Le dilemme de la circoncision

Le dilemme de la circoncision
Par Dre Taz, Omnipraticienne
19 septembre 2012

Comme c’est étonnant qu’un aussi petit bout de peau - considéré comme inutile, voire nuisible pour plusieurs,  puisse causer tant de remous!

Pourtant, c’est bien 60 000 pédiatres, par l’entremise de l’American Academy of Pediatrics (AAP), qui se sont prononcés sur la question de la circoncision, il y a quelques semaines à peine, après une réflexion basée sur une multitude d’études.

L’AAP affirmait en 1999 et réaffirmait en 2005 qu’il n’y avait ni avantage ni désavantage à procéder à une circoncision ou non. Cette association sérieuse revient sur sa neutralité pour conclure maintenant qu’il y a des bénéfices clairs à l’ablation du prépuce :

  • Réduction du risque de souffrir d’une infection urinaire dans la première année de vie.
  • Réduction du risque plus tard de contracter le VIH, la syphilis, le virus du papillome humain (VPH)  et l’herpès génital.
  • Réduction du risque de cancer cervical chez les partenaires sexuelles.
  • Réduction du risque de contracter un cancer du pénis.


Ces avantages outrepasseraient les risques, jugés minimes, reliés à la procédure technique elle-même, soit les dangers d’hémorragie et d’infection. Précisons que l’AAP joint à sa publication un rapport détaillé quant à la façon que la circoncision devrait être exécutée.

Par contre, l’AAP ne va pas jusqu’à formellement recommander d’emblée la circoncision chez tout nouveau-né mâle. Elle ne juge pas non plus cette pratique essentielle à la santé des bébés garçon. Elle se permet par contre de suggérer que cette chirurgie soit offerte gratuitement ou couverte par les assurances médicales.

Ces déclarations provoquent évidemment un débat féroce. Du côté des « procirconcision », on y voit une mesure de prévention, au même titre que la vaccination, par exemple. On murmure que la circoncision devrait être un geste systématique chez tous les bébés garçons.

Du côté des « anticirconcision », on affirme que les conclusions sur lesquelles reposent ces allégations sont biaisées. Les études seraient majoritairement menées en Afrique (donc peu représentatives des populations occidentales). Ou encore, on aurait fait fi des circoncisions traumatiques, tant physiquement que psychologiquement. On n’aborderait pas non plus la possibilité d’une altération de la santé sexuelle ultérieure. On voit dans la circoncision un geste non éthique et une violation de l’intégrité physique au même titre que les mutilations génitales de la femme.

Je devine déjà votre curiosité et vois poindre vos questions : « Et vous, Dre Taz, qu’en pensez-vous? Et vos fistons? »

Vous savez quoi? Mon avis importe peu.

La circoncision est un geste pour lequel l’argument médical a finalement peu d’impact. Il implique souvent des convictions religieuses, des impératifs culturels et des traditions familiales. Il faut aussi prendre en considération que si vous voulez laisser Fiston prendre lui-même sa décision à l’âge de raison, il sera probablement déjà sexuellement actif  et très peu à risque d’infections urinaires. Plus la circoncision est entreprise tard, moins les bénéfices médicaux sont importants. Ce qui revient à dire que la décision appartient aux parents.

En tant que médecin, je suis un peu plus soulagée de savoir que mes patients qui font le choix de procéder à la circoncision ne courent pas de risque inutile a priori.  Je pense que la circoncision, comme tout sujet délicat concernant sa progéniture, doit être discutée avant l’arrivée de bébé, et je serai contente de le faire d’un point de vue scientifique. Mais tout le reste est de votre ressort, quoi qu’il soit advenu du prépuce de mes fistons...

Et vous, que pensez-vous de ce débat?

 

 

 

Dre Taz, Omnipraticienne
Je sais combien la santé est un sujet qui nous préoccupe tous... Inspirés par ma pratique d'omnipraticienne, mes textes sont d'abord ceux d'un parent comme vous!
Tous les billets de l'auteur

Billets sur le même sujet

Commentaires (10)

  1. Julie 20 septembre 2012 à 10 h 46 min
    Les parents qui souhaitent faire circoncire leur garçon sont un peu laissés à eux-mêmes. Quand j'ai abordé le sujet avec le médecin de mon garçon il y a 10 ans, elle avait peu à dire sur le sujet et m'a dit qu'elle ne connaissait qu'un médecin qui pratiquait la circoncision à Montréal. Le sujet était clos. Ça m'a donné l'impression qu'il y avait un tabou autour de la circoncision.
  2. Dre Taz 20 septembre 2012 à 15 h 26 min
    Salut Julie!
    Sans vouloir défendre votre médecin, je pense qu'il a simplement traduit l'opinion de l'AAP d'il y a 10 ans: la neutralité. Il aurait pu être plus explicite peut-être?
    La circoncision, un tabou? très certainement! espérons que cette réflexion de l'AAP ouvrira les portes à la discussion franche!
  3. ProChoix 21 septembre 2012 à 07 h 53 min
    Dre Taz , vous êtes "omnipraticienne" , vous avez donc fait de ( longues ) études pour exercer ce métier à hautes responsabilité : des parents viennent vous demander si c'est une bonne idée de faire amputer une partie de l'appareil génital de leur fils !

