Aimerai-je autant mon deuxième enfant?

Aimerai-je autant mon deuxième enfant?
1 octobre 2012

 Comme vous le savez peut-être, ma conjointe et moi attendons notre deuxième enfant. Un autre petit garçon qui devrait, si tout se déroule comme prévu, se montrer le bout du nez à la mi-novembre.

Mi-novembre? Déjà?

Oui, ça arrive vite, mais ça ne m’angoisse absolument pas. La maman non plus d’ailleurs. Quoiqu’il y a peut-être un petit quelque chose... Plus cette nouvelle naissance approche, plus un thème est récurrent dans ses propos et plus elle me pose régulièrement la question suivante : « Serons-nous capables d’aimer le deuxième autant que le premier? »

Lorsqu’elle m’a interrogé à ce sujet la première fois, je lui ai répondu spontanément : « Oui, évidemment! ».

La fois suivante : « Ben… oui, c’est sûr! »

La fois d’après : « Ben… oui, il me semble. Je pense que oui. Voyons donc! Pourquoi tu me poses cette question-là encore? »

Me voilà donc en train de me questionner sur un sujet qui ne me préoccupait aucunement initialement, mais auquel plusieurs parents s’attarderont un jour ou l’autre.

Il est vrai que, si j’analyse un peu ma situation, il y a de quoi m’inquiéter : J’aimais ma femme follement à la base. Trois ans plus tard, elle donnait naissance à notre premier enfant, que je me suis aussi mis à aimer follement. Étonnement, l’amour pour ma conjointe n’a pas diminué. Même qu’à chaque jour qui défile devant moi, je les aime de plus en plus tous les deux. Ça ne stagne pas.

Ce n’est pas un peu étrange tout ça et ça ne va pas à l’encontre de toutes les lois mathématiques?  Un de ces quatre, j’imagine que je vais finir par atteindre un « quota d’amour disponible ». Il doit y avoir quelqu’un, quelque part, qui supervise tout ça et qui va m’envoyer une lettre m’indiquant :

Monsieur Quessy,

Par la présente, je tiens à vous souligner que vous avez dépassé la production d’amour maximal prévu pour un être humain standard. De ce fait, je vous prierais immédiatement de cesser d’aimer de nouvelles personnes ou d’aimer davantage celles pour lesquelles vous éprouvez déjà de l’affection sans quoi votre cœur et vos trippes ne seront plus capables de fournir à la demande, mettant ainsi votre santé en péril.

Veuillez agréer, Monsieur Quessy, mes salutations distinguées.


Ça ne se calcule visiblement pas l’amour. On est loin du « Si j’ai 4 pommes et que j’en donne 2 à mon voisin, combien m’en reste-t-il? ».

Et, vous savez quoi? Je suis certain que je n’étais pas dans le champ en ne me posant pas la question. Pourquoi?

Parce que je viens tout juste de voir ma blonde passer avec son beau bedon bien rond et déjà, je sais que ce deuxième bébé, je l’aime follement.

Et, plus que ça encore...

Je sais que je l’aime follement et que je l’aimerai encore plus une fois qu’il sera né. Je sais aussi que je serai fier de sa maman. Fier de son grand frère. Je sais qu’eux aussi, je les aimerai encore plus, jour après jour, minute après minute.

Je n’ai pas d’explication, j’en ai tout simplement la ferme conviction. J’ai bien d’autres questions à me poser dans une journée. Il n’y a rien de plus beau que d’aimer de façon exponentielle!

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Jean-François Quessy
Je suis un père passionné, mais aussi un grand amoureux qui aborde sa vie avec humour.
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Commentaires (10)

