efficacité par votre conjoint avec un minimum d’instructions.

L’acupression réduit l’utilisation de l’ocytocine, un médicament servant à stimuler le travail, chez les patientes ayant rompu leurs membranes amniotiques (perte des eaux) et réduit le travail d’environ 50 minutes, la probabilité de césarienne et l’utilisation des forceps ou de la ventouse. C’est une technique intéressante qui peut avoir différents effets selon les points stimulés (ex. : soulager les nausées ou la douleur ainsi que stimuler le travail ou la délivrance du placenta).

Tout comme l’acupression, la réflexologie vise à réduire la douleur par la stimulation de points précis, mais uniquement sur les mains, les pieds et les oreilles. L’utilisation de cette méthode lors de l’accouchement permettrait entre autres de réduire la durée du travail et de mieux réguler les contractions.

Apprivoiser la douleur
La douleur de l’accouchement est intense, mais elle n’est pas insurmontable. S’il s’agit de votre première naissance, vous serez probablement surprise et déstabilisée par cette expérience nouvelle. Au contraire, si vous avez déjà accouché, vous redoutez peut-être les difficultés que vous avez surmontées la première fois et vous pourriez aussi être surprise par un nouveau type de douleur que vous n’aviez pas ressenti lors de votre premier accouchement. Dans les 2 cas, il est important de vous rappeler que vous n’êtes pas en danger et que vous vivez un processus normal. En fait, à mesure que l’intensité de la douleur augmente, l’arrivée de votre bébé se rapproche. La pause après chaque contraction vous permet de vous détendre un instant. Plus vous serez en contrôle pendant votre accouchement, moins vous ressentirez la douleur. Vous aurez donc besoin de comprendre ce qui se passe et de vous sentir soutenue.
Source : Travail et accouchement : préparation, accompagnement et méthodes pour composer avec la douleur, INSPQ.

La méthode Bonapace

La méthode Bonapace est une technique de préparation physique et psychologique à l’accouchement par la pratique de postures de yoga, de respirations, de mouvements et de massages. Elle fait aussi appel à la relaxation et à l’imagerie mentale. Cette méthode donne au père une place de premier plan lors de l’accouchement, ce qui permet au couple de renforcer leurs liens.

Cette approche demande une formation préparatoire de quelques semaines pendant la grossesse. Les principes de cette méthode sont aussi expliqués dans un livre (voir Ressources).

L’immersion dans l’eau

Dans la plupart des lieux de naissance, vous pouvez prendre un bain afin de favoriser la relaxation et améliorer l’efficacité du travail. Afin de profiter de l’ensemble des bienfaits du bain, votre ventre doit être complètement immergé dans l’eau. Être dans l’eau vous permet alors de bouger plus facilement et aide votre bébé à mieux se positionner. De plus, la chaleur de l’eau favorise une meilleure circulation sanguine dans votre utérus et aide à détendre les muscles.

Selon certaines études, l’utilisation du bain pendant le 1er stade du travail diminue la douleur, en stimule la progression et améliore la satisfaction maternelle de son expérience d’accouchement. L’effet de soulagement est plus prononcé lors de l’entrée dans l’eau, puis l’augmentation de la douleur serait perçue plus lentement pendant la 1re heure d’utilisation.

Après 1 à 2 heures passées dans le bain, vous n’en ressentirez cependant plus les effets positifs et cela pourrait même ralentir le travail. Utilisez alors une autre méthode de soulagement et retournez dans le bain un peu plus tard pour y retrouver les effets calmants et relaxants.

D’autres méthodes

Les méthodes suivantes nécessitent des outils particuliers ou l’intervention du personnel soignant.

Appareil TENS : L’efficacité du TENS est incertaine, mais l’appareil est disponible dans certains établissements. Cette méthode, entièrement sous votre contrôle, consiste à appliquer une impulsion électrique de faible intensité au bas de votre dos, causant une sensation de picotement. Cette stimulation des nerfs bloquerait les influx douloureux, favoriserait le relâchement d’hormones antidouleur (endorphines) et réduirait l’anxiété. L’efficacité du TENS serait plus grande si vous l’utilisez au début du travail pour permettre l’accumulation d’endorphines avant que la douleur soit trop importante. Cette méthode serait plus efficace pour atténuer les douleurs dorsales.

Injection d’eau stérile : Si vous choisissez cette méthode, une infirmière injecte de petites quantités d’eau stérile dans le bas de votre dos, à des endroits précis. Vous ressentirez d’abord une sensation de brûlure aiguë de courte durée aux sites d’injection. Puis, vos douleurs au bas du dos seront soulagées pendant 45 à 120 minutes.

Compresses chaudes ou froides : L’utilisation de compresses chaudes ou froides à l’endroit où la douleur est la plus intense (ex. : dos, bas-ventre et périnée) permet de diminuer la perception de la douleur. Ces compresses peuvent être utilisées tout au long de l’accouchement.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Isabelle Arcand, infirmière, B. Sc., CHU Sainte-Justine
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
Octobre 2014

 

Ressources

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

Sites internet

Livres

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  • BONAPACE, Julie. Accoucher sans stress avec la méthode Bonapace. Montréal, Les Éditions de l’Homme, 2013, 150 pages.
  • BRABANT, Isabelle. Une naissance heureuse : bien vivre sa grossesse et son accouchement. Montréal, Fidès, 2013, 575 pages.
  • GASKIN, Ina May. Le guide de la naissance naturelle : Retrouver le pouvoir de son corps. Paris, Mama Éditions, 2012, 496 pages.

Bibliographie

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