La fête des grands-mères

La fête des grands-mères
Par Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
29 avril 2016
Je n’ai jamais fait grand cas de la fête des Mères. Dimanche prochain sera une journée comme les autres. Ou presque…

Je n’ai jamais fait grand cas de la fête des Mères. Le dimanche 8 mai sera une journée comme les autres. Ou presque…

Bien sûr, mes enfants souligneront l’occasion à leur façon. Clémentine m’a déjà montré les coupons-privilèges qu’elle compte m’offrir. Elle était trop fière de son idée pour garder le secret. Et je sais que d’ici la fin de la semaine, Simone et Blanche reviendront de la garderie avec un bricolage qui me sera destiné. Peut-être même que l’homme de la maison m’écrira un mot doux.

Mais je reçois souvent des bricolages des enfants et mon amoureux me témoigne son amour tous les jours. Ces marques d’affection sont simplement des joies quotidiennes sous mon toit et ne soulignent en rien l’aspect spécial de la journée destinée aux mamans.

Ce qui est différent à la fête des Mères, ce sont les pensées que je destine à ma maman. Je la vois différemment depuis la naissance de Clémentine. C’est en mettant un enfant au monde que j’ai réalisé à quel point j’étais aimée. En prenant soin de mes petits avec amour, je ne peux faire autrement que d’imaginer que j’ai été l’objet des mêmes sentiments quand j’étais toute petite et que je le suis probablement encore. C’est le sentiment le plus rassurant que je connaisse.

Quand je vais au service de garde de l’école fréquentée par mon ainée, je croise souvent des grands-mamans venues chercher leurs petits-enfants. Des grands-mères dévouées qui aident, qui prennent le relais pour permettre la conciliation travail-famille, qui se portent volontaires pour s’occuper des enfants jusqu’au retour des parents, etc. Chaque fois, ça me touche.

Ça me touche de constater qu’elles prennent soin de la chair de leur chair. Que ces petits-enfants ravivent leur fibre maternelle. Qu’elles reprennent de bon cœur ce rôle qu’elles ont joué 20-30 ou 40 ans plus tôt.

C’est la même émotion qui m’assaille quand Simone souhaite enregistrer un texto-vidéo pour mamie; que Clémentine me montre avec fierté le bricolage qu’elle a réalisé avec ma mère pendant mon absence ou que Léonard dort dans les bras de celle qui m’a tenue de la même manière, il y a déjà 39 ans.

Pour Clémentine, Simone, Blanche et Léonard, je pense être une bonne maman. Et c’est en grande partie grâce à la mienne.

Bonne fête des Mères et des grands-Mères!!!!!

Et vous? Devenir maman vous a rapprochée ou éloignée de votre propre mère? Constatez-vous plus de similitudes ou de différences entre votre maman et celle que vous êtes pour vos enfants? Avez-vous un témoignage à faire publiquement à votre maman pour la remercier de son implication auprès de vos enfants?

 

Photo : Collection personnelle, Josée Bournival

Josée Bournival, Auteure, animatrice et blogueuse
Je suis la maman de 3 grandes filles et d’un petit garçon. Je souhaite échanger avec vous sur une foule de sujets reliés à la vie de famille.
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Commentaires (18)

