Colère d’enfant, colère de parents

Colère d’enfant, colère de parents

Un matin, j’ai été réveillé par les cris de mort d’une demoiselle qui voulait du lait ou de l’eau (selon ce qu’on lui tendait, elle désirait l’autre…). Vous l’aurez deviné, ma fille vit son terrible two. Elle cherche à développer son autonomie sans avoir encore les outils nécessaires pour communiquer ses besoins. Ce qui provoque chez elle des colères… Ces crises mettent souvent à rude épreuve les nerfs des parents, comme je l’ai vécu ce matin-là. Et ça s’est poursuivi en route vers la garderie.

- Papa? Papo!

- Oui, Leeloo c’est un chapeau!

- Non, MON papo!

- Oui, Leeloo c’est ton chapeau!

Ma fille me jette alors un regard... Si elle avait des fusils à la place des yeux, je pense que je serais aujourd’hui un homme mort! Je comprends alors qu’elle veut que je lui enfile son chapeau.

- PAPOOOOOO!

- Je ne peux pas mon amour, je conduis!

- PAPO, PAPO, PAPO, PAPO, PAPO, PAPO…

Et voilà qu’elle recommence à pleurer pour rien, elle ne comprend pas que je ne peux pas lui mettre son chapeau! Et voilà, maintenant c’est moi qui suis en colère!

Alors aujourd’hui, on laisse tomber le terrible two et on parle de la colère, celle des parents.

L’élément fondamental de la gestion des émotions, c’est de savoir qu’il est possible de gérer ses émotions, même les plus difficiles.

La colère est une émotion. Elle est présente lorsqu’on a la perception d’être impuissant dans une situation. Contrairement à la croyance populaire, se mettre en colère, ce n’est pas très sain et ce n’est surtout pas un remède au malaise que la colère provoque.

Même s’il existe des moyens plus sains de reprendre le contrôle (prendre une pause, quitter la pièce, analyser la situation de façon détachée, etc.), l’expression de la colère vise à reprendre le contrôle sur une situation. C’est désolant, mais les comportements associés à l’expression de notre colère sont souvent des comportements agressifs. Ils se manifestent donc  par la violence, soit par le ton de la voix (crier), soit par la contrainte physique (frapper, serrer, etc.) ou même par de la violence psychologique (insulter, dénigrer, etc.). Heureusement, la punition physique est moins répandue qu’à une certaine époque. Moins répandue parce que grâce à la recherche, on connaît maintenant les effets dévastateurs de ce type de punitions sur le développement de nos enfants.

Bien sûr, la gestion de la colère est complexe. Une intervention ciblée avec l’aide d’un psychologue peut nous aider à mieux contrôler celle-ci lorsqu’elle devient un problème. Mais pour la plupart d’entre nous, lorsqu’on se rend compte qu’on est en colère, il est utile de se poser la question suivante :

Est-ce que je suis dans une situation où je me sens impuissante? Si oui, que puis-je faire, concrètement et rationnellement, pour reprendre le contrôle (par exemple, donner un livre ou un jouet à ma fille pour détourner son attention de son chapeau)? Si non, est-ce que je peux accepter que la situation soit désagréable en sachant qu’elle aura une fin (par exemple, je sais que je vais éventuellement arriver à la garderie)?

Arriver à bien gérer sa colère demande beaucoup de pratique. C’est d’autant plus important dans notre rôle de parent, car nous sommes souvent placés dans des situations où nous ressentons un sentiment d’impuissance ou une perte de contrôle. Il faut donc bien développer cette habileté et accepter nos limites personnelles sans les faire subir à toute la famille. Se retirer dans notre chambre pour décompresser quand on n’en peut plus devient parfois un comportement salutaire!

Au final, nos enfants finiront, avec notre aide, par développer les outils nécessaires à communiquer adéquatement leurs besoins ou à s’adapter à leur environnement.

Tiens, c’est bizarre, Leeloo ne crie plus… Je me retourne et ça me saute aux yeux, elle me regarde avec un grand sourire, elle a mis son chapeau toute seule! Ce qu’elle n’avait jamais fait!

