Dans mon temps, le Mercurochrome…

Dans mon temps, le Mercurochrome…
Par , Omnipraticienne
22 juillet 2013

C’est la canicule. Mes neurones fondent. Aujourd’hui, pas de texte argumentatif ou de débat complexe. Mais une histoire mignonne et légère pour qu’il me reste du temps pour me procurer quelque chose de froid, et sucré de préférence.

Clinique sans rendez-vous du mercredi après-midi. Une princesse, escortée de sa fée grand-mère, apparaît dans mon bureau, un casque rose fleuri sur la tête, les bras garnis d’autocollants et du vernis bleu aux ongles d’orteils.

Mais la belle histoire s’arrête là. Elle a la larme à l’oeil, une prune sur le front, un genou sérieusement écorché et, surtout, une grand-mère dont le coeur souffre abondamment.Je rassure tout ce petit monde, offre des gants de latex mauve à la princesse et prodigue quelques conseils sur les commotions cérébrales à grand-mère qui voyait déjà la garde de sa petite-fille compromise. Pendant que je conclus par les conseils d’usage pour la plaie au genou, elle me répond : « Rien de mieux que le Mercurochrome pour les bobos! J’ai l’âge d’être votre mère, docteure, et je vous le dis, c’est dommage qu’on n’en trouve plus! »

Mercurochrome! Un brin de nostalgie m’envahit à la simple évocation de ce mot oublié. Des souvenirs de mes vacances d’été d’enfant émergent : déguster un Mr Freeze en maillot de bain, aller de parc en parc en vélo, dormir dans la tente dans la cour... et arborer de grosses taches rouges aux genoux ou aux coudes, preuves de nos aventures! Le fameux Mercurochrome : qu’est-il devenu?

Cet antiseptique brun-rouge a été commercialisé au début du XXe siècle pour soulager les coupures et éraflures mineures (et, parallèlement, teindre de façon indélébile les tissus!). Ce n’est pourtant pas un produit aussi banal qu’on le croit. D’abord parce que du fait de sa couleur, on ne peut  « évaluer » si la peau autour de la blessure est infectée ou non. Et puis surtout à cause de sa teneur en mercure qui est évidemment un poison.

Selon Histoire de la Pharmacie du Québec(référence fournie par mon ami le PharmaChien), le risque potentiel d’intoxication a motivé la Food and Drug Administration (FDA) à retirer la merbromine (la composante active du Mercurochrome) de la liste des « produits reconnus sécuritaires » pour la placer sur la liste des « produits non testés » en 1998. Santé Canada a suivi peu après, ainsi que plusieurs pays européens. Il n’y a aucune étude sur l’efficacité du Mercurochrome! On a du mal à justifier son utilisation si on tient compte de tous les risques théoriques, sachant qu’il y a tant d’autres solutions prouvées efficaces! Mais c’est intéressant de noter que ce médicament est encore largement utilisé dans bien des pays, probablement à cause de son prix très peu élevé.

Il est possible que vous trouviez encore du Mercurochrome dans une pharmacie près de chez vous. Par contre, ce n’est plus du tout la merbromine, mais de la chlorhexidine, un antiseptique aussi, qu’on utilise entre autres dans les salles d’opération. Mais la couleur est tout aussi rougeâtre et masque toujours d’éventuelles infections ou lésions.

Grand-mère repart donc avec une princesse réjouie (qui s’est fait promettre des crêpes maison) et son regard en dit long sur son incrédulité quant à mes explications sur les plaies. « Elle est peut-être bien bonne avec les commotions cérébrales, mais moi je suis sûre que les bobos guérissent plus vite avec du Mercurochrome! », doit-elle se dire.

Heureusement, il y a des choses qui ne changent jamais : par exemple, le Mr Freeze bleu est bien meilleur que le rose. Je vous le dis.

Et vous, quels sont les médicaments oubliés de votre enfance?

