Futurs parents en temps de pandémie

Futurs parents en temps de pandémie
27 janvier 2021
En cette période de pandémie, les futurs parents ne peuvent pas vivre à deux tout ce qu’ils auraient mutuellement voulu vivre ensemble. Réflexion de notre papa blogueur Jean-François Quessy.

J’ai récemment reçu des témoignages de futurs parents m’expliquant à quel point, en temps de pandémie, les mesures mises en place par les hôpitaux sont difficiles à accepter : l’autre parent qui ne peut pas être là pour toutes les échographies, la limite d’une seule personne avec la mère pour l’accouchement, les possibilités d’accompagnements limitées en cas de problématiques en cours de grossesse, etc.

Pendant des années, on a répété (et je m’inclus là-dedans) à quel point il était important, pour un père, de s’impliquer le plus rapidement possible dès l’annonce d’une grossesse.

Je comprends le contexte particulier et les directives qui sont annoncées pour assurer la sécurité de tout le monde. Mon objectif n’est pas d’en débattre ici. J’aimerais plutôt revenir sur des témoignages que j’ai reçus et sur les émotions qu’ils ont suscitées en moi.

Initialement, en lisant ces futurs parents affectés par les restrictions, j’ai ressenti un mélange de tristesse et de colère. Je me disais que ça n’avait pas de bon sens. Je m’imaginais dans la peau de l’un de ces papas et je pouvais facilement comprendre qu’il puisse se sentir blessé, mis de côté.

Un pas de recul

J’ai laissé ces témoignages dormir un peu au fond de moi. Un jour, deux jours. Puis, je me suis demandé pourquoi ils m’affectaient de la sorte.

Alors, j’ai compris que ce qui me heurtait, c’était le fait que les futurs parents ne pouvaient pas vivre, à deux, tout ce qu’ils auraient mutuellement voulu vivre ensemble. Ce désir mutuel que l’on prône depuis des années!

Cette implication de l’un et de l’autre. Cette place que l’on se confie, que l’on veut voir l’autre prendre. Ce rôle de parent que l’on jouera, chacun à notre façon, avec nos différences, avec nos forces et nos faiblesses, dans l’acceptation.

C’est exactement ce que je voyais dans les témoignages que je recevais!

Des mères qui laissent beaucoup plus de place à leur partenaire. Des mères qui veulent leur partenaire à leurs côtés lors des rendez-vous. Des pères qui tiennent à être là à chaque étape de la grossesse et à jouer pleinement leur rôle de papa.

De véritables « équipes de futurs parents » qui s’aiment fort, qui ont encore plein d’amour à offrir et qui deviendront de fabuleuses familles!

Je m’adresse à vous

Certes, la situation est difficile à accepter. Les événements ne se passent pas comme prévu. Mais derrière la déception que vous éprouvez, je perçois quelque chose d’une infinie beauté : l’amour et le désir de devenir, ensemble, parents.

Et ce désir, ce projet commun, ce rêve que vous caressez si ardemment, je tiens à vous rappeler qu’il n’y a pas un microbe ni un virus qui pourra vous l’enlever.

Courage et continuez de vous aimer comme vous le faites.

Dans un bedon, un petit être le ressent et vous en sera, très bientôt, immensément reconnaissant.

Bonne grossesse chers parents.

 

Photo : GettyImages/doble-d

Commentaires (4)

  1. Jeanne Pilote 28 janvier 2021 à 13 h 26 min
    Merci pour cet article. Je le vis avec mon conjoint et je pense que ce que je trouve difficile à accepter, c'est que ces rendez-vous le concernent tout autant. Pourtant, en choisissant cette approche, on remet la parentalité sur les épaules de la mère uniquement (ou d'une des deux parents dans le cas d'un couple homosexuel). En temps de pandémie, on a vu aussi que c'est beaucoup plus de femmes qui ont perdu leur emploi ou l'ont quitté et qui s'occupent des tâches familiales durant les périodes de confinement, plusieurs d'entre elles parce qu'elles occupaient des emplois à temps partiel ou moins rémunéré. Il y a un gros recul pour l'égalité et j'espère que nous serons assez éveillés pour le remarquer.
  2. Irina 28 janvier 2021 à 20 h 18 min
    Jai fait naissance a 20 mars 2020 et cest été passé tres bien a l'hôpital de Gatineau. Je suis très contente de recevoir service des gens qui travaillent là bas. Les gens sont gentilles, espicial première journée, professionnels ( à salle d'opération, chambre..) , just bonne chose devenir mama. Continue et donner la vie - c'est quelle que choses....
  3. Emilie 29 janvier 2021 à 07 h 14 min
    Ma soeur a accoucher en juin et c est moi qui l accompagnais. Seulement moi. J ai attendu 5h dans la voiture. Il a fallu attendre qu elle soit ouverte a 7-8 avant d avoir le ok pour monter la rejoindre. Moi jai accoucher en juillet et c est la meme chose. Le papa ou la personne qui accompagne ne peux pas monter tant qui sont pas sure que c est maintenant que le bebe va sortir. Tout le travail fallu le faire seule. C est ridicule. C etais a Trois-Rivières.
  4. PIERRE-ALEXANDRE 30 janvier 2021 à 07 h 33 min
    Je trouve ca vraiment triste. Je suis un futur papa d'un bébé dont nous connaîtrons le sexe la semaine prochaine. Nous sommes de l'Estrie et notre Hôpital ne permet pas non plus les accompagnateurs ni les papas pour aucun rendez-vous. Nous sommes donc a 5 mois de grossesse et je n'ai vu bb que sur 2 photos d'echo. Je rencontrerai seulement mon bébé au dévoilement du sexe. Va laisse le lien tres difficile a créer pour moi et c est aussi tres difficile pour ma conjointe d'avoir a gerer tout ca seule.. J espère que les regles changeront bientôt pour les futurs parents car ce fut une grossesse qui nous a presque ete volé et je ne le souhaite a personne.

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