Vive l’adaptation! (Ouf!)

Dr Nicolas Chevrier, psychologue
Mes 3 enfants me permettent de peaufiner mes talents de psychologue tous les jours…
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Commentaires (27)

  1. ciara tanoh 24 septembre 2013 à 11 h 40 min
    tres gros probleme avec la colere,j'evite d'etre dans la meme piece que mon fils quand ces cris et ces pleurs me montent a la tete mais des fois je fond en larmes de le voir ainsi...Merci pour l'article.
  2. Christine 24 septembre 2013 à 12 h 02 min
    A quel âge faut t'il arrêter de détourner leur attention et les laisser vivre leur colère, leur frustration ?
    Quand comprendra t'il qu'il ne peu pas avoir tout ce qu'il veulent ?
  3. Marie 24 septembre 2013 à 12 h 03 min
    J'aime beaucoup vos articles, cependant il manque de pistes d'intervention....
  4. Elisabeth 24 septembre 2013 à 12 h 16 min
    C'est bien beau le :
    "lorsqu’on se rend compte qu’on est en colère, il est utile de se poser la question suivante : Est-ce que je suis dans une situation où je me sens impuissante? Si oui, que puis-je faire, concrètement et rationnellement, pour reprendre le contrôle. Si non, est-ce que je peux accepter que la situation soit désagréable en sachant qu’elle aura une fin?"

    mais dans la réalité, quand on est dans une situation de colère, on n'a pas vraiment le temps de se poser ces questions!

    Moi je suis une maman monoparentale. Je n'ai pas de relève quand mon fils de 18 mois me fait une crise du type Terrible Two. J'essaie de la passer de mon mieux. Des fois, quand je suis reposée, j'ai la patience nécessaire et on s'en sort pas si mal. Mais des fois, je suis moi-même épuisée et alors là, la patience n'y est plus. Il m'arrive de me mettre en colère. Je n'en suis pas toujours fière. Mais je me dit que je suis humaine et que moi aussi j'ai droit à l'erreur. C'est ce que mon fils est en train d'apprendre justement. Quand je me fâche par contre, une fois le calme revenu, je prends mon fils et je lui dis que maman n'a pas été à la hauteur. Ça nous arrive à tous et ce n'est pas la fin du monde. On se fait un câlin et on repart.

    Je veux démontrer à mon fils que non, la colère n'est pas la meilleure des émotions, mais s'en est une et nous avons à la vivre et à la gérer à l'occasion. En lui démontrant que je suis une personne normale avec ses forces et ses faiblesses, je pense qu'il sera plus en mesure d'accepter les siennes et ainsi avoir une meilleure estime de lui.
  5. Nicolas Chevrier 24 septembre 2013 à 17 h 00 min
    @ Elisabeth

    En fait, vous avez raison, c’est très difficile de prendre du recul au moment ou l’émotion nous submerge. C’est d’ailleurs une des premières habiletés que l’on développe dans des sessions d’entraînement à la gestion des émotions. De plus, nul besoin de se sentir coupable ou de se sentir attaqué, chaque individu a sa zone de confort lorsqu’il gère ses émotions. Pour certains ce sera la peur et l’anxiété qui seront gérés plus difficilement, pour d’autres ce sera la colère ou encore la tristesse, la déception… Bien gérer nos émotions ça veut dire de vivre l’émotion appropriée à ce que l’on vit.

    Est-ce normal d’être déçu de ma performance quand je fais trop cuire mon riz lorsque je reçois des amis? La réponse est : oui!

    Est-ce normal de me sentir incompétent et d’avoir l’impression d’avoir gâché le souper parce que mon riz est trop cuit ? La réponse est : non!

    La gestion des émotions c’est cette capacité de bien arrimer mon vécu émotionnel à la réalité objective. Et cette capacité se mesure et se développe.

