Louka, mamie et l'effet miroir

Louka, mamie et l'effet miroir
18 février 2020
Son petit-fils Louka aura 3 ans bientôt. Mamie Marie raconte à quel point cette période de l’enfance lui procurait un plaisir fou. Voici pourquoi.

Louka aura 3 ans dans quelques jours. Je me souviens très bien de mes enfants au même âge et à quel point cette période de l’enfance me procurait un plaisir fou.

Louka répète, imite, raconte, invente. À ce stade, il écoute plus attentivement et plus longtemps les histoires qu’on lui raconte et il s’en souvient. Même chose pour les films ; il s’y intéresse et entre dans l’univers qui lui est présenté. Il veut voir et revoir sans fin les mêmes scènes. J’adore son enthousiasme à anticiper la suite de l’histoire et me la raconter.

C’était pareil avec mes enfants et j’espérais que ça teinte toute leur vie.

L’éveil de l’imaginaire, c’est magique et contagieux. Se déguiser, faire parler des marionnettes, dessiner des personnages inventés, chanter et danser. C’est aussi inventer une histoire ou raconter un livre ou un film de façon animée, passionnée, pour que ça devienne grandiose! C’est tellement beau de voir les enfants s’exprimer à leur façon et de vivre ces histoires à travers leurs yeux.

Pourquoi ça me touche autant? Louka me rappelle mon fils ainé au même âge, avec ce même enthousiasme. Et pourquoi ça me touchait autant de voir mon fils raconter des histoires quand il était petit et quand, aujourd’hui encore, il invente et il crée?

L’effet miroir.

Je me reconnais là-dedans.

C’est pour cette raison que ça vient me chercher autant. Comme un musicien, un mécanicien ou un entrepreneur de génération en génération… On reconnaît des racines de ce que nous sommes dans nos enfants et nos petits-enfants. On constate le même orteil un peu palmé, la même façon de marcher ou la même manière de parler.

J’ai un sentiment de fierté à me reconnaître en mes enfants, en Louka. Bien sûr, vous allez me dire que parfois se glissent certaines similitudes un peu moins souhaitées, mais bon, restons dans la joie. C’est l’héritage, émotionnel ou physique.

Chaque fois que je suis en présence de Louka et qu’il parle à ses amis Ti-ti, Charlot et Grinch (ses toutous) et qu’il les fait répondre ou qu’il me raconte pour la centième fois la courte (mais oh! combien intense à ses yeux) scène des loups dans la Reine des Neiges, je redeviens cette petite fille qui veut entrer dans son univers, parce que je n’y ai plus accès autant qu’avant, avant de devenir une adulte, et qu’y retourner avec lui, c’est magique.

 

Photo : GettyImages/DGLimages

Marie-Josée Fournier
Je suis l'heureuse mamie de Louka. Je souhaite partager avec vous mes sentiments et observations à propos du rôle des grands-parents.
Tous les billets de l'auteur

Commentaires (2)

  1. Joël 21 février 2020 à 11 h 24 min
    Je suis grand-père par alliance (je préfère dire par amour) d'un petit garçon à l'imagination débordante. Nous sommes très proches l'un de l'autre et je soupçonne que c'est ma capacité à entrer dans son monde imaginaire, sans essayer de le contrôler, qui fait qu'il m'aime autant. On reconnaît parfois des signes physiques de filiation, dans mon cas ce sont des signes immatériaux, mais si agréables à constater. L'effet miroir en effet : je me revois à son âge et je l'imagine au mien.
  2. JOCELYNE 25 février 2020 à 13 h 02 min
    toutes mes félicitations monsieur Joel , je suis heureuse pour vous deux de partager de si enrichissants moments, les enfants ont besoin d'amour et les grands aussi , qu'elle richesse, s'est pas important par alliance ou de sang c'est d'être vrai et sincère qui est le cadeau

Partager