  1. Catherine G. 1 octobre 2012 à 08 h 35 min
    J'en ai 3. Je pourrais en avoir 23, je les aimerais tous autant!
  2. Jean-François Quessy 1 octobre 2012 à 10 h 02 min
    Je n'en doute pas une seconde Catherine! Mais pour ce qui est du 23, si tu ne t'y objectes pas, je vais te laisser ça à toi! :)
  3. Yolanda 9 janvier 2013 à 03 h 49 min
    Fiquei tentado a ler o livro para mehlor entender algumas ide9ias. Talvez, vocea possa me ajudar, mais uma vez.A respeito do aque1rio, por exemplo. Se tudo o que, de fato, existe e9 criae7e3o nossa, inclusive a Cieancia, nada pode existir do lado de fora dele, ou seja, nada pode existir que ne3o conhee7amos, que ne3o fae7a parte da realidade.Vejo duas consequeancias para esse raciocednio: Se nada existe fora da realidade do nosso aque1rio, ne3o he1 possibilidade de conhecermos nada de novo, porque estaredamos falando em DESCOBRIR o que ne3o existe. Nesse caso, os novos conhecimentos desmentem a teoria, na medida que surgem e, inclusive, aumentam o nosso aque1rio.A segunda consequeancia seria crer que todo o conhecimento, invariavelmente e9 construeddo e ne3o descoberto. Nesse caso sim, a Cieancia e9 uma criae7e3o. Essa hipf3tese tambe9m me parece absurda, je1 que a despeito de nosso conhecimento as leis naturais sempre funcionaram. A e1gua ne3o passou a hidratar sf3 porque criamos que ela hidrata . Ela sempre hidratou. Se amanhe3 aprofundarmo-nos na composie7e3o da e1gua, as novas criae7f5es ne3o invalidare3o toda ae7e3o que a e1gua provoca. No me1ximo, entenderemos mehlor a ae7e3o que pouco conhecedamos. Assim se fazem as leis universais que, mesmo desconhecidas por nf3s, existem e regulam a vida em variadas manifestae7f5es. A vida ne3o existe porquea a Cieancia a criou.Adotar uma possibilidade dualista tambe9m me parece impreciso. Se dissermos que as Cieancias Naturais descobrem e as demais constroem, je1 invalidamos a ide9ia de que tudo que existe e9 criae7e3o nossa .Nas minhas atuais limitae7f5es, o que consigo projetar e9:a) Existem leis universais que je1 existiam antes dos nossos esfore7os mentais. A Cieancia, timidamente, interpreta de maneira correta ou equivocada os efeitos dessa lei.b) Nf3s co-criamos novas causas e efeitos, seja de maneira intencional, seja de maneira inconsciente e inconsequente.c) O nosso pensamento constrf3i representae7f5es do mundo sim, mas a partir de impressf5es de coisas que existem, mesmo que a gente ne3o as conhee7a e de outras coisas que acreditamos exisitr.Conto com a compreense3o dos que consigam enxergar esse cene1rio de maneira mais ampla do que eu.Forte abrae7o!
  4. sylvie desmeules 1 octobre 2012 à 10 h 23 min
    ALLO!venant d'une famille de 16 enfants,je peux te confirmer que l'amour se multiplie !!Jamais on as sentis que nos parents préféraient un enfant plus qu'un autre.Ma mère nous as toujours dit que l'amour grandit en même temps que le nombre des enfants ,qu'elle avait.Alors ne vous inquietez pas le deuxieme sera aimer autant que le premier! bye bye .
  5. Cindy 1 octobre 2012 à 10 h 47 min
    Un très beau texte! Merci :) Ça a mis un peu de soleil dans ma journée!
  6. Josianne 1 octobre 2012 à 14 h 35 min
    Je me posais exactement la même question avant d'avoir ma deuxième. Ma plus vieille était tellement parfaite, facile à vivre et si jolie avec ses grands yeux et ses grands cils que je me suis inquiétée à savoir si la prochaine j'allais l'aimer autant. J'ai eu la chance d'avoir une deuxième petite fille tellement magnifique que tu ne peux pas, ne pas l'aimer.

    Par contre, j'ai eu mes 2 filles à 13 mois d'intervalle et même si on se force à se répéter que chaque enfant est différent, on ne peut s'empêcher de les comparer. Il arrive malheureusement qu'on en veuille un peu à la deuxième de ne pas être aussi facile que la première. On se sent coupable d'avoir ce sentiment aussi. On se reproche de ne pas passer autant de temps avec la 2e, comparativement à toute l'attention que la première a reçu.

    Indéniablement, l'arrivé d'un deuxième enfant dans une famille vient chambouler la routine qui c'était installé. On finit par l'accepter relativement rapidement dans le cas d'un bébé en santé et assez facile à vivre.
    Il peut en être tout autrement avec un bébé qui demande un suivi médical rigoureux et de longs moments d'attente à l'hôpital. Dans c'est cas là ça demande une adaptation et une acception de chaque membre de la famille. Je crois que dans ces moments là, on en veut à l'enfant qui vient de naître, d'avoir défait le cocon douillet dans laquelle la famille était bien installée.
    La routine finit par se réinstaller (mais c'est plus long) et l'amour pour cet enfant aussi, quoi qu'elle peut garder un goût amer dans certain cas.

    Selon moi, l'amour pour un enfant supplémentaire (2,3,4 ou même 23 :)) dépend de la capacité d'adaptation et d'acceptation des parents.
    Nous ne sommes malheureusement pas tous des mères Thérésa dans l'âme. Il faut aussi accepter que nous sommes humains.
  7. Alexandra 5 octobre 2012 à 11 h 42 min
    Suite à cette question que je me posais, ma belle-soeur m'a dit: L'amour ne se divise pas, il se multiplie! Oui, une bonne manière de voir ça! :)
  8. angelique 8 octobre 2012 à 11 h 14 min
    J'aime bien ce texte. Je pense que le coeur des parents ne se divise pas mais il grandit pour aimer davantage. je vais avoir un 2e enfant en 2013, il va avoir 10 ans de différence avec mon garcon et je ne m'inquiète pas pour l'amour que j'ai a leur offrir.
  9. manon 12 octobre 2012 à 21 h 33 min
    le coeur nous agrandit avec l'arrivée d'un nouveau membre dans la famille, tout simplement.
  10. sabrina 17 octobre 2012 à 14 h 54 min
    bizarrement on se pose tous (ou presque) cette question mon fils n'avait que 9 mois quand ma petite surprise a été, 18 mois lors de sa naissance, ma grande peur encore sur la table de césarienne comment pourrai-je l'aime aussi fort que ce fils que j'ai attendu tellement longtemps (FIV pour le petit après de nombreux mois d'attente et plusieurs échec, surprise pour la petit) et puis j'ai entendu son cri je ne l'avais pas encore vue et mon coeur a exploser hors de ma poitrine c'était évidement, je l'aimais déjà et déjà aussi fort que lui! je l'ai vue et j'ai compris notre coeur grandi en même temps que notre ventre (ou que celui de votre femme ds votre cas) et le jour J on rigole bien se s’être poser cette question qui nous parait tout a coup complètement stupide...

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