    Donc , vous devez certainement connaitre les 14 fonctions du prépuce , dont l'amputation forcée d'individus incapables de donner leur consentement éclairé ne vous choque apparemment pas !




    " La surface extérieure du prépuce est de la peau mais à l'intérieur se trouve une membrane muqueuse sensible qui contient des glandes sébacées qui lubrifient et protégent le gland de la friction. Beaucoup d'hommes circoncis se plaignent de la sensibilité de leur gland au frottement contre les vêtements puisque ces glandes ont été enlevées lors de la circoncision.



    En règle générale, le prépuce est bien plus grand qu'on ne le pense – il peut atteindre une superficie de quatre-vingt dix centimètres carrés chez l'adulte. Si l'on considère que le prépuce a beaucoup plus de cellules nerveuses que le gland, on se rend compte que la circoncision détruit une bonne part de la sensibilité sexuelle de l'homme. Le prépuce est attaché à la hampe du pénis par le frein qui l'empêche de trop se rétracter et lui permet de s'avancer à nouveau.



    Pour finir, les bandes striées présentées sur le premier diagramme ci-dessus se situent sur la partie interne du prépuce presque au bout ; elles s'attachent au frein et ont la plus haute teneur en terminaisons nerveuses de tout le prépuce. Ces terminaisons sont d'un type sensible aux changements de pression et de tension ; on pense qu'elles jouent un rôle pour stimuler et contrôler l'orgasme pendant l'accouplement sexuel.



    Fonctions du Prépuce



    La liste qui suit présente les fonctions connues du prépuce naturel (et intact). Après une circoncision, la plupart, si ce ne sont toutes, de ces fonctions sont perdues. Selon la sévérité de la circoncision, une restauration du prépuce peut restaurer certaines de ces fonctions au moins partiellement. (Vous pouvez en lire davantage sur la restauration du pénis en cliquant ici.) Cette liste montre bien que le prépuce n'est pas juste un bout de peau en trop. Il s'agit d'une pièce hautement spécialisée dans un organe important. C'est le désir de récupérer au moins certaines de ces fonctions qui pousse un certain nombre d'hommes à dépenser temps et effort pour restaurer leur prépuce.



    1 Protection : Le prépuce du male adulte moyen représente plus de 50% du recouvrement tégumentaire mobile du pénis moyen. Sa superficie est de plus de quatre-vingt quatre centimètres carrés. Ce tissu hautement spécialisé couvre normalement le gland comme une paupière couvre l'œil, le protégeant de l'abrasion, du desséchement, du durcissement (kératinisation) et de toute contamination. On commence juste à étudier les effets de la perte du prépuce naturel sur la sexualité de l'homme et de la femme.



    2 Sensibilité : Découverte en 1996, la bande striée de la membrane interne du prépuce est une bande d'un demi pouce d'ondulations en accordéon douces et irrégulières qui composent la zone érogène la plus fournie en nerfs du corps humain. On pense que cette zone active et contrôle l'orgasme de l'homme. La perte de ces tissus du prépuce très innervés, très réactif à l'activité sexuelle et pouvant occasionner une jouissance, réduit l'éventail et l'intensité de la sexualité de l'homme.



    3 Plaisir: Le plaisir fourni, aussi bien à l'homme qu'à la femme, de son action de glissement est la fonction significative de la synergie mécanique du pénis naturel humain. Cette fonction de glissement non abrasif du pénis en va et vient de la peau (appelée aussi évagination-invagination) facilite des mouvements réguliers, faciles et pleins de plaisir pour l'homme et sa partenaire soit pendant la masturbation soit lors de relations sexuelles. (Vous pouvez penser à ce mouvement de glissement en imaginant la manche d'un chandail sur votre bras.



    Si, tout en tenant la manche, vous bougez votre main dans et hors de la manche, vous avez reproduit l'action d'un prépuce naturel dans laquelle la partie très sensible de la membrane interne du prépuce est stimulée chaque fois que le gland rentre et ressort de la manche de son prépuce.). Sans cette action remarquable de glissement, l'activité sexuelle telle que la nature l'avait envisagée est impossible. La couronne du pénis affectée par le bistouri ne sert plus que comme une valve à sens unique, éliminant les lubrifiants naturels vaginaux et rendant obligatoires les lubrifiants artificiels pour des relations sexuelles mutuellement plaisantes. En bref, la perte du prépuce rend la cinétique des rapports sexuels normaux impossible.



