On a vraiment fait ÇA un dimanche après-midi...

On a vraiment fait ÇA un dimanche après-midi...
28 novembre 2016
Ça va totalement à l’encontre de mes habitudes d’oser faire quelque chose comme ça! En fin de semaine, je me suis laissé prendre…

Normalement, c’est le type de plan que ma conjointe assume, mais dans lequel je n’embarque pas du tout. Ça va totalement à l’encontre de mes habitudes d’oser faire quelque chose comme ça!

En fin de semaine, je me suis laissé prendre. J’ai résisté quelques secondes, j’ai réfléchi de façon superficielle (en fait, j’ai cessé de réfléchir juste au moment où j’étais sur le point d’avoir des arguments pour refuser la proposition), puis j’ai succombé : « D’accord! Je vais faire une sieste moi aussi. »

Dormir un dimanche après-midi, vraiment?

Mes enfants auront 4 ans et 6 ans cette semaine. Ils ont encore besoin de faire des siestes (la fin de semaine pour le plus grand). Ma conjointe se couche régulièrement avec le petit pour récupérer pendant 60 à 90 minutes le samedi et le dimanche. De mon côté, j’en profite habituellement pour me détendre ou pour avancer différents petits projets.

Bref, tout le monde est heureux lorsque ça arrive!

Mais, ce dimanche, après avoir fêté les garçons en famille samedi, après avoir eu une routine chambardée et puisque j’étais aussi fatigué que les autres, je me suis laissé tenter.

Mais, pas comme d’habitude!

Papa qui se couche? Ça n’a rien d’habituel! Alors, faisons différent: tous les quatre dans le grand lit des parents!

Je ne sais plus si l’idée venait de moi ou de ma femme, mais je sais que dans les deux cas, nous craignions que le résultat ne soit pas concluant… Malgré tout, nous avions vraiment envie de tenter le coup, en espérant réussir à dormir, en famille, bien collés et emmitouflés sous les grosses couvertures.

Après tout, il faut bien rêver, non?

Et, au final…

Le petit est parti rejoindre Morphée en moins de deux minutes, son frère a suivi quelques instants plus tard et ma conjointe n’a pas mis de temps à faire comme eux.

De mon côté, je bâillais.

Mais juste avant de fermer les yeux, j’en ai profité pour prendre le temps d’admirer la scène :

mon petit, accoté sur moi, la tête sur mon bras et appuyée sur mon épaule;

mon grand, étendu de tout son long, les pieds par-dessus les jambes de sa maman et un bras touchant tout juste son frère;

puis ma blonde, la femme de ma vie, loin de moi, à l’autre bout du lit; pourtant, si proche à la fois.

Je sentais toute son énergie et son cœur débordant d’amour à travers cette petite chaîne qui nous unissait l’un à l’autre.

Puis, je me suis endormi, la tête pleine de fierté et heureux de vivre cet instant de tendresse. Calmement, en me disant que c’était presque trop beau pour être vrai.

Jusqu’à ce que le petit change de position et se retourne, en me balançant un coup de coude digne de George St-Pierre sur le nez.

 

Jean-François Quessy est aussi l’auteur du blogue  Un gars, un père.

 

Photo : iStock.com/ArtisticCaptures

Partager