  1. julie cusson 1 mai 2016 à 07 h 12 min
    Oh mon dieu que ce sujet me touche. j'ai eu du mal a tomber enceinte. IL m'a fallu 3 ans, 3 fausses couche, un an de fertilité. ouf une aventure. Ma maman a aussi eu des problème de fertilité (pas les même que moi) et avec les soin de l'époque (j'ai 28 ans) il lui a fallu 7 ans pour m'avoir enfin.Quand j'ai accouché, j'ai beaucoup pensé a elle. Elle m'a inspiré. M'ayant accouché naturellement sans épidurale, je me suis sentie capable d'en faire autant. j'ai accouché de mon petit Loïc en maison de naissance tout naturellement et quand elle est venu me visiter, ce que j'ai vu dans ses yeux m'a tellement ému. A cet instant j'ai compris comment je me sentirais quand mon bébé se grand et a quel point cet amour restera aussi fort qu'à ce moment là, le moment de sa naissance. il m'est arrivé souvent de pleurer en murmurant une chanson pour endormir mon Lutin. Des chansons que j'ai entendu ma mère nous murmurer a mon frère et moi. Et que naturellement, je murmure a mon tour. J'y pense et ma gorge se serre d'émotion. D'Avoir été si attendu, d'avoir été tant aimé. Probablement parce que j'ai attendu moi aussi et j'aime avec une telle force en ce moment. Elle regarde mon fils (qui me ressemble beaucoup) et je vois dans son regard tout cet amour qui m'est encore destiné et qui s'Est multiplié pour mon petit miracle. être maman c'est fantastique
  2. Josée Bournival 4 mai 2016 à 08 h 38 min
    Allo julie. J'ai également la gorge serrée à vous lire. ;-) J'espère que vous inviterez votre maman à lire mon billet et votre réponse. Elle en sera assurément très touchée. Josée XX
  3. Christine 2 mai 2016 à 10 h 00 min
    Quand je pense à la fête des mères, je me souviens de ces dimanches où ma mère nous habillait et coiffait pour rendre visite à nos grands-mères. Oui, nous avions un petit présent pour maman et nous lui offrions avec joie et fierté mais c'étaient les grands-maman, les reines de la journée! Maman à mon tour de 3 beaux enfants, je compte bien continuer en ce sens. Nous irons voir les grands-mamans ( et arrière grand-mère si possible) pour les rappeler aussi ces bons souvenirs et tout cet amour qui grandit grâce à elles.
  4. Josée Bournival 4 mai 2016 à 08 h 40 min
    Bonjour Christine. C'est très touchant de voir les parents reprendre les traditions de leur enfance. Perpétuer ce que nos propres parents ont mis sur pied. Je vous souhaite une belle journée et de belles visites pour dimanche prochain! Josée XX
  5. Élisanne Beauchamp 2 mai 2016 à 12 h 58 min
    Quand nous sommes jeune nous ne comprenons pas la réaction de nos parents et sa peut devenir frustrant. Je n'ai jamais été en froid avec ma mère cependant, j'ai compris ce qu'elle vivait quand j'ai moi-même eu mon premier enfant. C'est comme si on m'avait allumer une lumière dans un coin sombre de mon cerveau. Et depuis, je ne fais qu'admirer cette merveilleuse femme qui a toujours été là pour ses enfants même dans les temps dure.
  6. Josée Bournival 4 mai 2016 à 08 h 41 min
    Bonjour Élisanne. N'oubliez surtout pas de le dire à votre maman. C'est fou, mais à vous lire, je me disais que vous pourriez retranscrire exactement les mêmes mots dans une carte et la donner à votre mère dimanche prochain. Je suis certaine que ce serait la plus belle des cartes de la fête des Mères. Josée XX
  7. Andréanne 2 mai 2016 à 14 h 36 min
    J'ai eu mon fils au début de la vingtaine et sans ma mère et ses conseils, je ne serais pas devenu la mère que je suis. Elle m'a appris à m'écouter et arrêter de m'inquiéter des opinons des autres. Elle m'a aider à grandir. Quand j'ai eu ma fille, j'ai failli y laisser la vie et la peur que j'ai vue dans ses yeux m'ont ému car elle ne pleure jamais dans la vie et c'est une femme qui ne montre pas sa vulnérabilité mais là notre relation changé. Un lien fort c'est créer, je ne pourrais pas l'expliquer mais ce jour là j'ai compris que les choix qu'elle a fait pour la famille quand j'étais enfant venait de ce qu'elle croyait le mieux et que derrière sa carapace se cachait un grand coeur et un amour pour moi immense. Maintenant, chaque lundi, nous avons un cours ensemble et je ne changerais pas de place car c'est moment mère-fille sont agréable et comble la petite fille en moi. Et surtout je me rend compte que je lui ressemble plus que je le croyais.