    4 Des récepteurs sensoriels spécialisés et érogènes. Le prépuce contient des milliers de récepteurs mécaniques en forme de ressort appelés les corpuscules de Meissner, le composant le plus important au point de vue sensoriel du pénis naturel et intact. (Ils comprennent les corpuscules de Pacini, Vater-Pacini, Ruffini et Golgi-Mazzoni, les cellules tactiles de Merkel, des nocicepteurs et les terminaisons de nerfs dorsaux et périnéens.)



    En tout, le prépuce contient entre dix et vingt mille terminaisons nerveuses spécialisées et nécessaires au plaisir, qui peuvent ressentir le moindre mouvement, pression, tension, changement de température et nuance de texture. Tour cela est perdu à la circoncision.



    5 Le frein : Le frein est une structure de tenue, en forme de V, qui est hautement érogène, en dessous du gland ; au cours de la circoncision, il est généralement perdu ou sérieusement endommagé. Dans les deux cas, sa fonction mécanique importante et subtile et sa capacité à donner du plaisir sont détruites. Le frein forme deux cotés de la zone appelée delta du frein qui est la zone la plus innervée de la bande striée. Le frein tire naturellement le prépuce pour recouvrir le gland en position flaccide.



    (Il y a d'autres structures similaires au frein dans le corps qui aide à un positionnement mécanique comme la lèvre supérieure ou sous la langue.) Le point sensible juste au-dessous du V sur la partie inférieure du gland des hommes circoncis est en fait le seul qui reste après que le frein ait été coupé et détruit par la circoncision.



    6 Un tissu de régulation thermique : Le prépuce contient plus de la moitié de la gaine musculaire de réponse à la température aussi appelé le dartos. On pense qu'il a un rôle à jouer dans le maintien du scrotum à une température idéale pour la production de spermatozoïdes.



    7 Secrétions immunologiques : La muqueuse lisse de la membrane interne du prépuce produit des cellules de plasma qui secrètent des anticorps d'immunoglobuline et des protéines antibactériennes et antivirales telles l'enzyme lysozyme.



    8 Vaisseaux Lymphatiques : Le prépuce contient des vaisseaux lymphatiques qui permettent à la lymphe de circuler dans la région génitale améliorant ainsi la protection du système d'immunité naturelle du corps et donc probablement affectant les secrétions immunologiques.



    9 Récepteurs d'œstrogène : Le prépuce contient des récepteurs d'œstrogène. Le but de leurs fonctions biologiques et sexuelles n'est pas encore bien compris et plus d'études sont nécessaires.



    10 Glandes apocrines : Les glandes apocrines de la membrane interne du prépuce sécrète des phéromones qui donnent des signaux naturels, puissants, silencieux et invisibles de comportement aux partenaires sexuels potentiels. Leurs effets sur la sexualité humaine sont bien connus mais les conséquences de leur absence n'ont jamais été étudiées.



    11 Des cellules de protection de l'immunité : Les cellules épithéliales spécialisées de Langerhans constituent une première ligne de défense du système d'immunité naturelle du corps dans tout le pénis.



    12 Développement d'un gland normal et de la membrane interne du prépuce : Le tissu connectif qui lie de façon protectrice le gland et la membrane interne du prépuce pendant le développement du pénis d'un jeune garçon avant sa puberté, est détruit au cours de la circoncision qui endommage le gland et le reste de la membrane interne et les expose à des infections, des blessures, des marbrures, un rétrécissement et une décoloration possibles. Il faut comparer ce résultat à l'état naturel d'un gland intact, avec ses couleurs naturelles passant d'un rose sain à une couleur pourpre foncée.



    13 Extension pénienne sans obstacle : Le prépuce permet une extension maximale pénienne pendant l'érection et ne présente aucun obstacle au pénis pour qu'il atteigne sa longueur et sa circonférence naturelles. Cette extension survient du fait de la double couche de peau lâche et débordante du pénis. La perte de la moitié de la peau du pénis résulte souvent en une tension très forte de la peau de la hampe pendant l'érection et tire le pénis vers le haut plus près du corps. La plupart des hommes qui ont suivi une restauration déclarent avoir constaté une augmentation de la longueur et du diamètre de leur pénis.



    14 Flux sanguin naturel du pénis intact : la perte de la vascularité riche de plusieurs pieds des vaisseaux sanguins péniens y compris l'artère du frein et des branches de l'artère pénienne dorsale interrompt les flux sanguins normaux à la hampe et au gland, transforme le développement du pénis et endommage sa fonction naturelle. "

    http://www.le-penis.org/anatomy-circumcision.html
  4. ProChoix 21 septembre 2012 à 08 h 03 min
    La meilleure amie de la circoncision est l' ignorance !

    Dommage que toutes ces informations ont été TOTALEMENT IGNOREES par l' AAP !!!


