Un enfant ne raisonne pas comme un adulte

Un enfant ne raisonne pas comme un adulte

La journée a commencé par un dessin au marqueur rouge sur le divan blanc. Le visage innocent d’Akira qui me regarde sans trop savoir pourquoi je suis fâché.

- Non, mais c’est pas possible, comment penses-tu que Papa se sent quand tu salis ses affaires? 
- Mais je voulais te faire un beau dessin. 

Avec cette réponse, je comprends qu’il a voulu bien faire et que ça ne me donnera rien de discuter avec lui. Je reviens donc rapidement à une règle comportementale, la règle selon laquelle la conséquence doit suivre un comportement dont on veut réduire la probabilité qu’il se reproduise.

- Va réfléchir dans ta chambre!

Dans un ancien blogue, je vous ai parlé de la loi antibacon. Cette loi a bien fait jaser! J’ai eu beaucoup de commentaires d’amis, et particulièrement d’amies enseignantes, qui m’ont remercié d’aborder ce sujet difficile pour certains parents. D’ailleurs, dans cette chronique, que je voulais droit au but, je n’ai pas abordé le réflexe qu’ont plusieurs parents d’utiliser la communication pour résoudre une crise ou un problème avec leur enfant.

En effet, j’ai eu beaucoup de commentaires du type : « On doit plutôt parler à notre enfant de ce qu’on ressent lorsqu’il fait une crise. » Plusieurs parents tentent donc d’avoir une conversation d’adulte avec leur enfant en colère. Or, ce type d’intervention est voué à l’échec.

Pourquoi? Parce qu’un enfant est un être humain en développement. Et ce développement inclut également un développement intellectuel qui se fait étapes par étapes, selon l’âge de l’enfant. Aussi, si je demande à un enfant de 4 ans de se mettre à ma place ou à la place de quelqu’un d’autre, il me dira qu’il comprend, mais par ses réponses on verra bien qu’il ne comprend pas. En fait, il n’a tout simplement pas encore la capacité intellectuelle de se mettre à la place de quelqu’un d’autre!

L’égocentrisme, une étape normale du développement

Pour illustrer mon propos, je vous invite à regarder cette vidéo (en anglais) qui relate l’expérience « des trois montagnes ».

Ce qui est frappant dans cette expérience, c’est l’incapacité de l’enfant de se mettre à la place de l’autre. C’est ce qu’on appelle l’égocentrisme. Or, l’égocentrisme est une caractéristique importante d’un stade spécifique du développement de l’enfant : le stade préopératoire. Cette étape du développement intellectuel se produit entre 3 ans et 7 ans. Si la pensée de l’enfant est égocentrique, c’est qu’il est intellectuellement incapable de se mettre à la place d’un autre individu. Il n’est simplement pas capable de déduire ce qu’un autre ressent, pense ou voit. Comme on le remarque dans la vidéo, le garçon de 8 ans n’a pas ce type de comportement.

Cet élément est très important dans le type d’intervention que l’on va faire avec l’enfant. On comprend ici qu’il est inutile de demander à l’enfant de se mettre à la place du parent ou de son ami. Il est donc préférable d’ignorer un comportement problématique plutôt que de tenter de faire comprendre à l’enfant pourquoi ce comportement est problématique.

Aussi, mon intervention avec Akira doit être basée sur une conséquence qu’il n’aimera pas afin de réduire la probabilité que le comportement se reproduise. Un moment de retrait dans sa chambre, accompagné d’un questionnement sur son comportement et de la suggestion du comportement attendu à sa sortie devient l’intervention privilégiée. Lui communiquer ce que je ressens dans cette situation est inutile, car il n’a pas la capacité de prédire les émotions ressenties par les autres. Par contre, il a la capacité de prédire la conséquence à son comportement. Et c’est en se basant sur ce dernier type de raisonnement que mon intervention sera efficace.