    Je ne parle pas ici d’être parfait. Je parle de l’inverse. Je parle simplement de tendre vers l’excellence, d’être en constante amélioration. On fait tous des erreurs, mais si personne ne me souligne jamais quelles sont ces erreurs comment vais-je faire pour m’améliorer et ne pas reproduire le même comportement?

    On tend vers l’excellence en corrigeant les erreurs et la première étape pour les corriger c’est de les regarder en « pleine face » et de bien comprendre pourquoi j'ai fait ces erreurs.
  6. Judith 24 septembre 2013 à 12 h 47 min
    Nous sommes présentement dans cette phase d'affirmation de soi avec ma fille de 2 ans. En plus, il y a une nouveau petit frère qui est arrivé dans la famille. Mon meilleur truc pour le moment est de respirer profondément ( plusieurs fois) quand je me rend compte que ma "bouilloire commence à siffler". Dans le feu de l'action, ça aide à prendre du recul sans se retirer physiquement.
  7. Nicolas Chevrier 24 septembre 2013 à 17 h 01 min
    @ Judith

    Excellente stratégie, ce moment de recul permet un questionnement des pensées qui peut être très efficace.
  8. Marie 24 septembre 2013 à 13 h 45 min
    Terrible 2, bonne gestion, terrible 3, commence a perdre patience, terrible 4-5 ans, j'ai atteint ma limite
    La ma fille me dit maman tu as crié sur moi, c'est pas gentil, tu aimerais ça que je te le fasse.

    Mais c'est parce qu'elle est + mature que son âge, son demi frère a 8 ans de plus doit avoir beaucoup a jouer la dessus.

    Mais la question que je me pose est-ce que c'est possible de maîtriser sa colère
  9. Nicolas Chevrier 24 septembre 2013 à 17 h 01 min
    @Marie

    Merci de votre commentaire.

    J’en profite pour vous donner d’autres pistes d’intervention

    Faîtes attention à votre discours intérieur, à ce que vous vous dites (vos pensées). Lorsqu’il y a de la colère, plusieurs éléments peuvent être présents.
    1) On présume de l’intentionnalité de l’enfant (par exemple : il fait exprès, il rit de moi, etc.). Lorsqu’on présume que l’enfant fait intentionnellement et avec un objectif ces comportements, alors la colère montera plus facilement.

    2) Quand vous notez une pensée de ce type, c’est là que la respiration sera importante. Durant cette période de respiration, posez-vous la question : Est-ce que ma pensée représente bien la réalité? Est-ce que mon enfant le fait exprès, rit-il de moi?

    3) Utilisez alors les informations que vous avez lues ici pour tenter de produire une pensée qui représente mieux la réalité: « Je sais que mon enfant tente de communiquer et il n’y arrive pas ce qui le frustre. » ou « Je sais que mon enfant teste les limites de son environnement en criant comme ça, c’est certainement désagréable mais ça n’a rien à voir avec moi. »

    Ces changements de pensée sont la clé d’une meilleure gestion de la colère. Si vous avez des pensées à partager, n’hésitez pas et je tenterai de vous aider à les transformer en pensées plus réalistes…
  10. Geneviève 24 septembre 2013 à 14 h 36 min
    Je suis tout à fait d'accord avec Élisabeth, ce n'est pas si simple que cela de gérer nos émotions lorsque nous sommes en colère ou nous nous sentons impuissants. La patience, on en perd facilement. Mais ce qui est le mieux à faire, c'est de sortir et respirer, d'expliquer brièvement à nos enfants que maman a été en colère parce qu'elle n'a pas été à la hauteur, n'a pas su comment régler le problème sur le moment etc...Être parfait, ça n'existe pas. Par contre, ça vaut la peine de faire des efforts avant de s'emporter et de regretter par la suite. Maîtriser la colère, cela demande beaucoup de patience, de pratique et de temps! Un jour à la fois, une gestion de colère à la fois avec recul pour réflexions...
  11. Dophinel 23 octobre 2013 à 05 h 46 min
    je pense que c'est pas simple quand on ne l'a pas appris petit ... c'est un beau cadeau qu'on peut faire à nos enfants de leur apprendre dès le plus jeune âge.
    Après, c'est une question de volonté et de maîtrise de soi, mais on peut tous y arriver, même si certains auront besoin de plus de temps et d'autres auront besoin d'aide !
  12. Nicolas 25 septembre 2013 à 06 h 33 min
    Bonjour,

    J'ai beau n'être parent que depuis peu (18 mois), je trouve votre propos simpliste et réducteur.