    La circoncision à la naissance est le sujet de beaucoup de discussions. Souvent, on ne porte pas ou peu d'attention au pourquoi elle est faite et quelles seront les conséquences sur le garçon. Je pense que ce simple point est souvent ignoré - les parents prennent une décision aux conséquences souvent irréversibles sur le corps de leur garçon : Ils lui ôtent une partie de son appareil génital. Auraient-ils autant d'impunité à lui couper une oreille ou un doigt ? Certainement pas ! On peut se demander pourquoi il est acceptable de mutiler l'appareil génital d'un bébé. Opérer sur un bébé pour se conformer à une habitude sociale ne parait pas être un acte justifiable dans une société éclairée. Même dans le cas d'une motivation religieuse, je pense que les conséquences de cet acte sur ce bébé masculin sont ignorées.



    Les raisons d'hygiène ne sont pas suffisantes non plus : La nature n'aurait pas créer le prépuce s'il ne s'agissait que d'un morceau de peau redondant, sujet à infection. La vérité est qu'il y a une raison à la présence du prépuce : la plus logique est le plaisir sexuel de l'homme. De façon historique bien sûr, l'hygiène était la justification la plus courante pour la circoncision mais des recherches récentes montrent qu'il y n'y a aucun avantage du point de vue de l'hygiène. Bien sûr, cette attitude remonte à la période victorienne qui avait une vue très différente de l'hygiène ; il s'agissait pour eux d'hygiène morale c'est-à-dire pas de masturbation et des plaisirs sexuels minimisés.



    Heureusement, la pratique de la circoncision est en déclin dans la plupart des sociétés occidentales. Même aux Etats-Unis, on ne pratique plus la circoncision de façon systématique que sur soixante pour cent des garçons. Il est probable qu'il s'agit là de la conséquence du changement d'opinion de l'Association Pédiatrique Américaine qui ne recommande plus qu'elle soit pratiquée automatiquement. Mais il n'en demeure pas moins que la question réellement cruciale porte sur les conséquences d'une circoncision imposée par les parents pour le bébé qui la subit, le garçon pendant sa croissance et l'homme maintenant adulte. Vous trouverez sur le Web de fortes opinions pour et contre cette pratique.



    Les plus fortes opinions émanent sans aucun doute d'hommes qui ont un fort ressentiment quant au fait qu'ils ont été coupés à la naissance et ces vues ont été mises en avant le plus fortement sur l'Internet. Ces hommes sont souvent très en colère de ce qu'ils ressentent comme une ‘mutilation' imposée pendant leur enfance et ils présentent de nombreuses raisons en faveur de l'arrêt de la pratique systématique de la circoncision. On peut aussi voir un autre phénomène remarquable dans le développement de techniques de restauration du prépuce par lesquelles des hommes d'âges divers ont développé de nombreuses techniques pour allonger la peau pénienne et ainsi produire un nouveau prépuce. (Cliquer ici pour en lire plus sur le sujet)



    Le pire pour moi reste que la circoncision routinière des bébés soit pratiquée sans anesthésie. C'est barbare ! Imaginez la douleur que vous ressentez si vous prenez votre pénis dans une fermeture éclair, par exemple. Essayez de penser maintenant qu'on vous le coupe sans anesthétique ! L'argument qu'un bébé ne sent rien ou ne se souvient de rien me laisse sans voix. Cela étant, même si la circoncision était réalisée sous anesthésie, elle n'en serait pas plus acceptable.



    Le prépuce d'un bébé garçon ne se rétracte pas du fait des liens naturels qui existent entre le gland et le prépuce. Avec l'âge, ces liens s'affaiblissent et vers l'âge de cinq ans, le prépuce peut être complètement retroussé. Il y a des cas cependant où ces liens ne se libèrent pas comme ils le devraient et peuvent rester en place jusqu'à la puberté. Vous trouverez des informations sur ce point sur les liens présentés ci-dessous. Le soin et l'hygiène pour un bébé garçon sont très simples – il s'agit simplement de laver le pénis sans retrousser le prépuce.



    Plus tard dans leurs vies, la procédure reste toute aussi simple : Il suffit de laver l'accumulation de peaux mortes et de sébum qui produisent le smegma, une substance naturelle qui s'accumule autour du gland chez les hommes non circoncis. Le smegma a une fonction que vous pouvez découvrir en lisant les pages du CIRP ci-dessous. Les hommes circoncis ne produisent jamais de smegma puisque le frottement des vêtements sur le bout du pénis change la condition naturelle et les propriétés de la peau rendent la tête du pénis sèche, dure et inconfortable. C'est certainement la plus grande plainte de beaucoup d'hommes circoncis dont je fais partie. Pas question de porter des boxer shorts du fait de l'irritation causée au gland sec par le coton ! De façon très ingénieuse, quelqu'un a bien sûr mis au point un sous-vêtement qui calme cette irritation.



