Quand se faire aider

Quand se faire aider
Lorsque le stress est lié à un événement traumatique, il est important de dédramatiser les éléments liés à l’événement. Pour cela, il est souvent utile de se faire aider.

Lorsque le stress est lié à un événement traumatique, il est important de dédramatiser les éléments liés à l’événement. Pour cela, il est souvent utile de se faire aider. « Puisque les événements traumatiques créent une empreinte dans le cerveau, il faudra réapprendre à ne pas accorder d’importance à certains éléments du quotidien qui évoquent cet événement. Par exemple, à ne pas avoir peur de tous les chiens si l’enfant s’est fait mordre par un chien.

Plus généralement, quand le stress devient constant, qu’il soit causé par un événement traumatique ou non, il est souhaitable de se faire aider. Des comportements peuvent changer et s’installer. « L’enfant peut recommencer à faire pipi dans son lit, avoir de la difficulté à s’endormir, faire des cauchemars. Certains ont des changements d’humeur difficiles à comprendre ou à relier à un événement précis. De nouvelles habitudes pourraient apparaître ou d’autres réapparaître, telles que sucer son pouce », explique Marie-Josée Lagacé, psychoéducatrice.

« Lorsque les parents consultent à propos de troubles du comportement, il est frappant de voir combien, au fur et à mesure des rencontres, le stress de leur enfant diminue. Les parents se sentent rassurés et soutenus. Ils comprennent mieux les agissements de leur enfant et sont moins anxieux devant ses écarts de comportement. Ils interviennent alors plus adéquatement et sont moins sous l’effet de l’émotion. L’enfant s’en porte mieux. Le stress diminue chez les deux parties », ajoute la psychoéducatrice.

Les risques du stress chronique
Quels sont les risques d’un stress chronique chez l’enfant? « La science n’a pas encore la réponse, mais seulement des pistes de solutions. On sait que chez les enfants soumis à l’adversité de façon régulière (ex. : enfants abusés, enfants vivant dans des orphelinats), le système de stress s’active constamment. En s’activant et en se désactivant constamment, il se dérègle et doit s’adapter à de multiples menaces soit en produisant constamment du cortisol, soit en s’épuisant. Heureusement, on sait que cela peut évoluer et que le système peut se rétablir », rassure le chercheur.

Esther et sa peur des animaux
« Dès son plus jeune âge, nous avons remarqué qu’Esther avait une grande peur des animaux. À 4 ans, nous avons décidé de consulter. La psychologue a fait remonter cette peur au fait qu’elle a de multiples allergies alimentaires et qu’elle reportait sa peur de mourir sur la peur des animaux. Nous avons décidé de moins parler des allergies devant elle, mais ça ne s’arrangeait pas. Nous avons ensuite rencontré une zoothérapeute et cela a fait des miracles. À raison d’une fois par semaine, pendant six mois, elle a passé du temps avec différents animaux et notamment différentes races de chiens. Elle a aussi appris des techniques pour bien réagir. Par exemple, rester immobile quand un chien vient nous voir, au lieu de courir. Elle voit qu’elle peut avoir un contrôle sur les animaux et son stress s’estompe. »
N. Bureau, Saint-Boniface

Naitre et grandir.com


Source :
magazine Naître et grandir, septembre 2012
Recherche et rédaction : Marie Charbonniaud

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