Parents en détresse

Parents en détresse
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
5 mars 2020
Présentement, dans l’entourage de Josée Bournival, il y a de nombreux parents en détresse. Plusieurs. Trop.

J’ai le sentiment que je dois aborder ce sujet moins sympathique, moins léger, cette semaine. Pourquoi? Présentement, dans mon entourage, il y a de nombreux parents en détresse.

Plusieurs. Trop.

Des mamans inquiètes que leur enfant échoue son année scolaire et qui n’en dorment plus à force de chercher des solutions.

Des papas, soutien financier de la famille, en épuisement professionnel, qui s’arrachent le cœur à l’ouvrage sans penser à leur santé.

Des couples qui prennent l’eau, parce qu’être parent est exigeant et demande beaucoup de travail. Chaque jour.

Des parents nouvellement séparés qui se rendent malades à force de jongler avec leurs finances.

Des mères qui, leur nouveau-né dans les bras, réalisent que la maternité n’est pas du tout ce à quoi elles s’attendaient…

Cette détresse-là nous concerne tous. Elle s’invite dans toutes les familles à un moment ou à un autre.

Je voulais en parler pour donner un espace d’échange à ceux et celles qui en ont besoin. Parce que j’ai la chance d’avoir des parents et des amis à qui je peux ventiler mes états d’âme. Je suis consciente que tout le monde n’a pas ma chance. Et malgré ce filet de sécurité, il m’arrive de me sentir dépassée.

Si aujourd’hui, vous avez l’impression que j’ai écrit ces lignes pour vous : c’est le cas. Si votre vie est une grande tempête et que vous n’avez personne vers qui tendre la main, prenez la mienne. Je n’ai probablement pas toutes les ressources ou les compétences pour vous aider, mais j’ai une oreille attentive et une main tendue. C’est un début.

Et vous? Êtes-vous fragilisé comme parent? Sentez-vous que vous avez tout le soutien nécessaire dans votre entourage immédiat? Quelle situation vous semble impossible à résoudre?

 

Photo : GettyImages/Dmitrii Guldin

Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Je suis la maman de 3 grandes filles et d’un petit garçon. Je souhaite échanger avec vous sur une foule de sujets reliés à la vie de famille.
Tous les billets de l'auteur

Commentaires (50)

