Les couches jetables et lavables

Les couches jetables et lavables

Quels sont les critères d’une bonne couche jetable ou lavable?


Les caractéristiques d’une bonne couche

Peu importe le type de couche pour laquelle vous opterez, elle devrait avoir certaines caractéristiques importantes :

  • Une bonne absorption : Les couches qui peuvent absorber beaucoup de liquides ont besoin d’être changées moins souvent.
  • Une bonne capacité à garder les fesses au sec : Une couche doit emprisonner l’humidité, et les fesses du bébé ne doivent pas être en contact direct avec la portion absorbante de la couche.
  • Une bonne capacité à prévenir les fuites : Pour un même modèle de couche, le risque de fuite peut varier d’un bébé à l’autre, selon la taille et la morphologie de l’enfant.

Les couches jetables

La qualité des couches varie d’une marque à l’autre. Il est donc important d’essayer plusieurs couches pour trouver celle qui convient le mieux à son bébé. Cependant, la qualité est souvent associée à un prix un peu plus élevé. Pour faire des économies, il est recommandé d’acheter en gros, sauf pour les couches de format nouveau-né. En effet, cette taille devient rapidement trop petite.

Un enfant utilise de 4 500 à 6 000 couches jetables pendant les premières années de sa vie.

Les couches jetables sont composées de plusieurs épaisseurs :

  • Un milieu absorbant composé de fibres de bois et de polymères superabsorbants. Des cristaux transforment aussi l’urine en gel et empêchent la formation d’un mélange urine-selles qui pourrait être irritant pour les fesses du bébé;
  • Un feuillet en contact direct avec les fesses du bébé, qui emprisonne l’humidité et les garde au sec;
  • Un extérieur imperméable.

Les couches jetables peuvent avoir l’air sèches même si le bébé vient d’uriner. Il est donc préférable de les changer régulièrement pour éviter les irritations. Il est également recommandé d’éviter les couches qui contiennent des parfums puisque cela peut irriter les fesses du bébé.

Des couches jetables écologiques?
On trouve maintenant sur le marché des couches jetables soi-disant écologiques. Par exemple, certains fabricants prétendent que leurs couches sont composées de matériaux de sources renouvelables et qu’elles ne contiennent pas de produits à base de pétrole ou de chlore. Cependant, comme ces couches ne sont pas certifiées par un organisme indépendant, il n’est pas possible de savoir si ces prétentions sont réelles. De plus, aucune étude n’a encore démontré que ces couches sont moins dommageables pour l’environnement.

Les couches jetables dites écologiques peuvent coûter jusqu’à 3 fois plus cher que les couches jetables ordinaires. De la naissance à la propreté, cela peut représenter une dépense supplémentaire de près de 2 000 $.

Les couches lavables

Les couches lavables sont constituées d’une portion absorbante en tissu et d’un revêtement extérieur imperméable.

Plusieurs tissus peuvent être utilisés pour la portion absorbante. Le coton est l’option la moins chère, mais la moins absorbante. Les couches en bambou, en chanvre ou en microfibres ont une meilleure capacité d’absorption.

Plusieurs modèles de couches lavables sont donc offerts sur le marché et, pour un même modèle, il existe plusieurs variations. Par exemple, certaines couches sont munies de velcro et d’autres, de boutons-pression. Certaines peuvent s’adapter à la grandeur du bébé.

Des fesses au sec!
Les couches qui comprennent un revêtement intérieur en microsuédine ou en molleton gardent les fesses plus au sec. C’est généralement le cas des couches tout-en-un, des couches à poche et de certaines couches préformées. Pour les autres types de couches, il est possible d’ajouter un feuillet lavable dans le même matériau qui pourra jouer ce rôle.

Les modèles de couches lavables

  • Les couches plates : Ces couches sont composées d’un simple rectangle de tissu qui est plié et placé dans un couvre-couche imperméable. Les risques d’irritation des fesses sont plus grands avec ce modèle de couche, car elles sont directement en contact avec la portion absorbante. Il s’agit toutefois du modèle le moins cher.
  • Les couches préformées : Ces couches ont déjà la forme d’une couche-culotte. Elles n’ont donc pas besoin d’être pliées avant d’être placées dans un couvre-couche imperméable. Comme pour les couches plates, les fesses du bébé sont directement en contact avec la portion absorbante.
  • Les couches à poche : Le couvre-couche imperméable est muni d’une poche dans laquelle on insère un coussinet absorbant. Un revêtement intérieur empêche ainsi que les fesses du bébé soient en contact avec la couche absorbante. Il est également possible d’ajouter un coussinet absorbant supplémentaire pour augmenter l’absorption de la couche. Ce modèle est plus coûteux.
  • Les couches tout-en-un : Ces couches ressemblent à des couches jetables. Elles sont habituellement composées d’un seul morceau, mais certaines peuvent avoir une portion absorbante détachable. Il s’agit du modèle de couche avec le prix le plus élevé.