Dr Nicolas Chevrier, psychologue
Mes 3 enfants me permettent de peaufiner mes talents de psychologue tous les jours…
Tous les billets de l'auteur

Commentaires (13)

  1. Catherine V 3 juillet 2012 à 13 h 41 min
    Vos textes sont clairs, précis et vont droit au but. Je les trouve très bons et très sensés, merci pour les bons trucs!
  2. Véronik 3 juillet 2012 à 13 h 49 min
    Que faire avec un enfant de + ou - 2 ans qui mord, par exemple? J'ai toujours tendance à lui montrer le bobo sur le bras de l'autre ami (la trace de morsure) et de lui expliquer que ça fait mal, de lui demander de se mettre à la place de l'autre ami et de "ressentir" sa douleur, etc.

    Je fais donc fausse route ? Je suis tout de même pas pour demander à l'autre ami de mordre en retour pour que l'enfant comprenne la douleur? hahahah
  3. Neb 3 juillet 2012 à 16 h 54 min
    Je ne suis pas vraiment d'accord avec ça... Que l'enfant n'ait pas la capacité de se mettre à la place de l'autre, je veux bien. Qu'il est préférable de l'enfermer dans sa chambre et/ou d'ignorer son comportement, je ne suis pas d'accord.

    Toutes ces émotions sont nouvelles pour lui, il ne sait pas ce qu'il se passe dans sa tête, dans son corps. Nous, en tant qu'adulte, on peut lui expliquer "C'est de la colère que tu ressens" ou encore "Tu es triste parce que...". Mettre un mot sur ce qu'il vit va lui montrer que ce n'est pas une fatalité, qu'on est là pour l'aider à passer au travers ses émotions, pour l'aider à les contrôler. Il a le droit de ressentir des émotions... alors qu'en les ignorant, il pourrait croire qu'on ne veut pas qu'il en ait et évitera tout simplement de s'exprimer.

    Ignorer les crises de son enfant, c'est un peu comme laisser pleurer un bébé. Tu ignores son besoin, tu le laisses se débrouiller tout seul. Alors qu'il a simplement besoin d'aide...

    Personnellement, j'accroche beaucoup plus à la philosophie de Mme Isabelle Filliozat dans "J'ai tout essayé". Le livre "Parler pour que les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent" de Faber et Mazlish est également très intéressant.
  4. Neb 3 juillet 2012 à 17 h 15 min
    Il n'est plus possible d'inscrire de commentaire sur la page de "La loi anti-bacon", mais voici ce que je voulais y partager:

    Mon enfant est dans sa fameuse phase d'autonomisation (ou opposition... ou terrible two) depuis ses 13 mois. En effet, depuis qu'il a un peu plus d'un an, j'ai le droit à des "non non non" sans cesse, des pleurs... et la crise du bacon.

    J'ai toujours répondu à ses crises (bacon ou non) en expliquant ce qu'il vivait, que je comprenais ce qu'il ressentait. Je n'ai jamais cédé à ses demandes, mais j'ai montré que j'étais à son écoute malgré tout. Résultat? Ses crises du bacon n'ont durée qu'une... maximum deux semaines.

    Il a compris que malgré son comportement, j'étais là pour lui. On a encore le fameux "non non non", mais on est beaucoup plus dans une discussion qu'une lutte. Depuis ses 14 mois, j'ai même droit à un hochement de la tête lorsqu'il comprend ce que je lui explique et qu'on trouve un terrain d'entente.

