Maux de filles, maux de garçons

Maux de filles, maux de garçons
Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est-il plus fréquent chez les garçons?

Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) est-il plus fréquent chez les garçons? Il semblerait que oui ou, à tout le moins, qu’il est diagnostiqué plus fréquemment chez les garçons et à un plus jeune âge, car ceux-ci démontrent plus de symptômes d’impulsivité et d’hyperactivité. Selon Marie-France Marin, chercheuse affiliée au Centre d’études sur le stress humain de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal, on les remarque davantage, car leur comportement est plus dérangeant. Les filles, par contre, ont plus de symptômes d’inattention. C’est moins dérangeant. Donc, elles sont diagnostiquées plus tard ou bien leur TDAH passe inaperçu.

Pendant l’enfance, les filles sont plus nombreuses à souffrir d’anxiété que les garçons. Après la puberté, les femmes sont aussi plus à risque de souffrir de dépression. « On soupçonne que les hormones sont impliquées, car les variations hormonales ont une incidence sur le taux de dépression », indique Marie- France Marin. En même temps, de nombreuses études montrent que les hormones n’ont pas un effet direct sur l’humeur et la dépression. D’autres facteurs seraient donc aussi en cause. Et comme les femmes consultent davantage, « il se peut qu’une certaine proportion d’hommes dépressifs ne soient tout simplement pas détectés », constate Marie-France Marin.

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Source : magazine Naître et grandir, septembre 2013
Recherche et rédaction : Nathalie Vallerand
Révision scientifique : Sylvie Richard-Bessette, psychologue et chargée de cours au département de psychologie et sexologie de l’UQAM

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