Les règles autour du dessert

Les règles autour du dessert
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste

Je crois que vous commencez à connaître ma position par rapport au dessert. En fait, ce n’est pas « ma » position, mais celle de plusieurs experts de la nutrition durant l’enfance. Elle se résume à : un enfant a droit au dessert, même s’il n’a pas terminé son assiette principale. Reste à mettre ce beau principe en application!

Plusieurs parents répondent à cela par : « Mon enfant ne mangerait que du dessert. Que faire? »

Et c’est là qu’il convient d’expliquer comment gérer ce fameux principe.

1. Chaque chose en son temps
Si votre enfant dit qu’il n’a plus faim et qu’il est prêt à passer au dessert, faites-le attendre. Dites-lui que tous les membres de la famille doivent avoir fini de manger avant de passer au plat suivant. Il doit demeurer avec vous à la table. S’il a encore faim, parions qu’il mangera encore quelques bouchées dans son assiette. Et s’il ne reste effectivement qu’une petite place dans son bedon, il apprendra à patienter.

2. Une seule portion
Il faut se limiter à une portion de dessert, pour tous les membres de la famille. L’enfant doit apprendre que si le dessert est inclus dans une bonne alimentation, en revanche, on ne se nourrit pas de dessert. Que l’enfant ait vidé son assiette ou non, la portion reste la même. Encore faim ensuite? Deux options : on ressort l’assiette inachevée qui n’était pas très loin, ou on attend la prochaine collation à l’heure prévue. Pour montrer l’exemple, le papa gourmand qui veut se servir une deuxième portion de gâteau devrait attendre le dodo!

3. La manière de l’offrir
Le dessert ne doit pas être vu comme une récompense. Même si, en tant qu’adulte, il nous arrive de nous « gâter » avec une pâtisserie ou de la crème glacée à la fin d’une grosse journée ou d’un entraînement éreintant. Évitons de transmettre cette perception aux enfants.

Ainsi, le dessert ne doit pas être offert comme une récompense pour avoir vidé son assiette. Le plat principal ne constitue pas une épreuve. Surtout, la privation de dessert de doit pas être la punition donnée à un enfant qui a écouté ses signaux de satiété et qui a arrêté de manger avant d’ « exploser ». Il peut volontairement choisir de se garder une petite place pour le dessert.

4. Zéro interdit, mille possibilités
La majorité du temps, le dessert devrait être un fruit, du yogourt nature avec des petits fruits surgelés, un muffin maison, du tapioca, etc. Bref, être intéressant d’un point de vue nutritionnel. Les desserts moins nourrissants, comme les biscuits, le gâteau, la tarte et la crème glacée peuvent être servis à l’occasion, disons environ 2 fois par semaine. Il existe aussi toute une panoplie de desserts « spéciaux » à découvrir. Des desserts maison réduits en sucre (sans édulcorant artificiel) et mettant en vedette des ingrédients comme la farine de blé entier, des légumes, du tofu et même des légumineuses. Sceptiques? Essayez le Carré chocolaté, la Tendresse aux pêches et le Gâteau de Bette la sorcière du site Nos petits mangeurs. Vous m’en redonnerez des nouvelles!

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
Toutes les chroniques de l'auteur