    Réagir à ses crises n'en a pas fait un démon qui a tout ce qu'il veut! C'est toutefois beaucoup plus lourd pour le parent qui essai de garder son sang-froid :)
  5. Garderie les trésors d"Ali Baba 3 juillet 2012 à 17 h 33 min
    Réponse à Véronik
    Un enfant qui mord ou qui fait un geste inapproprié c'est juste pour attirer l'attention des parents ou de l'adulte. Comment je procède, lorsqu'un enfant mord, je donne toute mon attention à l'enfant qui a été mordu je le console je lui donne un moment privilégié, je n'adresse aucune attention, ni regard à l'autre enfant. Un peu plus tard j'explique à l'enfant qui a mordu s'il souhaite mon attention il l'aura lorsqu'il aura un bon comportement. Si au moment ou je lui parle il a un comportement adéquat, je lui donne de l'attention et de l'amour, en lui montrant la différence, souvent après 2 ou 3 interventions ca marche.
  6. Nathalie 3 juillet 2012 à 22 h 48 min
    Ouf... parler à un enfant pour lui expliquer les choses de façon brève et claire c'est un peu lui parler comme un grand. «Parler comme un adulte à l'enfant» ne se résume pas seulement à «lui demander de se mettre à notre place». L'enfant, qu'il compenne ou pas ce qu'est de se mettre à la place de l'autre, n'a tellement pas à se faire expliquer ces sentiments dans cette situation. PAr contre, il faut lui apprendre et le prévenir que dans l'inacceptable il y aura conséquence. Chez nous, les choses sont expliquées, mon fils les comprend et agit en conséquence. Sinon, il a des conséquences et ce directement après le comportement, effectivement. Certes, j'ai un bon garçon et ça aide. Mais je vois tellemenet d'enfants se faire chicaner sans explication. Il est évidement dans leur visage que souvent ils ne comprennent pas et n,apprennent pas grand chose. Ces parents que je vois ont tellement plus de difficultés que moi avec leur enfant.... Et pour le bacon, c'est ce que l'enfant ressent qui devient important, ce pourquoi on doit l'aider à mettre des mots sur les émotions et proposer d'autres voies de dialogues que les crises... Je comprends pas que des parents expliquent ce que eux ressentent. C'est comme une manipulation émotive vaine !
  7. Lolave 5 juillet 2012 à 18 h 20 min
    Je ne comprends pas l'idée d'envoyer un jeune enfant ''réfléchir'' dans sa chambre, je suis persuadée qu'il en resortira que plus triste d'avoir voulu faire plaisir à papa et d'avoir été puni pour ça!
    Peut-être a-t-il simplement besoin de se faire rappeler qu'un dessin, aussi beau qu'il soit, se doit d'être fait sur du papier et non pas sur les murs ou les meubles?
    En ce qui me concerne, c'est ce que j'aurais fait après avoir admiré et valorisé son ''chef d'oeuvre'' et sa conséquence immédiate (ou punition pour les plus vieux jeux) aurait été de nettoyer avec mon aide le pauvre sofa blanc...
    Je partage également et admire la philosophie de Mme Isabelle Filliozat, ça réussi parfaitement auprès de mes 2 jeunes enfants auprès de qui mes journées sont plus belles les unes que les autres.
    Si un enfant ne peut pas se mettre à la place d'un autre, n'est-ce pas à nous de se mettre à sa place et d'essayer de comprendre son comportement afin de mieux le guider dans ses émotions et agissements...
  8. Eve 6 juillet 2012 à 11 h 10 min
    Comme je peux le constater, la façon d'intéragir avec nos enfants est un sujet plein de contreverse. Par contre, je dois dire que je trouve très domage les parents qui pensent que leur méthode est la meilleur car ça fonctionné avec leur enfants. Vous êtes vous déjà posez la question " pourquoi cette méthode fonctionne avec les miens et que les autres parents utilisent d'autre méthodes ? ou même pourquoi dans une même famille, une méthode fonctionne avec un enfant et pas l'autre ?" Peut être parce que chaque enfant est différent et avoir plusieurs façon d'intéragir donne la chance à chaque enfant de retrouver ce qu'ils ont besoin. Dans la famille de mon mari, ils sont 3 garçons et ils ont été élevé de la même façon. Par contre, aujourd'hui aucun des 3 est semblable dans leur comportement. Chaqu'un on réagit de façon différente aux obstacles de la vie malgré que les parents ont élever leur enfant de la même façon. Chaque garçon auvait besoin d'une méthode défférente, le premier avait besoin de moins de fermeter car il comprenait les conséquences, le deuxième aurait eu besoin de beaucoup de fermeté et de conséquence très claire et logique selon son comportement à punir, réfléchir dans sa chambre n'étant pas assez, et dialoguer avec lui était tout simplement impossible. Il avait l'esprit tellement vif que même les professeurs à l'école ne savait plus quoi lui répondre après ses interventions. Finalement le troisième, avait besoin de plus de calin et de compréhension et surtout en lui expliquant les conséquences de façon très claire. Chaque enfant de cette famille était complétement différent dans leur besoin et les méthodes d'intervention ( punision) aussi devaient être totalement différente. Finalement, je ne crois pas qu'il y ait de bonne ou mauvaise méthode ( sauf les sévisses corporelles qui sont inaxceptatble) mais plutôt des parents qui essaient de leur mieux pour répondre aux besoins spécifiques de leurs enfants. Certain enfants ont besoin de dialoguer immédiatement et d'autre on besoin d'avoir la conséquence avant, il réfléchit et par la suite un dialogue. Avec mon plus vieux, c'est la méthode que j'utilise, je puni le comportement ( réfléchir dans la chambre fonctionne très bien), lorsque la crise est terminé, je lui demande s'il comprend bien pourquoi il a été puni et on en discute. POur l'instant ça fonctione mais peut-être que ça ne fonctionnera pas avec mon plus jeune, on verra et on s'ajustera.
  9. sarah 10 juillet 2012 à 18 h 57 min
    Bonjour,

