Bons premiers dans mon coeur

Bons premiers dans mon coeur
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
27 novembre 2018
La fin de la première étape annonce l’arrivée du bulletin, des notes, des rencontres avec les professeurs… Et une multitude d’émotions pour les parents.

Dernièrement, j’ai eu une discussion intéressante avec le professeur d’une de mes filles. Elle me disait à quel point les enfants ressentent de la pression dès qu’on les soumet à une dictée ou un examen. Dans sa classe, « on fait des exercices. Les enfants ne savent jamais qu’ils sont notés. » J’ai trouvé l’approche intelligente.

La fin de la première étape annonce l’arrivée du bulletin, des notes, des rencontres avec les professeurs… Et une multitude d’émotions pour les parents.

J’avoue, découvrir les résultats scolaires de mes enfants m’énerve toujours un peu. Je ne peux m’empêcher d’y voir le résultat de nos efforts lors des périodes de devoirs. Parfois, je suis agréablement surprise et à d’autres occasions, je ressens de la déception. Pourtant, ce ne sont pas MES résultats scolaires.

À la maison, on ne prononce même pas le mot bulletin. Clémentine s’informe de ses notes, mais les plus jeunes ne s’y intéressent pas. Tant mieux. Mes enfants ne démontrent pas la même aisance à l’école et ça évite les comparaisons.

Je suis fille d’enseignant et j’ai toujours été première de classe. L’école fait partie de mon ADN et de mes valeurs. Petite, j’avais l’impression que ma vie entière reposait sur mes résultats scolaires. J’espérais que mes enfants ressentent le même intérêt, la même curiosité et le même amour que moi pour l’école. Croyez-moi, ce n’est pas le cas!

Heureusement, mon amoureux a un vécu scolaire différent du mien et il met de l’eau dans mon vin. Après tout, l’histoire nous a prouvé que certains enfants, qualifiés d’ânes et de cancres sur les bancs d’école, sont devenus de grands génies. Plusieurs derniers de classe gagnent très bien leur vie et dirigent des employés par dizaines. Ils sont heureux, malgré un parcours scolaire difficile.

Mes enfants ne sont pas premiers de classe. Certains ont le potentiel de l’être et ne le sont pas. Par paresse ou manque d’intérêt.

Maintenant que les bulletins sont reçus et les rencontres avec les professeurs faites, je vais probablement cuisiner un plat de pâtes et faire une brassée de lavage. À l’heure du bain, il faudra aussi penser à laver les cheveux des enfants. Sans oublier les boites à lunch pour demain midi. Les notes, je les oublierai probablement. La vie continue...

Quand je vais border mes enfants, je vais les serrer contre moi en leur redisant qu’ils sont bons premiers dans mon cœur. Et je vais simplement espérer pour le reste.

Et vous? Quelle importance accordez-vous aux résultats scolaires de vos enfants? Vos petits sont-ils stressés par leurs notes à l’école?

 

Photo : GettyImages/danchooalex

Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Je suis la maman de 3 grandes filles et d’un petit garçon. Je souhaite échanger avec vous sur une foule de sujets reliés à la vie de famille.
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Commentaires (7)