Dre Taz, Omnipraticienne
Je sais combien la santé est un sujet qui nous préoccupe tous... Inspirés par ma pratique d'omnipraticienne, mes textes sont d'abord ceux d'un parent comme vous!
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Commentaires (35)

  1. Véronique 22 juillet 2013 à 10 h 24 min
    L'aspirine!

    Ma mère prenait deux aspirines pour ses maux de tête. J'ai connu l'acétaminophène (Tylenol) et l'ibuprofène (Advil / Motrin) que beaucoup plus tard. Je me rappelle de la bouteille transparente avec l'étiquette jaune et brune qui trônait au dessus de la cuisinière (ma mère était en avance sur son temps: elle ne laissait jamais les médicament dans la salle de bain!)
  2. Audrey 22 juillet 2013 à 10 h 25 min
    mon père, lorsque j'avais des ampoules, appliquait un bout de patate direct sur mon ampoule avec un diachylon pour la nuit ... sa semblait efficace!! haha!
  3. Marie-Helene 22 juillet 2013 à 10 h 28 min
    Je ne suis pas très vielle , mais pour moi, un souvenir indélébile est la calamine...
    Elle existe encore , est encore disponible mais très peu utilisé..
    Depuis toujours, j'attire les mariguouins. Quand la plupatrt des gens autour se font piquer 2-3 fois, mois je peux habituellement facilement compter une vingtaine de piqures.. Donc , dans mon enfance, je passais mes étés badigeonnée de calamine pour soulager les démangeaisons. Cela faisait de très belles photos souvenirs!
  4. Annie 22 juillet 2013 à 10 h 40 min
    Qui ce rappel du bleumethilene? Un produit que nos
    Mere nous mettais dans le fond de la gorge pour
    Soulager les infections ! Aujourd hui ce produit qui nous donnait
    L aire d avoir une bouche de schtroumpf n est plus disponible en pharmacie!
  5. Marie-Helene 22 juillet 2013 à 16 h 45 min
    Faux... il est encore disponible... Parfois, ils le tiennent en arrière du comptoir au laboratoire ... Avec le violet de gentiane :)
  6. Annie 22 juillet 2013 à 10 h 44 min
    Il y a un bon remede de grand-mere contre les abces
    Autant dentaire , que tout autre abces et c est de la mie de pain
    Tremper dans du lait bouilli. On fait une compresse sur
    L endroit desirer avec la mie de pain ! Ca fonctionne tres bien et
    Sans douleur !
  7. Rachel 22 juillet 2013 à 10 h 46 min
    La calamine aussi, que j'utilise encore allègrement sur mes enfants (quand on était en Afrique, mon plus vieux en était couvert à temps complet!)

    Aussi, le peroxyde qui moussait sur la plaie et brulait tellement!!

    Je pense que l'effet du mercurochrome était psychosomatique et qu'il a été remplacé par les "plasters" de spiderman!!!
  8. Jennifer 22 juillet 2013 à 10 h 54 min
    Ha le bon vieux mercurochrome! Que de souvenirs!

