Planifier: facile à dire!

Planifier: facile à dire!
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste

Celui qui a inventé l’expression « métro, boulot, dodo » a oublié une part importante de notre train-train quotidien : la préparation des repas. Même si les Québécois y consacrent moins de temps au fil des ans, il n’en demeure pas moins que c’est une préoccupation quotidienne.

J’adore cuisiner. J’aime m’asseoir avec mes magazines Ricardo et mes livres de recettes pour planifier le menu de la semaine. Je suis peut-être un extra-terrestre, mais j’aime même faire l’épicerie!

Planifier et préparer les repas devrait donc être un plaisir pour moi, n’est-ce pas? Pourtant, c’est une préoccupation et parfois un casse-tête. Mon problème, c’est la pression, le rush.

Quand je rentre à la maison avec les enfants en fin de journée, je ne peux pas dire que j’éprouve un plaisir particulier à cuisiner. Les 2 petits affamés - et parfois un grand - qui me tournent autour, impatients, n’aident pas beaucoup! Pour me faciliter la vie, j’essaie de mettre en pratique la meilleure des solutions : la prépréparation. (Qui pensait que j’allais écrire le restaurant?!)

Dans le meilleur des mondes, on planifie les repas avant de faire les achats hebdomadaires, pour ne pas avoir à retourner à l’épicerie plusieurs fois. Puis, le dimanche, on consacre une couple d’heures à préparer 3 ou 4 soupers, qui seront aussi des lunchs. On réfrigère ou on congèle, en portion individuelle si nécessaire. Il nous arrive également de préparer les repas seulement 1 jour d’avance. L’objectif, c’est que pour chaque soir, il ne reste qu’à réchauffer un plat et apprêter des légumes s’il n’en contient pas. Plus de questionnement de dernière minute, plus de stress, plus d’impatience et presque plus de vaisselle. La belle vie, quoi!

Si j’étais toujours bien organisée, je ne parlerais pas de la préparation des repas comme une source de stress. Je dois avouer que je suis particulièrement fière de mon conjoint et moi quand on organise parfaitement notre semaine. Et si je suis fière quand on réussit, c’est que nous ne sommes pas constants… L’organisation, c’est une chose. La discipline en est une autre!

Les repas préparés du commerce sont hyper populaires, mais je refuse d’adopter cette solution. Ce n’est pas uniquement une question de valeur nutritive, puisqu’il y a certains bons produits, c’est avant tout une question de principe et de valeur. Je tiens à ce que mes enfants me voient cuisiner et qu’ils sentent les bonnes odeurs d’un plat qui mijote. Je veux qu’ils sachent que derrière un repas, il n’y a pas que le déballage d’une boîte et le bip du micro-ondes.

Et comme je souhaite que cuisiner soit un plaisir - et soit perçu comme tel - je n’ai pas d’autre choix que de planifier et prépréparer. Semaine, après semaine, après semaine, après semaine… Ça finira bien par me rentrer dans la tête!

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
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