Faire son deuil

Faire son deuil
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
29 octobre 2019
« Pendant que tout le monde accueille novembre, on reste seul avec son grand vide. » Josée Bournival s’ouvre et parle du deuil périnatal.

À la mi-octobre, c’était la journée de sensibilisation au deuil périnatal. À cette occasion, on tente de faire comprendre à la population ce que vivent les parents traversant l’épreuve de la fausse couche ou la perte d’un enfant dans sa première année de vie. Pendant quelques jours, tous les médias attirent notre attention sur cette réalité.

J’ai délibérément attendu la fin du mois pour écrire sur le sujet. Parce que la perte d’un bébé, ça vous colle aux entrailles très longtemps. Longtemps après que la journée du deuil périnatal soit passée. Longtemps après que l’entourage commence à penser aux cadeaux de Noël. Longtemps…

Je le sais parce que j’ai perdu un bébé. Ça fait 7 ans. J’y pense encore. Avec plus de détachement, mais encore beaucoup d’émotion.

Pendant que tout le monde accueille novembre, que les lieux publics s’habillent de couleurs chatoyantes pour le temps des fêtes, que les chansons joyeuses envahissent les centres commerciaux; on reste seul avec son grand vide. Parce que dans les derniers mois, on avait imaginé le premier Noël avec bébé. Jamais on n’avait pensé qu’il n’y serait pas…

Parfois, on a la chance, comme moi, qu’un autre bébé se pointe le bout du nez rapidement. Pour certains, cette chance ne revient jamais.

Sur les fils d’actualité, on s’échange des recettes pour recevoir la parenté, on critique la météo, on parle de la pose prochaine des pneus d’hiver. Tout ça est sans saveur parce que bébé n’y est pas.

Le monde continue de tourner… la fausse couche ou la mort de notre enfant perd de l’importance. Autour de soi, on discute d’autres choses. On rit.

Si vous traversez ce défi horrible, je suis de tout cœur avec vous. Je sais que vous pleurez souvent en cachette. Je sais que vous faites des efforts pour « passer à autre chose » sans y parvenir encore. Je vous serre dans mes bras.

Et si quelqu’un de votre entourage a vécu pareil cauchemar cette année, je vous invite à aborder la question avec lui ou elle. Parce que ça fait du bien de sentir que les gens n’oublient pas.

Et vous? Avez-vous vécu la perte d’une enfant? Comment cela s’est-il passé? Si vous avez envie de partager votre histoire, de nous parler de votre précieux ange, nous serons nombreux à vous lire avec affection.

 

Photo : GettyImages/KatarzynaBialasiewicz

Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Je suis la maman de 3 grandes filles et d’un petit garçon. Je souhaite échanger avec vous sur une foule de sujets reliés à la vie de famille.
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Commentaires (33)