    Mais je me souviens aussi de la couenne de lard salée et congelée que ma mère m'a appliquée sur la cheville foulée... Je crois que c'est la combinaison du froid et du sel qui empêche la cheville d'enfler, mais tout de même, c'est bizarre!
  9. Véronique 22 juillet 2013 à 11 h 12 min
    Le mercurochrome, que de mauvais souvenirs: ça brûlait tellement quand on en mettait! J'appliquais aussi un autre genre de mercurochrome sur mes orteils ensanglantés de petite ballerine qu'on appelait "mertiolate" (désolée, je n'ai jamais su comment ça s'écrivait). Là aussi, douleur intense.
    Bref, quel bonheur quand j'ai appris dans mon cours de premiers soins que de l'eau et du savon suffisaient amplement pour nettoyer la plaie :-)
    Ma mère conserve encore sa boîte d'aspirine (toujours son premier réflexe pour soulager la douleur), expirée depuis plusieurs années mais qui reste toujours efficace selon elle. Il y a des habitudes qu'on ne peut pas changer.
    Quand ma fille a un bobo, on sort "l'éléphant magique" du congelo et "bobo parti".
    Et c'est vrai que les Mr. Freeze bleus sont meilleurs que les rouges!
  10. Geneviève 22 juillet 2013 à 11 h 43 min
    Que de souvenirs! Le mercurochrome, le bleu de méthylène et les petites aspirines roses pour bébé sont maintenant choses du passé... Mais la calamine est restée dans ma pharmacie. Ma puce ne jure que par ce produit pour soulager ses piqûres et appelle cela de la "peau de cochon" (parce que c'est rose, bien entendu!) ;-)
  11. Christine 22 juillet 2013 à 12 h 36 min
    Encore aujourd'hui j'utilise pour les piqûres de maringouins, de la pâte a dent...quand on part en voyage, on a toujours cet élément a porter de main et Dieu seul sait comment ça soulage...
  12. Genevieve 22 juillet 2013 à 13 h 02 min
    L'extrait de fraisse que ma mère nous donnait contre les diharées. J'aimais tellement le goût! Je m'en souviens encore. Chez-nous plus jeune, pas de mercurochrome. Un substance j'aunâtre dans une bouteille de vitre servais à désinfecter les bobos.
  13. Marise 22 juillet 2013 à 13 h 27 min
    Pour moi se sont les aspirines Bayer roses pour enfants elles étaient tellement bonnes!!!
  14. pierrette 22 juillet 2013 à 14 h 26 min
    bonjour moi c était du canffre quont mettait dans une ptite poche pour l attacher a une camisole avec notre médaille scapulaire beaux souvenirs lolllllllll
  15. kassandra 27 août 2013 à 13 h 05 min
    Sa existe encore tres peu itiliser mais ma mere le fais pour mon neuveu ceat tres efficace
  16. Soso 22 juillet 2013 à 15 h 01 min
    Chez-nous c'était un peu plus bizarre: de la pâte à dents sur les brûlures, et de la fumée de cigarette dans les oreilles en cas de douleurs ou otites (et même sur les poupons)! Apparemment ça marchait très bien, la fumée... mais bon, je ne l'ai pas essayé sur mon bébé!!!

    Et encore plus étrange: un morceau savon façonné en cas de constipation durant la nuit... Je revois encore mon père transformé en sculpteur dans la salle de bains, et moi toute petite qui n'était pas si constipée que cela...

    Mais j'ai été stupéfaite de constater, une fois devenue mère, que le fameux Vicks, c'est OUT (on m'a dit que ça empêchait de tousser, ce qui est mauvais en cas de toux, le corps voulant justement se débarrasser des sécrétions). Sans compter qu'Oragel, pour les douleurs de dents des bébés, ça occasionnerait parfois une maladie rare. Et que dire de la poudre pour bébés, dont ma sœur a été plus que généreusement saupoudrée, et qui engendrerait des problèmes respiratoires. Pourquoi en vendre encore dans la section pour bébés, alors?

    Enfin, dans 20 ans on bannira sûrement des produits qu'on utilise largement aujourd'hui...
  17. Marie 22 juillet 2013 à 22 h 34 min
    Je trouve fascinante votre histoire de savon façonné mais dites-moi donc, que faisiez-vous, exactement, avec le fameux savon? Était-il sucé, inséré, avalé? Sérieux, je suis curieuse de savoir!
  18. mega301 22 juillet 2013 à 21 h 24 min
    Je me souviens du Kaopectate , la belle bouteille rose qui goûtait bon quand on avait mal au ventre et le fameux sirop LAMBERT... OUACH!!! Ca existe encore je crois mais je ne donnerais jamais ca a mes enfants tellement j'ai de mauvais souvenirs! Ma mère nous diluait ca dans de l'eau chaude avec quelques petits bonbons par la suite pour enlever le goût affreux de ce sirop! Quand je vois mon grand chialer sur ses médicaments occasionnels au goût de raisin et de gomme balloune,je me remémore toujours ce bon vieux sirop!:)
  19. Rachel 23 juillet 2013 à 06 h 55 min
    Je me bats encore avec mon ex sur la question du Vicks sur les enfants! D'origine Africaine, il ne jure que par ça, alors qu'il me fait confiance pour n'importe quoi d'autre!

