La recherche de ressources

La recherche de ressources
Pour Sindy Ramirez, maman de Gaël, 4 ans, trouver des services pour son garçon qui a un trouble de langage représente un défi.
Pour Sindy Ramirez, maman de Gaël, 4 ans, trouver des services pour son garçon qui a un trouble de langage représente un défi.

« Nous avons d’abord pensé que Gaël mettait du temps à parler parce qu’il apprenait deux langues en même temps. Je suis d’origine mexicaine et je lui parlais en français et en espagnol. Mais quand il a eu 3 ans, nous avons commencé à nous inquiéter davantage. Il ne disait pas plus de 20 mots et ne faisait pas encore de petites phrases.

C’est une travailleuse sociale du CLSC qui nous a conseillé de faire évaluer Gaël en orthophonie. Comme il y avait un an d’attente pour rencontrer l’orthophoniste du CLSC, mon mari et moi avons décidé d’aller dans le privé. Nous voulions que notre fils reçoive rapidement l’aide nécessaire. Il a fallu trois séances à 90 $ chacune pour faire son évaluation!

L’orthophoniste a conclu qu’il était très probable que Gaël soit dysphasique, mais le diagnostic ferme ne sera posé que vers l’âge de 5 ans ou 6 ans. On a fait une demande pour qu’il reçoive des services de développement du langage à l’Hôpital juif de réadaptation de Laval. Nous avons encore dû attendre six mois avant d’être acceptés là-bas. Pour aider Gaël pendant ce temps, nous l’avons inscrit aux ateliers de stimulation du langage offerts par l’Association Dysphasie Plus.

À l’Hôpital juif de réadaptation, les services d’orthophonie ne nous coûtent rien. Par contre, comme il n’y a pas assez de professionnels pour répondre à la demande, les services sont offerts par blocs de 10 semaines de rencontres, suivies d’un arrêt de 10 semaines.

C’est comme un casse-tête. Les ressources sont présentes, mais il faut assembler les morceaux!

Pendant ces périodes, nous avons choisi de payer une orthophoniste privée que Gaël voit toutes les deux semaines. C’est beaucoup de dépenses, mais notre fils a besoin de cette aide! Heureusement, nous avons droit à environ 2000 $ par année grâce à la Prestation pour enfant handicapé du gouvernement fédéral.

Les listes d’attente et les frais à payer, c’est décourageant, mais le plus dur a été d’accepter l’état de mon fils. J’ai trouvé beaucoup de réconfort auprès de l’Institut des troubles d’apprentissage. J’ai aussi participé à des rencontres avec d’autres parents pour partager notre vécu, mais aussi des trucs et des ressources. C’est là que j’ai appris qu’il existait des classes de langage en prématernelle. Les places sont limitées, mais je croise les doigts pour que Gaël puisse y aller en septembre! »

 

Naître et grandir

Source : magazine Naître et grandir, mai-juin 2017
Propos recueillis par Julie Leduc

 

Photo: Maxim Morin

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