    Pour finir, il est essentiel qu'un garçon qui est né avec une condition l'hypospadias ne soit pas circoncis car on a souvent besoin du tissu du prépuce pour réparer le pénis anormal. Vous trouverez un lien ci-dessous où vous pouvez lire davantage sur l'hypospadias.

    Circoncision et prépuce- une opinion personnelle



    Je tiens à remercier l'un mes lecteurs qui a contribué au débat par le texte suivant.



    Commencé à restaurer mon prépuce de façon irrégulière depuis deux ans environ. Je peux donc vous faire part de mon expérience personnelle…Ca marche ! C'est relativement sûr si vous avez un tout petit peu de bon sens. (Veuillez suivre le lien dans la table ci-dessous.) Voici le résultat de mes recherches sur l'Internet sur les fonctions du prépuce.



    D'un point de vue anatomique, le prépuce est loin d'être un bout de peau inutile ou redondant comme beaucoup le croit. Il s'agit plutôt d'un élément intégral et multifonctionnel du système de reproduction et de réponse sexuelle de l'homme. La membrane interne du prépuce contient une collection de terminaisons nerveuses de réponse sexuelle hautement spécialisées à la disposition du mâle. La majorité de ces terminaisons se concentrent sur des bandes concentriques de tissus étroitement pliées et légèrement striées appelées bandes striées de Taylor situées juste à l'extrémité interne du prépuce. Ces bandes entourent le pénis et se connectent au frein sur la partie inférieure du gland appelée le point G de l'homme.



    Puisque les bandes de Taylor et le frein sont neurologiquement connectés, il est évident qu'ils travaillent de concert pour fournir à l'homme intact un réseau sensoriel étendu. Le tissu muqueux à l'extrémité du pénis, c'est-à-dire le gland et le prépuce est extrêmement mince ; en règle générale, il présente une épaisseur de seulement une ou deux cellules, entre les tissus qui comprennent des terminaisons nerveuses sexuellement sensorielles, et le monde extérieur.



    Le reste de la peau pénienne bien que plus épaisse que le tissu muqueux est également très mince par rapport à la peau du reste du corps. Cette finesse permet aux terminaisons nerveuses d'être très proches de la surface rendant ainsi tout le membre du pénis très sensible à un vaste ensemble de sensations. Cela étant, les divers types de nerfs ne sont pas distribués de façon uniforme sur cette couverture. La plus haute concentration de terminaisons sexuellement sensibles se trouve sur les bandes de Taylor à l'extrémité du prépuce.



    La membrane interne du prépuce fournit la protection immunologique des tissus muqueux à l'extrémité du pénis. Le gland n'a que peu (s'il en a) de fonctions immunologiques et obtient sa protection du contact intime avec la membrane interne du prépuce. La membrane externe fournit la couverture physique et la protection aussi bien à la délicate membrane interne qu'au gland. La surface muqueuse interne du prépuce fournit des émollients, lubrifiants et des anticorps de protection pour maintenir muqueuse et gland, humides, souples, sensibles et en bonne santé.



    La longueur de la peau de la hampe pénienne, y compris la membrane interne du prépuce, n'est pas source de redondance mais a été spécifiquement conçue pour qu'elle soit plus longue que la hampe du pénis qu'elle recouvre. Cela permet au pénis de glisser sans effort dans son fourreau pendant les relations sexuelles, évitant le frottement et l'abrasion pour l'homme aussi bien que pour son partenaire féminin. Cette fonction ‘mécanique' est souvent appelée le ‘mécanisme de glissement .



    Quand le fourreau de peau est en position avancée – telle la manche d'une chemise boutonnée au poignet et le tissu bouffant de la manche ramené en avant pour recouvrir le poing, le poing représentant le gland – les tissus muqueux sensibles du gland et de la membrane interne du prépuce sont cachés et protégés par une double épaisseur de tissus… Le fourreau de peau se replie sur lui-même de façon très similaire aux tissus sensibles féminins protégés par les lèvres qui se referment sur eux.



    Lorsque le fourreau de peau est retroussé en arrière, il découvre le gland et retrousse la membrane interne du prépuce qui est sensible, sur la longueur du pénis l'exposant ainsi à la stimulation, similaire en cela à la façon dont les tissus sexuels de la femme sont exposés par les lèvres ouvertes au cours de la stimulation sexuelle ou bien séparés manuellement.



    Puisque la peau pénienne est mobile et n'est pas attachée à la structure en dessous, similaire à la façon dont les paupières flottent au-dessus de l'œil, elle a des caractéristiques uniques qui lui sont dictées par sa fonction. Puisque la peau pénienne est essentiellement un tube de peau qui flotte au-dessus du fourreau interne (similaire à l'analogie de la manche de chemise), tous ses systèmes internes, tels les nerfs, l'apport en sang, lymphe, etc.…, doivent entrer et sortir à l'extrémité du tube plutôt que par-dessous comme c'est le cas pour le reste du corps. Le sectionnement de toute partie de ce tube de peau va bouleverser ces systèmes internes délicats.



