Les clés de l’autonomie

Les clés de l’autonomie
L’autonomie est étroitement liée à l’attachement, à l’estime de soi et à la confiance en soi.

L’autonomie est étroitement liée à l’attachement, à l’estime de soi et à la confiance en soi. L’attachement se construit dès la naissance. Toutes les interactions positives que vous avez avec votre bébé favorisent votre attachement mutuel. C’est le cas, par exemple, quand vous lui parlez, que vous l’embrassez, que vous jouez et que vous riez avec lui. Répondre à ses besoins est une autre façon de créer un fort lien d’attachement.

Ainsi, quand il pleure et que vous le consolez et le rassurez, il apprend qu’il peut vous faire confiance. Et puisqu’il vous fait confiance, il s’attache à vous par la même occasion. « L’affection, la sécurité physique, les horaires stables, les règles claires contribuent à développer le sentiment de confiance, écrit Sylvie Provencher dans son livre destiné aux éducatrices en milieu familial, De l’estime de soi, vers l’autonomie. Lorsque l’enfant a le sentiment qu’il a le droit de ressentir ses émotions et de les exprimer, qu’il peut tenter des expériences, réussir ou se tromper et recommencer, alors il bâtit sa confiance en lui-même. »

Cette confiance en soi est un sentiment que l’on peut résumer par la phrase « Je peux tenter des choses ». « En le guidant avec bienveillance vers cette étape importante de son développement, en lui accordant le droit de faire des essais et de commettre parfois des erreurs et des maladresses, en le soutenant dans ses apprentissages, vous renforcez vos liens avec votre enfant », résume Nadia Gagnier. « L’attachement à des adultes significatifs sert de base de sécurité à l’enfant, ajoute Nicole Malenfant. Il a alors plus confiance en lui, ce qui l’incite à explorer son environnement et à devenir plus autonome. »

Des parents témoignent de la quête d’autonomie de leur enfant.

Quant à l’estime de soi, une autre clé de l’autonomie, c’est le sentiment que Sylvie Provencher résume avec la phrase : « Je suis quelqu’un d’important. » « Il s’agit de la perception que votre enfant a de ses forces, de son potentiel et de ses faiblesses », indique-t-elle. L’estime de soi se bâtit dès sa naissance à travers les expériences qu’il vit. Là encore, vous avez un grand rôle à jouer. Avec des attitudes appropriées, en le guidant et en le félicitant pour ses efforts notamment, vous pouvez aider votre enfant à avoir une perception positive de lui-même.

La période de 18 mois à 36 mois est d’ailleurs cruciale dans le développement de son autonomie et de son estime de soi. C’est à cet âge que votre enfant commence vraiment à vouloir faire des choses par lui-même. Toutefois, il doute encore de ses capacités. Par exemple, votre enfant que vous nourrissiez veut maintenant tenir sa petite cuillère, mais il n’est pas certain d’y arriver. Il a besoin de vos encouragements, de sentir que vous croyez qu’il peut réussir à manger et à s’habiller seul ou à ranger ses jouets sur l’étagère. « Quand vous donnez à votre enfant la possibilité d’accomplir des tâches appropriées à ses capacités, vous augmentez son estime personnelle », assure Nicole Malenfant.

Même si votre enfant a de la difficulté à réaliser certaines tâches au début, il croira quand même en ses capacités si vous soutenez et encouragez ses efforts. Au contraire, s’il a des difficultés et que vous le critiquez, que vous vous impatientez ou que vous le punissez, il risque de se sentir honteux et de ne pas croire en lui. Le développement de son autonomie pourrait alors être ralenti.

Même si, au départ, votre rôle est primordial pour encourager votre enfant à devenir autonome, il apprend progressivement à trouver en lui-même la motivation pour faire des choix et décider ce qu’il veut faire. Peu à peu, il réalise qu’il est capable de prendre ses propres décisions, de contrôler ses actions et cela le rend fier. Cela développe chez lui un sentiment de compétence et d’efficacité.

Naitre et grandir.com


Source :
magazine Naître et grandir, mars 2013
Recherche et rédaction : Nathalie Vallerand

Crédit photo : Hélène Gauvreau

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