  1. Caroline 28 novembre 2018 à 14 h 21 min
    Bonjour Josée, Lorsque c'est le temps des bulletins, je me juge sur les efforts mit durant les devoirs et leçons. Je me remet en questions. Les bulletins semble avoir plus d'impact sur moi que sur mes enfants. Pourtant, cela ne devrait pas. Mes 2 filles, semblent satisfaites lorsqu'elles ont de bons résultats. L'aînée, mise plus sur le résultat que sur l'effort.(Se relire, prendre le temps de bien comprendre la question...) Elle sera sensible à la dynamique de sa classe et sera stressée en périodes d'examens. Elle semble avoir du mal avec le temps alloué pour les travaux. Reste que le quotidien en soirée de semaine passe très vite. Parfois le plaisir de s'évader dehors plutôt que de faire leurs leçons où de jouer ensemble ( les 4, sans chicanes, sans pleurs) le soir après le souper sera permis. En général, elles travail fort. D'une façon où d'une autre, elles trouveront leurs équilibre scolaire tôt où tard. J'ai quand même à coeur qu'elles comprennent rapidement que l'effort et la persévérance, permet d'avoir de bons résultats. ;-)
  2. Josée Bournival 30 novembre 2018 à 08 h 28 min
    Bonjour Caroline. Effectivement, l'effort n'est pas inné pour plusieurs. C'est une valeur qui n'est pas très populaire dans notre société (vedette du jour au lendemain, maigrir grâce à une cure miracle, etc) À nous d'en parler avec les enfants et de la valoriser. Josée XX
  3. Isabelle Dion 30 novembre 2018 à 07 h 01 min
    Très beaux texte, beaucoup de lacher prise, mais j ai quand même rester avec une deception a la fin du texte lorsqu elle dit qu elles sont bons premiers dans mon coeur, je comprends qu elle l es aime mais le bon premier fais reference encore a une certaine deception, un je t aime suffit a mon avis!!
  4. Josée Bournival 30 novembre 2018 à 08 h 35 min
    Bonjour, Isabelle! On n'utilise peut-être pas les mêmes mots, mais je pense que vous et moi soulignons la même chose, chacune à notre façon: l'amour qu'on porte à nos enfants ne tient pas aux résultats scolaires qu'ils ont et il est important qu'ils se sentent aimés. S'ils s'endorment en sachant que maman et papa sont là pour eux, on peut dire mission accomplie! Josée XX
  5. Mélissa 30 novembre 2018 à 10 h 39 min
    J'ai un peut un rapport amour/haine avec les notes. Je sais que ça prend des notes pour voir l'évolution, par contre je trouve que ça dit rien sur les efforts et le travail fournit par l'enfant. Je me prend en exemple, j'ai commencée mon cheminement scolaire en 1983 et j'ai sue seulement en 2000 que j'ai une forme de dyslexie. Malgré des heures de travail à la maison, malgré les récréations perdue à faire des travaux supplémentaires ou du rattrapage, j'avais de peine et misère à avoir la moyenne. Mes résultats étaient très variables selon mon état du moment (plus fatiguée ou grippé...) Par contre dans les commentaires il étaient souvent écrit que je fessais des efforts mais... Je me dis que refaire le même parcourt aujourd'hui il serait probablement différent. À l'époque j'étais vue comme une paresseuse lunatique, aujourd'hui j'aurais un suivie pour la dyslexie. C'est le pourquoi je juge surtout le travail que ma fille fait plus que ses notes. Elle a une mémoire incroyable. Elle voie les mots de vocabulaire à l'école et pas à la maison et fait que 2-3 erreurs sur 20 mots. Mais 2 semaines en lignes elle a fait plus de 4 erreurs. Donc nous avons convenue que quand elle ferait 4 erreurs et plus une semaine, la semaine suivante elle doit lire ses mots à voix haute 3 soirs. Ça marche, elle fait attention et prend le temps de se relire. Elle aime l'école et je veux que ça continue. Je commence à la préparer pour le secondaire, elle est déjà en 5 ième année, à lui montrer comment organiser ses études pour que ce soit moins ''plate'' et plus motivant. Si seulement quelqu'un avait fait pareil pour moi...
  6. Caroline 30 novembre 2018 à 21 h 41 min
    Bonjour Mélissa, Je suis interpellé par votre message. Comme vous l'exprimez dans votre message vous avez su tardivement que vous aviez quelque chose. Parfois ce quelque chose est subtile comme mon aînée qui est maintenant en 2 ème année primaire et nous avons droit a un parcours scolaire chaotique mais qui reste tout de même avec de bons résultats. Je parle de profile pédagogique, comme être plus visuel, auditif, ou comme ma fille, kinesthésique.Ce petit quelque chose de subtil, est vraiment subtil, on cherche à savoir ce qui ne marche pas. C'est frustrant, pour nous comme parent, et pour l'enfant. Mais une fois qu'on le sait ;-) hé bien y'a quelque chose qui en découle de très positif ! Sauf que, ces petites chose ne sont pas prise en considération immédiatement avec l'école.Il faut en discuter avec preuve à l'appui.
  7. Cbo 30 novembre 2018 à 10 h 41 min
    Allô! De mon côté, j'accorde énormément d'importance aux résultats scolaires, surtout au primaire, parce qu'on y apprend des bases qui seront utiles pour toute la vie. Mes enfants n'ont pas de difficulté particulière, heureusement, car si elles en avaient, je le prendrais probablement très à cœur. Par contre, je ne me juge pas par rapport à leurs réussites ou leurs échecs. Quand il y a de moins bonnes notes, je me rappelle comment j'étais quand j'étais jeune (bon élève, sans être douée et n'ayant pas toujours envie de faire un effort!!). Dans l'ensemble, je crois que le travail à l'école, l'effort, l'apprentissage, la curiosité, la discipline etc. forment une bonne éthique pour la vie. Cependant, l'école n'est pas adaptée à tous les enfants, mais ça, c'est un autre sujet!!

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