Adieu, jolie perruche…

Adieu, jolie perruche…
25 juillet 2013

Elle est arrivée chez nous enfermée dans une cage. Anxieuse et légèrement agressive. Jour après jour, mes enfants lui ont parlé doucement, en inventant mille et un petits sons pour l’amuser. Nous avons ouvert la porte de sa prison dorée  pour l’encourager à ouvrir ses ailes et apprivoiser sa liberté. Peu à peu, elle a délaissé sa cage pour mieux nous observer. En quelques mois, notre chère invitée est devenue un membre de la famille à part entière. Collée dans le creux de mon cou pendant que je cuisinais, perchée sur les lunettes de mon homme pendant qu’il travaillait ou sur la tête de mes enfants pendant qu’ils mangeaient. Sautillant entre nos assiettes. Imitant nos sons. Jouant avec l’un, picorant des miettes dans la bouche de l’autre.

On ne voyait plus notre vie sans elle.

La semaine dernière, mon homme est sorti dans le jardin sans se rendre compte qu’elle était perchée sur lui. Elle s’est envolée dans les arbres. On l’a suivie un moment en l’appelant désespérément. En vain. Elle a fini par disparaître dans la forêt qui borde notre quartier.

Depuis, c’est le silence dans la maison. Les enfants ont dessiné des appels à l’aide qu’on a glissés dans toutes les boîtes aux lettres du quartier. Rien.  Aucun appel. Mon fils a pleuré à chaudes larmes et moi aussi. Les yeux de ma petite dernière se sont mouillés en voyant les nôtres, mais sans plus. La perte de sa poupée aurait certainement causé plus d’éclats. Chacun sa peine. La mienne a été plus grande que celle de mes enfants parce que je sais qu’elle ne survivra pas à l’hiver à moins de trouver une autre famille d’adoption. J’ai calmé les larmes de mon fils en lui expliquant que notre perruche était heureuse la dernière fois que je l’ai vue, volant de branche en branche, observant le vent dans les feuilles ou frottant son bec contre l’écorce des arbres. Elle était vraiment libre. C’était ça le plus important. Cette nouvelle l’a apaisé.

Je ne suis pas certaine d’accueillir un autre animal chez moi. Leur disparition me brise le coeur chaque fois.

Et vous? Avez-vous déjà perdu un animal? Qu’avez-vous dit à votre enfant?

Catherine Goldschmidt
Je suis une drôle de maman qui adore dénicher ou inventer des jeux simples et peu coûteux pour amuser les enfants.
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Commentaires (9)

  1. Krystel 25 juillet 2013 à 09 h 54 min
    Mes parents avaient (et ont toujours) eu une petite ferme. Nous avions beaucoup d'animaux, tant de compagnie ou d'élevage, et la perte d'un ou l'autre apportait toujours son lot de douleur. Soit un de nos chats allait prendre une ballade sur la route au mauvais moment, où l'une de nos poules rencontrait un renard... Mais nous avons vites appris que la mort était une partie importante et essentiel de notre vie.

    Aujourd'hui, j'ai mon propre chat. Je l'adore, elle est ma confidente et un membre tout aussi important de ma famille. Elle m'offre du confort lors des jours sont plus difficiles, elle me fait rire, elle me fait sourire, et elle me protège du "gros méchant pitou" qu'est le chien de mon copain lorsqu'il m'attaque de coup de langue sans pitié! (il est innofensif, ne vous en faites pas!).

    C'est certain que je vais être triste lorsque viendra le moment de son départ, comme quand on perd tout être cher. Mais elle ne sera pas la dernière, et un autre minet viendra; non pour la remplacer, mais pour donner et recevoir des barouettes d'amour, pour jouer avec le petit laser, pour se coller sur mon oreiller lorsque je dors... Et pour créer des souvenirs tout aussi chaleureux que ma chatte me donne présentement en cadeau.