    La façon dont la peau pénienne qui flotte librement peut rester pratiquement sans bouger à l'entrée vaginale tandis que le pénis bouge d'avant en arrière dans son fourreau protecteur pendant l'acte sexuel tend à préserver les lubrifiants sexuels naturels à l'intérieur du vagin plutôt que les retirer à chaque mouvement. Le frottement, la sécheresse et le besoin de lubrifiant artificiel sont ainsi éliminés… Ceci est important avec l'âge qui, chez la femme atteignant la ménopause, voit la quantité de lubrifiants naturels qu'elle avait dans sa jeunesse décroître.



    Certains prétendent que le prépuce est redondant, de la peau en trop, insinuant par là qu'il n'a pas ou peu d'utilité et qu'il n'a aucune valeur ou avantage pour l'homme. Rien ne pourrait être plus faux. En fait, le prépuce est un élément hautement évolué de l'anatomie du système génital de l'homme et a une structure hautement spécialisée offrant des fonctions importantes d'immunologie, de protection, de mécanique, de zone érogène et de sexualité. Le prépuce est essentiel à la copulation normale et permet à l'homme de savourer tout l'éventail des sensations sexuelles. Comme pour la femme, toutes les structures de tissus génitaux de l'homme ont un but et une fonction. La nature les a conçues pour opérer à l'unisson dans un système intégré.



    Bien que plusieurs des structures génitales puissent être enlevées chez l'homme ou chez la femme tout en leur permettant de continuer à avoir une vie sexuelle et à procréer, un grand nombre de leurs fonctions sensorielles et protectrices sont perdues. L'ablation de toute partie génitale, en particulier le prépuce chez l'homme ou le clitoris chez la femme, limite sévèrement la capacité de l'individu à vivre la plénitude des sensations sexuelles puisqu'une majorité des terminaisons sensorielles s'y trouvent localisées.



    Si le système génital du nourrisson ou du petit enfant a été chirurgicalement modifié, l'adulte que devient cet enfant, ne connaîtra jamais les sensations qui lui manquent. Il va croire que ce qu'il ressent et expérimente est la réalité. Il n'a aucun point de comparaison puisque la majorité des terminaisons nerveuses hautement sensibles et spécialisées ont été coupées. Tous les enfants, garçons et filles, ont un droit naturel à un système génital intact. Le changement chirurgical des parties génitales, quel que soit le sexe, transforme l'identité sexuelle de toute personne de façon permanente et la prive de la plénitude de son expérience sexuelle lorsqu'elle devient adulte.


    http://www.le-penis.org/anatomy-circumcision.html
  5. Dre Taz 23 septembre 2012 à 13 h 20 min
    Cher Prochoix,

    merci pour ces informations exhaustives.

    comme je le répète dans ma chronique, mon avis importe peu, dans la mesure où si une instance telle que l'AAP adopte une certaine règle de conduite, je peux m'y ranger sans mettre quiconque en danger. Je concède que cette association ne détient pas la vérité absolue, comme aucune d'ailleurs, mais on parle d'une majorité d'experts qui expriment un avis en se basant sur des données scientifiques.

    Il y a des sujets qui dépassent, en tant qu'individu, les valeurs, la philosophie ou l'instinct personnels. Le médecin doit bien se fier à quelque chose.Il faut, pour avoir la réponse à certaines questions, du temps, de l'évolution, de l'observation et de la patience. L'avortement, les soins palliatifs ou la vaccination n'en sont que quelques exemples parmi tant d'autres.
  6. DrPaul 25 septembre 2012 à 07 h 49 min
    Bonjour,

    Pourquoi vous ne prenez en compte que l'avis de l'AAP et pas ceux d'autres organisations médicales qui se sont prononcées sur le sujet, et qui sont également composées d'experts qui expriment un avis en se basant sur des données scientifiques.


    Voir par exemple :

    Le Royal Australasian College of Physicians :
    « Des soucis d'éthique et de respect des droits humains ont été soulevés concernant la circoncision masculine infantile parce qu'il est reconnu que le prépuce a un rôle fonctionnel, l'opération est non-thérapeutique et l'enfant est incapable de consentir. Après avoir examiné les éléments de preuve actuellement disponibles, le Royal Australasian College of Physicians (en) estime que la fréquence des maladies modifiables par la circoncision, le niveau de protection offert par la circoncision et le taux de complications de la circoncision ne justifient pas la circoncision systématique des nourrissons en Australie et en Nouvelle-Zélande. Toutefois, il est raisonnable pour les parents de peser les avantages et les risques de la circoncision et de prendre la décision ou non de faire circoncire leurs fils. »

