Devenir parent en temps de crise

Devenir parent en temps de crise
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
6 mai 2020
Josée Bournival se souvient du stress vécu à la naissance prématurée de sa fille et souhaite apporter tout son soutien et sa tendresse aux parents qui sont sur le point d’accueillir un bébé dans un tourbillon d’un tout autre genre.

Il y a onze ans, je donnais naissance à mon aînée, Clémentine. Je devenais mère. Ça a été pour moi une période très stressante : mon bébé est arrivé un mois et demi d’avance, par césarienne d’urgence parce que je faisais une hémorragie. Chaque naissance est unique.

Onze années se sont écoulées… Aujourd’hui, j’ai une formidable préado, vive et déterminée, à qui je prends plaisir à raconter sa venue au monde. Elle est née à son image : comme un feu d’artifice imprévu. Elle a poussé son premier cri, alors qu’elle était encore à moitié dans mon ventre, ce qui a fait pouffer de rire tout le personnel médical présent. « Cette enfant-là ne se laissera jamais marcher sur les pieds », m’avait dit le médecin. Et il avait raison…

Cela m’amène à penser aux parents qui accueillent un nouveau-né en ce moment. Des circonstances exceptionnelles qui déstabilisent. Une crise sur laquelle on a bien peu de contrôle. Honnêtement, je suis heureuse de ne pas être enceinte cette année et j’envoie une grande vague d’affection aux nouveaux et futurs parents.

Je pense aussi à ces grands-parents qui attendaient impatiemment de prendre le nouveau membre de la famille dans leurs bras et qui doivent se contenter de photos ou de conférences vidéo. J’imagine votre impatience.

J’ai envie d’offrir beaucoup de tendresse et de réconfort aux nouvelles mamans qui se sentent isolées. Car même en temps normal, dans les mois qui suivent un accouchement, plusieurs se sentent mises de côté, s’ennuient de leurs contacts sociaux, souffrent de solitude ou de baby blues.

Je donne une grande tape dans le dos à tous les conjoints et conjointes qui sont présentement le seul soutien disponible pour les relevailles de la maman. Je vous imagine la barbe (ou les jambes) hirsute, les yeux cernés, mais le cœur gonflé d’un nouvel amour. Ne lâchez pas!

Et j’ose espérer que dans ce grand chaos planétaire, l’arrivée de bébé est quand même douce. Comme une promesse des jours meilleurs qui sont à venir. Comme une preuve que la vie - celle qu’on aime et qu’on trouve belle - continue.

Si, présentement, tout est noir et négatif, c’est normal. Il y a onze ans, je ne pouvais pas parler de la naissance de ma Clémentine positivement. Mais aujourd’hui, j’en retiens l’essentiel : j’ai une fille, vivante. Avec les années qui passent, le reste fait d’intéressantes histoires à raconter…

Et vous? Comment vivez-vous l’arrivée de bébé? Quels impacts la crise actuelle a-t-elle sur votre fin de grossesse? Comment vous sentez-vous? Avez-vous envie de rendre hommage à votre conjoint ou à votre conjointe?

 

Photos : Josée Bournival

Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Je suis la maman de 3 grandes filles et d’un petit garçon. Je souhaite échanger avec vous sur une foule de sujets reliés à la vie de famille.
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Commentaires (28)