  1. Maryse Charron 29 octobre 2019 à 12 h 59 min
    Votre texte m’a fait pleurer. J’ai subit une interruption de grossesse le 13 novembre 2018 et je vois la fameuse date qui approche... je vais mieux qu’il y a un an mais ce que vous avez écrit est tellement vrai... j’ai l’imm chance d’av deux merveilleux enfants qui illuminent ma vie tous les jours et un conjoint formidable mais je reste quand même seule avec ma peine. Merci
  2. Josée Bournival 29 octobre 2019 à 13 h 07 min
    Votre perte est encore très récente, ma chère Maryse. Donnez-vous un peu de temps et d'espace pour la vivre. Je suis de tout coeur avec vous. Josée XXX
  3. Melanie 29 octobre 2019 à 18 h 06 min
    Il y a 10 ans, à la même date que vous, je vivais la même chose. Je comprends votre peine, je suis de tout coeur avec vous. Je vous fait un gros câlin. J'aimerais vous dire qu'avec le temps, cela devient moins souffrant. Ce n'est pas moins souffrant, c'est seulement moins violent. Soyez douce avec vous même.
  4. Isabelle 29 octobre 2019 à 18 h 01 min
    Le 20 octobre dernier ça a fait 3 ans que ma petite ange Madison a rejoint le ciel. J'étais à 33 semaines de grossesse lorsque j'ai appris que son coeur avait tout simplement cesser de battre. À chaque année c'est encore difficile, pas autant que la première journée ou la première année mais extrêmement difficile. Je sens encore le vide à chaque fois quees autres enfants font quelque chose de nouveau, elle ne pourra pas le vivre. Cette année j'ai eu accouchée d'un magnifique petit garçon le 11 octobre, mais malgré cet heureux événement, il me manquait ma fille là haut! Je ne peux pas dire que j'ai accepté sa perte, mais j'ai appris à vivre avec. Je suis avec un nouveau conjoint qui ne l'a pas vécu et souvent j'ai le sentiment d'être seule car une personne qui ne l'a pas vécu ne peut pas comprendre. J'ai lu que le plus difficile dans le deuil d'un enfant c'est les milliers de petits deuils que tu dois faire, par exemple, il ne dira pas maman, il ne commencera pas la maternelle... Alors que quand tu perd une personne chère et bien au moins tu sais qu'elle a vécu ce qu'elle avait a vivre, donc tu n'a que le deuil de la personne et non tout le reste en plus.
  5. Josée Bournival 30 octobre 2019 à 13 h 54 min
    Votre commentaire est très touchant, Isabelle. Je vous remercie d'avoir partagé tout ça avec nous. Je suis certaine que votre expérience aidera d'autres parents. Josée XX
  6. Line 29 octobre 2019 à 22 h 25 min
    J’ai perdu mon 3e bébé en mai dernier... Ce qui met fin à mon rêve d’être Maman à nouveau. Dans mon cas, avoir un enfant demande un traitement Invitro que nous n’avons plus les moyens financiers et le moral pour recommencer après 4 fois. La douleur de ce rêve inachevé est présent à tous moments... un rien me le rappel.... Je me console chaque jour en appréciant ma petite fille miracle , mais je trouve tout de même cela tellement injuste...
  7. Josée Bournival 30 octobre 2019 à 13 h 57 min
    Bonjour, Line. Je ne connais pas votre réalité. Je ne l'ai jamais expérimentée. Mais, comme vous, j'ai souhaité être mère, avoir des enfants, et j'ai eu cette chance. Quatre fois. Je peux imaginer. Pas entièrement, mais suffisamment pour avoir le coeur serré à vous lire. Je vous embrasse très fort. Josée XX
  8. Judy 30 octobre 2019 à 08 h 52 min
    c'est vrai qu'on souffre moins de notre perte avec les années mais on oublie pas les dates les fêtes ...les premières fois.Ma fille aurait eu 4 ans le 24 octobre...je peux pas m' arrêter de penser à elle, malgré tout j'ai été chanceuse d'avoir eu mon bébé miracle 2 ans après...mais c'est 2 ans...ont été a toute épreuve...
  9. Josée Bournival 30 octobre 2019 à 13 h 59 min
    Bonjour Judy. C'est vrai que les dates sont pour toujours associées à ces deuils. Difficile d'en faire abstraction. Josée XX
  10. Mélissa 30 octobre 2019 à 13 h 18 min