    Un enfant a certes besoin d'être compris, et nous-mêmes avons besoin de contrôler nos colères pour l'aider à s'épanouir. Car s'énerver est facile et n'est pas forcément ce dont a besoin l'enfant ; il convient donc d'essayer de lui expliquer, parfois de détourner son attention, ou bien de le laisser régler son problème tout seul.

    Mais parfois -- et cela me semble tout aussi important --, il faut savoir crier, lui dire non sans forcément plus d'explications. Car il a besoin :
    - de comprendre que parfois il faut obéir sans forcément trop poser de question ;
    - de comprendre qu'il y a des limites à ne pas dépasser ;
    - de comprendre que oui, il peut mettre en colère ses parents et que ce n'est pas bien de les mettre dans un tel état.

    Car un enfant, cela se responsabilise. Et ce n'est pas forcément en détournant son attention d'un problème qu'on lui permettra de se responsabiliser. Mais bien en le confrontant aux conséquences de ses attitudes (au moins parfois).
  13. Nathalie 25 septembre 2013 à 11 h 12 min
    Je suis plutôt d'accord avec toi. Moi aussi je pense qu'on doit établir des limites à ne pas franchir. Il me semble qu'on doit outiller nos enfants et non les surprotéger en évitant toujours d'exprimer notre colère. Attention ici je ne parle pas de perdre le contrôle mais bien d'exprimer notre mécontentement face à un comportement. Même si ça implique d'hausser le ton de la voix. De clairement montrer qu'il nous a mis en colère. Que maman ou papa est fâché point final. Tout comme il est impératif de souligné les bons comportements et la bonne humeur que ça engendre.
  14. Nicolas Chevrier 25 septembre 2013 à 12 h 00 min
    Attention, il ne faut pas confondre "être ferme" et "crier". On n'a pas besoin de crier pour être ferme. On a seulement besoin d'exprimer clairement notre propos et de ne pas laisser de place à la discussion.

    Je vais être clair sur un point, on ne crie pas après un enfant. Ça ne sert à rien à part affirmer sa dominance sur l'enfant. Je ne dis pas que c'est impardonnable si on hausse le ton de voix de temps en temps, des erreurs ça arrive (mais on doit les voir comme des erreurs et tenter de les éviter la prochaine fois!).

    Ce que j'affirme c'est que de crier après un enfant est une stratégie d'éducation inefficace et inadaptée qui peut avoir des conséquences graves sur le développement d'un enfant.

