Refus d'aller à la garderie

Refus d'aller à la garderie

Je ne veux pas y aller! Que faire quand un enfant ne veut plus aller à la garderie?


Parfois, certains enfants refusent soudainement d’aller à la garderie, même s’ils aimaient y aller auparavant. Ce refus est une manière pour eux de communiquer un malaise. Il est important de découvrir la source de ce malaise afin de pouvoir y remédier.

Découvrir pourquoi il ne veut plus aller à la garderie

En tant que parent, vous avez une connaissance intuitive et profonde de la personnalité de votre enfant. Grâce à vos questions et votre attitude compréhensive, vous découvrirez pourquoi il ne veut plus aller à la garderie.

Voici quelques questions que vous pourriez vous poser afin de comprendre la réaction de votre enfant.

  • Depuis quand cette résistance se manifeste-t-elle? Est-elle ponctuelle ou soutenue? Répondre à ces questions vous permettra peut-être de trouver pourquoi il ne veut plus aller à la garderie. L’arrivée de la saison froide peut, par exemple, expliquer son refus. En effet, votre tout-petit doit maintenant mettre son manteau et ses bottes, qu’il peut trouver difficiles à enfiler.
  • Y a-t-il eu des changements au service de garde (changement d’éducatrice, nouvel environnement, nouvel horaire, etc.)? Par exemple, l’arrivée d’un nouvel enfant pourrait obliger le meneur du groupe à laisser son rôle au nouveau venu.
Si vous vous sentez coupable de laisser votre enfant, il réagit peut-être à vos sentiments et devient anxieux. Il est donc très important de lui montrer que vous êtes persuadé qu’il passera une bonne journée à la garderie.
  • Y a-t-il eu récemment des bouleversements familiaux (naissance d’un autre enfant, déménagement, disputes entre parents fréquentes, séparation, etc.)? Par exemple, un enfant dont les parents viennent de se séparer peut s’inquiéter de savoir qui va venir le chercher à la fin de la journée. De même, un enfant dont la mère reste à la maison avec le nouveau-né pourrait vouloir, lui aussi, rester avec elle.

Il est important de dire à votre enfant que vous comprenez ses sentiments et qu’il existe une solution à son malaise. Discutez avec son éducatrice pour l’informer des réactions de votre enfant.

Les éducatrices sont habituées à gérer ce genre de situations. Elles peuvent beaucoup vous aider. Ensemble, vous trouverez une solution adaptée aux besoins de votre enfant. S’il est assez vieux, il pourrait lui aussi faire partie de la réflexion.

Si votre tout-petit se ferme, évitez de le bombarder de questions. Dites-lui simplement que vous êtes là pour lui s’il a besoin de parler.

Décoder les besoins de votre enfant

Si vous êtes mal à l’aise face à une situation au service de garde, parlez-en aux personnes responsables, car votre tout-petit ressentira votre malaise.

Lorsque votre enfant ne veut plus aller au service de garde, il communique un malaise à sa façon. Votre enfant peut, par exemple, manifester son besoin de sécurité en vous confiant qu’il n’aime pas quand les enfants crient et courent partout. Expliquez-lui que son éducatrice est là pour veiller sur lui et que vous avez confiance en elle.

Il est aussi possible que votre tout-petit ait simplement besoin de ralentir et de passer quelques minutes avec vous avant de commencer sa journée au service de garde.

Si vous sentez que votre enfant souhaite passer plus de temps avec vous, vous pouvez aussi prendre un moment pour jouer avec votre enfant, vous coller ou lire un livre ensemble au retour de la garderie. De même, vous pourriez aller le porter à la garderie plus tard le matin ou allez le chercher plus tôt l’après-midi pendant quelques jours afin de l’aider à retrouver le goût d’aller à la garderie.

Le besoin de stimulation peut aussi expliquer le désintérêt de votre enfant pour la garderie. S’il trouve la garderie ennuyante, son éducatrice peut alors lui donner des occasions de faire des découvertes.

Parfois, ce sont les besoins physiques, comme un manque de sommeil ou une carence alimentaire, que votre enfant manifeste lorsqu’il ne veut pas aller à la garderie. Dans la mesure du possible, tentez de revoir l’heure du coucher ou du lever pour mieux répondre à son besoin de sommeil. Si vous pensez que votre enfant pourrait souffrir d’une carence alimentaire, parlez-en à son médecin.

Difficulté relationnelle avec l’éducatrice

Différentes situations peuvent influencer la relation de votre enfant avec son éducatrice. Si votre enfant se fait réprimander pour la première fois devant les autres ou est obligé de participer à un spectacle alors qu’il est timide, il peut se sentir brusqué. Votre enfant peut aussi être impressionné par la voix forte et autoritaire d’une éducatrice ou ressentir du stress de performance.

Malade ou anxieux?
Parfois, un enfant qui ne veut pas aller à la garderie peut présenter des symptômes d’anxiété (mal de ventre, irritabilité, accès de colère, refus de s’habiller et de monter en voiture, et incapacité à trouver ses affaires). Pour les parents, il est alors difficile de savoir si leur enfant présente des symptômes de maladie ou d’anxiété.

En règle générale, sauf s’il est malade, mieux vaut l’emmener à la garderie, même s’il est perturbé. Plus longtemps l’enfant restera à la maison sans être malade, plus ce sera difficile de le faire retourner à la garderie. Si le refus d’aller à la garderie perdure, il pourrait être bon d’en parler au médecin de votre enfant.

 

À retenir

  • Par son refus d’aller à la garderie, votre enfant vous communique un besoin.
  • Si votre enfant ne veut plus aller à la garderie, parlez-en à son éducatrice, qui pourra vous aider à trouver des solutions, car elle est habituée à gérer ce genre de situation.
  • Pour redonner le goût à votre enfant d’aller à la garderie, montrez-lui que vous êtes convaincu qu’il y passera une bonne journée.

 

Naitre et grandir.com

Révision scientifique : François Couture, enseignant en techniques d’éducation à l’enfance
Recherche et rédaction :
Équipe Naître et grandir
Mise à jour : Octobre 2017

 

Photo : iStock.com/onebluelight

 

Références

Il existe au Québec plusieurs types de services de garde (CPE, garderies privées subventionnées ou non, garde en milieu familial et halte-garderie). Dans le but d’alléger le texte, nous avons choisi de privilégier les termes « garderie » et « service de garde » pour représenter les différents milieux de garde québécois.
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