    J'ai fais une fausse-couche à 6 semaines de grossesse. Je n'ai pas eu le temps de faire des projets pour cet enfant, ça fessait a peine plus d'une semaine que je savais que j'étais enceinte. La perte n'en est pas moins douloureuse. J'avais appeler la clinique ou j'allais être suivi et on ma dit de me rendre à l'urgence pour être sur que je n'aurais pas besoin d'un curetage. Les infirmières ont été tellement froide, elles compatissaient à notre douleur, mais je me sentais comme un numéros. Je sais bien que j'étais peut-être la 3 ièm ou la 4ième de la journée, mais moi c'était ma première fausse-couche. J'ai eu aussi très peur de ne pas retombé enceinte. Ça prit 7 cycles (7 mois) avant qu'un autre petit ange me choisisse comme maman. Aujourd'hui j'ai 2 belles filles (11 ans et 6 ans dans 8 jours) et 2 anges qui veille sur moi: ma mère et ma petite étoile...
  11. Josée Bournival 30 octobre 2019 à 14 h 02 min
    Bonjour Mélissa. Vous faites bien de nous écrire. Pour rappeler qu'une perte à quelques semaines de grossesse peut laisser des traces douloureuses. Ce n'est pas le nombre de semaines de gestation qui détermine la grandeur de l'épreuve et du deuil. Il y a beaucoup plus de facteurs que ça à prendre en considération. Bonne route à vous et vos deux filles! Josée XX
  12. Caroline-Suzie Voies 30 octobre 2019 à 16 h 27 min
    Il y a déjà plus de 24 ans, mon petit Real née a terme, et décédé quelque heure après d'une malformation congénitale... J'étais a l'époque mère célibataire de deux coco et c'est l'amour de c'est deux petit qui m'a donner le courage de continuer et garder le moral... Être top chape pour eux ... Mais a tous les 5 juillet une pensser et pour mon petit ange
  13. Josée Bournival 4 novembre 2019 à 13 h 54 min
    Bonjour Caroline-Suzie. Quel témoignage touchant. Les années passent... mais les événements restent. Merci d'avoir pris un moment pour nous écrire votre histoire. Josée XX
  14. Isa 31 octobre 2019 à 06 h 03 min
    Dans les 4 dernières années, j'ai perdu 3 bébés, tous dans le premier trimestre. La dernière fois a été une dure épreuve physiquement (grossesse ectopique). J'ai déjà deux beaux amours de 4 et 6 ans à la maison, mais moi et mon conjoint espérions tellement ajouter un dernier petit soleil à notre famille. Comme vous dites, la vie continue et les gens oublient, mais le deuil est toujours frais dans ma mémoire. Nous avons dû faire le choix d'arrêter les essaies, surtout pour épargner mes fils qui commencent à grandir et comprendre un peu plus ce qui se passe. Nous ne voulons pas les voir grandir dans une maison où maman est toujours malade et triste. Je compatie avec toutes les mamans et les femmes qui souhaitent tant devenir maman. Il n'y a pas de petit deuil en maternité.
  15. Josée Bournival 4 novembre 2019 à 13 h 55 min
    Ma chère Isa. Cette phrase: "Il n'y a pas de petit deuil en maternité." C'est une perle que je chérirai longtemps. Merci pour ces mots. Josée XX
  16. Imene 31 octobre 2019 à 06 h 38 min
    Bonjour Josée, toujour à la hauteur et tu touches mon coeur à chaque billet , oui j'ai fait une fausse couche en Décembre 2017 c'était la pire expérience de ma vie malgré que j'avais déjà un bébé de 6 mois et j'ai eu un autre bébé après ma fausse couche mais je parle toujours de ce bébé que J'ai perdu et je ressens toujours ce vide glacial dans mon coeur
  17. Josée Bournival 4 novembre 2019 à 13 h 57 min
    Ma chère Imène, je vous embrasse. Je connais cette douleur, ce froid. J'espère qu'il s'adoucira avec les années. Josée XX
  18. Ana 31 octobre 2019 à 20 h 30 min
    Oui, beau texte. Une marque qui reste en nous. Pour moi une fausse couche a 9 semaines. Je l'ai senti glisser doucement hors de moi. Il est tomber dans ma culotte dans sa poche grosseur noix de muscade. Je l'ai enterré cela m'a aidé a dire aurevoir. C'était le bb du milieu. J'ai deux beau amours de 4ans et 17mois puis ce petit coeur dans mon coeur pour tjrs.
  19. Josée Bournival 4 novembre 2019 à 13 h 58 min
    Oh... ma chère Ana. Il y a de ces sensations qu'on n'oublie jamais. Juste vous lire me rappelle les miennes. C'est encore à vif, malgré les années. Je vous serre dans mes bras. Josée XX
  20. Jocelyne 1 novembre 2019 à 19 h 21 min