  8. Josée Bournival 4 mai 2016 à 08 h 45 min
    Bonjour Andréanne. Ce qui me touche à la lecture de votre témoignage, c'est aussi les efforts que font nos mamans pour corriger le tir même si nous sommes de "grandes" enfants. Quand j'étais petite, la maison était toujours propre et ordonnée. À mon tour, j'essaye de reproduire ça avec plus ou moins de succès. Et quand je m'excuse pour le bordel ou la saleté, ma mère me rappelle toujours que l'important c'est d'être ensemble et non pas de manger au-dessus d'un plancher impeccable. Comme si, 30 ans plus tard, elle souhaitait encore "m'apprendre la vie." Josée XX
  9. Andréanne 4 mai 2016 à 09 h 17 min
    Oui ma mère essaie encore de m'apprendre des choses et que même parfois, je l'appelle pour qu'elle me donne des conseils et je sens dans sa voix la fierté d'être encore utile surtout tout l'amour qu'elle met dans ces conseils. La semaine dernière, ma mère disait que depuis que je suis mère, elle apprenait aussi à mon contact et qu'elle mettait en pratique des conseil que moi sa fille je lui donnais, Notre relation est devenue du donnant-donnant et j'apprécie beaucoup cette nouvelle complicité.
  10. Josée Bournival 5 mai 2016 à 17 h 09 min
    C'est vrai que la relation parent-enfant est différente à l'âge adulte. On se parle davantage d'égal à égal. ;-) Josée XX
  11. Aglaë 3 mai 2016 à 13 h 43 min
    Avec cette photo, on voit d'où tu tiens ce regard malicieux... Étant en perpétuel conflit avec ma mère à l'adolescence, la naissance de mon fils à bien sûr changer la donne. J'ai découvert que mes parents étaient véritablement inquiet pour moi et que leur but n'était pas de me pourrir la vie... Je suis presque grand-mère: mon fils à une copine qui a une fille de 3 ans...
  12. Josée Bournival 4 mai 2016 à 08 h 46 min
    Bonjour Aglaë. Dites-moi, même s'il n'y a pas de lien de sang entre vous et la petite de 3 ans, est-ce que la relation que vous avez avec votre fils a changée depuis qu'il est papa par alliance? Josée XX
  13. Aglaë 4 mai 2016 à 10 h 38 min
    C'est trop récent! Je verrai peut-être une différence dans quelques mois... et arrête-moi ça ce vouvoient-là: J'ai à peine deux ans de plus que toi...
  14. Josée Bournival 5 mai 2016 à 17 h 10 min
    Déformation professionnelle. ;-) J'observe la même règle avec toutes les internautes, mais si vous m'en faites la demande, je veux bien déroger à mon habitude. Ça sera un plaisir de TE relire bientôt. ;-) Josée XX
  15. Lucie 6 mai 2016 à 15 h 45 min
    Depuis 10 ans au Québec, j'y ai eu deux jeunes enfants que j'élève ici. Le plus difficile dans l'éloignement avec ma famille est sans aucun doute le fait d'être une mère loin de la mienne et par le fait même, que mes enfants soient si loin de leurs grands-parents maternels. Malgré la distance, le fait d'avoir des enfants m'a fait ressentir très fortement ce sentiment d'avoir été (et de l'être toujours) incroyablement aimée! Je réalise par la bande la peine qu'ont pu ressentir mes parents à l'idée que je parte si loin, et ce, même s'ils ne me l'ont jamais fait sentir et m'ont toujours soutenue inconditionnellement. Venant d'une famille de quatre enfants assez rapprochés, je réalise également à quel point ma mère était bonne, patiente, dévouée pour nous! Pour tout ça, je trouve que la maternité me rapproche de ma mère que j'admire et respecte d'autant plus!
  16. Kim 7 mai 2016 à 07 h 27 min