  1. Maryse 5 mars 2020 à 19 h 51 min
    En cette Semaine de relâche, je réalise à quel point passer 10 jours en ligne non stop avec ses enfants (4 et 8 ans) n’est pas tjrs de tout repos. Et ma plus jeune est dans une passe où elle demande constamment. Je suis fatiguée et mon conjoint aussi. Nous n’avons pas bcp de famille proche donc pas beaucoup de répits. On se sent parfois vidés mais heureusement nous avons de l’écoute l’un pour l’autre et c’est ce qui nous sauve. Je trouve qu’il y a un certain tabou de dire que nous sommes fatigués de nos enfants. Et pourtant, la société devrait être plus la l’écoute des parents fatigués, nous devrions le faire pour le bien être des enfants ...
  2. Josée Bournival 6 mars 2020 à 09 h 15 min
    Bonjour Maryse. Pour ma part, j'ai toujours l'impression qu'il y a de la confusion. Je pense que les parents sont fatigués du trafic, du stress relié à leur emploi, de prendre soin des parents vieillissants, du ménage, etc. Si tous ces aspects étaient pris en charge, ils auraient la patience et l'énergie pour répondre aux besoins des enfants.... Qu'en pensez-vous? Josée XX
  3. Annie 6 mars 2020 à 12 h 03 min
    J'aime bien votre commentaire Josée, c'est très intéressant comme réflexion!!
  4. Josée Bournival 6 mars 2020 à 14 h 15 min
    Merci Annie. Parfois, se décoller le nez du problème permet une réflexion plus "large". ;-) Josée XX
  5. Maryse 6 mars 2020 à 17 h 12 min
    Bien d'accord avec vous. :)
  6. Marie 5 mars 2020 à 20 h 30 min
    Bonjour Je vous remercie de votre article. Je suis une nouvelle maman d’un petit trésor d’un mois au sein d’une famille reconstituée. Ma vie est u. Véritable bordel ... professionnelle de carrière, je comprends aujourd’hui que je ne suis plus la patronne ... mon garçon mène la danse à son rythme. Des problèmes de santé ont compliqué ses débuts dans notre vie et mon couple en prend un coup. Nous n’avons pas tous la chances d’être bien entouré. Point de vue famille c’est compliqué et amis, disons que tous sont très occupés ( et c’est normal ils ont leur vie ...) je ne suis pas en dépression , j’ai pris mes responsabilités j’ai parlé à mon médecin. Mon mental se porte bien, c’est la fatigue et les Multiples déceptions qui sont difficiles à gérer.... bref, merci je me sens moins seule dans mon desarroi..
  7. Josée Bournival 6 mars 2020 à 09 h 20 min
    Bonjour Marie. Bravo pour l'arrivée de bébé. Les mois qui suivent la naissance d'un enfant sont toujours un peu chaotiques! Avec la maladie en plus... ouf! Bravo d'en parler à votre médecin. C'est peu, mais ça vous garde éveillée à votre propre état personnel. Je vous souhaite patience et indulgence envers vous-même. Surtout pour la gestion des déceptions... on a le droit d'être déçu, fâché, tanné. On se juge souvent... malheureusement. Courage! Josée XX
  8. Secret 5 mars 2020 à 20 h 31 min
    Pour ma part je me sens dépassée depuis la naissance de mon 1er. Je me demande d'ailleurs quelle idée m'est venue d'en faire un 2!!!! Je me sens étouffée par la routine qui va à 100 à l'heure, par les demandes interminables des enfants, par cette nécessité d'être une super employée, une super maman douce, patiente, gentille...et que dire d'être à la hauteur de mon mari qui aimerait dont bien que je sois une top amante!!! Non mais je n'en peux plus. Je souffre mais je souffre toute seule parce que je suis constamment jugée de souffrir pcq voyons avoir des enfants c'est ce qui a de plus beau!!! Et pcq voyons on est complètement indigne comme mère si on sent qu'on étouffe quand on est à la maison avec les enfants. Mes parents sont décédés, ma sœur est stérile et mes amies me jugent.... Jamais été aussi seule dans une maison pourtant bien pleine! Oufffff je pensais jamais que ce serait ça la vie de famille. Sur ce je vais aller me coucher pcq oui mon fils de 5 ans ne fait pas encore ses nuits !!!!
  9. Josée Bournival 6 mars 2020 à 09 h 25 min
    Ma chère Secret... vous frappez à la bonne porte. Lisez les autres commentaires des internautes. Vous verrez que vous n'êtes pas seule. C'est une mince consolation, je sais. Je vous propose un exercice. Aujourd'hui, pouvez-vous mettre une tâche de côté? Une seule. Ou, mieux encore, pouvez-vous verbaliser un de vos besoins à votre conjoint? Juste un. On a tendance à vouloir agir à grande échelle, alors qu'un petit pas peut parfois ouvrir la voie à beaucoup de bien-être. Je vous serre dans mes bras. Josée XX
  10. Mme 12 mars 2020 à 09 h 41 min
    Je vous comprend tellement, bonne employé, bonne maman, bonne conjointe-amie-amante... de la pression de tous les bords , on se sent seule parfois là dedans! Seule alors que la maison est pleine.