  1. Marie-Eve 7 mai 2020 à 21 h 43 min
    Mon 2e fils est né, le 18 mars. C'était le début de la crise. Pas de visite, ni de présentation officielle. Ça m'a fait de la peine, pendant plusieurs jours, de voir que mon fils n'avais pas eu la chance d'avoir l'accueil qu'il mérite; d'être pris et chouchouté par ses proches. J'aurais aussi aimé partager ma joie avec ma famille, dans les tous premiers moments. On dirait que ça m'a été volé. Les semaines passent et je me demande quand ses tantes et grands-parents pourront enfin le prendre dans leurs bras. Heureusement, nous avons la chance de faire des appels vidéos et d'envoyer des photos. Beaucoup de photos! Si ce n'était pas de ça, je serais terriblement peinée et je me sentirais encore plus isolée. Des jours meilleurs viendront et je sens que toute la famille reprendra le temps perdu. Je l'espère de tout coeur.
  2. Josée Bournival 9 mai 2020 à 10 h 30 min
    Bonjour Marie-Ève. Toutes mes félicitations pour la naissance de votre garçon. Le sentiment que vous décrivez doit être partagé par de nombreux nouveaux parents. Bravo de mettre des mots sur ce que vous vivez et d'utiliser les moyens disponibles pour créer des liens entre bébé et le reste de la famille. Je vous embrasse! Josée XX
  3. Amandine 9 mai 2020 à 03 h 53 min
    Bonjour, Je suis enceinte de 5mois et j’ai hâte de voir mon bébé mais j’avoue que parfois je suis un peu démoralisé par la situation je me dis quel monde vais je lui offrir je culpabilise un peu...
  4. Josée Bournival 9 mai 2020 à 10 h 35 min
    Bonjour Amandine. Se questionner sur l'avenir de bébé est tout à fait normal. Encore plus en ces temps troubles. Et même lorsqu'ils grandissent, on a mille et une occasions de culpabiliser. Croyez-moi sur parole! ;-) Certains jours, il faut accepter la tristesse et le doute. Les vivre à fond. Parce qu'un jour viendra où vous aurez l'énergie de déplacer des montagnes pour cet enfant et vous travaillerez à rendre le monde meilleur pour lui. Je vous souhaite une belle fin de grossesse, la plus sereine possible. Josée XX
  5. Amandine 9 mai 2020 à 12 h 35 min
    Merci beaucoup.
  6. Pelletier Carmelle 9 mai 2020 à 11 h 33 min
    Un très beau texte, très touchant !! 💖💖
  7. Josée Bournival 10 mai 2020 à 07 h 44 min
    Merci, Carmelle! Je sais, de source sûre, qu'il y a aussi des Grandmas qui s'ennuient de leurs petits-enfants. J'ai aussi une douce pensée pour elles. Bonne fête des mères. Josée XX
  8. johanne 9 mai 2020 à 12 h 34 min
    Je suis mamie d' un petit coeur de 2 ans 2 mois et un autre de 2 mois. Eliane et Sophie sont mes deux anges mes deux coeurs d'amour. Pendant la covid c'est très difficile pour maman et papa, papa dois travailler de la maison, maman est plus souvent entrain d'allaiter, changer des couches. Ses nuits sont interrompues sans cesse et n'oublions pas elle prépare les repas (3 par jour sans répit car ''j'ai faim a toujours une grande place ''), fait le lavage et l'épicerie qui prend 2 heures a faire maintenant. Papa diverti, console , chante, donne le bain , le dodo et fait la vaisselle a chaque jour, le ménage , il est là mais fatigué lui aussi . Une routine difficile a garder car des changements il y en a,et ce à tous les jours, avec tous les humeurs , la fatigue et le stress, L'inconnu de demain fait son bonhomme de chemin. Je le sens c'est palpable quand on les regardent même avec leur sourire qui tente de cacher un espèce Everest a monter. La limite est vite arrivée. je travaille encore mais a distance, je vis seule et il me reste du temps donc je me suis organisée pour aller a la rescousse. La santé mentale est importante, offrir un break un appui était important a mes yeux. J'ai donc fait très attention et ne cours aucun risque on a créer un nouveau noyau familiale avec moi. Il n'y a qu'une seule personne qui fait l'épicerie et nous ne voyons jamais personne de près par la distanciation . Avons-nous tricher? probablement selon les règles actuelles car on habite pas a la même adresse.On me dénoncera ? j'ai toujours peur que oui... C'est pas le temps de taper des burn-out ou des déprimes. Les journées avec 2 bébés sans aide extérieur sont pour ma part inconcevable, personne ne s'en tire sans aide voyons!. Pour tous ceux qui ont un nouveau bébé c’est plus beau qu'un cadeau avec un gros lot de défis alors je vous souhaites de tout cœur de passer au travers d'ici la fin de cette situation qui vous éloigne des coups de mains. Soyez prudent, demeurez vigilent .
