Le sommeil de bébé

Le sommeil de bébé

Le sommeil de bébé est une préoccupation majeure des jeunes parents. Où le coucher? Quand fera-t-il ses nuits? Comment l’aider à dormir?



0 à 3 mois

Patience, patience!

Un nouveau-né dort selon ses besoins, rarement pendant les heures qui nous conviennent!

À la naissance, il ne fait aucune différence entre le jour et la nuit. Son sommeil se fractionne en périodes de 2 à 4 heures (de 2 heures environ s’il est allaité). Il ne se réveille que pour satisfaire ses besoins primaires, comme manger pour assouvir sa faim. Son horloge biologique, qui règle les périodes de son éveil et de son sommeil, n’est pas encore ajustée.

La 1re semaine, le poupon peut dormir près de 20 heures sur 24. À l’âge de 1 mois, il dort de 16 heures à 20 heures environ sur 24. Vous remarquerez peut-être que sa période d’éveil est plus longue en fin de journée, entre 17 h et 22 h.

Vous trouvez que votre bébé dort autant, sinon plus, le jour que la nuit? C’est normal! Contentez-vous de lui offrir le meilleur environnement possible pour qu’il apprenne à faire graduellement la différence entre le jour et la nuit. Vers 8 à 10 semaines, il commencera à les distinguer. Il espacera alors ses repas de nuit et boira davantage le jour.

Jour et nuit : comment aider bébé à les différencier
  • Privilégiez le calme lorsque vous le nourrissez la nuit. Tamisez la lumière, essayez de ne pas lui parler et de le changer très délicatement dans son lit, uniquement si c’est nécessaire.
  • Les siestes peuvent être faites en dehors du lit et à la lumière les premières semaines. Dès que l’enfant commence à mieux différencier le jour et la nuit, les siestes gagnent à être faites dans son lit et à la pénombre, pour favoriser un sommeil long et récupérateur.

Le soir, couchez-le sur le dos (voir syndrome de la mort subite du nourrisson), les pieds contre la base de son lit. Mettez-lui un pyjama chaud (selon la saison) et posez une couverture légère sur ses pieds. Une température plus fraîche favorise le sommeil. Le matelas sur lequel il dort doit être ferme, et la température de la pièce doit être de 20 °C ou 21°C (soit 68 °F ou 70 °F). Afin de prévenir les risques d’étouffement, ne laissez rien d’autre dans son lit : ni oreiller, ni toutou, ni édredon, ni contour de lit... Vous pouvez aussi l’envelopper dans une petite couverture de coton, selon la technique de l’emmaillotement. Demandez à un professionnel de la santé ou à un proche qui connaît cette technique de vous l’enseigner. Les premières semaines, l’emmaillotement aidera votre petit à se sentir en sécurité, comme lorsqu’il était dans l’utérus.

Vous vous demandez où le coucher? Il n’y a pas de règles absolues. Les seules choses qui importent, c’est qu’il soit en sécurité et que tous les membres de la famille soient à l’aise. Idéalement, la couchette de bébé devrait être placée dans votre chambre les premières semaines de sa vie. Mais, si vous n’arrivez pas à dormir près de lui à cause des petits bruits qu’il fait, installez son lit dans sa chambre. Ne culpabilisez pas : votre sommeil est tout aussi important que le sien!

Dormir avec son bébé : est-ce sûr ou non?
La question fait l’objet d’un débat entre spécialistes. Certains déconseillent le « co-dodo »; d’autres insistent plutôt sur les règles à suivre pour dormir avec un bébé en toute sécurité. Les voici :
  • ne laissez jamais votre bébé seul dans un lit d’adulte;
  • choisissez un matelas ferme et plat; évitez les lits d’eau, les matelas pneumatiques et les autres « couchages » trop moelleux ou déformés;
  • ne mettez ni oreillers, ni douillettes, ni couvertures lourdes là où votre bébé est couché;
  • ne consommez pas d’alcool ni de drogues ni de médicaments qui pourraient altérer votre vigilance et votre capacité à vous réveiller;
  • ne dormez pas avec votre bébé si vous êtes extrêmement fatigué, car cela pourrait nuire à votre vigilance.
  • Toutefois, selon la Société canadienne de pédiatrie, « le lieu de sommeil le plus sécuritaire pour le nourrisson est sa propre couchette, installée dans la chambre de ses parents les 6 premiers mois. ». Pour en savoir plus voir syndrome de la mort subite du nourrisson.