  11. Marilou 5 mars 2020 à 20 h 54 min
    Wow! Autant le texte que les commentaires me font du bien! C'est vrai que c'est tellement tabou! On se fait toujours comparer les une avec les autres, on se fait comparer nos bébés aussi, mais aucun bébé n'est pareille tout comme aucune mère n'est pareille! Je suis super heureuse pour Madame X qui a 4 enfants en pleine santé et qui continu de faire toutes ses activités et que ça dont l'air facile! Mais nous ça pas été notre cas! On en a juste une et elle a eu des problème de santé, maintenant c'est derriere nous, mais a quel point nous sommes fatigué de l'année qu'on viens de vivre! La moindre petite chose on manque de patience, j'ai l'impression de commencer une relation boiteuse avec ma fille, parce que j'aimerais dont me mettre a terre, jouer plus souvent avec elle, faire plein d'activité.. Mais je suis brûler. Et avec le retour au travail qui arrive avant même qu'on ait pu se trouver une aisance et une routine a 3... Je ne sais pas quoi faire, ou trouver le repos, comment m'habituer a ce nouveau mode de vie quand je travaille beaucoup et m'occupper de ma fille le soir ou le matin je le sens d'avantage comme une tâche que du plaisir en bonne compagnie. Je l'aime de tout mon coeur, et je suis épuisé et je me sens tellement coupable de ne pas être à la hauteur de mes attentente. A mon plein pottentiel... Et a quel point je ne peux rien dire a personne parce que seigneur que je suis indigne, comme si la femme doit automatiquement s'abandonner et s'oublier pour ses enfants pendant que le mari a encore des moments de détente parce que c'est normal pour un père d'avoir besoin de temps pour lui. Heureusement, malgré tout le couple va bien, mais je ne peux m'empêcher de ressentir une certainne jalousie larce que je serais surement un meilleur père, ça l'air plus facile d'être un père... On vie aussi la déception que nous avions prévu faire un 2e enfant bientôt, mais avec ce qu'on a vécu on est pas dutout prêt a recommencer, mais je ne suis pas sur qu'un jour on va se sentir prêt a nouveau et ça me fait de la peine parce que je voulais vraiment 2 enfants, mais si on em fait un autre j'ai peur que ce sera ce qui fera couler le bateau.
  12. Josée Bournival 6 mars 2020 à 09 h 32 min
    Bonjour Marilou. Il y a beaucoup de questions dans votre commentaire. Beaucoup de pensées tournées vers l'avenir... avoir ou non un deuxième enfant? regretter de ne pas en avoir un autre? risquer la santé de votre couple? Je comprends... le cerveau ne nous arrête jamais. Mais on perd beaucoup d'énergie à réfléchir à des situations qui ne sont pas encore là. Je vous souhaite donc de parvenir à vivre le présent, un peu plus chaque jour, sans craindre pour l'avenir et les grands choix qui viendront... ou pas. Quand je me sens envahie par des craintes concernant l'avenir. je prends un enfant dans mes bras et je respire ses cheveux. C'est mon truc personnel. ;-) Josée XX
  13. Joanne 7 mars 2020 à 09 h 20 min
    Je suis maman de 3 enfants. Je travaille pendant le jour et suis monoparentale. Oui, c'est vraiment intense être maman. Les enfants n'ont pas de limites dans leurs demandes et notre énergie est très limité. J'ai eu mes enfants tard pour étudier, c'est encore pire. Naturellement, au début, je me suis mise à vivre pour mes enfants. La tendance est de ne plus voir la mère, tout le monde ne voit que le beau petit bébé. Je ne vivais que pour leur bonheur jusqu'à ce que je réalise que j'avais disparue, mon énergie s'en allait, je m'eteignais mais ...sans moi, les enfants sont mal pris. J'ai compris qu'il faut que je prenne soin de moi. Nous vivons beaucoup de pression au travail, la société ne voit que ces petits anges innocents, les écoles exigent aussi mais nous ne pouvons être parfaites et surtout partout. Notre force est limitée. Faut aussi ajouter la pression que nous nous mettons à vouloir "paraitre" mère parfaite, super woman. Il faut baisser la barre, accepter nos limites et surtout NOUS REPOSER. Maintenant, je me trouve une heure de sieste dans ma journée. Je lâche tout, la sieste passe en premier, avant d'aller chercher les trésors à l'école. Je vais beaucoup mieux en fin de journée. Je fais moins de choses à la maison. On arrive, on mange, une heure de jeu puis preparation pour le dodo. Le lendemain matin, je vais mieux. J'ai compris que le sport, la marche, les moments de plaisir personnel sont primordials. Se faire plaisir est aussi URGENT que respirer, se reposer. La journée est courte . Faut juste se mettre moins sur le dos. C'est pas facile. Notre vie a changé, faut changer nos priorités. J'ai lâché les visites aux amis pas mal, je ne reçois plus à la maison, ça me réduit la pression du nettoyage, j'ai fait des choix afin de prioriser ma santé. Si possible, planifier les heures de repos avec vos conoints si vous en avez. Le REPOS EST INDISPENSABLE AUX MAMANS. Ma vie est devenue bien plus agréable depuis que j'ai compris ça. Je ne me sens plus coupable de me prioriser à certaines heures. C'est normal et SAIN. C'est bon pour eux d'avoir une maman en santé. Bon courage à nous toutes les "super maman" 😉😊