    Ça fait 46 ans que j'ai perdu mon premier bébé à 33 semaines de grossesse...un bébé qui a cessé de bouger du jour au lendemain. J'ai rencontré mon médecin l'après-midi, on a pas entendu le coeur...on m'a donné une médication pour provoquer les contractions. Retour à la maison...une nuit à pleurer avec mon mari. Le lendemain j'avais des contractions et les médecins m'ont accoucher....je n'ai pas pu voir mon fils ( le médecin m'a dit qu'il n'était pas montrable, ça faisait 2 semaines que mon bébé était mort). A la sortie de la salle d'accouchement, j'ai dit à mon mari que je n'avais pas été courageuse, que j'avais crier, mais l'infirmière m'a dit que je n'avais pas crier...J'ai su alors que j'avais crier à l'intérieur de moi, que ma peine y est restée pendant des années, car dans ces années il n'y avait rien pour nous aider à vivre notre deuil. On ne nous a même pas offert d'enterrer notre fils. Finalement je suis repartie de l'hôpital avec rien...seulement un trou à l'intérieur de moi. Il y a 2 ans j'ai eu le privilège de faire de l'art thérapie avec une personne extraordinaire et c'est avec elle que j'ai enfin pu faire mon deuil et faire la paix avec le décès de mon Frédéric. J'ai par contre eu le bonheur d'avoir 3 autres fils que j'aime et qui ont fait de moi une heureuse grand-maman de 6 petits-enfants. Mais jamais je n'oublierai mon Frédéric, il est notre ange qui veille sur nous tous. Alors oui on continue de vivre après la perte d'un bébé mais on oublie jamais et c'est bien ainsi.
  21. Josée Bournival 4 novembre 2019 à 14 h 01 min
    Bonjour Jocelyne. Merci d'avoir partagé votre histoire. Merci également d'avoir mentionné ce qui vous a finalement aidé à passer à travers votre deuil. Ça pourra donne rune piste de solutions à d'autres femmes. Josée XX
  22. Christine 1 novembre 2019 à 21 h 14 min
    Wow j'aurais pu écrire ce texte . 7 ans ici aussi . 2012 a été Lanne de naissance et du décès de mon premier enfant , mon seul p'tit gars, qui a vécu 5 semaines et qui avait un gros problèmes au coeur. Depuis un temps, quand j'en parlais je ne pleurais plus, enfin dira t on et me disais je. Mais hier je me posais des questions ..le pourquoi c'est arrivée..et j'ai éclatée.. et oui après 7 ans y a encore des moments où on est très fragile. Une pensée et hop les émotions peuvent monter et d'autres fois ça va bien mon deuil semble fait ...tu as tout a fait raison, ça nous colle aux entrailles et c'est pour la vie selon moi. J'ai eu la chance d'avoir deux belles cocotte en santé par la suite , mais chaque jour j'ai peur que la vie me les arraches et je m'assure qu'elles respirent soir après soir. En grandissant on sinquiette unpeu moins que lorsque c'est tout petit mais la peur de revivre cette terrible épreuve demeure,.. Courage a toutes les parents de petits anges , un jour a la fois. Faut savoir être conscient de la peine et tous les autres émotions entoura t le deuil et les vivre pleinement pour guérir un peu dans notre intérieur.. un coeur brisée peut se recoller mais va toujours rester fragile...
  23. Josée Bournival 4 novembre 2019 à 14 h 03 min
    Ma chère Christine, c'est si simple, et si vrai: un jour à la fois... ;-) Josée XX
  24. Diane 3 novembre 2019 à 20 h 39 min
    Voilà très longtemps je perdais à 15 semaines de grossesse un bébé désiré. Je suis hospitalisée le 26-12-1979 pour en ressortir le 04-01-1980 atterrée. La vie m’a rendue heureuse le 26-12-1981 avec l’arrivée d’un beau garçon aujourd’hui papa de 2 enfants en 1986, le jour de ma fête est née ma fille elle aussi maman de 2 enfants. Je pense souvent à ce petit ange surtout en juin, le mois qu’il aurait dû naître. Ça ne s’oublie pas.
  25. Josée Bournival 4 novembre 2019 à 14 h 05 min
    Bonjour Diane. Ça me touche de vous lire. Je suis certaine que vous profitez pleinement de vos petits-enfants et que la vie vous en a fait vivre de belles choses depuis ce grand malheur. Malgré tout... il reste une graine de douleur. C'est touchant. Josée XX
  26. Vicky 3 novembre 2019 à 20 h 41 min
