Si je trouve celui qui a inventé le mot « pourquoi »…

Si je trouve celui qui a inventé le mot « pourquoi »…
20 janvier 2014

J’ai besoin de ventiler, alors pourquoi ne pas me servir de cette tribune pour le faire?

Chu pus capable!!! Notre grand de 3 ans n’arrête pas de nous demander « pourquoi, pourquoi? »

Si vous êtes passés par là, vous comprenez à quel point ma vie est épuisante présentement. Pourquoi ci? Pourquoi ça? Pourquoi ci? Pourquoi ça?

iStock_000022823193XSmallPourquoi? Pourquoi? Pourquoi?

Je vais vous le dire pourquoi, moi!

PASSQUE! PASSQUE! PASSQUE!

Au début, je me suis dit que c’était « cute », qu’il était curieux, qu’il voulait comprendre, qu’il voulait savoir, qu’il était intelligent.

Puis, ma vision a changé et j’ai commencé à le trouver « TROP cute », « TROP curieux », « TROP intelligent », etc.

Et aujourd’hui, j’ai pris la décision de partir à la recherche de celle ou de celui qui a inventé le mot « pourquoi? ». Je veux retrouver cette personne-là. Je veux lui demander quelle idée lui est passée par la tête. Je veux des excuses au nom de tous les parents!

Parce qu’au fond, le mot « pourquoi » est un mot sans fin!

On peut demander à quelqu’un « pourquoi? » à l’infini. Malgré n’importe quelle justification, il peut toujours y avoir un nouveau « pourquoi? ». On ne s’en sort pas.

Seules échappatoires :

1- Le « Passque! »

2- L’ignorance intentionnelle

Mais, dans les deux cas, je trouve les options un peu... plates. Les utiliser revient à « lancer l’éponge ». Alors, on dirait que je m’entête à vouloir essayer de lui trouver LA RÉPONSE qui réussira à combler sa soif de connaissance et de compréhension de la vie.

Ce qui m’énerve le plus, c’est que j’ai saisi que 90 % du temps, mon grand connaît très bien la réponse à son questionnement. Est-ce nécessaire pour lui de s’acharner sur nous?

- Mets ton manteau mon homme.

- Pourquoi, papa?

- Pourquoi, tu penses?

- C’est encore l’hiver pis y fait froid.

- Voilà! Pourquoi tu me le demandes?

- Ben, PASSQUE papa. PASSQUE!

Et c’est lui qui finit par avoir le dernier mot.

Pourquoi la vie est si injuste?

Pourquoi!?

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Jean-François Quessy
Je suis un père passionné, mais aussi un grand amoureux qui aborde sa vie avec humour.
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Commentaires (12)

  1. Carine Nassif 20 janvier 2014 à 09 h 22 min
    J'ai adoré ta chronique !!!
  2. Jean-François Quessy 20 janvier 2014 à 11 h 22 min
    Merci beaucoup Carine!
  3. Marie-Ève 22 janvier 2014 à 10 h 10 min
    Moi aussi j'ai beaucoup aimé ce texte! Mon grand est également dans sa période de «pourquoi?»! Pour se réconforter, on peut se dire (voire se répéter!) que c'est bon signe quand un enfant pose cette question! Sur le plan langagier, cela l'aide à maintenir la conversation. «Pourquoi?» est aussi une question complexe, plus difficile à comprendre que «où?» et «qui?», notamment. Elle aide le tout-petit à développer sa compréhension des liens logiques.
  4. Caroline 20 janvier 2014 à 11 h 07 min
    Lance-lui un "pourquoi, tu penses?"... ça coupe l'élan des pourquois, et ça le fait réfléchir...
  5. Jean-François Quessy 20 janvier 2014 à 11 h 21 min
    Je sais bien Caroline! C'est pour ça que je dis que 90% du temps, il connaît les réponses. Mais, tu as raison sur le fait que ça le pousse à réfléchir. Un jour, il en prendra peut-être connaissance et se dira: « Wow! Je suis un génie! J'ai réponse à tous mes pourquoi! Ça ne me sert plus à rien de continuer. » :)
  6. Nathalie 20 janvier 2014 à 12 h 32 min
    ha ha ha... oui je vis cela depuis un bon 6 mois avec mon garçon de 3 ans et demi! c'est vrai qu'on vient tannés de ne plus savoir quoi répondre, surtout à des questions sans réponse du genre "pourquoi le ciel est bleu"! c'est une passe comme dis ma mère, comme bien d'autres où il faut passer par là! et bientôt à repasser par là avec l'autre de 2 ans qui suit derrière! vaut mieux en rire! mais mon mari a un moins grand sens de l'humour que moi! lolll
  7. Sophie 20 janvier 2014 à 13 h 33 min
    Excellent!! Justement ce week-end je n'en pouvais plus et avais presque hâte de retourner au boulot!! :) Une chose est certaine, ça aide à travailler notre patience!! J'ai aussi adopté le "pourquoi tu penses?" il n'y a pas longtemps et c'est bien vrai qu'il sait pratiquement toujours la réponse... :)
  8. Nadine Malak 20 janvier 2014 à 15 h 11 min
    Je compatis... Je vis la même chose avec mon ti-poux de 3 ans et demi. J'ai lu que les enfants de cet âge ont besoin qu'on leur répète sans arrêt, question de bien comprendre et intégrer le monde et ses limites et aussi question de prévisibilité (va-t-on répondre la même chose que la dernière fois ou bien on leur raconte des bobards?). Et aussi, ça crée un contact avec nous. Ces petits êtres vulnérables sont complètement démunis devant l'immensité du monde. Nous sommes leurs seuls repères, alors ils ont continuellement besoin de nous pour se rassurer, pour se réconforter. Ainsi, quand mon fils me questionne sans arrêt, je me réponds à moi-même: "Voilà pourquoi ;)".
  9. Kim 20 janvier 2014 à 19 h 08 min
    Hahahahahaha! En effet, ça travaille la patience, la créativité, la constance et bien d'autres choses! Chez nous, nos deux garçons ont 10 mois de différence, alors, toutes les «passes» n'en finissent plus! Quans le plus vieux est sur le point de terminer une phase le deuxième embarque dedans! (faire ses nuits, les purées, les dents, les «ch'capab'-tu-seul», le pouuuuuukoi?, Pète-pis-son-p'tit-frère-Répète, etc. Alors, on se console souvent en se disant qu'y a des chanceux qui ont des jumeaux... Et d'autres des triplés... Faut en rire... Ça passe :)
  10. Soso 20 janvier 2014 à 23 h 02 min
    C'est exactement cela: les pourquoi n'en finissent plus, il y a toujours une question à la nouvelle réponse. Mieux vaut retourner la question, histoire de gagner du temps et de faire travailler les neurones du petit prodige!

    Ici c'est particulièrement pénible, car je suis maman à la maison. Grand garçon de presque 4 ans très curieux et c'est ainsi depuis qu'il a deux ans et demi. Un jour, je lui ai déjà dit d'arrêter de me poser des questions un moment, car j'avais mal à la tête. Sa réponse: je vous laisse deviner...
  11. Marie-Josee 21 janvier 2014 à 10 h 49 min
    Moi j'aime le pourquoi, mais déteste le passeque!!! Quand l'enfant pose cette question, il est curieux, il veut apprendre.
  12. Jeanne C. 3 février 2014 à 18 h 32 min
    Une de mes amies aime bien répondre "Pourquoi pas?" ;)

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