  14. Josée Bournival 9 mars 2020 à 07 h 51 min
    Bonjour Joanne. J'aime que vous mentionniez qu'il faut faire des choix. Moi, c'est le ménage qui est descendu dans l'échelle des priorités. Et j'avoue que les contacts avec les amis sont moins nombreux, aussi. Josée XX
  15. Deborah 13 mars 2020 à 07 h 57 min
    Ce commentaire exprime parfaitement mes sentiments après 3 ans avec ma petite fille arrivée pour mes 40 ans! La fatigue m'a fait perdre le nord, les priorités. Ce que je voulais faire en tant que maman, employé, épouse, fille, soeur, etc ne rimait plus du tout avec ce que je pouvais faire, et je luttais. Un moment de répit, une pause de 2 semaines de vacances à 3, et je me suis calmée. Mes attentes envers moi même et envers la vie sont plus réalistes. Je relaxe, je joue (vraiment, pas faire semblant ;) ), je respire et j'espère garder cette vision plus large de ma vie pour ne plus me perdre dans les détails du quotidien. Et surtout... je dors! Merci de nous donner ce plateforme pour nous exprimer... c'est thérapeutique!
  16. Joanne 7 mars 2020 à 09 h 41 min
    Juste ajouter que le nombre d'enfant est moins important que ce que l'on vit. Un enfant avec maladie ou trouble de comportement ne se compare pas. C'est ce qu'on vit, l'aide dont on dispose, le soutien et où on est rendu (physiquement et mentalement) qui importe. Vous seul savez ce que vous vivez. Vous seul pourrez trouver votre meilleure solution. J'ai désiré des enfants mais je n'ai pas planifié leur arrivée. C'était des "surprises " (agréable) pour moi. Maintenant, je comprend ce que c'est d'être maman (oui, ça m'a pris 3 pour comprendre dans quelle valse j'étais). J'ai décidé que cela suffisait. Lorsqu'on est très fatiguée, l'enfant même peut devenir une source de souffrance. Prenez de temps de retrouver votre joie. Trouvez votre équilibre. Votre coeur vous dira si vous êtes prête pour un autre. Ma mère voulait beaucoup d'enfants. Elle en a eu 5 mais elle s'est sauvée après. J'ai été élevée par mon père. Profitez du droit que vous avez de planifier "volontairement " vos grossesses. COURAGE!😊
  17. Josée Bournival 9 mars 2020 à 08 h 28 min
    Merci de cet ajout, Joanne. On dirait qu'on le sait toutes, mais un petit rappel, de temps en temps, ne fait pas de tort. Josée XX
  18. M. 5 mars 2020 à 21 h 35 min
    Pour ma part, Début difficile avec prématurité. 35 semaines de grossesse c est pas si pire en terme de prema mais quand même j ai pas pu faire du peau à peau avec ma fille et j ai dégelé de mon epidurale toute seule dans ma chambre d accouchement. Puis un échec à l allaitement et du pumping exclusif. Suivi d un pb hematologique ??? On en est pas sur avec rehospitalisation de plus d une semaine et suivi très rapproché pendant environ 2 mois. Je commence à voir le bout du tunnel ma fille va mieux. Mais moi je ne vais pas bien. J évite les réunions mamans bb car je me sens mal à l aise de ne pas nager dans le BONHEUR. Je suis heureuse quand je passe du temps avec ma fille mais quand elle dort tout me rattrape. Moi même immigrée je n ai pas de famille au Canada. Ma belle famille est la. Mais je ne suis pas à l aise à m ouvrir. En tout cas je fais de mon mieux et je maximise avec psychologue er groupe d entraide post partum. Je ne suis pas Seule et vous ne l êtes certainement pas. Merci pour ce texte.
  19. Josée Bournival 6 mars 2020 à 09 h 38 min
    Bonjour M. Je vous serre dans mes bras. Parce que je comprends votre détresse. J'ai accouché de Clémentine à 34 semaines de grossesse. Comme vous, je me disais: "C'est pas un grand prématuré, je vais quand même pas me plaindre." Puis une intervenante m'a dit: "Ce sont les prématurités les plus solitaires. Justement parce que l'entourage banalise. Parce que le système ne nous prend pas en charge comme les grands prématurés. Parce que le public n'a aucune idée du choc vécu par les parents." Moi, je sais. Et je compatis avec vous. Je vous souhaite du temps pour vous apprivoiser, votre bébé et vous. Ça viendra, ce lien et ce bonheur que vous souhaitez tant. Josée XX
  20. Émilie 5 mars 2020 à 21 h 38 min