    Je suis désolé de la parte de ta perruche, Catherine. C'est difficile de redonner son coeur à un autre animal quand on est si attaché à celui-ci... Mais sâches que le temps guérit les plaies, et qu'il est possible d'aimer de nouveau. =)

    Désolé pour le bloc de texte!
  2. Gabriela 25 juillet 2013 à 10 h 28 min
    Je suis accueilli deux chiens, sammy en 2001 et capy en 2003 respectivement.

    Depuis que je suis déménagé au Québec, c'était difficile de l'accepter par ma mère, ma tante et mes 2 chiens, même aussi pour moi.

    Je commencé à vivre sans eux, mais toujours je me disait, j'aimerais amener Capy et Sammy avec moi.

    La situation difficile de s'intégrer dans un nouveau pays et de ne pas trouver un appartement qu'acceptait les chiens, a fait sorte que j'ai dû les laisser avec ma mère et ma tante, même si je m'ennuyais à chaque jour d'eux.

    Pendant mes vacances je voyageais pour voir ma famille incluant Capy et Sammy. Et à chaque fois que je repartait, c'était si triste de me séparer à nouveau d' eux.

    Malheureusement, en juin dernier Sammy à commencé à avoir problèmes de santé et son vétérinaire disait qu' il avait pas beaucoup à faire, parce que Sammy c'étais un chien âgée d'environ 16 ans.

    Finalement, Sammy est décédé le 22 juin, et je n'était pas avec lui. La dernière fois que je l'ai vu, ça était en janvier dernier.

    Moi à la distance, j'était triste et coupable de n'avoir pu être avec lui pour une dernière fois. Toute la famille était triste, et Capy aussi à eu un comportement hors de commun ce jour là, il a passé la nuit couché sur le corps de Sammy.

    Chez les animaux, c'est difficile à savoir si ils ont des "sentiments", mais on pourrait interpréter ces attitudes comme : "un adieu", "ne parte pas" ou "je vais m'ennuyer de toi".

    Maintenant, c'est toujours difficile d'accepter la perte de Sammy, et s'habituer à vivre sans lui, mon ami pendant 12 ans, même si les derniers 4 ans ont a pas été ensemble.
  3. Julie St-Pierre 25 juillet 2013 à 11 h 20 min
    Nous avons perdu notre Berger Allemand de 100 lbs au printemps. Il avait le cancer et ne nous a rien montré jusqu'à ce qu'il soit trop tard. En tant qu'éleveur expérimenté, j'ai toujours dit qu'un chien malade, c'est dangereux. Mais pas notre Kiefer. Quelques jours avant de partir au paradis des chiens, il laissait encore notre fille de 3 ans monter sur son dos. Quand il est parti, c'était comme si la joie s'était envolée de notre maison. Ma fille parle souvent de son gros chien qui est parti rejoindre grand-maman au paradis.

    Kiefer était un bon gros chien qui aurait protégé sa famille à n'importe quel prix, il était toujours près des enfants et il était parfois un peu intense dans ses nettoyages de bébés... C'était pas facile tous les jours de gérer l'interaction du gros chien avec les enfants... mais Kiefer a appris à ma fille à faire respecter son espace vital, à être responsable d'un autre être vivant, à être "calm and assertive" comme le dirait Ceasar Millan. Toutes ces belles leçons de vie, je veux aussi les partager avec mon fils de 10 mois, c'est pourquoi nous avons adopté Clover le Labradoodle. C'est certain que parfois, c'est le chaos dans notre maison, avec 2 enfants et un bébé chien qui pèse bien 50 lbs... Mais je changerais pas notre vie de famille pour rien au monde!
  4. Mylene 25 juillet 2013 à 14 h 56 min
    Il y a quelques semaines, nous avons perdu notre chienne Mia, un bouvier-bernois X St-Bernard de 105 lbs, âgée de 4 ans et demi. Elle s'est fait frapper sur la route devant la maison. Cette chienne était incroyablement docile. Comme elle a grandi avec nos enfants, elle était un peu comme la 4e de la fratrie ! Dès que les filles sortaient dehors (la chienne ne rentrait pas dans la maison) elle venait les accueillir et attendait de savoir quel serait le jeu du moment ! Jamais elle n'a montré d'agressivité envers les enfants, malgré tous les câlins, bisous, etc...
    Ce fût donc un choc énorme autant pour nos 3 filles (8, 6, et 3 ans) que pour mon chum et moi. Notre chienne vivait en liberté quasi totale sur notre grand terrain depuis que nous l'avions adopté à l'hiver 2009. Malheureusement, ce soir là elle s'est aventurée de l'autre côté de la route (chose qu'elle ne faisait que très rarement) et lorsqu'elle a voulu retraverser, une voiture l'a frappé. Les enfants et les parents ont pleurer beaucoup pendant la fin de semaine qui a suivi. J'ai monter un petit album avec les photos de notre "grosse toutoune", nous l'avons regardé longuement en nous remémorant tous les beaux souvenirs. J'ai expliqué plusieurs fois aux enfants le côté irréversible de la mort. J'ai aussi utilisé cet accident pour les mettre en garde sur les risques de jouer près de la route (la limite devant chez moi est de 90 km/h). Les premiers jours ont été vraiment pénible...