    Bonjour, De mon côté après la crise d'adolescence je suis devenue très très proche de ma mère. Chez nous c'est la fête des mères à tout moment moi et ma mère on se parle chaque jour et des fois pendant plus d'une heure. On se dit je t'aime tu es une super maman au minimum une fois part jour! On se voit une fois part semaine et nous nous fesons des petites attention à chaque fois qu'on se voit. On se dit tout c'est définitivement ma meilleure amie je fais tout pour elle et elle fait tout pour moi et je tiens à dire pour ma Soeur aussi et je suis aussi proche de celle-ci qui est la marraine de mes deux enfants enfin bref vous comprendrez que pour nous c'est une journée de plus pour se dire à quelle point on s'aime Bonne fête des mères à tous ❤️
  17. LLR 8 mai 2016 à 07 h 17 min
    Bonjour. Les premières lignes de votre texte m'ont interpellées. A l'inverse, à la naissance de ma fille, j'ai compris que je n'avais finalement jamais été aimée. Sincèrement aimée. Bien sûr, je n'ai manqué de rien sur le plan matériel. Mes parents n'avaient pas grand chose, sur les quelques photos que nous avions, je suis toujours mal habillée mais ce n'est pas ce qui m'a manqué. Aînée de ma fratrie, je me suis conformée à être sage et bien obéissante. J'en suis devenue transparente. Mes parents avaient tellement d'autres préoccupations...alors moi...Ma fille a été leur première petite fille. Durant la première visite à la maternité, ma maman m'a dit d'emblée qu'elle ressemblait à mon frère. Puis a ajouté qu'à ma naissance, je n'étais pas un beau bébé. Ces mots résonnent souvent dans ma tête. Alors je regarde ma fille que je vois brillante comme un trésor, que j'aime sans conditions. Et je me demande ce que j'ai fais de mal. Vos parents vous ont donné un cadeau inestimable et c'est un joli message que vous adressez là :)
  18. Jessica 9 mai 2016 à 10 h 49 min
    Oh mon dieu... pour ma part, avoir mon 1er enfant (ma fille) m'a un peu éloigné de ma mère... sans trop entrer dans les détails, lorsque j'étais petite, mon père a décidé de s'en aller.. ce qui plongea ma mère dans une profonde dépression... elle n'était donc pas très présente pour moi... bref, puisqu'elle avait tout de même été la seule présence parentale pour moi par la suite, je ne lui en voulait pas malgré toutes les erreurs... je comprenais, puisque maintenant adulte, je comprenais et voyait d'un oeil différent sa situation... lorsque j'ai eu ma fille parcontre... un profond sentiment est remonté à la surface... j'ai tellement aimé ce petit être fort que je ne comprenais pas!!! Je ne comprenais pas comment on pouvait "abandonner" son enfant de la sorte pour quelques raisons que ce soit... j'étais très fachée même je dirais... malgré le fait que je comprenais comment elle en était rendue là, je ne comprenais pas pourquoi l'amour qu'elle devrait avoir pour moi, n'avait pas été plus fort que ça!!!! Moi qui en avait voulu à mon père toute ma vie d'être parti, voilà que les rôles avaient changé! Bref... nous avons finalement crevé l'abcès, si je peux dire ça ainsi, nous nous sommes parlées, et pardonnées! Je comprend où la "dépression" peut mener, mais l'ayant jamais vécu moi même, ou à ce point, je ne peux pas totalement comprendre... ce que je sais parcontre, ce que ça m'a apporté, c'est qu'il ne sera pas question d'abandonner, si ça m'arrive un jour, je ferai tout pour rester présente pour mes enfants, chercher l'aide qu'elle n'a pas réussi à trouver... mais malgré toutes ses erreurs, ma mère a toujours veillé à ce que je manque de rien, elle a su lâcher prise, se sachant incapable et m'a confié aux soins de mes grands-parents qui ont tout donné pour moi. Aujourd'hui j'ai deux enfants, une grande fille de 4 ans et un garçon de 6 mois, moi et ma mère sommes très proches et je ne sais dont pas ce que ma fille ferait sans sa mamie... elle crée avec ma fille, se lien si fort que j'ai eu et a encore avec mes grands-parents et j'en suis très reconnaissante. L'arrivée du petit 2e a été pour moi toute une épreuve... côté moral! Hihi.. et elle n'a pas ratté une occasion de m'aider !!! Pour tout ça, ses erreurs et ses bons coups, je l'aime! C'est ma mère! ☺