Apprendre à se calmer

Apprendre à se calmer

Votre tout-petit bouge sans arrêt? C’est normal! Comment lui apprendre à se calmer?

Avant l’âge de 6 ans, les enfants ont du mal à rester longtemps sans bouger. L’enfant a grand besoin de se dépenser sur le plan moteur : il a besoin de marcher, de courir, de sauter ou de grimper pour se sentir bien, se libérer de ses tensions ou encore pour exprimer ce qu’il ressent (par exemple, sauter littéralement de joie!).

Parfois, les élans moteurs des enfants s’accompagnent d’une excitation difficile à contenir, l’enfant étant habité par son émotion et encore trop immature pour dominer son exaltation ou sa frustration. L’excitation est avant tout « un processus physiologique normal ».

Vous ne pouvez vous attendre à ce que votre enfant de 2 ans ou 3 ans se raisonne et arrête de courir de lui-même. Avec votre aide, il apprendra peu à peu qu’il est maître de son corps et qu’il peut s’arrêter quand il le décide.

Des moyens pour lui apprendre à se calmer

Dans les endroits où le calme est de mise (bibliothèque, salle d’attente, restaurant, etc.), votre rôle est de rappeler à votre enfant de faire la tortue, de marcher comme une souris ou juste de lui mettre doucement la main sur l’épaule lorsque son excitation déborde.
  • Comparez votre enfant à une auto qui va trop vite. Lorsqu’il court, faites-lui remarquer que son petit cœur bat vite, que ses jambes courent, que sa voix crie, que son souffle est rapide : « Tu es excité. » Dites-lui qu’il doit ralentir son petit moteur s’il veut éviter les accidents! Rappelez-lui qu’il est le conducteur de « sa voiture » et qu’il peut en contrôler la vitesse.
  • Enseignez à votre enfant à respirer lentement pour se calmer. L’image d’un ballon qui se gonfle ou se dégonfle l’aidera à retenir la technique.
  • Pour l’aider à s’asseoir, dites-lui : « Je vais compter jusqu’à 5 et quand je dirai 5, j’aimerais que tu sois assis. » Une fois qu’il est assis, continuez à compter en lui suggérant d’autres consignes (fermer les yeux, souffler sur un nuage, s’allonger, respirer à fond, etc.), jusqu’à ce qu’il se sente plus calme.
  • Réduisez le volume sonore. Faites semblant qu’il a un bouton de volume dans son cou et que vous baissez son volume. Parlez-lui doucement et invitez-le à parler en « secret » à son tour.
  • Jouez à des activités alternant défoulement et calme : jeu de la voiture qui doit rouler au vert, ralentir au jaune et s’arrêter au rouge; jeu de la statue pendant lequel l’enfant danse, bouge et doit faire la statue au signal; construction d’un château avec des cubes, qui sera suivie d’une course pour le détruire; jeux de pâte à modeler pour s’amuser à faire et défaire.
  • Félicitez votre enfant lorsqu’il arrive à se maîtriser et à se calmer seul.
Hyperactif?
Si votre enfant bouge beaucoup, cela ne veut pas dire qu’il est hyperactif. Peu d’enfants manifestent réellement de l’hyperactivité (de 3 % à 6 % des enfants d’âge scolaire). L’hyperactivité est souvent accompagnée d’impulsivité et de difficulté d’attention. Si vous croyez que votre enfant souffre d’hyperactivité, parlez-en à son médecin qui saura vous guider vers des solutions susceptibles d’aider votre enfant.

 

Naitre et grandir.com

      Adaptation web : Équipe Naître et grandir
      Recherche et rédaction : Sylvie Bourcier, intervenante en petite enfance
      Novembre 2012

 

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