    Conséquemment, affirmer que comme parent on doit "savoir crier" est irresponsable et dangereux.
  15. Dophinel 23 octobre 2013 à 05 h 51 min
    La lecture d'Isabelle Filliozat vous serait certainement salutaire.
    Je pense qu'à moins d'un danger imminent, crier ne sert à rien.
    Les explications qu'on donnent ne doivent pas toujours comporter 15 phrases, 3 mots peuvent être suffisants, et avec certains enfants, 3 mots c'est déjà trop ! tout dépend de l'enfant. Mais obéir sans comprendre pour moi, sur le long terme ça n'a rien d'éducatif. Quand l'adulte sera absent, l'enfant sera perdu ...
    Je n'aime pas, comme Filiozat parler de limites, mais plutôt de frontières, une frontière est une démarcation entre deux états, alors que limite, ça fait penser aux barreaux d'une prison.
    Nous n'avons pas à limiter nos enfants, au contraire, on doit les aider à s'épanouir au maximum et à repousser leurs limites ! En revanche ils ont besoin de comprendre que certaines choses se font et d'autres pas.
    Et puis un dernier point, si un parent se met en colère, ce n'est pas la faute de l'enfant, l'adulte est sensé avoir appris la maitrise de soi et être capable de rester calme même devant un enfant en terrible two !
    Faire porter la responsabilité de son manque de maîtrise à son enfant c'est un peu injuste je trouve !
    Ca ne veut pas dire que l'enfant n'a aucune responsabilité là-dedans, mais elle est minime comparée à celle du parent.
  16. Mélanie 25 septembre 2013 à 08 h 53 min
    Detourner l'attention ça fonctionné un bon bout pour notre part. Mais là mon enfant à 3 et demi. Je le présume dans un début de fucking 4. Détourner ça ne fonctionne plus. Lui expliquer je le fais après sa crise car avant ça ne sert à rien. Maintenant c'est un avertissement et conséquence après. Le 1-2-3 ne fonctionne plus. Le laisser faire sa crise...c'est bien mais c'est épuisant, je passe la journée avec. Et pour la moindre chose c'est une crise. Ca fait plusieurs crises a gerer par jour. Je suis moi même tres fatiguée par mon travail. Et là il me semble que je n'ai plus de contrôle sur mes colères non plus. Je me réticents énormément pour par lui donner la fessée. C'est la seule chose que je contrôle encore. (j'ai été élevé de cette façon mais je veux pas le faire à mes enfants mais ça me demanches
  17. Nicolas Chevrier 25 septembre 2013 à 15 h 35 min
    Bonne nouvelle Mélanie, tu n'as pas besoin de recourir à la fessée car elle est complètement inefficace. À part faire mal à notre enfant et porter "sérieusement atteinte à son développement (Organisation mondiale de la santé - OMS, 2002)", ça ne sert strictement à rien.

    Par contre, il y a des stratégies que vous pouvez tenter. Ignorer la crise c'est fondamental mais l'autre partie du travail c'est de renforcer les bons comportements. Ce que ça implique, c'est d'expliquer clairement à notre enfant quel est le comportement attendu. Aussi, lorsqu'il réussit à faire ce comportement il faut "beurrer épais"!

    On le félicite, le récompense, etc... La formule "magique" c'est:

    ignorer - montrer - renforcer

    J'ignore le comportement mal adapté (Ignorer). J'enseigne clairement le bon comportement à mon enfant (montrer). Je le félicite de façon exagérée quand il choisit le comportement attendu (renforcer).

    Et je termine en vous félicitant pour votre contrôle, vous réussissez là où plusieurs parents ont échoué.
  18. Anouk 3 novembre 2013 à 08 h 01 min
    Bonjour,

    J'abonde dans le sens du Dr Chevrier, félicitations pour ce contrôle ! Une petite suggestion qui m'a beaucoup aidé avec mon plus vieux qui était comme ça (et est encore parfois comme ça même à presque 6 ans) est la lecture du livre : Parler pour que mon enfant écoute, écouter pour que mon enfant parle. Il ne se trouve plus en librairie en français mais il se trouve en bibliothèque, il est disponible en anglais si vous lisez l'anglais.

    Encore félicitations et bon courage !
  19. canelle 25 septembre 2013 à 13 h 10 min
    bonjour,
    j ai une fille de 7 ans 1/2, et elle me fais souvent des crises de colère que je ne sais comment gerer. je suis mere monoparentale et je suis présentement au cegep.il y a deja plus d un an que je suis séparer de leur pere. j ai essayé de regarder de ce coté s'il y avait quelque chose qui pouvait avoir un lien mais pourtant j ai une tres bonne relation avec le pere malgré tout.et rien a changé dans nos habitude de vie .soudainement elle ne dors plus dans son lit. elle tien absolument a dormir dans mon lit.et j ai tout essayer pour qu elle y retourne..mais elle continu a dire qu elle n est pas bien dans son lit.elle me tien tete lorsque je lui demande quelque chose et lorsque je lui dit non a une dem,ande et lui explique le pourquoi, elle me fusille des yeux parfois meme elle serre la bouche, serre les poing et respire tres fort( comme pour me montrer qu elle est faché) ou je me demande si elle n essai pas de m intimider..en tout cas, je ne sais que faire..et coté école, tout va bien, je me suis renseigné a l école et elle a de tres bon résultat scolaire. merci d eme répondre
  20. Nicolas Chevrier 25 septembre 2013 à 15 h 46 min
    Je vous dirais d'appliquer la même formule que celle suggérée à Mélanie. Seulement vos explications du comportement attendu seront plus simples et risquent d'être mieux entendues.
    N'oubliez pas que la qualité du lien avec l'ex-conjoint est une variable importante mais pour votre fille c'est assez secondaire. De son point de vue, elle a perdu une des deux personnes les plus importantes pour elle. Et cela pour un enfant c'est très significatif. Souvent dans ces situations, les enfants peuvent ressentir une certaine insécurité, insécurité qui peut se manifester par des comportements comme ceux que vous décrivez.