    Bonjour! La vie est bien faite! En revenant de ma séance de sport ce soir, je repensais à la tempête de lundi, de mardi, de mercredi et surtout celle d'aujourd'hui... Je me suis dis que j'allais poster de quoi sur un groupe de maman pour parler de ce que je vis présentement dans mon coeur. Les commentairea des autres ont été un.baume au coeur même si c'est jamais cool de voir d'autres galèrent aussi. Je suis maman de 2 garçons de 8 ans 1/2 et 6 ans. Mon aîné a un TDAH avec le HHHH et IIImpulsivité :( Notre vie de famille n'a jamais été facile. Des tempêtes, il y en a beaucoup et nous n'avons pas de famille ici au Québec. J'ai beaucoup d'attentes envers.moi-même, min conjoint RT mes enfants alors ça mer du stress à tout le monde! Je travaille là-dessus et nous recommençons un suivi en psycho pour nous aider. Je me sens parfois au bout du rouleau... Je suis un volcan en irruption constante et je suis le plus souvemt incapable d'accompagner mes enfants dans le bien vivre ensemble. Je suis souvent loin de la maman douce et patiente que j'aimerais être! J'essaie. Mais aujourd'hui, j'en encore explosé et mes mots ont dépassés ma pensées et mes gestes.plus brusque que ce que j'aurais voulu. On réparer puis on recasse. Et puis on repare. C comme si on dansait en famille : il y a des pas très très beaux et des bouts douloureux où tout le monde se pilent sur les pieds!! Ahhh... C pas facile. Une journée à la fois. Merci de votre billet, ça fait du bien de ne pas se sentir seule dans ces moments là...
  21. Josée Bournival 6 mars 2020 à 09 h 42 min
    Bonjour Émilie. Merci d'avoir pris le temps de partager ce que vous vivez. Beaucoup se reconnaîtront dans cette maman-volcan que vous décrivez. Vous savez ce qu'on dit des volcans qui n'explosent pas? On dit qu'ils dorment. Parfois, ça peut aussi être une bonne solution pour les parents... on oublie à quel point notre réservoir de patience se remplit avec une bonne nuit de sommeil. Josée XX
  22. Elise 5 mars 2020 à 22 h 06 min
    Petit partage de ressource: j’ai découvert l’organisme Première Ressources pour les parents. Les consultations se font par TÉLÉPHONE, COURRIEL ou par CLAVARDAGE, en français ou en anglais. https://www.premiereressource.com/ Si vous avez besoin d’aide, ils sont là aussi.
  23. Josée Bournival 6 mars 2020 à 09 h 43 min
    Merci Élise. On n'a jamais trop d'outils. Bonne journée à vous! Josée XX
  24. Emie 5 mars 2020 à 22 h 31 min
    Je penses que ce qui nous affectent le plus dans notre cas est de ne pas avoir de support de notre entourage. Pas parce qu'ils ne veulent pas, mais parce qu'ils ne sont pas dans le coin. Amis et famille sont à minimum 3h de chez nous ou alors à l'étranger. On a deux jeunes enfants.(4-5 ans) et on travaille 4Oh++ par semaine, dans le traffic, on cours sans arrêt, c'est épuisant.
  25. Josée Bournival 6 mars 2020 à 14 h 21 min
    Bonjour Emie. Ce que vous décrivez, c'est la réalité de nombreux parents: la course folle des semaine. Difficile pour plusieurs de respirer entre le lundi matin et le vendredi soir. Et à retenir son souffle ainsi, on manque d'air. On s'épuise. Je vous lance un défi: prenez 10 minutes pour vous en plein milieu de semaine. Pas une soirée complète, c'est irréaliste. 10 minutes pour faire quelque chose que vous aimez (boire une tisane, feuilleter un magazine, vous vernir les ongles, dessiner des mandalas, etc). Vous serez surprise des résultats sur votre humeur et votre énergie. Ne lâchez pas!! Je suis de tout coeur avec vous. Josée XX
  26. Stéphanie 5 mars 2020 à 23 h 20 min
    Enfin quelqu’un qui ose parler de se que l’on vie en tant que mère.moi il y a 3 ans j’ai eu un fils que j’adore mais aussi une grosse dépression post partum.je ne pouvais pas imaginer que c’était ça ma vie que d être maman c’est être en cage dans une maison et je vivre de l’anxiété sans arrêt.je passais mon temp à la clinique pour dire que j allais pas bien qu’il fallait faire quelques chose mais on me disait que c’était un baby blues d’attendre que les hormones se calme .jai continuer d’en parler et enfin il m’on aider. Aujourd’hui je suis maman de un garçon de 3 ans et d’une fille de 7 mois .Jaime ma vie de maman même si des fois j’ai le goût de foutre le camp où que je m’énerve pour un rien.Jadore mes enfants et ma famille n’est pas parfaite mais c’est la mienne.Faut en parler du post partum et demander de l’aide car je m’en suis sortie.
  27. Josée Bournival 6 mars 2020 à 14 h 23 min
    Bonjour Stéphanie. Merci pour votre témoignage. Je suis certaine que plusieurs nouvelles mamans se reconnaîtront dans votre expérience et seront encouragées par votre finale: c'est possible de s'en sortir! Josée XX
  28. Naître et grandir 6 mars 2020 à 08 h 55 min

