Au delà des chicanes avec mon enfant

Au delà des chicanes avec mon enfant
21 novembre 2017
J’ai deux enfants dont un plus difficile que l’autre... Je vis avec l’impression qu’il m’est plus difficile de démontrer mon amour à l’un qu’à l’autre.

On avait pourtant les mêmes ingrédients, mais la recette est sortie complètement différente. D’un côté, j’ai un petit garçon docile et compréhensif; de l’autre, j’ai un bougon qui tient tête à chaque demande et qui a le « non » facile et un peu trop agressif à mon goût.

Deux êtres opposés, dont un, vous comprendrez, plus difficile que l’autre...

Naturellement, j’aime les deux de façon totalement égale, le problème n’est pas là. Non, en fait, le problème, c’est que je vis avec l’impression qu’il m’est plus difficile de démontrer cet amour à l’un qu’à l’autre. Parce que c’est rare qu’on dise « je t’aime » quand on se chicane. La vérité, c’est que j’ai peur que le plus jeune pense que je l’aime moins que son frère.

Et pour ajouter une difficulté, ma petite tête dure se réveille plusieurs fois par nuit, pour pas grand-chose, en chignant, parce que sa couverture est mal placée ou parce qu’il a un bobo imaginaire sur le pied et qu’il veut un pansement… Alors, c’est 24 h sur 24 qu’il met ma patience au défi. Défi que j’échoue malheureusement plus souvent que je le voudrais.

C’est fâchant et plutôt épeurant d’aimer autant et de penser que le sentiment pourrait ne pas être compris à sa juste valeur. Je veux tellement que mes deux enfants sentent que tout est juste et égal avec leurs parents, que nous n’en favoriserons jamais un au détriment de l’autre. J’avoue être un peu intense dans cette « discipline ».

D’ailleurs, ma blonde m’a fait comprendre dernièrement, un peu à la blague, que c’était OK s’ils n’avaient pas les mêmes cadeaux dans leur bas de Noël. Vous voyez le genre! Alors, si je m’en fais pour des cossins à 3 $, imaginez mon dilemme pour des trucs de valeur inestimable.

Ça fait que pour tenter de me rassurer, quand ça fait un moment qu’on se crie après (parce que oui, des fois, j’en viens à crier, je sais, je sais, faudrait pas), je prends une pause avec lui. Je le regarde dans les yeux en lui demandant de regarder dans les miens. Je fais ça pour être certain qu’il m’écoute, mais aussi parce que je me dis que par chance, peut-être que tel un Calinours, je pourrais essayer de lui garrocher du rose par les yeux. Je veux qu’il apprenne à lire dans mon regard et qu’il y voie tout l’amour que j’ai pour lui.

Je veux qu’il comprenne que ce qui vient de se passer, c’est juste un petit bobo de rien et qu’il n’y a rien de cassé entre nous.

En tant que parent, on a l’obligation d’apprendre des choses à nos enfants. Parfois, c’est plus compliqué que 2 + 2...

 

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Photo : GettyImages/Neyya

Fier Père
Je suis Keven Beauregard, fier père de 2 garçons qui tente, tant bien que mal, de transformer l'ordinaire en extraordinaire! Des fois, ça fonctionne.
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Commentaires (2)

  1. Nicole 23 novembre 2017 à 18 h 32 min
    Ouffff tellement. Pourtant mes fils sont adultes, mais le plus jeune a le syndrome de La Tourette et un TED non spécifié. C'est donc plus difficile avec lui. Pourtant, je sais que je les aime également. Mais je me sens mieux avec le plus vieux. Je trouve ça difficile. Mon plus jeune me demande même si c'est vrai que je l'aime, quand je lui dis :( Merci pour cette article.
  2. Catherine 28 novembre 2017 à 10 h 19 min
    Pour moi aussi c'est important que les enfants sentent qu'ils ont des choses égales autant de l'amour et du matériel. Par contre, chez nous, l'égalité ne rime pas avec identique. C'est ainsi aussi avec l'application des règles. Elles sont les mêmes pour tous car les règles ne s'appliquent pas à un individu en tant que tel, mais l'une se calme mieux lorsqu'on lui laisse son espace seule dans sa chambre pour décompresser et l'autre lorsque je m'assois pour lui expliquer en face à face. Faisons confiance à nos enfants, ils comprennent très bien que leurs besoins ne sont pas pareils, mais qu'on les aiment tous autant.

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