    N'oubliez pas que l'insécurité vient d'une perception de ne pas avoir un niveau de contrôle adéquat sur ce qu'on vit (et elle a raison dans cette situation, elle n'a aucun contrôle sur la relation amoureuse entre vous et son père), et comme je l'ai décrit dans le blogue, parfois les humains répondent au sentiment de ne pas avoir le contrôle par une reprise de contrôle... Et la stratégie de choix pour reprendre le contrôle, c'est la colère!
  21. Cristal 25 septembre 2013 à 22 h 57 min
    Bonsoir Canelle, J'ai une fille moi aussi, une de 5 ans qui aura 6 ans dans 1 mois. Et suggestion que j'ai appliqué à mes 2 enfants pendant leurs périodes de ''crise'' ou d'essai à la mesure où ils ''test'' notre limite (inconsciemment)...la communication, les attentions ect... oui mais, surtout mettre tout de suite un ''arrêt'' DÈS que cela se produit aux, ''tient tête'', les fusillades des yeux, les grognements, les coups de pieds parterre, ect, ect..., je vous comprends tellement, c'est pas toujours facile. Mais pendant toute cette période, il m'était et il m'est important étant, mère monoparentale de me rappeler que ces attitudes doivent cesser le plus rapidement possible...car si nous laissons ces attitudes prendre plus d'ampleur, ce n'est pas à l'adolescence que nous reprendrons le contrôle. Mon fils, l'ainé (qui l'adolescence est passé) à mieux répondu aux périodes de réflexions lorsqu'il devait passer 4, 10 ou même 15 minutes en retrait( tout dépend de la durée de l'obstination par exemple: tenir tête, ect...) Et il y retournait s'il répétait l'attitude désagréable... ou s'il ne voulait pas y aller, je rajoutais des minutes à raison d'une minutes à la fois jusqu'à ce qu'il s'installe en réflexion. J'applique les mêmes consignes à ma fille et au début cela prend de l'énergie mais cela fonctionne. Ma fille étant plus tenace (mais la maman aussi, ha! ha!)...maintenant comprend mieux et je maintiens pour elle aussi ces mêmes consignes aussi tenace qu'elle est tenace. En fin compte un mieux être s'installe pour toute la famille à long terme dans la compréhension des limites. Beaucoup de communication, d'attentions et d'amour quand la poussière tombe après chacune des différentes ''crises''. Je vous souhaite le meilleur !
  22. Valéry Annie 26 septembre 2013 à 09 h 28 min
    Tiens Nicolas je ne suis pas en désaccord théoriquement avec tout ça... Même que ça fait du sens et que je suis convaincue qu'il faut tendre à arriver à rester calme devant les colères et caprices de nos enfants autant que possible... Par contre, dans les faits, on est humains... Et nos enfants doivent aussi (je suis d'accord avec l'autre Nicolas là-dessus) se responsabiliser... Je trouve que de nos jours on accord beaucoup trop d'importance aux enfants par rapport aux adultes... Dans le sens qu'on leur enseigne beaucoup leurs DROITS mais très peu leurs RESPONSABILITÉS... :-( Comme un revirement bout pour bout par rapport à l'époque où on élevait les enfants à coups de pieds au derrière... :-o T'sais quand j'entend mes enfants me réciter leurs droits tout en me prenant pour une bobonne qui doit tout faire pour eux alors qu'ils ont tous les droits d'être impossibles, je me demande si on est pas tombé dans un autre extrême... :-S Pourtant, je pense être une mère juste et constante qui a des attentes et exigences minimales normales envers eux...