  9. Juliette 9 mai 2020 à 19 h 47 min
    Bonjour. Comme vous avez raison d'aller aider les parents !! L'arrivée d'un bébé est magique mais les premiers mois peuvent être très délicats. Je suis personnellement mère de deux garçons (3ans et 1an) avec un papa réanimateur, pas facile mais pas comparable avec le cas de vos enfants.. Bon courage à tous ceux qui sont dans cette situation. Accrochez vous!!
  10. Josée Bournival 10 mai 2020 à 07 h 53 min
    Bonjour Johanne. Je mettrais ma main au feu que vous n'êtes pas la seule dans cette situation. Ni la seule à "assouplir" les recommandations de la santé publique. Peu importe notre opinion sur le sujet, une chose est certaine: votre aide doit faire toute une différence dans la vie des nouveaux parents. Je vous embrasse et vous souhaite la santé. ;-) Josée XX
  11. Vanessa 9 mai 2020 à 20 h 22 min
    Bonjour Josée, Ma fille est née un mois et demi à l'avance aussi, il y a presque deux ans maintenant. Je me souviens d'avoir été longtemps avec le sentiment qu'on m'avait volé un bout de grossesse. Surtout qu'une première grossesse, c'est important! Heureusement, on avait un (tout) petit bébé en parfaite santé à s'occuper donc ça console! Suite à ça, mon chum est hésitant à avoir d'autres enfants. Il a peur. Moi j'ai eu la chance de suivre tes blogs depuis le début, bien avant d'être maman, alors je sais que ce n'est pas parce qu'on en a une prématurée que les autres le seront! Grâce à toi, je n'ai aucunement peur de retomber enceinte. Au contraire, je le souhaite de tout mon cœur. Merci de m'avoir un peu préparée à cette grande aventure pendant toutes ces années. xx
  12. Josée Bournival 10 mai 2020 à 07 h 59 min
    Bonjour Vanessa. Bonne fête des mères!!! Votre message me va droit au coeur. Il me touche beaucoup. Et je vous rassure: mon conjoint a eu la même réaction que le père de votre enfant. Ça le stressait beaucoup de revivre l'impuissance ressentie lors de la première naissance. Mais le temps fait bien son travail... Je vous souhaite cette deuxième grossesse qui vous tient tant à coeur. Josée XX
  13. Luce M. Richard 9 mai 2020 à 22 h 27 min
    Ta sensibilité est tangible... comme j'aime te lire. Clémentine, ses soeurs et son frère sont choyés de t'avoir comme mère. Heureuse fête des mères!
  14. Josée Bournival 10 mai 2020 à 08 h 00 min
    Ma chère Luce... quelle gentillesse. J'ai les yeux humides à lire votre commentaire. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de m'écrire ces quelques mots. Josée XX
  15. Virginie 10 mai 2020 à 12 h 38 min
    Après 2 fausses couches, mon premier bébé, ma douce Gabrielle, est née le 15 mars. On a pas eu de visite à l'hôpital. Je suis l'aînée de mes parents et ma fille est leur première petite-fille. C'est aussi la première arrière-petite-fille de mes grands-parents. Ça nous crève le coeur à tous de ne pas se voir... Ma princesse ne connaît que les bras de ses parents... Mes parents n'auront pas eu de bébé naissant dans leurs bras. Les vêtements qu'ils lui ont acheté ne lui feront plus lorsqu'ils la verront "pour de vrai". Elle a 8 semaines aujourd'hui et je commence à avoir peur pour la qualité du développement de ses aptitudes sociales. On comprend l'importance des mesures de confinement et on les respecte, mais c'est de plus en plus dur. Le fait qu'on ne connaisse personne qui soit contaminé ou à risque de l'être rend l'acceptation de notre situation encore plus difficile.
  16. Josée Bournival 12 mai 2020 à 07 h 06 min
    Ma chère Virginie... toutes mes félicitations pour la naissance de votre petit miracle. J'espère que Gabrielle vous comble de bonheur. Je comprends vos inquiétudes, mais gardez en tête qu'il y a bien peu de choses irréversibles dans la vie. Et que deux mois, c'est bien court sur l'échelle d'une vie entière. Profitez de chaque instant avec votre fille, elle pourra profiter des autres plus tard... Je vous embrasse. Josée XX