    Sachez aussi qu'il existe des ressources pour les parents. Pensons notamment au service Info-Social 811 qui est un service de consultation téléphonique gratuit et confidentiel qui permet de joindre rapidement un professionnel en intervention psychosociale en cas de problème psychosocial. Le service est offert 24 heures par jour, 365 jours par année. www.quebec.ca/sante/trouver-une-ressource/info-social-811.

    Aussi, la Ligne Parents est un service de soutien professionnel, anonyme et gratuit 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 en composant le 1 800 361-5085 ou en clavardant ici www.ligneparents.com.

    Finalement, il est aussi possible de contacter Première Ressource, aide aux parents, un service gratuit de consultation professionnelle pour les relations parents-enfants:  au 1 866 329-4223 ou www.premiereressource.com.

  29. Melanie Cassely 6 mars 2020 à 09 h 35 min
    Il y a deux ressources que j ai moi même expérimenté pour sortir de isolement en post partum. Le groupe MotherWit Doula Care (5726 sherbrooke ouest )qui propose un groupe de paroles chaque jeudi de 12h30 à 14h00. Gratuit les bb sont bien sûr les bienvenus. Et un groupe d entraide francophone le lundi de 13h15 à 15h au centre communautaire le carrefour des petits soleils (métro laurier) avec service de garde au besoin sur place. Personnellement je trouve que c est d une grande aide. Si d autres parents peuvent en bénéficier ça fait déculpabiliser durant la période de post partum que je trouve assez difficile et ou je me suis sentie très vulnérable
  30. Josée Bournival 6 mars 2020 à 14 h 26 min
    Bonjour Mélanie. Lorsqu'il y a des ressources de disponibles, il faut les utiliser et votre partage aidera sûrement d'autres parents pour qui ces organismes étaient inconnus. Au plaisir! Josée XX
  31. Josée Bournival 6 mars 2020 à 14 h 27 min
    Bien vu, Naître et Grandir! ;-) Josée XX
  32. Catherine 6 mars 2020 à 21 h 04 min
    Mes 2 cocos ont des difficultés avec leur sommeil. J'en souffre énormément. Je suis également en réorientation de carrière avec toutes les incertitudes que ça apporte. Mon conjoint travaille énormément, mes ami.e.s ne sont pas présent.e.s pour moi en ce moment. Je suis épuisée. Je me sens dans un brouillard de fatigue et de colère. J'ai fait appel à des ressources externes pour me soutenir mais oh comme j'aimerais avoir ce soutien familial et amical dont tu parles. Merci pour ce texte qui nous aide à nous sentir moins seules.
  33. Josée Bournival 9 mars 2020 à 08 h 36 min
    Bonjour Catherine. Je vous lève mon chapeau pour la réorientation de carrière. Un beau défi lorsqu'on a des enfants. Chercher à être heureux au travail est aussi un pas vers le bonheur familial. Je vous souhaite de belles surprises. Josée XX
  34. Nancy 7 mars 2020 à 01 h 24 min
    Mon conjoint et moi avons verbalisé dernièrement au près de notre famille être en « burn-out parental »... On a appelé ça comme ça... Ça a d’ailleurs fait du bien d’en parler. On se rend compte que tellement tout le monde est comme nous. C’est le rythme pas possible de courir du matin jusqu’au soir et la fds qui défile à un rythme incroyable qui nous satisfait pas du tout. Pourtant on est chanceux avec trois beaux cocos en santé et plein de vie mais pas toujours facile le quotidien. Pour le moment, on profite de quelques jours pour La Relâche mais on n’a pas de solution pour le quotidien. Le pire c’est qu’on est conscient que période passe si vite. Les enfants grandissent vites et j’aime les avoir tout près de moi et je n’ai pas vraiment hâte qu’ils grandissent trop ;)
  35. Josée Bournival 9 mars 2020 à 08 h 40 min
    Bonjour Nancy. LA grande solution à votre situation n'existe pas, à mon avis. Mais il y a plusieurs petites solutions qui, combinées, soulagent un peu.Vous allez en trouver. Faites-vous confiance. Vous avez déjà mis "la machine en marche" en nommant votre malaise. Maintenant tendez l'oreille, l'aide va venir... Et savourez le temps passé avec les enfants. Ça, vous ne le regretterez jamais. Josée XX
  36. Nancy 9 mars 2020 à 09 h 30 min
    Merci Josée! Tu trouves toujours une si belle façon d’exprimer nos émotions et à nommer des pistes de solution!
  37. Martine 7 mars 2020 à 14 h 46 min
