Introduction

Introduction
Que retenez-vous des plus beaux Noëls de votre enfance? Les tonnes de cadeaux et les beaux vêtements? « Bien sûr que non, je parie que vos souvenirs sont plutôt faits de gens que vous aimez et de joie partagée avec eux »,

Que retenez-vous des plus beaux Noëls de votre enfance? Les tonnes de cadeaux et les beaux vêtements? « Bien sûr que non, je parie que vos souvenirs sont plutôt faits de gens que vous aimez et de joie partagée avec eux », répond France Paradis, mère de 3 enfants et auteure du livre Fêtes & rituels, célébrer les passages de la vie.

Les traditions contribuent au bien-être des tout-petits. « En plus de renforcer l’identité familiale, les rituels de Noël rassurent les enfants, précise Nathalie Parent, psychologue et auteure du livre La famille et les parents d’aujourd’hui - la communication entre parents et enfants. C’est important qu’ils aient des points de repère. Qu’ils sachent, par exemple, que chaque année, on fêtera Noël quoi qu’il arrive. »

D’où vient le calendrier de l’avent?
Le calendrier de l’avent est une tradition chrétienne qui nous vient d’Allemagne. En décembre, certaines familles distribuaient chaque matin une image religieuse à leurs enfants, une par jour durant 24 jours, pour les faire patienter jusqu’à Noël. Le premier calendrier avec des petites fenêtres s’ouvrant sur un dessin a été commercialisé en 1920. Petit à petit, des chocolats ou des petites surprises sont aussi apparus à la place des images. Même si pour plusieurs le calendrier de l’avent a perdu son caractère religieux, il poursuit sa mission : celle de nourrir l’attente de Noël.

Noël : une fête pour tout le monde?

Impossible d’ignorer Noël, puisque dès le mois de novembre, cette fête s’affiche dans les rues, les magasins, les autobus, à l’entrée des maisons… Pour plusieurs familles qui vivent au Québec, cette tradition chrétienne n’est pas la leur. Comment faire pour qu’un enfant traverse facilement cette période durant laquelle la plupart de ses petits camarades ne parlent que de ça ?

La fête de Noël peut très bien être « récupérée » par des personnes issues d’autres traditions religieuses, estime Louis-Charles Gagnon-Tessier, professeur au Collège Saint-Alexandre-de-la-Gatineau. « On peut ne pas croire en Jésus, mais adhérer à des idées comme l’amour, la famille, le partage ou la générosité. Ce sont des valeurs universelles qui dépassent les différences de religion », ajoute-t-il.

« La préparation fait aussi partie de la fête, ajoute France Paradis. Plus les enfants participent aux préparatifs, plus ils se sentent joyeux à l’idée de fêter. Mais pas besoin de rituels compliqués. Il faut se rappeler que le bonheur se trouve dans les petites choses. »

Naitre et grandir.com

Source : magazine Naître et grandir, décembre 2013
Recherche et rédaction : Marie-Josée Cardinal
Révision scientifique : Diane Dubeau, professeure de psychoéducation et de psychologie, UQO

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