  17. Laurie 10 mai 2020 à 17 h 54 min
    Bonjour, maman d’une petite fille de 4 mois et demi. Heureusement, la majorité des membres de nos familles ont eu la chance de voir notre fille avant le confinement. Malheureusement, ayant ma famille à l’extérieur, plusieurs oncles, tante et surtout une arrière grand-mère n’ont pas eu la chance de rencontrer ma fille (bientôt, on l’espère) On aimerait bien avoir l’aide d’avant le confinement, les rencontres de mamans et les visites des amis, mais comme c’est impossible, on surutilise nos moyens de communication (FaceTime, Messenger, zoom, discord) et on abuse de photos envoyées. Le positif, un papa en télétravail qui voit sa fille aux pauses et au dîner et non seulement un bébé fatigué en soirée! En espérant que le tout revienne à la normale rapidement ! Bonne chance à toutes les mamans et les familles, car après tout, c’est une passe difficile pour tous !
  18. Josée Bournival 12 mai 2020 à 07 h 10 min
    Bonjour Laurie. Félicitations pour la naissance de votre fille. Votre message positif montre bien que l'humain est un être d'adaptation. On a l'impression de ne pas avoir le meilleur de nos relations interpersonnelles en ce moment, mais utilisons ce qui est disponible. C'est mieux que rien! Passez une belle journée ensoleillée. Bébé vous laisse-t-elle dormir un peu? Josée XX
  19. Lucie 12 mai 2020 à 15 h 26 min
    Bonjour et merci pour ce texte d'une grande douceur! J'ai accouché au début du mois de février de mon troisième enfant. Mes parents n'ont jamais pu le rencontrer. Au début, puisque nous étions enrhumés, nous ne souhaitions pas infecter ma mère qui a plusieurs suivis en oncologie. Ensuite vint le spectre de la gastro, puis... le confinement. Cela m'attriste énormément. Je profite toutefois de notre petite bulle familiale. Mes deux premiers ne retourneront pas à la garderie et à l'école pour le moment, d'autant plus que nous vivons dans une zone très chaude. Mon conjoint a aussi perdu son emploi, alors il reste à la maison et m'aide énormément. Par contre, malgré un bébé des plus souriants et une famille extrêmement aimante, cette situation a rendu mon post-partum plus difficile malgré tout. Je dois souvent me parler pour éviter que l'anxiété ne prenne le dessus, mais j'y arrive un peu plus chaque jour.
  20. Josée Bournival 15 mai 2020 à 16 h 09 min
    Bonjour Lucie. Quel message empreint d'optimisme! Malgré les pointes d'anxiété - tout à fait normales en de pareilles circonstances - je sens une grande résilience et une saine adaptation de votre part. Bravo! Et félicitations pour la naissance de ce troisième enfant. Une belle grande famille, comme je les aime! ;-). Josée. XX
  21. Marine 12 mai 2020 à 18 h 39 min
    Merci pour votre beau message. Enceinte de sept mois, je dois faire le deuil de pleins de rituels et moments traditionnels de la grossesse (baby shower, magasiner les affaires pour la chambre, partager le bébé qui bouge avec la famille etc.) C'est pas toujours facile. Pour les femmes enceintes ou celles qui ont donné naissance pendant cette période, j'ai eu envie de créer un groupe privé Facebook afin de pouvoir se soutenir. N'hésitez pas à venir échanger avec d'autres femmes qui vivent la même chose : Communauté des Mamans de la Covid
  22. Josée Bournival 15 mai 2020 à 16 h 11 min
    Bonjour Marine. Quelle formidable initiative que cette communauté virtuelle de mamans du grand confinement. J'espère que plusieurs lectrices du blogue se joindront à vous. Bonne fin de grossesse et je vous souhaite un accouchement serein et empreint de douceur. Josée. XX
  23. Amélie 13 mai 2020 à 06 h 46 min