S’offrir du temps de répit

Les premiers jours, voire les premières semaines suivant l’arrivée d’un bébé, on est excité d’accueillir ce petit être dans sa vie. Même si on ne dort que 4 heures par nuit, on se sent souvent très en forme. Mais attention! Parfois, dès la fin du 1er mois, on subit le contrecoup de ce manque de repos. On s’effondre de fatigue et on a parfois des moments de tristesse... Ce qu’il faut comprendre, c’est que s’occuper d’un nourrisson, ça exige l’adaptation de tous les membres de la famille, et ce n’est pas un sprint : c’est plutôt un parcours de longue haleine.

Voici quelques trucs pour tenir le coup :

  • Dès que votre bébé dort, dormez aussi, que ce soit le matin, l’après-midi ou le soir.
  • Acceptez toute l’aide qu’on vous propose concernant le ménage, le lavage, la cuisine... Cela vous permettra de vous reposer un peu.
  • Si vous allaitez, votre conjoint peut amener votre bébé dans votre lit la nuit : ainsi, l’allaitement se fera au chaud, pendant que vous êtes allongée.
  • Associez le papa aux boires du bébé si vous ne pouvez allaiter. Il peut lui donner le biberon du soir ou celui du milieu de la nuit pour vous permettre de vous reposer.
  • Si votre enfant ne semble pas craindre les inconnus, profitez-en pour le faire garder 1 heure ou 2, le temps de vous offrir une pause.
  • Pendant la journée, afin de l’aider à intégrer les rythmes différents du jour et de la nuit, vous pouvez le faire dormir dans un autre lit que celui qu’il occupe la nuit, mais sans le couper des bruits de la maisonnée. Vous pouvez le mettre, par exemple, dans un petit berceau ou dans un lit portatif.

Pour l’aider à dormir

En matière de sommeil, chaque enfant est unique. Pour « faire ses nuits » et « tenir » 5 ou 6 heures d’affilée sans se nourrir, votre bébé doit pouvoir faire des réserves d’énergie. Il doit aussi régler son horloge biologique, c’est-à-dire les variations de température de son corps, son système cardiovasculaire et ses cycles hormonaux.

De votre côté, vous pouvez l’aider à mieux dormir. Voici des méthodes qui ont fait leurs preuves :

Des chiffres rassurants
Chaque nouveau-né apprend à faire ses nuits à son rythme, tout comme il apprendra un jour à ramper et à marcher. Vous pouvez seulement l’aider.

À l’âge de 2 mois (8 semaines), seul 1 bébé sur 4 fait « ses nuits », c’est-à-dire qu’il dort au moins 5 ou 6 heures de suite entre 11 h du soir et 8 h du matin. À 4 mois, 3 bébés sur 4 le font. Mais attention! il peut y avoir des retours en arrière! Par exemple, au moment des poussées de croissance (vers l’âge de 1 à 3 semaines, de 6 à 8 semaines, de 3 mois et de 6 mois), le bébé demande davantage à boire la nuit durant 2 à 3 jours.
  • Vérifiez son confort : veillez à ce que sa couche soit sèche, que la température de la pièce soit confortable (20 °C ou 21°C, soit 68 °F ou 70 °F), que le bruit de fond soit acceptable, qu’il porte des vêtements appropriés pour la saison, qu’il n’y ait pas de fumée (de cigarette ou autre).
  • Commencez à établir une petite routine avant le coucher. Faites les mêmes gestes à la même heure afin qu’il puisse reconnaître le moment de dormir et s’y préparer. Le nourrisson serait plus prêt à cela autour de 3 à 4 mois.
  • Habituez-le progressivement à s’endormir seul, sans le sein ni le biberon ni vos bras. Mettez-le au lit avant qu’il soit totalement endormi, après lui avoir fait écouter une petite berceuse et lui avoir souhaité bonne nuit.
  • Éviter que les périodes de sommeil soit toujours associées à un boire. Faites-le boire après la sieste, par exemple.
  • Souvenez-vous que tout ce qui lui rappelle sa vie utérine l’aide à se calmer : un doux bercement, de la chaleur, de la musique, la voix de ses parents, l’odeur maternelle, un porte-bébé ventral.
  • Emmaillotez-le (jusqu’à 2 mois environ), selon la technique de l’emmaillotement, dans une fine couverture qui lui rappellera sa vie utérine. Faites-le surtout s’il a un sommeil agité et qu’il dort mal ou se réveille fréquemment. Desserrer graduellement la couverture afin de favoriser le mouvement des mains vers la bouche ou la doudou. Avec le temps, ce comportement favorisera l’autonomie d’endormissement.
  • Essayez de le nourrir juste avant de vous coucher afin de profiter d’une nuit plus longue, surtout s’il a dormi toute la soirée.
  • Privilégiez le calme lorsque vous le nourrissez la nuit afin de l’aider à distinguer le rythme du jour de celui de la nuit. Tamisez la lumière, essayez de ne pas lui parler, changez-le très délicatement... Si sa couche vous paraît sèche, il n’est pas nécessaire de la changer. Ainsi, il retrouvera rapidement son sommeil. Le jour, au contraire, stimulez-le, emmenez-le au parc... Laissez les rideaux ouverts pendant ses siestes.
Les réveils nocturnes : ce qu’il faut savoir
Un nouveau-né passe par différents types de sommeil : somnolence (état entre la veille et le sommeil), sommeil calme, sommeil agité (dans ce cas, le visage est expressif, les yeux bougent sous les paupières).
En général, pendant une période de sommeil qui dure de 2 à 3 heures, les phases de sommeil agité et de sommeil profond alternent de 2 à 3 fois dans le cas d’un bébé qui a bien mangé.
Si son sommeil est agité, le poupon grimace, sourit et pleure parfois. C’est normal, inutile de le réveiller! Par contre, s’il est vraiment réveillé et s’il a faim, il s’agitera de tout son corps et il aura les yeux grands ouverts.

