Se laisser prendre au jeu

Se laisser prendre au jeu
Par Geneviève Doray, Directrice, Naître et grandir
18 février 2016
Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai longtemps cru que «jouer» et «jeu» allaient de pair. Et pourtant…

Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais j’ai longtemps cru que « jouer » et « jeu » allaient de pair. Résultat, je me sentais souvent coupable et j’avais l’impression de ne pas assez jouer avec ma puce. J’ai mis du temps à comprendre que je jouais beaucoup avec elle au fond.

Je jouais avec elle lorsque je pliais ma brassée et qu’elle enfilait un de mes chandails pour s’en faire une robe. Je jouais avec elle aussi lorsque nous chantions une chanson ou que je la chatouillais avant le bain. Le soir, je me dépêchais de revenir à la maison pour « jouer » alors que nous nous trouvions déjà à jouer lorsque je la tenais par la main pour qu’elle marche en équilibre sur le muret.

J’ai arrêté de culpabiliser quand j’ai pris conscience que jouer c’était plus qu’une affaire de jouets.

Avec mes yeux d’adulte, j’avais l’impression que je ne jouais pas parce que nous n’avions pas un « vrai » jeu. Peut-être la faute des fabricants qui ont tout intérêt à ce que vous et moi pensions ainsi…

Je ne sais pas si un enfant aime mieux la boîte vide que le jouet, mais je peux vous dire que ma fille a toujours préféré faire rouler ses petites autos sur le mur ou sur le sofa plutôt que sur la piste vendue à cet effet.

 

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Photo: Jessy et Véronique Viau, Sainte-Agathe-des-Monts | Crédit : Maxim Morin