    Je me souviens trop des aspirines pour enfants rose... j'aurais vidé une bouteille!! (c'est ^surement arrivé d'ailleurs). Aujourd'hui, l'Aspirine est interdite aux moins de 18 ans. Perso, j'ai eu une réaction de type saignement de nez, des yeux et des oreilles après avoir pris de l'Aspirine enfants. Aujourd'hui, ça rentre toujours pas chez nous.

    Pour les maux d'oreilles, ma mère faisait chauffer des ouates dans une poêle en fonte (à sec) et les insérait chaude dans le canal auditif.
  20. Dr Tasnime Akbaraly 23 juillet 2013 à 15 h 52 min
    Que de souvenirs! Je me régale à lire vos remèdes "de grand-mère" et j'aimerais trouver le temps pour aller vérifier leur validité dans des études... le miel en est un bon exemple!

    L'aspirine, le violet de gentiane ou le bleu de méthylène, le dentifrice et la calamine (mon préféré, je l'admets) semblent faire l'unanimité!

    Le Vicks revient souvent dans ma pratique, et j'en parlerai certainement un jour.

    Ma mère me faisait effectivement des cataplasmes et des massages au camphre pour mes "bronchites". Je ne connais pas son efficacité scientifique, mais psychologiquement, ça fonctionne à 100%!

    Par contre, la fumée de cigarette, le bout de patate, le savon sculpté, la mie de pain, et le lard... ça me mystifie!
  21. sab 25 juillet 2013 à 07 h 02 min
    Ahh oui, mon père qui fumait la pipe et qui m'envoyait de la fumée dans les oreilles quand je faisais des otites... vous me rappelez des souvenirs!
    Plus tard, la fumée de pipe a été remplacée par le séchoir à cheveux (mis à température tiède et à force faible). Faut croire que ce qui soulageait, c'était le vent chaud. :-)
  22. Catherine 23 juillet 2013 à 16 h 32 min
    Quand j'étais enfant, il existait un sorte de crème couleur turquoise/aqua que ma mère nous mettait lorsque nous avions une écharde. Cette crème aidait la peau à faire sortir l'écharde. Je ne sais pas si ça existe encore, je ne me rappelle plus du nom, mais je sais que ça se trouvait en pharmacie.
  23. Soso 23 juillet 2013 à 22 h 40 min
    Un petit bout de savon façonné dans le pain de savon, avec un couteau, afin d'aider l'évacuation... Enfin, il était inséré comme un suppositoire!

    Je crois qu'après une seule fois de cette expérience, jamais plus je ne me suis plainte de constipation! Pourtant aucune douleur ou inconfort, seulement un sentiment étrange que du savon était là...
  24. Christine 25 juillet 2013 à 07 h 13 min
    Dans mon cas, mes souvenirs tournent autour d'un produit qui existe aussi toujours: l'antiphlogistine. J'ai longtemps souffert de douleurs aux jambes puisque je grandissais très vite, en plus de faire du ballet. Alors presque tous les soirs, pendant probablement 3 ou 4 ans, ma mère m'a massé les jambes avec de l'antiphlogistine. Après, elle les emballait dans des serviettes pour ''activer'' encore plus le produit. Je me souviens de l'odeur, de la chaleur bienfaisante qui m'accompagnait alors que je m'endormais...en plus de la voix de ma mère qui chantait invariablement en massant...Encore aujourd'hui, j'en conserve un tube dans ma table de nuit et j'en applique un peu, quelque fois, même si je n'ai pas mal...juste pour le réconfort....
  25. Juvaline 25 juillet 2013 à 08 h 54 min
    Bonjour à tous,
    Je me permets de réagir à votre article en tant que représentante de la marque Mercurochrome, rachetée en 1996 par nos Laboratoires Juva Santé (propriétaire des marques Juvamine et Intimy notamment).
    Il est fréquent de rencontrer cet amalgame entre l’ancien Mercurochrome (qui contenait effectivement du mercure) et la marque actuelle Mercurochrome.
    Le produit vendu à l’époque ne serait effectivement pas conforme à la règlementation d’aujourd’hui, car elle a évolué.
    A l’époque, le mercurochrome, désinfectant de couleur rouge, était vendu en pharmacie. Mais ce produit n’est plus commercialisé en France depuis très longtemps, justement car il n’était plus conforme.