    Il y a maintenant 3 semaine j’ai pris la plus dure des décisions de ma vie... celle de mettre ternes a ma grossesse de 22 semaine, alors de l’échographie pour connaître le sexe de mon bébé on a décelé un anomalie au niveau de la colonne vertébrale qui lui amenait des très hauts risque d’handicap et de séquelles très grave sur tout les niveaux... je suis encore dans les débuts du deuil mais je m’en veux encore d’avoir pris une telle décision.
  27. Maryse 4 novembre 2019 à 07 h 45 min
    Ce sont des émotions normales. J’ai aussi vécu une situation similaire il y a un an, j’ai du demander de l’aide pour faire face a cette culpabilité... j’ai parfois souhaité de pas avoir su... Courage! C’est un deuil difficile! Ce qui m’a beaucoup aidé c’est d’en parler et nous avons aussi au printemps dernier plantée un petit arbuste en son honneur, on a fait une petite cérémonie avec les enfants! Ça m’a fait beaucoup de bien! Bon courage! Tu n’es pas seule!!!
  28. Josée Bournival 7 novembre 2019 à 13 h 37 min
    Très chère Vicky. J'ose à peine imaginer votre état d'esprit et la force des émotions qui vous habitent. Je n'ai que ma compassion à vous offrir. Je suis de tout coeur avec vous. Josée XX
  29. Maryse Arseneau 6 novembre 2019 à 11 h 33 min
    Chaque texte se rapportant au deuil périnatal me touche et m'aide à mettre un baume sur mes trois fausses couches consécutives (la première et la dernière furent très précoces et la deuxième à 10 semaines). Lors de ces événements, j'étais la seule parmi mes amies proches à l'avoir vécue. Malgré leurs bonnes intentions, elles ne semblaient pas utiliser les bonnes paroles pour me réconforter. Aujourd'hui, j'ai une belle petite fille de 5 mois et j'apprécie chaque moment avec elle. Plus je passe de temps en sa compagnie, plus je pardonne la vie de m'avoir enlever ces petits anges. Je veux aussi que ma fille grandisse en sachant qu'elle a trois anges qui veillent sur elle.
  30. Josée Bournival 7 novembre 2019 à 13 h 38 min
    C'est touchant de vous lire, ma chère Maryse. Votre fille est bien entourée... Josée XX
  31. Marie-Soleil 7 novembre 2019 à 08 h 00 min
    J'ai vécu une interruption de grossesse en juin 2018, à 13 semaines de grossesse. Le petit coeur ne battait plus depuis la semaine 8 mais mon corps ne la pas "vu"... on l'a su au test de clarté nucale, en présence de ma plus vieille qui avait si hâte de voir ce qui se cachait dans mon ventre... quelle tempête nous avons vécu et nous lui avons fait vivre (sans le vouloir évidemment). L'été fut assez triste pour moi. Je suis retombée enceinte à la fin de l'été, avec beaucoup de joie. Ce fut une grossesse remplie de beaux moments avec les plus vieux (6 et 4 ans) et notre petite merveille est arrivée en santé, en mai dernier. Cet été, je suis allée lancer une petite fleur dans une rivière près de chez moi. Ma mère l'accompagnait et elle a écrit un petit mot pour mon bébé étoile. Un moment très touchant et rempli d'émotions. Aujourd'hui, j'aime me dire que mon bébé étoile a laissé sa place à ma petite dernière et qu'il veille sur nous tous. Je l'ai laissé partir avec cette fleur dans l'eau et sur le chemin du retour, on longeait la rivière et... la fleur nous suivait! Une image très forte pour moi pour m'aider à passer à travers cette épreuve. Je souhaite à chacune qui vit un deuil périnatal de trouver une façon qui lui fait du bien pour vivre cette immense peine xxxx
  32. Josée Bournival 7 novembre 2019 à 13 h 40 min
    Allo Marie-Soleil. Je pense aussi que les rituels aident à traverser les épreuves. Il faut s'en créer qui soient à notre image, en lien avec nos croyances, nos valeurs. Votre message est plein d'amour. Merci! Josée XX
  33. Josée Bournival 7 novembre 2019 à 13 h 34 min
    Bonjour Diane. Ça me touche de vous lire. Je suis certaine que vous profitez pleinement de vos petits-enfants et que la vie vous en a fait vivre de belles choses depuis ce grand malheur. Malgré tout... il reste une graine de douleur. C'est touchant. Josée XX

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