Les légumes en voyage

Les légumes en voyage
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste
28 août 2014

Je reviens de voyage avec mes enfants. D’un pays où il fait très chaud et où on mange différemment. Où il y a une foule de différences : des paysages aux animaux, en passant par l’architecture, la musique, les jeux d’enfants et ce qui semble falloir pour être heureux.

Parmi les différences qui retiennent davantage notre attention en voyage, il y a la bouffe, évidemment. Et en passant, pas besoin de changer de pays pour ça. Quand on visite une autre province, une autre région ou simplement une autre ville, il y a toujours une ou plusieurs spécialités culinaires à découvrir. Pour notre part, on se fait souvent un devoir – non, un plaisir – d’en essayer. Ma collègue Julie appelle ça « voyager gourmandement ».

Nous nous sommes régalés en voyage. Tous les trois, nous sommes curieux et aventuriers, donc c’est un plaisir de ne pas toujours reconnaître les aliments qui garnissent nos assiettes, peu importe qu’ils s’avèrent être des coups de coeur ou des déceptions.

Un de nos constats, après quelques jours : les spécialités culinaires et les habitudes alimentaires qu’on a observées incluaient relativement peu de légumes. Bon, ce n’est peut-être pas une grande différence avec plusieurs restos québécois, mais ça en est une avec notre chez nous à nous! Mes enfants sont habitués de voir des légumes colorer leurs assiettes et charmer leurs papilles (oui, oui) à pratiquement chaque repas.

Puisque j’ai cuisiné plusieurs repas, nous avons aussi fréquenté des épiceries et des marchés. C’est une activité en soit, je vous le  jure! Laisser les enfants déambuler dans les allées ou devant les kiosques, à se remplir les narines d’odeurs, et les yeux de formes et de couleurs, c’est vraiment chouette. Ça m’a permis d’inclure plus de légumes à nos repas. Ça m’a également permis de constater à quel point les habitudes qu’on inculque à nos enfants deviennent leur norme. Laura et Benjamin étaient contents de retrouver des légumes dans leurs assiettes (re-oui, oui). Oh bien sûr, ils ne me le disaient pas toujours dans ces mots. J’ai mentionné des différences, mais je me dois de mentionner aussi deux choses qui n’ont pas changé en voyage : le « heille » et le « c’est pas juste ».

Invraisemblable, mais vrai, c’est à coup de « c’est pas juste, il a plus de carottes que moi », « c’est pas juste, il a pris les derniers légumes » et de « heille, prends pas ma salade » que Laura et Benjamin m’ont témoigné leur appréciation des légumes. On ne peut pas tout avoir! ;-)

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
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