L'horaire chamboulé

L'horaire chamboulé
Selon Liane Comeau, la «recette» d’un bon Noël passe également par l’instauration de rituels : « L’idéal est de faire participer votre enfant aux préparatifs. Vous pouvez, par exemple, lui demander de vous aider à fabriquer des décorations ou à confectionner des biscuits de Noël. »

Selon Liane Comeau, la « recette » d’un bon Noël passe également par l’instauration de rituels : « L’idéal est de faire participer votre enfant aux préparatifs. Vous pouvez, par exemple, lui demander de vous aider à fabriquer des décorations ou à confectionner des biscuits de Noël. »

Vous pouvez aussi lui proposer de participer à diverses activités en famille, ajoute la spécialiste, mais des activités qui sortent de l’ordinaire et qu’il associera à cette période (ex. : faire une bataille de boules de neige après le souper, passer la journée du 25 décembre à jouer en pyjama, etc.).

Une grande partie de la magie de Noël repose sur le fait que, durant cette période, petits et grands font plus d’activités qui sortent de l’ordinaire, mangent davantage de bonnes choses et se couchent plus tard.

Sachez toutefois que tous ces changements peuvent susciter de l’anxiété chez un enfant particulièrement attaché à sa routine. « Dans ce cas, il importe de bien doser les activités qu’il n’a pas l’habitude de faire », précise Nadia Gagnier. Si vous sentez que les activités prévues ne le tentent pas, vous gagnerez à le prévenir un jour ou deux à l’avance pour qu’il s’y prépare. « Et n’oubliez pas de lui présenter les choses de façon positive, en lui disant qu’il s’amusera bien et que vous resterez auprès de lui », ajoute-t-elle.

Ce sont des lutins et une machine roulante qui font tomber les cadeaux dans le sac du père Noël. »
Olivier, 4 ans

En ce qui concerne les repas et les collations, un décalage occasionnel dans le temps ne devrait pas poser de problème, à condition de respecter ses besoins. La plupart du temps, il est quand même préférable de respecter ses horaires habituels, estime Évelyne Martello, infirmière clinicienne spécialiste du sommeil à l’Hôpital Rivière-des-Prairies, à Montréal. La raison ? S’il est fatigué ou s’il a faim, il aura davantage tendance à devenir agité ou à piquer une colère dans certaines situations (ex. : quand il joue avec d’autres enfants ou quand il doit partager ses cadeaux).

Ses premiers Noëls
En général, le premier Noël de bébé se passe bien, car il n’a pas trop conscience de ce qui l’entoure, indique Nadia Gagnier. Par contre, les choses risquent de se gâter l’année suivante : « Lorsqu’il commence à marcher, il peut manifester des signes d’anxiété s’il voit trop d’adultes se presser autour de lui dès qu’il entre quelque part, surtout s’ils veulent tous lui faire des bisous et des câlins en même temps. » Dans ce cas, la psychologue propose de lui permettre de rester un peu à l’écart au début de la soirée, par exemple dans une pièce à côté. Plus tard, en respectant son rythme, vous pourrez l’emmener tranquillement voir les membres de la famille pour les saluer.

Pour bien dormir

Pour les plus jeunes, le temps des Fêtes peut également représenter une source de perturbation au niveau du sommeil. « Le principal est de maintenir autant que possible la routine de l’enfant, surtout à partir de 18 mois, afin qu’il ne manque pas de sommeil », conseille Évelyne Martello. Il est préférable d’essayer de respecter ses siestes. Si vous devez sortir, le trajet en voiture pourrait aussi offrir à votre enfant un temps de repos. Avant 18 mois, un tout-petit aura lui aussi conscience qu’il y a des mouvements inhabituels autour de lui, mais le plus souvent, il s’adaptera sans difficulté.

« Lorsqu’il y a de la visite, les parents doivent être prêts à accepter que l’enfant ne se couche pas à l’heure normale ou qu’il s’endorme dans leurs bras. Puisqu’il s’agit d’une situation particulière, il faut faire preuve de souplesse », indique la spécialiste.

« Il doit avoir faim, le père Noël, parce qu’il mange tous les biscuits… »
Olivier, 4 ans

Si votre enfant n’arrive pas à s’endormir à cause de l’agitation, l’infirmière suggère de lui faire écouter de la musique douce ou de mettre un bruit de fond régulier dans sa chambre pour le rassurer. « Un bruit de ventilateur ou d’humidificateur, par exemple, contribuera à camoufler les nuisances extérieures, ce qui évitera de perturber son sommeil », précise-t-elle.

Naitre et grandir.com

Source : magazine Naître et grandir, décembre 2013
Recherche et rédaction : Marie-Josée Cardinal
Révision scientifique : Diane Dubeau, professeure de psychoéducation et de psychologie, UQO

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