    La marque Mercurochrome est aujourd’hui leader des premiers soins et est vendue en grandes surfaces. Elle propose une gamme complète de pansements, désinfectants, ainsi que des soins divers dans les domaines de la podologie, la puériculture, le bucco-dentaire,…
    La plupart des désinfectants que nous proposons sont incolores : c’est un choix des mamans (parce que le rouge, ça tâche !) et sont à base de Chlorhexidine. Ce sont en quelque sorte les équivalents de l’ancien Mercurochrome. Ils ont pour fonction de nettoyer la peau avec une action bactéricide : spray antiseptique, solution antiseptique, solution antibactérienne en unidoses,… et sont bien conformes à la règlementation actuelle. Le seul produit rouge que nous proposons est de l’éosine, mais sa fonction première est d’assécher.

    J’espère avoir apporté les précisions nécessaires quant à ce produit « mythique » !
  26. Dr Tasnime Akbaraly 27 juillet 2013 à 18 h 17 min
    @Juvaline: Merci beaucoup pour votre commentaire. Comme je le précise à la fin de la chronique, le mercurochrome actuel n'est effectivement pas le mercurochrome d'antan!
  27. Hilaire 25 août 2013 à 12 h 00 min
    Bonjour Docteure,
    Je viens de tomber par hasard sur vos articles, aussi rafraîchissants qu'instructifs, et j'aimerais vous poser une question. En 1954, j'étais matelot à bord d'un tout petit navire en Indochine. J'étais radariste, mais l'équipage étant réduit, j'assurais aussi les fonctions de vaguemestre, secrétaire..., et infirmier (avec, pour seule aide et firmation, un petit fascicule de 20 pages intituké "Que faire en cas d'urgence". Un jour, un de mes camarades s'était ouvert profondément le pied sur du corail. J'avais nettoyé sa plaie, puis je l'avais badigeonnée avec un antiseptiqueet bandée. Le gars revenait me voir chaque matin, et je lui prodiguais le même soin, mais la plaie ne se refermait pas. Heureusement pour lui, notre patrouille se terminait, et une semaine après nous étions à Saïgon. J'emmenai alors mon patient à l'hôpital, où je me fis copieusement engueuler par un médecin, parce que l'antiseptique que je lui appliquais empêchait justement la cicatrisation. Aujourd'hui, j'écris mes mémoires pour mes arrière-petits-enfants, et je ne sais plus très bien si l'antiseptique en question était du mercurochrome ou de la teinture d'iode. Alors, plutôt que d'écrire n'importe quoi, j'ai pensé que je pourrais vous demander de m'éclairer. Merci d'avance pour votre aide, docteure.
  28. Julia 28 juillet 2013 à 15 h 47 min
    Ma madeleine de Proust pharmaceutique est ce que Maman appelait (et je crois bien que c'est ce qui était écrit sur la bouteille) "la liqueur de Daquin"... Rien à boire, mais un antiseptique magique car il ne piquait pas !! Là où mes copines s'effrayaient en pensant à l'alcool à 70°C de leurs mères, je jouais les infirmières rassurantes : "Tu vas voir, tu ne vas rien sentir"... Mais rien ne séchait les pleurs autant que les bonbons anti-bobos de mon institutrice de CP (de simples bonbons à la violette, mais dans une minuscule boîte en fer blanc semblant sortir de la trousse à pharmacie d'une petite fée) - ça marchait à chaque fois: maux de ventre, de tête, de cœur...
  29. Amélie 30 juillet 2013 à 09 h 03 min
    Un remède intemporel et dont on ne peut nier l'efficacité: le bisou magique, ou dans une autre version: la pommade de mon coeur; ça fonctionne très bien sur mon fils de 2 ans ;-)
  30. Marie Helene 30 juillet 2013 à 22 h 29 min
    Bonjour,

