La bienveillance, d'abord envers soi-même...

La bienveillance, d'abord envers soi-même...
Par Geneviève Doray, Directrice, Naître et grandir
16 avril 2018
Avez-vous une petite voix dans votre tête qui s’amuse à passer des commentaires négatifs sur ce que vous dites et ce que vous faites?

Avez-vous, comme moi, une petite voix dans votre tête qui s’amuse à passer des jugements et des commentaires négatifs sur ce que vous dites et ce que vous faites : « pourquoi j’ai fait ça », « je ne suis pas bonne », « j’aurais pas dû », etc.?

Est-ce que ça vous dit quelque chose? Alors que je trouverais tout à fait inacceptable de parler ainsi à quelqu’un, je le fais pourtant avec moi.

Depuis que j’ai réalisé que ma petite voix n’était pas super fine, j’essaie de la remplacer par une petite voix amicale et positive et je m’entraîne à me reprendre lorsque ce n’est pas le cas. Je m’efforce de me parler avec gentillesse et un peu plus d’indulgence plutôt que de me critiquer.

En fait, j’essaie d’agir avec moi-même comme j’agis avec mes amis ou avec ma fille, c’est-à-dire de façon encourageante, réconfortante, chaleureuse… Je n’y arrive pas toujours bien sûr, mais se donner le droit à l’erreur, n’est-ce pas le point de départ de la bienveillance?

Pourquoi est-il plus facile d’être bienveillant avec des inconnus qu’avec soi-même?

Si vous aimez lire Naître et grandir, c’est que vous vous souciez sans nul doute beaucoup du bien-être de vos enfants. Vous serez d’ailleurs très certainement ravis de notre dossier du mois qui porte sur l’éducation bienveillante. Mais, s’il vous plaît, faites-moi plaisir et n’oubliez pas d’être bienveillants d’abord envers vous-mêmes…

 

Photo : GettyImages/AleksandarNakic