Les allergies respiratoires

Les allergies respiratoires
Comment se fait-il qu’il renifle encore? Aurait-il des allergies?

Les symptômes

Votre enfant :

  • a le nez qui pique et qui coule; a des sécrétions très liquides et est peut-être congestionné, mais il ne fait pas de fièvre;
  • a des démangeaisons, des larmoiements et des rougeurs aux yeux;
  • éternue beaucoup et tousse peut-être;
  • peut présenter des symptômes d’asthme.

Consultez le médecin si vous croyez que votre enfant souffre d’allergies saisonnières. Un diagnostic et un traitement précoces pourraient permettre de prévenir des complications.



Qu’est-ce que les allergies respiratoires?

Pour des raisons que l’on ignore, le système immunitaire d’une personne peut réagir à certains allergènes comme s’il s’agissait d’un virus ou d’un microbe ennemi. C’est ce qu’on appelle une réaction allergique. Le corps produit alors diverses substances, dont l’histamine, pour combattre ce qu’il perçoit comme une agression. Votre enfant aura alors des symptômes qui ressemblent à ceux du rhume commun. Il réagit comme si son organisme était infecté par un virus qui s’attaque à ses voies respiratoires supérieures (nez, bouche, pharynx, larynx), mais il n’a pas de fièvre.

Les principaux allergènes responsables sont :

  • les pollens contenus dans les arbres, les graminées (gazon) et l’herbe à poux
  • les moisissures
  • les pellicules d’animaux (chat, chien)
  • les mites de poussières (acariens)

Si les symptômes se manifestent toujours à la même période, on parle de rhinite saisonnière, communément appelée rhume des foins. Celle-ci est habituellement causée par le pollen de certaines herbes, de certains arbres ou des pelouses. On peut être allergique au pollen d’une ou de plusieurs plantes. Les symptômes se manifestent alors systématiquement à la saison où la ou les plantes en question sont en fleur et dispersent leur pollen dans l’air. Selon les plantes, cela peut se produire au printemps (pollen des arbres), en été (pollen des graminées) ou en automne (pollen de l’herbe à poux).

La plupart du temps, la rhinite allergique est une maladie relativement sans danger, mais elle peut être associée à l’asthme ou à d’autres types de maladies allergiques. C’est pourquoi il est conseillé de voir un médecin si vous croyez que votre enfant en souffre. Le médecin posera un diagnostic; il établira aussi un plan de traitement approprié dans le but de soulager les symptômes de votre enfant et de prévenir les complications : sinusite, otite, etc.

Âge : les allergies respiratoires sont rares durant la petite enfance et débutent généralement vers 4 ans. Elles touchent près de 40 % des enfants.
Durée de la maladie : tant que l’enfant est exposé à l’allergène en cause.
Contagion : l’allergie respiratoire n’est pas contagieuse.

Comment traiter?

La prescription du médecin

Si votre enfant souffre d’allergie respiratoire, le médecin cherchera d’abord à découvrir la substance à laquelle il est allergique. Il pourra ensuite vous parler des moyens à prendre pour limiter l’exposition à la substance allergène. Il pourra également vous conseiller l’emploi d’un médicament en vente libre ou prescrire à votre enfant un médicament qui soulagera ses symptômes : un antihistaminique, un décongestionnant, un corticostéroïde nasal, etc.

Si les traitements sont inefficaces, un traitement visant à désensibiliser l’enfant peut être pratiquée par un allergologue. Il consiste à injecter, pendant 3 à 5 ans, des doses croissantes de la substance allergène afin que la personne allergique y devienne moins sensible. Ce traitement est particulièrement efficace dans le cas des enfants allergiques au pollen. Il peut aider à prévenir l’apparition de l’asthme chez un petit qui souffre de rhinite allergique saisonnière.

Les tests d’allergie : Lorsque les symptômes concordent avec la saison des pollens ou qu’ils font suite à une exposition spécifique (un contact avec un chat, par exemple), le diagnostic est généralement assez évident et les tests d’allergies sont alors peu utiles. Par contre, lorsque les symptômes surviennent hors-saison ou tout au long de l’année, il peut être utile de faire ces tests pour mieux en cerner la cause. Ceux-ci sont généralement faits par un médecin allergologue.

Soins et conseils pratiques

En cas d’allergie aux animaux :

  • on évite d’en avoir à la maison.

En cas d’allergie aux acariens :

  • on élimine les poussières (aspirateur, retrait des tapis, on utilise une housse de matelas et d’oreiller antiacariens).

En cas d’allergie au pollen :

  • Gardez les portes et les fenêtres fermées durant les périodes où les plantes dispersent le pollen auquel votre enfant est allergique.
  • Évitez de faire sécher les vêtements, les serviettes et la literie à l’extérieur.
  • Autant que possible, employez un système de ventilation intérieure muni d’un filtre haute efficacité pour les particules de l’air (filtre H.E.P.A.).
  • Limitez les activités extérieures de votre enfant lorsque la concentration du pollen auquel il est allergique est élevée. Généralement, les concentrations sont plus grandes le matin. Vous pouvez consulter les services de prévisions météo pour connaître ces indices.
Bien qu’ils soient en vente libre dans les pharmacies, les comprimés, les sirops ou les inhalateurs médicamenteux peuvent avoir des effets indésirables chez un enfant. Consultez un médecin avant d’en employer.

Comment prévenir?

On ne peut prévenir une allergie respiratoire qu’en limitant l’exposition à l’allergène en cause.

Serions-nous trop peu exposés aux microbes?
Le nombre de personnes souffrant d’allergies augmente dans l’ensemble des pays occidentaux. On ignore encore les causes précises de ce phénomène. Certains spécialistes des allergies (allergologues) croient que le système immunitaire se met à réagir à des substances inoffensives parce qu’il est moins exposé qu’autrefois à divers virus, bactéries et parasites.
Des études indiquent, en effet, que les enfants qui fréquentent une garderie, qui ont des frères ou des soeurs, ou qui sont élevés sur une ferme courent moins de risques de souffrir d’allergies que ceux qui ne fréquentent pas de service de garde, qui sont enfants uniques ou qui vivent en ville. Bref, une exposition normale aux microbes pathogènes classiques pendant la petite enfance peut aider à avoir un système immunitaire sain. Les enfants qui en sont privés risquent de se mettre à réagir à des substances inoffensives en soi.

 

Naitre et grandir.com

      Révision scientifique : Dr Jean Turgeon
      Recherche et rédaction : Équipe Naître et grandir
      Mise à jour : Septembre 2015

 

Références

Note : les liens hypertextes menant vers d’autres sites ne sont pas mis à jour de façon continue. Il est donc possible qu’un lien devienne introuvable. Dans un tel cas, utilisez les outils de recherche pour retrouver l’information désirée.

  • KIDSHEALTH. Asthma Center. www.kidshealth.org
  • LABBÉ, Jean (Dr). Bulletins pédiatriques. Votre enfant de la naissance à 5 ans, Faculté de médecine. Université Laval, Québec, 2006.
  • MAYO CLINIC. « Hay fever ». www.mayoclinic.com
  • DORÉ, Nicole et Danielle LE HÉNAFF. Mieux vivre avec notre enfant de la grossesse à deux ans, Guide pratique pour les mères et les pères. Institut national de santé publique du Québec, Québec. www.inspq.qc.ca
  • Passeport Santé. « Rhume des foins ». www.passeportsante.net
  • EVERYDAY HEALTH. Asthma Information. www.everydayhealth.com
  • ASSOCIATION DES ALLERGOLOGUES ET IMMUNOLOGUES DU QUÉBEC. www.allerg.qc.ca

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