    J’ai accouché de mon premier bébé le 1er avril, en pleine crise. Tout s’est bien passé et la qualité des soins que nous avons reçus était exceptionnelle (chapeau au personnel soignant de Ste-Justine), mais le retour à la maison a été dur. Nous vivons tout près de ma belle-famille, et c’est d’une cruauté inouïe qu’ils ne puissent pas prendre ce petit bébé naissant plein d’amour. Mes parents vivent loin et n’ont pas pu le voir en personne. Mon conjoint vient de recommencer à travailler de la maison, mais il est au téléphone toute la journée. Je trouve ça stressant de ne plus avoir son aide, je ne peux pas m’imaginer la situation des mères monoparentales en ce moment ! Courage à toutes celles et ceux qui vivent des moments difficiles, ça finira bien par passer un jour. Courage à toutes les femmes enceintes qui s’apprêtent à accoucher, vous avez tout ce qu’il faut pour vous occuper de votre bébé.
  24. Josée Bournival 15 mai 2020 à 16 h 14 min
    Bonjour Amélie et félicitations pour la naissance de votre enfant. Un moment qui reste gravé à vie, peu importe les circonstances dans lesquelles il se déroule. Contente de lire que votre expérience a été positive. C'est rassurant pour celles qui sont présentement en fin de grossesse. ;-) Je nous souhaite, à toutes, des réunions de famille, très bientôt. Car il faut un village pour élever les enfants... Prenez bien soin de vous. Josée XX
  25. Maryse 14 mai 2020 à 13 h 13 min
    Bonjour, j'ai accouché de mon petit Nolan le 19 mars. Comme d'autres l'ont dit, je trouve ça très difficile. Ma famille a toujours été très proche de moi et là, c'est vraiment pas facile. De plus, je remet en question mon couple. Je crois qu'il n'y a plus d'amour entre nous depuis déjà longtemps et le confinement n'aide en rien. Je pense que la solution est la séparation. Dans les conditions actuelles, je ne sais plus trop quoi faire. En temps normal, je demanderais l'aide de ma mère, mais là, on ne sait plus trop quoi penser. Bref, je vis un moment difficile, mais j'ai un beau petit garçon qui apportr un peu de soleil dans mes journées.
  26. Josée Bournival 15 mai 2020 à 16 h 21 min
    Bonjour Maryse. Je vous serre dans mes bras et vous invite à inspirer doucement. Les mois qui suivent la naissance d'un bébé sont souvent de grandes montagnes russes émotives. Ce que vous vivez est normal. En plus du confinement... ouf! J'ai confiance que vous saurez faire la lumière sur ce qui arrive à votre couple et prendre les bonnes décisions pour vous, votre conjoint et Nolan. Parfois, laisser couler un peu d'eau sous les ponts n'est pas une mauvaise chose... Je suis de tout coeur avec vous. Josée XX
  27. Dominique 14 mai 2020 à 14 h 59 min
    Ici les préoccupations ne sont pas tant concernant la naissance, que tout ce qui viendra à l'automne. Nous avons accueilli notre troisième fille l'été dernier. Déjà elle a provoqué tout un tourbillon d'émotions car elle est arrivée vraiment par surprise et sur le tard (ses grandes sœurs ont 18 et 16 ans). Mais nous avons accueilli avec beaucoup de joie ce petit être qui est venu chambouler nos vies et nos projets. La crise actuelle nous demande maintenant une tout autre adaptation et on voit arriver l'automne avec une certaine appréhension. C'est que, pour la fin du congé parental et le retour au travail, nous avions trouvé un milieu de garde parfait pour nous, LA perle des éducatrices, dans un milieu familial stimulant. Nous avons appris ces jours-ci que, pour des raisons liées à des problèmes de santé, elle risque de fermer définitivement ses portes. À trois mois d'avis, on doit trouver un plan B, dans un contexte où un tas de parents se trouvent dans notre situation et que l'on n'a pas envie de confier notre enfant au premier venu. Alors oui, devant l'incertitude de ce qui s'en vient, le stress monte d'un cran. On reste positif et on espère pour le mieux mais ce n'est pas nécessairement facile!
  28. Josée Bournival 15 mai 2020 à 16 h 24 min
    Bonjour Dominique. C'est effectivement tout un casse-tête de régler la garde d'un enfant. Encore pire ces temps-ci. La situation évolue tellement rapidement, j'ose espérer qu'en trois mois, vous trouverez le service de garde idéal pour votre fillette. Quant au stress engendré par ces incertitudes, moi j'essaye de le combattre en respirant les cheveux de mes enfants... parfois, de petits gestes ont le don de nous apaiser grandement. Josée XX

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