Quand votre horaire est atypique

Quand votre horaire est atypique
« Même si nous avons trouvé une façon de concilier nos horaires de travail atypiques avec notre vie de famille, notre quotidien est plutôt essoufflant, avoue la jeune maman. À cela, il faut aussi ajouter que je me sens souvent coupable de ne pas pouvoir tout faire! »

Amélie et Jean-François, parents du petit Gabriel, 18 mois, ont des horaires de travail difficiles à gérer. Infirmière auxiliaire, Amélie travaille dans un établissement hospitalier de 16 h à minuit, 5 jours par semaine, dont 1 week-end sur 2. Quant à Jean-François, qui est couvreur, il est debout dès 5 h 30 le matin et rentre parfois très tard. En été, il n’est pas rare qu’il finisse après 20 h.

« Le rythme de la maisonnée doit donc être bien réglé, explique Amélie. Le matin, Gabriel se réveille vers 7 h 30 et je me lève avec lui. Après le dîner, nous allons au parc. Au retour, il fait une sieste et j’en profite pour prendre ma douche. Ensuite, je l’accompagne à la garderie vers 15 h et je pars à l’hôpital. »

« Par chance, nous avons trouvé une place dans une garderie en milieu familial qui offre un horaire de soir. Notre petit Gabriel peut donc y demeurer jusqu’à ce que son père aille le chercher à la fin de sa journée de travail. »

« Même si nous avons trouvé une façon de concilier nos horaires de travail atypiques avec notre vie de famille, notre quotidien est plutôt essoufflant, avoue la jeune maman. À cela, il faut aussi ajouter que je me sens souvent coupable de ne pas pouvoir tout faire! »

« Nous avons dû apprendre à faire des choix. Par exemple, nous préférons amener notre fils jouer au parc plutôt que de passer l’aspirateur... Notre maison est à l’envers, nous avons quatre brassées de lavage en retard et nous n’avons pas le temps de préparer les repas, sauf ceux de Gabriel. Mais il faut établir ses priorités et accepter que tout ne peut pas être parfait... »

CONSEILS D’EXPERT
Nancy Doyon, coach familiale et éducatrice spécialisée, est d’avis que les parents ne devraient pas viser la perfection. Elle considère néanmoins que l’une des clés du succès de la conciliation famille-travail est une bonne organisation. Un bon truc pour la préparation des repas : cuisiner à l’avance et doubler ou tripler les quantités afin de congeler des portions. Elle conseille aussi de prévoir les repas sur trois semaines, ce qui permet de faire l’épicerie moins souvent. « Au retour du supermarché, vous pouvez laver et couper les légumes à l’avance et demander à vos enfants de vous donner un coup de main », conseille-t-elle. Elle précise d’ailleurs que l’on peut déléguer des tâches même aux plus petits. « Dès 18 mois, ils peuvent ranger leurs jouets dans le bac. À 3 ans, vous pouvez leur demander de faire leur lit », souligne Nancy Doyon.

Naitre et grandir.com

Source : magazine Naître et grandir, novembre 2014
Recherche et rédaction : Emmanuelle Gril
Révision scientifique : Diane-Gabrielle Tremblay, professeure, TÉLUQ-UQÀM

Crédit photo : Maxim Morin

Partager