Comment réagir?

Comment réagir?
Il n’existe pas de recette magique. Cependant, pour encourager l’enfant à réagir de façon adéquate aux situations de son quotidien. Votre rôle de parent est de vous assurer de remplir son « sac à dos » d’outils concrets qui lui permettront de gérer les émotions qu’il vit.

Il n’existe pas de recette magique. Cependant, pour encourager l’enfant à réagir de façon adéquate aux situations de son quotidien, Loriana Giuliani et Marie-Christine Harguindéguy-Lincourt proposent l’image d’un « sac à dos » dans lequel on pourrait mettre tout le bagage dont l’enfant a besoin. Votre rôle de parent est de vous assurer de remplir son « sac à dos » d’outils concrets qui lui permettront de gérer les émotions qu’il vit.

Elles mentionnent que les parents réagissent différemment quand les enfants ont des comportements agressifs et lorsqu’ils vivent d’autres difficultés. Un enfant qui se rend à son premier cours de natation, par exemple, pourrait avoir peur, pleurer et refuser d’aller dans l’eau. « Dans ce genre de situation, les parents ont habituellement une attitude calme et rassurante. Ils aident l’enfant à surmonter sa peur, lui parlent doucement. » Or, lorsque l’enfant a un comportement agressif, les parents ont souvent tendance à arrêter le geste et à dire qu’il n’est pas acceptable, sans plus. L’enfant a néanmoins besoin qu’on lui propose d’autres moyens de réagir et des outils pour y parvenir, tout comme l’enfant de la piscine avait besoin d’être rassuré.

Il est donc important de prendre un temps d’arrêt pour réfléchir aux comportements de votre enfant. A-t-il tous les outils dans son « sac à dos » pour diminuer ses comportements agressifs? En y réfléchissant, vous comprendrez mieux ce dont il a besoin et comment l’aider.

L’importance de rester calme et rassurant
Lorsque vous vous sentez découragé, rappelez-vous que les comportements agressifs de votre enfant sont une façon maladroite pour lui d’exprimer ses émotions. Il vous sera alors plus facile de garder votre calme et d’être rassurant dans vos propos. De plus, vous serez plus utile à votre enfant si vous maîtrisez vos propres émotions. Comme votre enfant apprend par l’exemple, si vous vous exprimez de façon calme et respectueuse, même lorsque vous êtes en colère, cela aidera votre enfant à faire de même. Si vous vous sentez dépassé, n’hésitez pas à en parler à des proches ou à vous adresser à votre CLSC.

Quelques questions à se poser avant d’intervenir

  • Quand les comportements agressifs de votre enfant se produisent-ils? Est-ce davantage le matin? En soirée? Avant les repas? Dans des moments où il est plus fatigué? Quand il doit attendre?
  • Dans quels contextes surviennent-ils? Est-ce à la garderie, à la maison? Lors des routines (repas, bain, dodo)? Lors de jeux avec d’autres enfants? En visite chez des amis ou de la famille?
  • Que veut vous dire votre enfant par ses comportements agressifs? Qu’il est en colère? Qu’il n’arrive pas à se faire comprendre ou à obtenir ce qu’il veut? Qu’il est capable tout seul?
  • A-t-il vécu récemment des situations difficiles qui pourraient influencer son comportement? Par exemple : un déménagement, un changement de garderie, des disputes à la maison, la séparation des parents, le décès d’un grand-parent…
Se batailler avec papa
Nombreuses sont les mères qui craignent que les jeux de bataille entre le père et son enfant (surtout si c’est un garçon) rendent ce dernier agressif envers les autres. Daniel Paquette, chercheur et professeur à l’École de psychoéducation de l’Université de Montréal, s’est particulièrement intéressé à ces jeux. Ses résultats nous apprennent que des jeux de bataille ou de lutte dans lesquels le père s’implique chaleureusement et exerce un contrôle modéré facilitent, au contraire, le développement de la capacité d’autocontrôle de l’enfant. Grâce à ces jeux robustes avec son père, faits dans une atmosphère chaleureuse, l’enfant peut donc apprendre à mieux gérer son agressivité.

Naitre et grandir.com


Source :
magazine Naître et grandir, novembre 2012
Recherche et rédaction : Solène Bourque

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