Le meilleur modèle dépendra surtout de la taille et de la morphologie du bébé de même que des préférences de chaque famille. Par ailleurs, les couches à taille unique sont moins chères. Cependant, les couches multitailles permettent un meilleur ajustement.

Quelles couches sont les plus économiques?
Les couches lavables, bien que plus chères au départ, sont souvent plus économiques au final que les couches jetables. Par ailleurs, certaines municipalités offrent une subvention d’une centaine de dollars à l’achat de couches lavables. Les couches peuvent aussi être réutilisées pour un 2e enfant.

Entretien

Les couches de tissu devraient être lavées tous les 2 jours. Pour les couches plates ou préformées, il est donc recommandé de se munir de 24 à 36 couches et de 6 à 10 couvre-couches. Pour les couches à poche et les tout-en-un, 12 à 16 couches devraient suffire pour commencer.

Faire tremper ou non?
L’entretien des couches peut varier énormément d’un modèle à l’autre. Par exemple, certains fabricants recommandent fortement d’éviter le trempage ou l’utilisation d’un javellisant, qui pourraient diminuer l’absorption des couches. Il est donc préférable de suivre les recommandations du fabricant.

Lors du changement de couche, il faut d’abord jeter les selles dans la toilette. Il est possible d’ajouter un feuillet jetable qui permet de les retirer plus facilement.

Les couches devraient être ensuite rincées à l’eau froide puis laissées à tremper dans de l’eau contenant un détergent doux et un peu de javellisant. Les couches peuvent ensuite être lavées à l’eau chaude.

Les couches lavables peuvent être mises à la sécheuse ou suspendues sur la corde à linge. Les couches tout-en-un sont en général plus longues à sécher. Au contraire, les couches à poche sèchent plus vite, car on peut les désassembler.

Il existe aussi des services commerciaux de nettoyage de couches. Ces entreprises fournissent généralement les couches elles-mêmes. Elles viennent ensuite chercher les couches sales au domicile et les remplacent par des couches propres.

Quelles couches sont les meilleures pour l’environnement?

Le débat sur l’impact environnemental des couches n’est toujours pas terminé. Les couches jetables polluent davantage au moment de leur production et génèrent plus de déchets. Cependant, l’entretien des couches lavables nécessitent beaucoup d’eau et d’énergie. L’utilisation des couches lavables varie également d’une famille à l’autre, ce qui complique l’analyse.

Selon une étude indépendante britannique, l’impact environnemental des couches jetables et des couches lavables serait plutôt similaire. Une étude australienne a toutefois conclu que les couches lavables étaient moins polluantes. Toutefois, seulement à condition de les laver à la maison à l’eau froide dans une machine à chargement frontal qui utilise moins d’eau et de les sécher sur la corde à linge.

Les résultats obtenus en Grande-Bretagne et en Australie pourraient toutefois ne pas s’appliquer ici. En effet, l’hydroélectricité, qui est la principale source d’énergie au Québec, est peu polluante. Le Québec dispose aussi de grandes réserves d’eau.

Dans ce contexte, l’utilisation de couches lavables pourrait être plus avantageuse d’un point de vue environnemental au Québec. Cependant, aucune étude n’a été réalisée au Canada pour déterminer si c’est bien le cas.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : Valérie de Beaumont, infirmière bachelière et IBCLC
Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
Mise à jour : Juin 2017

 

Photo : GettyImages/skynesher

 

Références

Note : Les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • AMERICAN ACADEMY OF PEDIATRICS. Diapers: Disposable or Cloth? www.healthychildren.org
  • AUMÔNIER, Simon et Michael COLLINS. Life Cycle Assessment of Disposable and Reusable Nappies in the UK. Environment Agency.
  • CONSUMER REPORTS. Diaper buying guide. www.consumerreports.org
  • CORDELLA, Mauro et al. “Evolution of disposable baby diapers in Europe: Life cycle assessment of environmental impacts and identification of key areas of improvement”, Journal of Cleaner Production, vol. 95, 2015, p. 322-331.
  • DORÉ, Nicole et Danielle LE HÉNAFF. Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans : guide pratique pour les mères et les pères. Institut national de santé publique du Québec, Québec. www.inspq.qc.ca
  • LAMARCHE, Clémence. 20 couches pour bébé testées. Protégez-vous, mars 2016. www.protegez-vous.ca
  • LAMARCHE, Clémence. 56 couches lavables au banc d’essai. Protégez-vous, mai 2010. www.protegez-vous.ca
  • O’BRIEN, Kate et al. Life cycle assessment: Reusable and disposable nappies in Australia. Environmental Engineering, School of Engineering, The University of Queensland, Brisbane, 2009.

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