Quand un grand-parent décède

Quand un grand-parent décède
Le décès d’un grand-parent est souvent la première confrontation du tout-petit avec la mort d’un être cher

Le décès d’un grand-parent est souvent la première confrontation du tout-petit avec la mort d’un être cher. Même s’il est encore un bébé et qu’il ne comprend pas ce qui se passe, il ressent la peine et le stress de son entourage. Il peut réagir en pleurant ou en pleurnichant davantage, en mangeant moins, en dormant mal, etc. « Votre enfant a besoin d’être rassuré, affirme Lynne Pion, conférencière et auteure du livre pour enfants Est-ce que tout le monde meurt ? Il faut le prendre, le câliner, lui dire que vous avez de la peine parce que papi est mort. Même s’il ne comprend pas les mots, il sera réconforté. » Dans la mesure du possible, il est aussi préférable de respecter sa routine.

Vers 3 ans à 5 ans, votre enfant a une compréhension limitée de la mort. Même s’il sait que le coeur de la personne décédée ne bat plus et que celle-ci ne peut ni entendre ni parler, la finalité de la mort lui échappe. Il pense qu’elle est réversible, que grand-papa viendra le voir demain. Vous gagnerez à lui dire simplement que quand une personne meurt, c’est pour toujours et qu’elle ne revient pas. En même temps, insister sur le fait qu’il pourra toujours penser aux bons moments qu’il a passés avec papi, qu’il se rappellera de bons souvenirs.

Attention aussi aux mots utilisés. « Si vous dites à votre enfant que son grand-père est mort parce qu’il était très malade, il peut croire qu’il avait un rhume », souligne Lynne Pion. Il peut donc craindre de mourir lui aussi ou que ça vous arrive pour une raison semblable. Même chose si vous lui dites que papi s’est endormi pour toujours (il aura peur de dormir) ou qu’il est parti pour un long voyage (il attendra son retour ou sera anxieux quand un proche voyagera). Mieux vaut dire la vérité avec des mots simples : « Papi avait un cancer. C’est une maladie très grave. Parfois, il y a des gens qui guérissent, mais pas toujours. » Il est important aussi de le rassurer sur le fait que la mort n’est pas contagieuse.

« Mon rôle auprès de mes petits-enfants, c’est de les aimer, de jouer avec eux et de leur apprendre des choses. »
-France Daoust

Devriez-vous faire participer votre tout-petit aux rites funéraires? Cela dépend des valeurs familiales de chacun. De son côté, l’auteure Lynne Pion croit que oui. « Cela l’aidera à mieux comprendre la mort et il pourra faire ses adieux à la personne décédée. » Par ailleurs, un décès est un moment marquant dans une famille. « Il est important que l’enfant soit intégré à ce qui entoure cet événement, car il a un grand besoin d’appartenance », poursuit-elle.

Naitre et grandir.com


Source :
magazine Naître et grandir, décembre 2012 - janvier 2013
Recherche et rédaction : Nathalie Vallerand

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