    La Royal Dutch Medical Association des Pays-Bas :
    « Le point de vue officiel de la KNMG et des autres organisations médicales et scientifiques apparentées, est que la circoncision non thérapeutique des mineurs de sexe masculin est une violation des droits de l'enfant à l'autonomie et à l'intégrité physique. Contrairement à la croyance populaire, la circoncision peut entraîner des complications - saignement, infection, rétrécissement de l'urètre et les attaques de panique sont particulièrement fréquentes. La KNMG appelle donc une politique forte de la dissuasion. La KNMG fait appel à des médecins à participer activement et avec insistance informer les parents qui envisagent la procédure de l'absence de bénéfices médicaux et des risques de complications. »
  7. Dre Taz 17 octobre 2012 à 10 h 44 min
    Merci DrPaul pour votre observation.

    J'aimerais préciser, pour reprendre vos mots, qu'il est faux de dire que"je ne prends que l'avis de l'AAP et pas celle des autres associations". Je ne fais que remarquer que l'AAP a changé ses conclusions.

    Je serais curieuse de savoir QUAND ces recommandations ont été émises par ces associations et basées sur quelles études svp.

    Dans les recommandations de Royal Australasian College of Physicians, on affirme, COMME pour l'AAP, que les preuves sont insuffisantes pour une circoncision SYSTÉMATIQUE.

    Il est intéressant de constater les différences scientifiques entre plusieurs pays.

    En général, on essaie de s'appuyer sur les associations qui se rapprochent de notre pays, parce que leurs critères démographiques sont superposables à nos propres patients et ainsi évitent des biais difficilement identifiables.

    Mais tout ça ça reste des études, qui peuvent aller dans un sens comme dans l'autre. Et c'est bien là le but de ma chronique: la circoncision n'est généralement pas une décision médicale, mais personnelle...
  8. Man_74 25 novembre 2012 à 09 h 52 min
    La circoncision n'est pas un choix médical, mais personnel ??
    Que cela veut-il dire lorsqu'on parle de l'intégrité physique d'enfants, d'une opération chirurgicale qui comporte l'ablation d'une partie de l'organe génitale de l'enfant ?
    Comment un tel acte pratiqué par des médecins serait-il un choix "non médical" ?

    Bien, reprenons dons les inanités débités par cette association de médecins prétendument sérieuse qui n'a visiblement vécu sur sa peau (c'est le cas de le dire) une circoncision ou du moins pas à l'âge adulte ce qui est nécessaire pour comparer

    Réduction d'être infecté par le Sida et autre maladies ? Pourtant les Etats-Unis, où énormément de garçons sont circoncis, ont été longtemps dans le peloton de tête en terme de nombre de séropositifs. La prévention des maladies venéréeennes, qui ont toujours existé, se fait par la prévention (port de capote). Faut-il "réduire le risque" par une opération chirurgicale avec ses risques (mauvaise cicatrisation, entre autre) et son corollaire en termes de perte de sensibilité pour inciter le sujet à avoir des rapports sexuels non protégés ? Quel type de message envoie-t-on aux circoncis ? Ne vous protégez plus ??

    Le risque de cancer de cancer du pénis est certainement l'argument le plus grotesque. Un des cancers plus rares (combien de personnes connaissez-vous qui l'ont eu) justifierait une mutilation génitale sur un enfant qui n'est pas en mesure de choisir pour lui même car cela réduirait le risque de développer un cancer rarissime. Bref, vous passez d'une possibilité de 0.02 à 0.01 % ? Pas très convaincant....
    Le cancer des sein est certainement mille fois plus répandu, mais personne ne propose de procéder à une ablation préventive des seins.

    Pourquoi cette association ne s'intéresse pas à récolter les plaintes des milliers d'homme de par le monde qui se plaignent d'avoir des séquelles psychologique et physique de ce traumatisme ? Pourquoi n'interroge-t-on pas ceux comme moi opérés à l'âge adulte qui se plaignent d'une perte très importante de sensibilité ? (Peut-être la sensibilité érogène n'est pas un critère d'analyse pour ces messieurs....)? Comment cela s'expliquerait-il sinon qu'il y ait autant d'hommes qui essaient de "reconstruire" leur prépuce ? Et surtout, de quel droit peut-on décider de procéder à une partie aussi innervé et sensible de l'organe génital d'un enfant alors que celui-ci ne peut exprimer la moindre objection ? C'est scandaleux. Pourquoi ne pas proposer cette "chirurgie préventive" à l'âge adulte ?
    Ces messieurs savent-il que le frein, qui souvent est ôté lors de la circoncision, est la partie la plus sensible en absolu de la verge de l'homme ?

