Punir: la fessée

Punir: la fessée

Pour bien se développer, l’enfant a besoin de vivre un sentiment de sécurité physique et psychologique. Lorsqu’il est puni physiquement, l’enfant ressent de l’insécurité. La fessée a des conséquences négatives sur son développement psychologique et social.

La punition corporelle n’est pas, en général, la manifestation d’un manque d’amour ou d’attachement, mais plutôt le résultat d’un sentiment d’impuissance. Certains parents tendus en viennent à frapper leur enfant dans l’espoir de reprendre le contrôle de la situation. Toutefois, la fessée n’est pas une forme de discipline efficace.

Conséquences de la fessée

Lorsqu’il est puni physiquement, l’enfant :

  • se juge méchant et sans valeur, et en vient à n’avoir qu’une faible estime de lui-même;
  • apprend que les problèmes peuvent être résolus en usant de la violence physique;
  • obéit à court terme. À long terme, la fessée engendre chez lui : peur, agressivité, désir de vengeance ou de révolte et volonté d’occuper à son tour une position de pouvoir;
  • accumule en lui de la peur et de la rage qui risquent de ressortir plus tard. Ainsi, un enfant régulièrement frappé risque davantage d’être violent avec ses camarades;
  • peut adopter un comportement défensif et être méfiant vis-à-vis des adultes qui l’entourent;
  • augmente son risque de devenir un adulte violent.

Aucune étude n’a encore démontré qu’il existait des effets positifs liés aux punitions corporelles.

Comment éduquer sans frapper?

Vous êtes le premier modèle de votre enfant. L’influence que vous exercez sur lui repose avant tout sur la qualité de votre relation avec lui. Une relation basée sur le respect mutuel et sur l’amour pousse l’enfant à se responsabiliser et à avoir une estime de soi positive.
  • Pour exprimer votre déception, votre mécontentement ou votre colère, formulez clairement votre désaccord à votre enfant. N’attendez pas d’être à bout avant d’exprimer votre désapprobation à votre enfant.
  • Appliquez la règle des 3R : Recule, Respire et Réagis, en vous isolant quelques instants pour prendre du recul ou en envoyant votre enfant dans sa chambre pour un court laps de temps.
  • Travaillez en équipe avec l’autre parent et l’éducatrice de votre enfant. Le partage d’expériences et d’observations permet de mieux connaître les besoins de votre tout-petit et de s’entendre sur les limites à donner et les qualités à valoriser.
  • Demandez de l’aide extérieure si votre enfant vous fait sortir de vos gonds régulièrement.

Reconnaître son erreur

Même un parent aimant et bienveillant peut, à l’occasion, s’énerver et commettre des erreurs en donnant une fessée ou une gifle à son enfant. Il est alors important de reconnaître sa faute en disant à l’enfant que nous nous sommes trompés en manifestant notre colère de cette façon. L’enfant comprend alors que même un adulte peut se tromper, mais que taper est inacceptable.

Pour vous aider à faire face à des problèmes de discipline :

 

Naitre et grandir.com

      Adaptation web : Équipe Naître et grandir
      Recherche et rédaction : Sylvie Bourcier, intervenante en petite enfance
      Mise à jour : Septembre 2012

 

Références

  • BOURCIER, Sylvie et Germain DUCLOS. « La fessée au banc des accusés », dans Le grand monde des petits de 0 à 5 ans. Montréal, Éditions du CHU Sainte-Justine, 2006, 176 pages.

 

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