    Puis, les enfants se sont mises à s'ennuyer, non pas de Mia, mais de la présence d'un chien. On a donc compris qu'il y aurait un nouveau chien beaucoup plus vite que l'on ne pensait. Après discussion tous ensembles, nous avons établit les critères de sélection : gros chien (papa et maman), chien qui peut vivre dans la maison (les enfants), chien adulte (maman qui n'a pas envie de recommencer l'apprentissage de la propreté) et dans un monde idéal, chien qui ne perd pas (ou pas beaucoup) de poils. Restait plus qu'a trouvé la perle rare... ce qui fût fait en seulement quelques jours !!!

    Nous avons fouillé sur les sites de refuge pour chien de notre région et avons trouvé Tammy, une femelle berger-anglais de 3 ans, douce, affectueuse, propre, bien élevée ! Bref le chien parfait pour notre petite famille ! Elle vit donc avec nous depuis maintenant 2 semaines et c'est le bonheur ! Évidement, nous avons dû expliquer aux enfants qu'elle ne remplacerait pas Mia. Elle ne fera probablement jamais les mêmes choses que Mia, mais c'est une nouvelle amie qui adore se faire flatter et qui ne demande qu'à apprendre les jeux des enfants ! Même si les filles parlent encore un peu de Mia, je vois bien que leur chagrin s'est transformé en souvenir. Et je constate aussi qu'elles ont déjà commencé à se créer des souvenirs avec la nouvelle chienne... car on leur a aussi expliqué dès le départ que celle-ci ne sera pas avec nous pour toujours... C'est le cycle de la vie...
  5. Marie-Josee 25 juillet 2013 à 16 h 41 min
    C'est moi qui était jeune, (maintenant je suis maman) je ne me rappelle pas ce que ma mère m'avait dit. Mais il est arrivé la même chose à notre perruche, ma mère était sortie dehors ... et la perruche aussi bye, bye, on ne pouvait pas faire grand chose. Mais je vais toujours me souvenir d'un étrange moment que la perruche nous a fait vivre. C'est une vieille dame qui nous avait donné cette perruche, et un jour nous avons remarqué que la perruche avait figée sur le comptoir, un bon moment. Quelques heures plus tard nous avons eu des nouvelles de la vielle dame. Je ne me rappelle plus (vu que c'est un souvenir d'enfant) si la dame est allée à l'hôpital où si elle était morte cette journée là. Mais la perruche a vraisemblablement senti le malaise de la dame à distance... nous avons toujours trouvé ça bizarre.
  6. Catherine Goldschmidt 26 juillet 2013 à 08 h 14 min
    Vos histoires sont si tristes. En même temps, comme Mylene le dit, c'est le cycle de la vie. C'est vrai qu'ils sont aussi une source de grande joie pour les enfants quand ils sont là. J'en aurais probablement d'autres, mais pas tout de suite.
  7. Audrey 26 juillet 2013 à 12 h 07 min
    Bonjour, moi j'ai perdu mon Doberman l'an passé, le lundi de pâques. Il avait 13 ans et je l'avais depuis qu'il avait 8 semaines. J'ai eu un fils alors qu'il était âgé de 7 ans. Tous le monde me disait qu'il deviendrait méchant et jaloux. Au contraire j'aurais plaind celui qui aurait fait quelque chose à mon fils. Il avait le cancer des ganglions, lorsque je suis allé chez le vet il m'ont dit d'aller à St-Hyacinthe pour peut-être 3 mois de plus. À quoi bon le faire souffrir, lorsqu'il a été temps de l'endormir, ils ont mis une petite couverte par terre, il est allé se coucher dessus et il s'est mis la tête sur moi, comme s'il savait. Ouf.... Cela a été assez difficile. Il y a plus d'un an et demi maintenant qu'il st parti et il n'y a pas une semaine sans que mon fils ne me dise pas qu'il s'ennuit de son chien. Il y a deux semaines on m'a donné un chiwawa qui se fesait maltraité.... c'est un autre genre, cela ne remplacera pas notre Doberman mais c'est un petit être en quête d'amour tout simplement.
  8. Régine Pierre 27 juillet 2013 à 06 h 40 min
    Corrigé:

