Cuisiner avec les enfants, pour le meilleur et…

Cuisiner avec les enfants, pour le meilleur et…
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste

 Vous allez l’apprendre tôt ou tard si ce n’est pas déjà fait : vos enfants aiment cuisiner. Brasser, mesurer des ingrédients, verser, casser des œufs et, bien sûr, goûter. Pour eux, cuisiner, c’est jouer. Oui, oui, difficile à croire si pour vous c’est une corvée, n’est-ce pas?

Cuisinez-vous avec vos enfants? Vous sentez-vous d’attaque pour leur apprendre les bases de la cuisine à mesure qu’ils grandiront ou espérez-vous que l’école s’en chargera?

Apprendre aux enfants à cuisiner : voilà un thème populaire dans les conférences de nutritionnistes et autres professionnels de la santé ces temps-ci. On en parle beaucoup parce qu’on s’en inquiète un peu. Quelques projets amènent les enfants à cuisiner à la garderie et à l’école, mais cet enseignement ne fait pas partie officiellement des programmes éducatifs. Et puis à la maison, les parents sentent qu’on leur en demande gros. Êtes-vous de ceux-là?

Nous, les jeunes parents d’aujourd’hui, cuisinons différemment de nos parents (pour ne pas dire de nos mères). Plusieurs d’entre nous aiment, voire adorent cuisiner… la fin de semaine. Les soirs de semaine, c’est une autre histoire. Préparer le souper entre le retour du travail et les bains, pendant que le plus vieux fait ses devoirs et que le plus jeune ne veut pas descendre de nos bras. Quelle ambiance pour cuisiner! On comprend pourquoi la mijoteuse et les plats préparés du commerce sont si populaires.

Malgré la course folle des soirs de semaine, j’invite souvent mes enfants à cuisiner avec moi. Quand ils ne s’invitent pas eux-mêmes en approchant une chaise du comptoir. Je pourrais dire que je joins l’utile à l’agréable, mais ce n’est pas toujours le cas. Parfois, ce n’est ni utile, ni agréable!

Surveiller les petits doigts aventureux ou les langues trop longues, répéter 100 fois les consignes, ramasser les dégâts, gérer les « Lauraaaaaa! », les « Benjamiiiiiinnnnn! » et les « Heille, c’est à mon tour! », etc.

Le souper n’est pas prêt plus tôt, au contraire. Ce n’est pas en ce sens que c’est « utile ». L’avantage, c’est que je passe du temps avec mes enfants et que je leur transmets petit à petit des notions d’alimentation et de cuisine. Ça a commencé très tôt puisque j’approchais la chaise haute du comptoir afin qu’ils puissent regarder, sentir, toucher et goûter. Et j’ai vite réalisé qu’ils patientaient mieux jusqu’au souper quand je les tenais occupés. C’est de cette manière que j’arrive à voir la cuisine du quotidien avec mes enfants d’un bon œil. Je ne le fais pas tous les jours et je sais que c’est irréaliste dans bien des familles, mais je m’efforce régulièrement de déplacer la switch de « corvée » à « jeu ».

De quelle manière et à quelle fréquence impliquez-vous vos enfants dans la cuisine? Qu’aiment-ils le plus faire?

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
Toutes les chroniques de l'auteur

Chroniques sur le même sujet