    Je suis moi-même mère de six enfants... Le plus vieux aura bientôt 25 ans et le plus petit vient d'avoir huit ans... (Tu connais bien certains de mes enfants d'ailleurs... lol) Les crises de terrible two sont loin derrière ici... Mais parfois, le petit dernier qui a beaucoup de caractère et de sens de la répartie se met à pleurer quand, après lui avoir demandé plusieurs fois la même chose je finis par m'énerver!!! :-S Heille le grand!!! Si tu ne veux pas que je m'énerve, arrête de me niaiser quand je te demande la chose les premières fois!!! :-S Il essaie alors de me culpabiliser: "Tu ne m'aime pas, etc..." Pffff n'importe quoi!!! lol J'ai énormément de difficulté, même avec beaucoup d'explications, à lui faire comprendre que s'il m'écoutait je n'aurais pas besoin de me fâcher... :-S Et bon, je ne suis pas un mère novice là, et c'était de même aussi avec ma troisième... :-S

    J'en ris... Mais tout ça pour vous dire qu'il faut faire la part des choses... Pas bon d'élever ses enfants à coups de pieds au derrière et en laissant constamment libre cours à sa colère... Mais il faut aussi apprendre aux enfants que s'ils ont des droits, ils ont aussi des responsabilités... Et faire la part des choses entre une tape égarée ou une colère momentanée quand on a l'impression de se faire passer en bourrique de manière délibérée et répétitive... lol Je ne pense pas que les enfants en resteront marqués jusqu'à la fin de leurs jours... Je crois que les extrêmes, en éducation comme ailleurs, ne sont jamais bons... Surtout que quand t'en as six, tu te rends bien compte que tu en as avec qui c'est facile de ne jamais t'emporter... Et d'autres à qui tu arracherais un bras et que tu battrais avec le bout qui saigne comme disait ma mère, mais que tu te contentes de lui serrer le bras en le regardant avec les yeux exhorbités... lol Il y a donc aussi une part de l'enfant là-dedans...

    Je pense qu'il serait plus facile d'arriver à éduquer nos enfants sans toute cette déresponsabilisation qu'on leur enseigne... En tout cas avec certains... Parce que les enfants prennent ce que l'éducatrice ou le prof (ou autre) leur dit au pied de la lettre, sans nuances et sans prendre le temps de voir sa part de responsabilité... Je ne parle pas de bambins là... Au premier, je capotais quand il me faisait des crises de terrible two, je remettais en question ma compétence de mère... lol Mais pour les autres ensuite, ça me faisait plutôt rire... lol Mais je parle des grands enfants qui apprennent à manipuler... Heureusement que ça ne marche pas avec moi mais certains parents peuvent avoir de la difficulté à vivre ça et se mettre à n'avoir plus aucune emprise sur leur enfant qui fait alors tout ce qu'il veut... :-S
  23. Nicolas Chevrier 1 octobre 2013 à 11 h 46 min
    Nous parlons de deux choses différentes, la gestion de la colère des parents et la responsabilisation des enfants. Ce n'est pas en manifestant de la colère ou en criant qu'on responsabilise nos enfants. Crier ou frapper c'est un moyen et il existe beaucoup d'autres moyens plus sains d'arriver à notre objectif.

    Et une bonne gestion de la colère c'est exactement ce que vous décrivez en fin de commentaire;

    " Au premier, je capotais quand il me faisait des crises de terrible two, je remettais en question ma compétence de mère… lol Mais pour les autres ensuite, ça me faisait plutôt rire…"

    Or, c'est exactement ça, prendre du recul et développer notre compétence en gestion de la colère.
  24. Christine 29 septembre 2013 à 14 h 36 min
    Bonjour,

    Très intéressant que vous parlez de la colère des parents, car on a l'impression que c'est tabou tant on parle de celle des enfants.