    Lorsque tu es rendu trop épuisé psychologiquement pour ventilé ou même simplement pleuré.... J'en suis rendu là. La maman de 4 enfants de 3 pères - Bon ok, la plus vieille à 22ans, qui est a ses débuts / déboires du monde adultes, mais une maman s'inquiète de ses enfants peut importe leur âge... Les jumeaux qui ont 17ans today... Dont l'un est TSA et TDAH et doit constament composer avec la place qui lui revient et qu'il veut prendre entre son monde à lui et la réalité (notre monde)... Sa jumelle dans sa crise d'ado et de rébellion contre la société mais surtout contre maman.. Et la dernière 4ans... Naïve, insouciante et belle, prise dans le tourbillon d'une séparation non réglé même après 1an. - Cette maman qui n'est absolument pas heureuse dans son travail mais qui en effet, s'y démène pour pouvoir y arrivé mais dont ce n'est jamais suffisant, au point que ça déteint dans ses relations professionnels. - Voilà en très gros résumé où j'en suis... Rendu à fare de l'anxiété sur tout et rien mais point de me plus être capable d'avancer et se battre... Où j'ai apprécié lire ce petit bout d'article... Il a fait du bien... Du bien de voir que d'autre sont comme moi, même si on ne vie pas les mêmes choses on en vient parfois au même résultat... Mais... je ne saurais même pas comment prendre cette main car toutes les autres que j'ai tenté de prendre m'ont toutes glissées des mains... Alors d'une fois à l'autre on sens encore plus l'urgence de prendre la suivante, sans plus de succès, par ce qucon est de plus en plus craintif et maladroit... Alors on arrête parce qu'on en vient à la conclusion que ça ne sert à rien, autre que de se dénigrer, se rabaisser d'avantage et projetter l'image qu'on est juste bonne à se faire enfermé... Mais au faud, on sais que ce n'est pas vrai, on a juste besoin de cette main... En fait, même pas de la main au comptet... Juste le coup de pouce serait suffisant! Mais on ne sais même plus comment simplement recevoir ce soutien et cette compassion.
  38. Steph 9 mars 2020 à 06 h 49 min
    Je ressens ta peine malgré nos différentes réalités. Je suis de tout coeur avec toi. Je te souhaite de trouver la main qui ne te lâchera pas!
  39. Josée Bournival 9 mars 2020 à 08 h 48 min
    Ma chère Martine. Il y a tellement de force en vous. Ne le savez-vous pas? Vous êtes encore debout, malgré tout ce que vous décrivez. Fermez les yeux un instant. Respirez. Une seule minute si c'est ce que vous avez de disponible. Mais respirez. Félicitez-vous. Soyez indulgente. À l'image des enfants qui tombent de nombreuses fois avant d'apprendre à marcher, donnez-vous le droit d'essayer d'attraper les mains tendues encore et encore, aussi souvent qu'il le faudra.Vous en valez la peine.Je vous serre dans mes bras. N'oubliez jamais que vous êtes la bienvenue pour écrire sur le blogue, peu importe le sujet de mon billet. Donnez-vous le droit de venir ventiler. Nous serons là. Josée XX
  40. Steph 9 mars 2020 à 06 h 45 min
    Je me questionne à savoir si je fais une dépression... la plupart de mes journées sont positives, cependant dès qu’une difficulté se présente, ça m’apparaît comme une montagne insurmontable. Je pleure souvent et beaucoup, heureusement j’ai le support exceptionnel de mon conjoint et j’ai de la famille proche mais je n’ose pas toujours demander de l’aide. J’ai hâte que la tempête passe...
  41. Josée Bournival 9 mars 2020 à 08 h 50 min
    Bonjour Steph. Une dépression, ça doit être soigné. Ça ne passe pas tout seul. Si vous êtes submergée par vos émotions, songez à consulter. On pourra vous donner l'heure juste et vous accompagner pour vous en sortir. Prenez bien soin de vous! Josée XX
  42. Alexandre 9 mars 2020 à 07 h 23 min
    La mere de ma fille et moi somme separer depuis 3ans maintenant. En fds, j'ai du réprimander legerement ma fille pour une action. Elle ma ensuite demander si j'avais hate d'aller la porter chez ca mere pour ne pu avoir a m'occuper d'elle. J'avoue que ca ma vraiment secouer qu'elle me demande ca, qu'elle est l'impression que je me debarasse d'elle quand vient le tour de garde de ca mere
  43. Josée Bournival 9 mars 2020 à 08 h 56 min
    Bonjour Alexandre. Ahhh... je vous comprends telllleeeement. Quel sentiment désagréable! Je ne connais pas votre fille, mais je me permet un commentaire: les enfants nous testent souvent. Ce n'est peut-être pas ce qu'elle pense, mais elle a besoin d'être rassurée. Elle cherche peut-être à vous provoquer... ce genre de commentaire ressemble à ceux qui sortent parfois de la bouche de ma grande de 10 ans. Ils savent où appuyer pour nous faire mal, hein? Courage et revenez nous écrire. Ça manque de papas sur le blogue. ;-) Josée XX
  44. Ann 10 mars 2020 à 08 h 09 min