    Non, c'est pas une question personnelle. C'est un question médicale, et surtout, criminelle.
  9. Martin 31 mars 2013 à 12 h 21 min
    Dre Taz, vous semblez ignorer que votre pratique médicale est fondée sur un code d'éthique et de déontologie rigoureux et que les croyances culturelles, la religion et les jugements de valeurs ne doivent pas influencer le médecin dans sa pratique et dans sa prise de décision.
    La pratique de la circoncision est à la base une pratique culturelle tout comme le sont les mutilations féminines qui sont interdites au Canada depuis 1996.
    Une décision chirurgicale doit être prise dans le meilleur intérêt de l'enfant et non pour l'intérêt des parents.

    D'ailleurs le comité de bioéthique de l'association canadienne de pédiatrie à émis un document de principe en 2004 et est clair à ce sujet :

    -Tous les nourrissons, les enfants et les adolescents, quelle que soit leur incapacité physique ou intellectuelle, ont de la dignité, une valeur intrinsèque et le droit au respect, à la protection et au traitement médical qui garantissent leurs meilleurs intérêts.

    -Bien que les enjeux familiaux soient importants et doivent être pris en compte, la principale préoccupation des professionnels de la santé qui soignent des enfants et des adolescents doit demeurer les meilleurs intérêts de chaque enfant ou adolescent.

    La circoncision demeure une intervention non-thérapeuthique, donc une intervention qui n'est pas nécessaire. Cette intervention n'est pas dans le meilleur intérêt de l'enfant.

    Chaque être vivant à le droit à l'intégrité physique dès la naissance. Avoir la possibilité de garder son prépuce ne devrait pas être un choix parental, mais bien un choix que la personne fait quand elle est en âge de comprendre et de saisir toutes les informations qui lui sont présentées.

    D'ailleurs, la récente déclaration de l'AAP a été ouvertement critiqué en mars dernier dans sa propre publication Pediatrics. Pas moins de 38 spécialistes représentant 17 associations médicales dans le monde ont émis un contre énoncé. http://pediatrics.aappublications.org/content/early/2013/03/12/peds.2012-2896.full.pdf+html
    L'AAP a aussi été critiqué dans le Journal of the medical ethics. http://jme.bmj.com/content/early/2013/03/18/medethics-2013-101346.abstract

    Quand vous dîtes que l'AAP représente 60 000 pédiatres, elle représente aussi l'intérêt des 60 000 pédiatres en question. La circoncision au États-Unis est une pratique très lucrative pour les médecins et c'est d'ailleurs pourquoi l'AAP a demandé à ce que l'intervention soit couverte par l'assurance. Aucune intervention non-thérapeutique ne devrait être couverte par aucune assurance que ce soit. Une intervention non-thérapeuthique est une chirurgie esthétique pur et simple. Les parents ne peuvent autoriser la pratique d'une chirurgie esthétique sur leur enfant. C'est illégal.

    Vous mentionnez en tout début d'article que le prépuce est un petit bout de peau inutile et nuisible. Quand est-il des organes génitaux féminins? Des lèvres par exemple, du capuchon du clitoris? Tous ces petits bouts de peaux ne sont-ils pas aussi nuisibles et inutiles que le prépuce. Pourtant, ils sont protégés par la loi. Bizarre que les organes génitaux des hommes ne sont pas aussi bien protégés. N'est-ce pas là une forme de discrimination?
  10. Dre Taz 2 avril 2013 à 17 h 07 min
    Merci Monsieur Martin pour votre commentaire. Il fait avancer le débat, qui est l'objectif premier de cette chronique.

    ll faut toutefois faire la différence entre MON avis et les POSITIONS médicales actuelles.
    Si vous relisez attentivement mon texte, vous verrez que je n'émets aucun avis. Être éthique et déontologique, c'est aussi se rallier à la position adoptée par la majorité de ses pairs et taire ses valeurs personnelles.

    Il en est de même pour toutes sortes de sujets, qui peuvent aller de l'avortement au piercing d'oreilles des bébés-fillettes, en passant par la contraception accessible en pharmacie, au refus d'allaiter.

    C'est votre opinion de croire que les 60 000 pédiatres américains qui se rallient à cette philosophie y ont un intéret. C'est tout de même le magazine de cette même association, comme vous le mentionnez, qui peut lire une critique. Je trouve ça tout à fait rassurant.

    Je précise en passant que ce n'est pas moi qui dis que le prépuce est un "bout de peau inutile voire nuisible", je cite une position.

    Auriez-vous préféré que j'émette mon opinion personnelle, qu'elle se raccorde à la vôtre ou non, de façon dictatoriale? La ligne est très mince entre des mots tels que "discrimination" et "liberté de choix".

    Parce qu'il faut bâtir ses références, je choisis de croire en mes collègues, de croire aux procédures méthodologiques, de croire qu'il n'y a aucun danger IMMINENT de pratiquer la circoncision. Je cite les arguments pour et contre, et j'invite au débat.

    je ne peux en aucun cas prendre la décision à la place des parents. Je mentionne objectivement les arguments, et je guide. Là est mon rôle éthique et déontologique.

Partager