    Lorsque ma première fille a eu 2 ans et que ma 2e est née, j'ai vécu beaucoup de colère. La fatigue me rend très irritable, alors avec un enfant de 2 ans qui résiste aux demandes simples du parent (monte dans l'auto, viens manger, etc), j'en avais souvent ras-le-bol.

    Ça s'est calmé vers 3 ans, mais là à presque 3 ans et demi, elle recommence à faire des crises de colère malgré mon calme. Elle tape sa soeur, lui arrache les jouets, etc. J'ai l'impression qu'il y a un sentiment de jalousie sous-jacent à traiter.

    Ce que je veux signaler, c'est qu'un enfant souvent en colère, ce n'est pas seulement à cause de son âge et son développement. Il faut chercher plus loin et adresser les problèmes de fond, sinon le sentiment de colère va continuer à vivre dans l'enfant, même lorsqu'il aura trouvé le moyen de ne plus l'extérioriser par une crise.

    À tous les parents : je vous comprends, courage, ce n'est pas facile à vivre la colère car parfois cette émotion nous submerge et on perd le contrôle... pour se sentir coupable par la suite.
  25. Jenny 9 octobre 2013 à 10 h 01 min
    Je suis présentement dans la situation que Christine a décrite: un nouveau-né et un garçon de deux ans et demi qui vit pleinement ses terrible two (déjà avant l'arrivée de son petit frère). La gestion de ma colère, c'est une chose qui me préoccupe (merci pour le blogue et tous les commentaires que je trouve très utiles), mais je cherche aussi des stratégies efficaces pour mieux gérer les crises du grand. Est-ce normal qu'il fait des crises à tous les jours pour la même chose (par ex. changement de couche ou s'habiller), même si on reste toujours ferme sur l'objectif ? Mon chum est un champion de la stratégie de détournement de l'attention, mais cette stratégie ne marche presque jamais. De plus, la vie quotidienne nous ne permet pas toujours de prendre le temps de mettre l'enfant en crise en retrait. La situation classique: il a déjà étiré le déjeuner avec ses caprices, il est tard et il faut partir pour la garderie. Mais il refuse le changement d'une couche qui déborde, crie et frappe. Le petit frère pleure de fatigue et on est pressé de partir. Quoi faire?
  26. Lu 22 octobre 2013 à 21 h 42 min
    Je suis assistante maternelle, j'ai actuellement un enfant en garde qui fait un sacré terrible two... Avec ses parents!! Cela se traduit par des crises lors de leur arrivé en fin de journée, ce qui est assez fréquent pour tous les enfants (et ce malgré la préparation psychologique et matériel que je fais avec l'enfant quand viens l'heure du départ) mais lui c'est puissance mille! Il se roule par terre et hurle!!! De ce fait je souhaitais connaître la bonne attitude à avoir. Car nous avons essayer de l'ignorer, de lui expliquer, sa maman (ou papa) se sont même très souvent fâchés, mais rien y fait.
    Autre chose qui me déroute pas mal ces dernier temps: c'est qu'à son âge 2ans il répond!!! Je n'ai jamais vu cela et je ne sais pas du tout comment réagir fasse à cela!

    J'attends vos conseils avec impatience... Merci
  27. clairon 23 octobre 2013 à 00 h 34 min
    je trouve tous ces commentaires trés utiles et interessants ;et il me semble que tous ces avis plus ou moins divergents se confrontent en moi au moment même de la colère!
    peut-être que pour "être bien" avec nos enfants,il faut être d'abord bien avec soi-même,et clair avec ses émotions;ne pas vouloir les dominer ou les soumettre,essayer de les aider à grandir,c'est-à-dire à se responsabiliser,sans les culpabiliser:c'est de la grande cuisine,c'est trés subtil!on grandit,nous aussi ,avec nos enfants!