    Ce texte fut chaleureux et d'une ouverture humble. Les commentaires aussi. J'aimerais tellement que les gens travaillent dans notre système de santé le soit autant. Lors de ma première grossesse j'ai tenter d'avoir du soutien psychologique; pas d'amis et vie familiale élargis compliquer. Le système ne savais quoi faire de moi. Le tout a fini à l'urgence psychiatrique, 7 mois de grossesse, sevrage de médication, mal gérer par mon médecin, ensuite signalement à la DPJ. Depuis la peur bleu de revivre des moments déchirant comme çeux que j'ai vécue à lhopital à la naissance de mon premier enfant; traumatique en sois, déclenchement due à de la preeclampsie. Je n'ai pas pu avoir mon bébé avec moi. Ont est 3 ans plus tard et je porte encore de séquelles de ces événements perturbant. J'en pleurs encore. La peur constante que je dise la mauvaise chose à un professionnel de santé et que cela soit mal interpréter. Je soupçonne maintenant, être moi même atteint d'autisme. Même si j'arrive un jour à avoir un diagnostique, je n'imagine même pas les préjuger que cela va engendrer dans le fameux système. Je suis mère au foyer et bien que cela soit un privilège, cest lourd à porter également. Maman doit tout gérer, tout le temps, il n'y a pas de repos ou de temps morts. J'ai maintenant eu la bonne nouvelle d'une troisièmement grossesse, qui s'avère être des jumeaux. Contrairement à ma deuxième grossesse, qui fut nettement meilleur que la première (suivi de sage femme et accouchement à domicile), je retombe maintenant dans un système briser ou ont me parle de d'eclanchement et se césarienne. Pas facile ses jours si. En même temps qu'elle luxe et quel joie que d'être parent.
  45. Nathalie 11 mars 2020 à 09 h 28 min
    Bonjour, J'ai 46 ans et suis maman solo d'une petite fille de 4 ans. Maman essoufflée, fatiguée.... En couple de nouveau et installés depuis 1 an ensemble.... Pas facile tous les jours, tiraillée entre tous....
  46. Mélissa 12 mars 2020 à 15 h 35 min
    Je suis complètement dépassée... Je ne sais plus quoi faire et personne à qui parler. Mon conjoint et sa famille pensent que je me plein pour rien. La seule personne qui m’écoutait sans me juger c'était ma mère décédé en juillet 2017. Ce qui me dépasse c'est ma grande fille de 11 ans. Elle est jalouse de sa petite soeur de 6 ans. Elle peut être adorable ma la minute qui suit me faire une crise de colère incroyable. Niveau sociale, elle parle à tous le monde, mais essaie de tout contrôler. Quand il arrive quelque chose à l'école, elle nous raconte ce qu'elle a perçu comme si c'était la réalité et souvent c'est très loin de la vérité. Je voie bien qu'elle a des problème socio-affectif et j'ai demander de l'aide. Dès que ça allait un peut mieux l'aide m'a lâche. J'ai redemander de l'aide cette année (Novembre 2019) et j'attend toujours. Ce qui ne m'aide pas c'est que ses résultats solaire son très bon... Quand tu a écrit sur la douance, j'ai reconnu ma fille mais il y a pas beaucoup de resource dans mon coin
  47. Marjorie 12 mars 2020 à 20 h 13 min
    Fatigués ! C'est le mot pour nous décrire. Des garçons de 4 et 6 ans extrêmement demandant ! Un souper d'une demi heure à faire m'en prends une heure et quart car je suis toujours à intervenir dans leur "chicanes". Ma mère vieillissante habite avec nous, et bien qu'elle aide à occuper les enfants, elles demandent aussi beaucoup, car elle ne participe pas aux autres tâches ménagères vu sa santé. Oui apprendre à lâcher prise, donner un peu de notre charge mentale à notre conjoint, prendre du temps pour soi. Mais malgré tout, quand je me renseigne auprès de Naître et grandir, je me rends compte que j'ai tout faux, mes interventions ne sont pas les bonnes, je "scraps" leur enfance et leur inculque de mauvais comportements à cause de mon impatience liée à la fatigue. On a juste hâte qu'ils aillent se coucher, mais ils étirent ça... C'était donc ça la maternité ? Des fois je regrette mon deuxième qui est venu perturber notre équilibre et qui a provoquer un trouble d'opposition chez mon plus vieux (même si je l'aime de tout mon coeur et que je me sens coupable de penser que j'aurais dû rester à un). Il est facile de se renseigner sur des façons de faire, mais les mettre en application est plus ardue. On fait se qu"on peut et je n'hésite pas à m'excuser auprès d'eux quand je perds patience. Bonne chance à vous tous, parents !
  48. Marjorie 12 mars 2020 à 20 h 15 min
    Je crois aussi que mon plus vieux a de la douance, mais difficile d'avoir de l'aide ou des réponses à ce sujet.
  49. Marjorie 12 mars 2020 à 20 h 16 min
    Je crois aussi que mon plus vieux a de la douance, mais difficile d'avoir de l'aide ou des réponses à ce sujet.
  50. caroline 13 mars 2020 à 08 h 54 min
    C’est toff d’être parent... et j’imagine que ça doit l’être pour nos enfants aussi? Maman de 4 enfants, c’est du sport de haute endurance parfois, surtout avec les deux plus grandes! Parfois je me couche avec l’impression dans n’avoir négligé un. Il est vrai que notre génération et la leur c’est différent pour plusieurs points. Ralentir notre débit en pensée et en action... pas super simple, ahah! Leur vision et la notre parfois je trouve ça un peu difficile à gérer... et plus ils grandissent et plus sa prend de la place... c’est correct mais toff ;) on pourrait en écrit longtemps sur le sujet !! Merci

Partager