5 stratégies pour des randonnées en famille réussies

5 stratégies pour des randonnées en famille réussies
22 juin 2017
La randonnée est accessible, elle nécessite peu de matériel et de moyens financiers. Voici cinq petites astuces qui révolutionneront les « randos » en famille.

La randonnée est l’activité familiale de plein air par excellence : elle est accessible et nécessite peu de matériel et de moyens financiers.

Voici 5 de mes petites astuces qui feront de vos « randos » en famille une aventure agréable, autant pour le parent anxieux que pour celui aux ambitions parfois un peu trop débordantes (comme moi). Et surtout pour le petit qui chigne juste à l’idée de marcher looongtemps.

1- Sortie planifiée, inquiétudes diminuées

Amener des enfants en plein air peut être stressant pour les parents : c’est normal, voire sain. La vulnérabilité est plus grande dans cet environnement. La planification permet de remédier à ce stress : une bonne préparation est gage de succès.

Outre les collations, l’eau et le nécessaire de premiers soins, voici mes essentiels :

  • un sifflet pour chacun (une formation s’impose!);
  • de la crème solaire;
  • un répulsif à insectes;
  • une surprise.

La surprise s’utilise sur place : une loupe ou des jumelles sont d’extraordinaires outils. Plus on randonne, plus on se sent à l’aise (les petits aussi).

2- Simple, amusant, avec beaucoup de temps

Une randonnée pour un enfant est une expérience, non une finalité. Choisissez un itinéraire facile, aux nombreux points d’intérêts : chutes, lacs, ruines, forêt mature.

Les adultes veulent atteindre une destination; les enfants, eux, désirent être stimulés constamment au moment présent. Prenez le temps d’arrêter, de flâner, d’écouter, de découvrir, d’interpréter.

Ma plus grande erreur fut souvent de vouloir atteindre un objectif (point de vue, sommet). Or, c’est le meilleur moyen de mettre de la pression sur le groupe et de vivre des déceptions. Misez sur le moment vécu en famille plutôt que la distance. On expérimente d’abord de petites sorties pour mieux connaître nos jeunes randonneurs, qui sont tous différents. Mais ils se ressemblent : ils veulent tout cueillir, tout toucher, tout savoir, simplement!

3- Donnez-leur le contrôle

Les enfants adorent être impliqués, se sentir responsables. On planifie la rando avec eux, on leur donne le rôle de leader en sentier. Ils décident du rythme, des arrêts, de ce qu’on regarde, touche et sent.

Alternez ce rôle de chef entre les jeunes randonneurs. Faites-leur confiance et donnez-leur des responsabilités : comprendre les panneaux indicateurs, lire une carte, s’assurer que le groupe va bien. Ce sont des tâches accessibles pour eux et leur implication est primordiale pour leur motivation.

Plaidoyer pour le plein air
Les bienfaits du plein air et de la nature en général sur notre bien-être sont prouvés. Plus sédentaires et moins portés vers le jeu extérieur, nos enfants subissent les effets de ce mode de vie : il est même question d’un « trouble de carence de la nature » (nature-deficit disorder*). Pourtant, nul besoin d’être aventurier, bien équipé ou en super forme pour leur faire vivre une expérience marquante.

4- Des pauses fréquentes

Les petites enjambées nécessitent beaucoup d’énergie : les arrêts doivent être réguliers pour collationner et s’hydrater. Ces haltes permettent de se reposer, d’observer ce qui nous entoure.

Trimballez une couverture ou de petits coussins. Utilisez des endroits précis pour les pauses en les annonçant : « au pont, on s’assoit ». Ce type de progression motive et énergise.

5- Créer un monde différent

Les randonnées devraient être perçues par les enfants comme une activité où la liberté s’accroît, où les consignes sont moins fréquentes, où se salir est toléré.

Notre anxiété de parent commande parfois le contraire : nous avons tendance à être plus directifs et inquiets en ces occasions. L’enfant à qui on propose une randonnée devrait s’imaginer une sortie où l’autonomie, la découverte et le plaisir priment.

 

Photos : Gracieuseté de Guillaume St-Pierre, aupieddelalettre.ca

* LOUV, Richard (2005). Last child in the woods- Saving children from nature-deficit disorder

Commentaires (9)

  1. Annie s 22 juin 2017 à 17 h 45 min
    Chez nous, les plus grands 10-12 ans marchent devant et ils font des Mini campement de fée ( petit tas de bois grosseur d un 2 $ ,pour un feu de camp, ils mettent des feuilles sur une branches, pour une table... pour stimuler leur sœur de 4 ans. Pendant qu ils font Ca, on les rejoint, donc chacun marche à leur rythme. On a vu la statue blanche au Saguenay ( 7 km en montagne) avec ce principe là. L hiver, je leur donne des petits bonhommes de plastique , qu ils cachent en chemin et kaila les découvre. Ex. Spiderman qui grimpe sur une roche...
  2. Charles 22 juin 2017 à 22 h 00 min
    Ne manquez JAMAIS de bouffe.
  3. Marie 23 juin 2017 à 08 h 17 min
    À quoi sert le sifflet?
  4. Sylvie Noë 23 juin 2017 à 11 h 02 min
    Je ne peux répondre pour l'auteur de l'article mais je dirais au cas où un enfant s'éloignerait trop ou se perdrait.
  5. Guillaume St-Pierre 26 juin 2017 à 23 h 34 min
    Il a de multiples fonctions. D'abord, il sert si l'enfant est égaré ou rencontrerait un animal. En ce cas on lui explique de siffler: c'est qu'il se sent en danger. Autrement, c'est un objet dont il est responsable: ce n'est pas un jouet et cela le responsabilise. Mon plus grand (3 1/2) avertit sa soeur (1 1/2) lorsqu'elle l'utilise comme un jouet: c'est en cas de danger uniquement. On a ainsi un objet motivant, à la portée amusante et favorisant l'autonomie!
  6. Annie 22 juillet 2017 à 17 h 19 min
    À signaler son emplacement lorsqu'on est (ou qu'on se "sent") perdu. Corollairement, ça sert à diminuer le sentiment d'insécurité des enfants (et des parents de ces enfants) et conséquemment, à accroître leur initiatives d'aventuriers. Plaisir garanti !
  7. Soso 23 juin 2017 à 13 h 27 min
    Je dirais une montre aussi car il ne faut pas être pris au sommet quand le crépuscule nous surprend! Heureusement nous étions un couple de jeunes mariés et avons trouvé l'expérience quelque peu romantique ! À 400 mètres d'altitude nous avons toutefois pressé le pas et avons parlé très fort car les ours pouvaient aussi nous surprendre ! Avec des enfants il faut être plus prévoyants et organisés car nous n'avions même pas une couverture pour nous abriter la nuit au cas où et personne ne savait que nous étions là!
  8. Alejandra Odgers 1 juillet 2017 à 15 h 22 min
    D'après vous ce quoi qui serait "le nécessaire de premiers soins"?
  9. Guillaume St-Pierre 16 juillet 2017 à 14 h 36 min
    Bonjour Alejandra, Voici mes indispensables de ma trousse de randonnée: - Des pansements (diachylons) - Une couverture métalisée d'urgence - Un briquet - Un pince à tiques - Du ruban et des points de rapprochement - Des gazes à découper - De l'acétaminophène, de l'ibuprofène et des antiinstaminiques (pour les allergies) - Un epipen

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