    Je suis maman de jumeaux ( 2 ans et 9 mois), mon probléme est double.
    Mes enfants, se batent souvents.Mes interventions sont toujours vouées á l´echec! Ils prenent partie l´un pour l´autre! C ´ est toujours moi la méchante.
  10. Nicolas Chevrier 12 juillet 2012 à 18 h 20 min
    @ Véronik
    Votre intervention est louable mais, comme vous le dites, elle est vouée à l’échec. Votre objectif est ici diminuer les chances que votre enfant mordre, pas de lui faire comprendre pourquoi mordre n’est pas un comportement adapté. Vous devez donc trouver une conséquence qu’il n’aimera pas et lui imposer. Assis sur une chaise, face au mur, pour 3 minutes, pourrait faire l’affaire… Ça dépend de l’enfant, vous êtes l’experte pour votre enfant !

    @ Neb
    Dans les commentaires de la loi « anti-bacon » vous trouverez des explications sur la différence fondamentale entre ressentir une émotion et exprimer une émotion. L’apprentissage de l’expression des émotions est fondamental. Avoir une émotion ne nous donne pas le droit de l’exprimer de n’importe quelle façon, et ce constat est également valide pour les adultes!

    Concernant votre commentaire sur les crises de « bacon », vous nous dites que c’est certainement plus difficile pour un parent de garder son sang-froid en discutant avec l’enfant.

    Malheureusement, rien n’est plus faux. C’est bien plus difficile pour un parent d’ignorer un comportement inadapté que d’intervenir. Pourquoi ? Simplement, parce que l’être humain à une propension à vouloir contrôler ce qui le dérange (une réponse bien adaptée), ce qui lui cause des émotions négatives. Or, pour un parent qui voit son enfant faire une crise il est beaucoup plus difficile pour lui d’ignorer le comportement.

    Ne pas intervenir implique que l’on a pas le contrôle sur la situation. Quand je parle à mon enfant, j’ai le contrôle. Quand je tente de raisonner mon enfant, j’ai le contrôle. Mais quand je fais semblant que je ne vois pas un comportement inadapté, dans le but de ne pas lui donner une prise sur moi, ça c’est difficile et ça cela demande un sang froid important.

    Vous semblez aimer la lecture, je vous propose « La force des émotions » de François Lelord et Christophe André, chez Odile Jacob.

    @Ali baba
    Excellente application.

    @Lolave
    Valoriser le « chef-d’œuvre » de l’enfant et de lui demander de nettoyer le sofa ensuite c’est d’envoyer un double message à l’enfant. On parle ici à un enfant, le message doit être simple, je le répète, son intellect est en développement.

    @Eve
    Je suis bien d’accord avec vous sur le fond. Chaque enfant est différent et l’interaction parentale doit être adaptée à chaque enfant. Mais il existe des principes fondamentaux sur lesquels nos interventions doivent être basées afin qu’elles fonctionnent. Ce sont ces principes de bases que je tente d’explorer dans ce blogue.

