Les enfants… ou les situations difficiles

Les enfants… ou les situations difficiles
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste

iStock_000006166455SmallImaginez les situations suivantes :

  • Votre enfant accepte de manger uniquement de la purée de pommes de terre. 
  • Votre enfant ne mange presque rien au souper et réclame une collation peu de temps après. 
  • Votre enfant veut manger à la condition d’avoir son lecteur DVD - et un film - à la table. 

Dans ces situations réelles pour certains parents et dans tous les scénarios que vous vivez ou imaginez, comment faut-il réagir? Il y a 4 mots-clés pour résumer notre rôle de parent : quoi, quand, où et comment.

Quoi
On décide du menu, autant des repas que des collations. On peut bien offrir un choix de temps en temps : une rôtie ou des céréales pour déjeuner? Des fraises ou une pomme pour collation? Ce qu’il faut, c’est éviter de bâtir un menu en se limitant aux goûts des enfants ou de préparer un deuxième repas s’ils n’aiment pas celui prévu. On veut aider les enfants à développer leurs goûts et, pour cela, il faut régulièrement leur proposer des aliments variés.

Les enfants ont tendance à aimer les aliments qu’ils connaissent et donc ceux qu’ils voient souvent. C’est normal qu’ils n’aiment pas tout du premier coup. Ce peut être long. Et la seule chance qu’ils ont d’aimer ça un jour, c’est de continuer d’en avoir dans leur assiette, mais sans être forcés d’en manger. 

Quand
On décide de l’horaire des repas et des collations. Le garde-manger et le réfrigérateur ne sont pas des dépanneurs ouverts 24 heures. On explique aux enfants qu’ils peuvent refuser de manger certains aliments au repas, voire même le repas complet, mais que la prochaine occasion de manger sera la collation dans 2 heures (ou votre heure prévue). 


On mange à la table, sans télé. C’est aussi simple que ça!

Comment
On mange en famille ou, du moins, on s’assure que les enfants partagent leur repas avec un parent ou un adulte significatif. On essaie d’impliquer les enfants dans les discussions et on évite les sujets négatifs. Bref, on fait notre possible pour rendre le repas agréable, car les enfants ont tendance à associer les aliments qu’ils mangent à l’expérience qu’ils vivent. Quand le moment du repas est agréable, le souvenir que laissent les aliments a plus de chances de l’être aussi.

Ces grandes lignes sont celles du principe qu’on appelle le partage des responsabilités. Les appliquer nous aide vraiment à éviter des conflits et à éduquer de bons mangeurs. Quand je dis « bons mangeurs », je pense à des enfants qui sont ouverts aux découvertes et qui apprécient les repas en famille. 

Le défi, c’est bien sûr d’être cohérent et constant. C’est si tentant « d’acheter la paix » quand notre enfant est en pleurs... ou en crise. Pourtant, on n’achète pas la paix bien longtemps si on laisse les enfants déterminer ces 4 aspects importants. Au contraire, on s’assure de rencontrer de nouvelles batailles. Le partage des responsabilités, ça ne devrait pas être une bataille, mais plutôt un travail d’équipe avec nos enfants. Ils ont l’importante tâche de déterminer la quantité d’aliments qu’ils mangent. Le quoi, quand, où et comment nous reviennent. Patience, les scénarios dignes de mauvais films seront bientôt chose du passé.

Est-ce que vous vous reconnaissez dans les situations énoncées? Quelles sont vos difficultés entourant les repas avec vos enfants?

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
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