    J’ai toujours eu des animaux et leur mort a été chaque fois une grande douleur. La pire a été causée par la mort subite de mon 2e labrador, Platon, à 6 ans. Il était en pleine forme. Un beau soir de janvier par 30 sous zéro, je suis rentrée du travail assez tard. J’avais hâte de rentrer pour le sortir. Il m’attendait patiemment dans le sous-sol. Heureux de me voir comme toujours, aucun reproche, comme toujours, la queue qui balançait, comme toujours. Déjà la journée épouvantable que j’avais passée s’estompait. C’était par une de ces nuits étoilées comme il peut y en avoir à Ste-Adèle. Platon est sorti en courant et est allé faire ses besoins. J’ai pris sa balle, comme toujours et je lui ai lancée le plus loin possible, comme toujours: » Apporte Platon, apporte ». Platon s’est élancé comme une flèche dans la pente, puis j’ai entendu: « ouich… » et le silence. Sidérée, je me suis mise à courir: « Qu’est-ce qui a mon chien? Tu t’es fait mal?… » Arrivée près de lui, j’ai pris sa tête sur mes genoux. Elle était molle et sa langue pendait. Plus aucune vie ne l’habitait. Il s’était écrasé sur un énorme banc de neige gelé. J’ai hurlé. Un voisin qui m’avait entendue est venu m’aider à le mettre dans ma voiture. Je l’ai porté chez le vétérinaire pour sa dernière visite. Rentrée chez moi, j’ai pleuré et j’ai hurlé toute la nuit. J’avais acheté cette maison, dans un coin tranquille, pour y vieillir avec Platon, pour qu’il puisse courir librement et se baigner dans la rivière comme il aimait tant le faire.

    J’ai vendu ma maison et j’ai acheté un autre labrador, Clovis, mais il n’a pas remplacé Platon. Chaque fois que je retourne dans les chemins où je me promenais avec lui, des images de lui reviennent

    Clovis a 10 ans. Je sais que sa vie s’achève. Je profite pleinement de chaque moment passé avec lui et j’essaie de lui donner les meilleurs possibles. C’est mon dernier chien. Je suis déjà trop vieille pour lui.

    Comme les enfants, les animaux ne nous sont prêtés que pour quelques années mais ils nous apportent tellement!
  9. Soso 27 juillet 2013 à 14 h 43 min
    Il est vrai que la mort des animaux nous fait mal, même si certaines personnes trouvent cela ridicule de pleurer pour eux. J'ai eu des perruches et leur perte m'a fait souffrir (dont une s'est envolée dehors, comme le vôtre Catherine). J'ai aussi eu un chien, pour très peu de temps, et sa mort suite à une maladie m'a autant fait pleurer. Jamais je ne pourrai les oublier.

    Aujourd'hui je n'ai pas d'animaux, mais un jour j'aimerais bien en ravoir un, peut-être un chien, afin d'inculquer à mon enfant tout le bonheur que l'on peut éprouver en leur présence.

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