    Or, on a beau ne pas être d’accord, ça ne change rien à l’affaire!
    Si 60 ans de recherches scientifiques nous amène à croire que l’enfant de trois ans n’est pas capable de prendre la perspective de l’autre, même si on n’est pas d’accord, ça ne change rien aux faits.

    Pour ce qui est de l’application de ces principes, c’est vous l’expert.

  11. Eve 12 juillet 2012 à 21 h 46 min
    Dr Chevrier,si mon commentaire plus haut vous a laissé entendre que je n'étais pas d'accord avec les principes fondamentaux, je m'en excuse. Mon commentaire était plutôt de façon général. Je pensais plutôt aux parents qui peuvent faire des commentaires sur l'intervention en tant que tel et non le principe derrière l'intervention.Example lorsque l'on parle du retrait, certain parent diront que le retrait dans la chambre n'est pas bon, que le retrait sur la chaise est meilleur. À mon avis, le retrait utiliser doit être adapter à l'enfant donc peut importe la façon doit on pratique le retrait, ce qui importe c'est d'utiliser la méthode qui fonctionne avec notre enfant. Je dirais même que vous m'avez aider à comprendre pourquoi certaine de mes interventions avec mon fils de 3 ans ne fonctionnait pas ( je ne savais pas qu'un enfant de cette age n'était pas rendu assez loin dans son développement pour être en mesure de se mettre à la place de quelqu'un). Vos articles sont très interessant et m'aide beaucoup à comprendre pourquoi les enfants ont certains comportements.
  12. Veronique 28 août 2012 à 17 h 54 min
    Bonjour,
    je suis la mère d'un garcon de 4 ans, bientot 5 ans. Pour le faire refléchir a un mauvais geste ou comportement, j'ai essayé a plusieurs reprises des retraits dans sa chambre. Tous se sont terminés par des coups de pieds et de poings dans la porte en plus des cris. Ensuite tous les objets se retrouvent à voler dans les air. De peur qu'il se blesse a donner des coups dans la porte j'ai commencé des retraits dans un coin d'une piece. Impossible que mon fils reste tranquille. Je dois absolument lui tenir les pieds et les mains car sinon il ne reste pas en place et je ressois des coups. J'ai eu besoin à quelques reprises de l'immobiliser sur moi en essayant d'éviter qu'il me morde. Ma question est donc quoi faire ? Je lui parle calmemant en expliquant pourquoi j'agis de la sorte. Il n'entend rien car il est tellement en colère. Que me suggérez vous de faire ?
  13. marie 26 novembre 2012 à 10 h 32 min
    bonjour j'ai une fille de 3 ans qui depuis la naissance de ca soeur de 9 semaines essaie d'attirer notre attentions en ayant un comportement inadapter ce n'est pas extreme ni tres grave mais par exemple elle nous harcele pour obtenir une chose ou une actions de notre part ou elle nous astine sur des chose qu'on sait qu'elle connait comme nous asstiner sur le fait de ne pas toucher a l'eau chaude bref toute la journée sans exceptions chaque instant est consacré a vouloir notre attentions et comme il nous est humainement impossible de combler la demande lorsque ca marche pas elle se met a nous ''embeter'' ou a refuser de ranger , dormir et fréquemment elle fait semblant d'etre triste ou fâcher ,... souvent meme quand elle a notre attentions elle s'amuse a nous astiner et a vouloir nous fâcher ( d’ailleurs je ne comprend pas pourquoi ) j'avais tendance a essayer de la raisonner je vois donc ici mon erreure , mais je ne sais trop que faire ! l'envoyer réfléchir ? quand je suis a bout je fini par l'envoyer assis sur une chaise face au mur pendants 3 minute pour réfléchir est-ce correct ?
    je me sens plutot dépasser par la situations je trouve difficile de manquer de temps pour elle ayant un bébé tres accaparent et de voir ma grande réagir a ce point et me démontrer a quel points ca la perturbe est asser dur sur mon coeur de maman fatigué je sens que je n'ai pas en ce moment une bonne objectivité sur la situations et j'ai du mal a rester patiente lorsque le bébé pleure et hurle et que la grande me harcèle en même temps oufff !

Partager