Crème glacée, plaisir d’été

Crème glacée, plaisir d’été
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste

Il fait chaud. Parfois trop chaud… Le prétexte parfait pour manger de la crème glacée!

Devant le congélateur à l’épicerie, mes yeux balaient la multitude de produits qui s’offrent à nous. Les yeux de ma fille, eux, sont attirés par la crème glacée mauve et par la rose. Bleuets et fraises, respectivement. Mais elle s’en fiche! Mon petit bonhomme rentre pour sa part dans l’espace réfrigéré qui contient les caisses de bières. Excellent truc anticanicule, mais je le rapatrie tout de même avant qu’il se fasse « carter ».

Que choisir? Mais surtout, comment choisir? En lisant le tableau de valeur nutritive? Bof, trop rabat-joie. Si je veux me gâter, je ne laisserai pas les calories guider mon choix. Après tout, on s’en doute qu’une boule de crème glacée Häagen Dazs, c’est riche. […] Je ne peux pas m’en empêcher; je regarde par curiosité. Houlala! 270 Calories et 18 g de gras dans celle au chocolat (pour 125 ml). Celle à la pâte à biscuits et brisures de chocolat : 310 Calories et 20 g de gras. C’est plus qu’un cheeseburger! C’est ce que je disais : rabat-joie.

Regardons les crèmes glacées de gamme ordinaire; moins denses et par conséquent moins riches. Tant qu’à lire les teneurs en calories, aussi bien pousser la comparaison. Par portion de 125 ml : 120 Calories et environ 6 g de gras. Pas mal mieux. À condition de se limiter à une boule de la taille d’une demi-balle de tennis, évidemment!

J’ai choisi ma catégorie : crème glacée ordinaire. Je choisis la saveur (et je convaincs Laura) : chocolat. Maintenant, je ne peux pas choisir seulement en fonction du prix, car je risque d’être déçue. Coup d’oeil à la liste des ingrédients.

Un premier produit : substances laitières modifiées, eau, sucre, glucose, huile de coco hydrogénée, etc.

Les substances laitières modifiées incluent divers constituants du lait dont l’état chimique a été modifié, par exemple les protéines lactosériques et la caséine. Pas de crème, ni de lait, ni même de lait en poudre, qui pourraient être désignés sous le terme « substances laitières ».

Un second produit : lait, crème, sucre, glucose, cacao, etc. C’est plus près de l’idée que je me fais d’une bonne crème glacée. Sur le contenant, on lit « crème glacée à l’ancienne ». Sur un autre produit similaire : « vraie crème glacée ». Ça en dit long sur la catégorie!

En effet – et ironiquement –, ce ne sont plus la majorité des crèmes glacées qui contiennent de la crème. La réglementation canadienne exige que la crème glacée renferme au moins 10 % de matières grasses du lait. Ce gras pourrait même provenir de l’huile de beurre, qui est compris dans le terme générique « substances laitières ». C’est moins alléchant, non? Et si la proportion de gras laitier est sous la barre du 10 % M.G., l’appellation « dessert laitier » est accolée.

Le fait de détailler le lait et la crème nous assure de leur présence dans cet ordre. Certains fabricants utilisent le terme générique afin de se laisser la liberté de changer la recette en fonction du prix et de la disponibilité des ingrédients. Ce n’est pas pour sauver de l’espace sur l’étiquette!

Mon choix est fait. J’opte pour une vraie crème glacée. Québécoise en plus. Vous avez deviné : la Coaticook! J’aime aussi leur lait glacé, mais ils n’en font pas au chocolat et c’est un préalable aujourd’hui.

Quelques minutes – et quelques traces de petits doigts dans les vitres – plus tard, nous sommes équipés de nos « 2 litres pur plaisir ». À nous l’été!

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
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