    Lorsque je me remémore mes médicaments d enfance, je pense sans aucun doute au sirop aux bananes( qui existe toujours pour en avoir donnée récemment à mon fils) je l aimais tellement que je me suis même déjà levé en pleine nuit pour en prendre...

    Sinon, si je semblais avoir une mauvaise grippe qui persistait (assez pour manquer de l ecole dans mon cas c etait plutot rare, je devais etre a l agonie pour que ca arrive...), ma mère faisait des "mouches de moutarde" un espèce de pâte faite à partir de moutarde sèche et placée en cataplasme sur le ventre et le dos. Elle disait que ça faisait sortir le méchant. C est peut être psychologique mais il me semble que le lendemain j allais mieux...
  31. Annick 31 juillet 2013 à 22 h 26 min
    Puisque je collectionnais les gastros, mal des transports, etc... pour moi, c'est la liqueur "flatte" que je me servais souvent. J'en ai repris, il y a quelques années et ça ne marche pas comme avant. L'effet placebo est parti.
    En passant, les popsicles à la banane sont meilleur que n'importe quelle couleur de Mr Freeze.
  32. Hilaire 28 août 2013 à 08 h 14 min
    Bonjour Docteure,
    Je viens de tomber par hasard sur vos articles, aussi rafraîchissants qu’instructifs, et j’aimerais vous poser une question. En 1954, j’étais matelot à bord d’un petit navire en Indochine. J’étais radariste, mais l’équipage étant réduit, j’assurais aussi les fonctions de vaguemestre, secrétaire…, et infirmier (avec, pour seule aide et formation, un petit fascicule de 20 pages intitulé « Que faire en cas d’urgence ». Un jour, un de mes camarades s’étant ouvert profondément le pied sur du corail. J’ai nettoyé sa plaie, puis je l’ai badigeonnée avec un antiseptique et bandée. Le gars revenait me voir chaque matin, et je lui prodiguais les mêmes soins, mais la plaie ne se refermait pas. Heureusement pour lui, notre patrouille se terminait, et une semaine après nous étions à Saïgon. J’emmenai alors mon patient à l’hôpital, où je me fis copieusement engueuler par un médecin, parce que l’antiseptique que j'avais utilisé empêchait justement la cicatrisation. Aujourd’hui, j’écris mes mémoires pour mes arrière-petits-enfants, et je ne sais plus très bien si l’antiseptique en question était du mercurochrome ou de la teinture d’iode (il me semble que c'était du mercurochrome). Alors, plutôt que d’écrire n’importe quoi, j’ai pensé que je pourrais vous demander de m’éclairer.
    Merci d’avance pour votre aide
  33. Gabelle 15 avril 2014 à 23 h 51 min
    Ma belle-mère ne jure que par le MECCA!! Elle metterais même à son chien!! Tout gueris avec du MECCA!!

    Mon arrière grand-mère elle c'etait le Solarcaine en spray!
  34. site officiel abercrombie 21 avril 2014 à 02 h 51 min
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  35. Eugénie 3 juillet 2014 à 12 h 33 min
    Chez moi petite c'était "catalgine" (sorte d'aspirine en sachet rose pour enfant)avec un peu de sucre dans de l'eau. Un espèce de gelée rouge en pot en cas de constipation je ne sais pas le nom... Ah et ces horribles suppositoires ! "Bronchodermine", "coquelusédal" ... Quand elle avait le choix ma mère demandait toujours sous la forme suppositoire (pour nous !) les médicaments... Ca allait plus vite et c'était plus efficace selon elle ! Eau oxygénee (en frottant bien !) sur les écorchures à vélo... Quelle sadique ma mère...

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