Quand vous êtes travailleur autonome

Quand vous êtes travailleur autonome
Le fait d’être travailleur autonome peut sembler être la solution idéale pour bien réussir à concilier la vie familiale et le travail. Mais ce n’est pas aussi simple, si l’on en croit Véronique et Denis, tous deux travailleurs autonomes.

Le fait d’être travailleur autonome peut sembler être la solution idéale pour bien réussir à concilier la vie familiale et le travail. Mais ce n’est pas aussi simple, si l’on en croit Véronique et Denis, tous deux travailleurs autonomes. Véronique est propriétaire d’un studio de photographie à Saint-Sauveur et son conjoint travaille dans le domaine de l’excavation. Leur petite Zoé, 2 ans, fréquente la garderie et Mia, 6 ans, va à la maternelle. Denis a aussi une fille, issue d’un premier mariage, qui passe un week-end sur deux à la maison.

« Lorsqu’on est travailleur autonome, on est libre, mais la liberté a un prix! Ainsi, on ne peut pas refuser de contrats et il est difficile de s’arrêter, car le travail nous suit partout. Par exemple, je démarre mes journées très tôt, vers 4 h 30 ou 5 h du matin, et je finis vers 15 h. Quant à ma conjointe, elle travaille à son studio, mais aussi le soir, à la maison, où elle fait des retouches sur les photos. À notre retour à la maison, nos cellulaires n’arrêtent pas de sonner! », explique Denis.

« Le travail autonome a toutefois de bons côtés : nous n’avons pas besoin de demander la permission de nous absenter à notre employeur pour amener une de nos filles chez le médecin ou la garder à la maison lorsqu’elle est malade, ajoute-t-il. Véronique peut gérer son horaire et rattraper le travail le soir, lorsque les filles sont couchées, ou tôt le matin lorsqu’elles ne sont pas encore levées. Sa soeur nous donne aussi un coup de main de temps à autre et il nous arrive à l’occasion d’avoir recours à une femme de ménage afin de souffler un peu. »

CONSEILS D’EXPERT
Pour passer du temps de qualité avec ses enfants, un travailleur autonome doit apprendre à éteindre son téléphone et son ordinateur, et réserver du temps pour sa famille. Il ne faut pas non plus hésiter à demander de l’aide. « Souvent, on commet l’erreur de croire qu’on peut tout faire seul. On pense que l’on peut être aussi performant au travail qu’à la maison. On n’ose pas demander d’aide parce qu’on craint d’avoir l’air incompétent », constate Guylaine Deschênes, psychologue organisationnelle, consultante en ressources humaines et auteure du livre L’art de concilier le travail et la vie personnelle. Famille, amis et voisins sont pourtant les meilleurs alliés des parents qui travaillent.

Naitre et grandir.com

Source : magazine Naître et grandir, novembre 2014
Recherche et rédaction : Emmanuelle Gril
Révision scientifique : Diane-Gabrielle Tremblay, professeure, TÉLUQ-UQÀM

Crédit photo : Maxim Morin

Partager