3 à 6 mois

Il fait ses nuits... ou presque!

Autour de 3 mois, la plupart des petits commencent à faire leur nuit, c’est-à-dire dormir de 5 à 6 heures d’affilée. Et normalement, vers 4 mois, l’enfant dort de 14 à 15 heures sur 24, et ses nuits s’allongent : il commence à dormir de 8 à 9 heures de suite.

Comme il pèse maintenant au moins 5 kg, il a assez de réserves d’énergie pour patienter entre ses boires, de plus en plus espacés. Il se sent aussi plus en confiance. Il peut se calmer lui-même, par exemple en suçant son pouce entre deux boires. De plus, son horloge biologique est ajustée.

Le jour comme le soir, ses périodes d’éveil et de sommeil sont de plus en plus prévisibles. Jusqu’à 6 mois ou 9 mois, la plupart des bébés font trois siestes : une le matin, une l’après-midi et une en fin de journée.

Ses signes de fatigue (pleurs, bâillements, frottement des paupières, perte d’intérêt pour les jouets et les personnes...) deviennent plus faciles à décoder. C’est donc la période idéale pour intégrer une routine du coucher : le petit est plus réceptif sur les plans biologique et psychologique.

Si vous faites les mêmes gestes tous les jours, avant le coucher, il se préparera mieux au sommeil. Donnez-lui un bain, une tétée, des câlins... Choisissez ce que vous préférez!

De 3 mois à 6 mois, l’enfant a des nuits plus longues et adopte un rythme de sommeil régulier, tant le jour que la nuit. Il devient facile de repérer ses signes de fatigue. C’est donc le moment d’intégrer une routine du coucher.

Pour l’aider à dormir

Votre bébé a déjà fait de belles nuits et acquis de bonnes habitudes? Attention, il se peut que ses nuits redeviennent courtes! Les causes : une poussée de croissance (vers 3 mois, notamment), un changement dans sa vie (voyage, déménagement, etc.), le besoin d’être rassuré par votre présence...

Voici quelques conseils :

  • Suivez autant que possible la même routine avant le coucher : faites les mêmes gestes à la même heure. Votre bébé reconnaîtra les signes du dodo et s’y préparera. Choisissez, de préférence, des activités calmes avant de le mettre au lit en lui faisant prendre un bain par exemple.
  • Évitez de l’endormir systématiquement dans vos bras, au sein ou au biberon. Sinon, son endormissement risque de devenir dépendant de votre présence, particulièrement quand il se réveillera la nuit. Mettez-le au lit avant qu’il soit totalement endormi.
  • S’il se réveille la nuit et sil vous réclame, ce n’est pas forcément parce qu’il a faim. C’est peut-être à cause de « l’angoisse de la séparation », une peur qui commence parfois à se manifester dès l’âge de 6 mois ou simplement parce qu’il est dans un changement de cycle de sommeil. Le bébé a juste besoin d’être rassuré par votre présence. Si vous vous mettez à le nourrir en pleine nuit, vous risquez de l’y habituer. Même si cela permet généralement de le rendormir plus rapidement, mieux vaut éviter de le faire, car vous aurez du mal à modifier cette habitude par la suite. Allez plutôt le voir sans le prendre dans vos bras et parlez-lui doucement pour le rassurer. Vous pouvez lui donner un petit toutou (de la taille de votre main) ou une légère couverture qui sent votre odeur.

6 à 12 mois

Gros dodo, petites angoisses

Après 6 mois, la plupart des bébés dorment de 8 à 12 heures par nuit. Vers 9 mois, la sieste du souper disparaît (parfois avant, si le maintien de cette sieste recule tard l’heure du coucher). Jusqu’à 18 mois, ils font en général 1 ou 2 siestes pendant la journée : une le matin, l’autre l’après-midi. Bref, ils dorment au total environ 15 heures sur 24.

Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas quelques retours en arrière.

  • De 7 mois à 9 mois, l’enfant vit l’anxiété de la séparation, une étape normale de son développement. Il n’aime pas beaucoup être loin de vous. Alors, avant son coucher ou pendant la nuit, il a parfois besoin d’être rassuré, ne serait-ce qu’en entendant votre voix ou en recevant des caresses. Il apprendra graduellement à se rendormir seul.
  • Certains bébés de plus de 6 mois continuent à réclamer un boire la nuit, par exemple à 3 h ou à 4 h du matin. Sachez qu’ils n’en ont plus besoin pour leur développement physique. Pour leur faire perdre l’habitude d’avoir « faim » et pour qu’ils ne s’attendent plus à être nourris à ce moment, il n’y a qu’une méthode : c’est de réduire progressivement la dose de lait que vous leur donnez ou la durée de la tétée. Évitez de le nourrir systématiquement avant le dodo pour éviter l’association dodo et boire.

Pour l’aider à dormir

  • Pour s’endormir, le bébé a besoin de se sentir en sécurité. Ça lui fait du bien de se retrouver dans un décor familier et rassurant (la porte de la chambre est entrouverte, une veilleuse est allumée...), avec des objets qu’il reconnaît (doudou, peluche, etc.). Des rites familiers (une petite histoire, un câlin, de la musique) contribuent aussi à l’apaiser.
  • Votre enfant se met à pleurer quand vous le couchez? Expliquez-lui que c’est l’heure du dodo. Répétez brièvement votre routine, puis sortez. Il recommence? Attendez quelques minutes à l’extérieur de la chambre, puis retournez le rassurer, avant de sortir de nouveau. Répétez le scénario tant qu’il le faudra, en allongeant le délai chaque fois un peu plus. Cependant, ne le laissez pas pleurer plus de 15 à 30 minutes à la fois. La persistance est la clé de la réussite de cette méthode qui peut-être appliquée également la nuit quand votre bébé se réveille. Toutefois, malgré une routine bien établie, de nombreux facteurs liés au développement et à la santé de votre bébé risquent de perturber son sommeil: poussée de croissance, angoisse de séparation, poussée dentaire, maladie, etc. Ne vous découragez pas. Une fois que la période de perturbation sera passée, recommencez patiemment votre routine. Tout reviendra dans l’ordre après quelques jours.
  • S’il se réveille pendant la nuit, rappelez-vous que ce n’est sans doute pas parce qu’il a faim, mais plutôt parce qu’il est entre deux phases de sommeil et qu’il cherche à se rendormir. Laissez-le pleurer quelques minutes pour voir s’il se rendort seul. Sinon, rassurez-le en lui parlant ou en le caressant. Le mieux est de ne pas le nourrir ni de le sortir du lit.
  • Enfin, s’il réclame à boire dès 5 h ou 6 h du matin sans se rendormir, il est inutile de le coucher plus tard la veille. Il est préférable de retarder un peu plus chaque fois le repas du matin.

 

Naitre et grandir.com

      Révision scientifique : Evelyne Martello, infirmière clinicienne à la Clinique d’évaluation des troubles du sommeil
      de l’Hôpital Rivière-des-Prairies et auteure
      Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
      Mise à jour : Octobre 2011

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • ENCYCLOPÉDIE SUR LE DÉVELOPPEMENT DES JEUNES ENFANTS.
    Cette Encyclopédie publiée sur Internet est accessible gratuitement. Elle couvre des thèmes traitant du développement psychosocial de l’enfant, de la conception à cinq ans, et présente les connaissances scientifiques les plus récentes. www.enfant-encyclopedie.com
  • DORÉ, Nicole et Danielle LE HÉNAFF. Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans, Guide pratique pour les mères et les pères. Institut national de santé publique du Québec, Québec. www.inspq.qc.ca
  • SOCIÉTÉ CANADIENNE DE PÉDIATRIE. Soins de nos enfants. « Dormir en toute sécurité ». www.soinsdenosenfants.cps.ca
  • LABBÉ, Jean (Dr). « Votre enfant de la naissance à 5 ans ». Bulletins pédiatriques. Faculté de médecine, Université Laval, Québec, 2006.
  • CHALLAMEL Marie-Josèphe (Dr) et Marie THIRION. Mon enfant dort mal. Editions Pocket, France, 2003.
  • GURNEY Mandy et Tracy MARSCHALL. Fais dodo! Éditions Hurtubise HMH, Québec, 2006.
  • MARTELLO, Evelyne. Enfin je dors et mes parents aussi. Édition CHU Ste-Justine. www.enfinjedors.com
  • CHARBONNIAUD, Marie. « En route vers de belles nuits ». Magazine Bien Grandir, vol.6, nº9, novembre 2011.

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