Plus heureuse à la maison ou au travail?

Plus heureuse à la maison ou au travail?
5 janvier 2012

Petite question quiz pour cette nouvelle année! Qu’est-ce qui rend les mamans nord-américaines plus heureuses : travailler à temps plein, à temps partiel, ou rester à la maison?

Même si la question est hautement personnelle, une étude récemment publiée dans le Journal of Family Psychology permet de mettre des chiffres sur ce sujet. Menée auprès de 1 364 mères américaines, l’étude a observé de près le mode de vie et le bien-être de ces mamans peu après leur accouchement, puis durant les 5 années suivantes.

C’est visiblement la première à prendre en compte la situation du travail à temps partiel – une réalité qui concerne 25 % des mamans américaines et 20 % des québécoises - alors que de nombreuses études avaient déjà comparé les choix de rester à la maison et celui de retourner travailler à temps plein.

Résultat? Les mamans avec un travail seraient globalement en meilleure santé et plus heureuses que les mamans à la maison durant les premières années de leurs enfants. Moins dépressives, du moins. Je vous entends d’ici rugir : « Comment peut-on généraliser ainsi?! »

Pourtant, les chiffres sont là, écrits noirs sur blancs par ces deux chercheuses de l’Université de Caroline du Nord. Les mamans à la maison seraient plus vulnérables à la dépression et en moins bonne santé générale que les mamans travaillant à temps partiel et à temps plein, qui affichent un faible risque de dépression.

Temps partiel : la meilleure option

Par contre, sans surprise, dans la plupart des autres domaines observés, les mamans à temps partiel (moins de 32 h par semaine) gagnent haut la main la palme du meilleur choix. Par exemple, elles participeraient autant aux devoirs que les mamans à la maison, et davantage que les mamans à temps plein.

Plus surprenant, par contre : les mamans à temps partiel fourniraient davantage d’occasions d’apprentissages à leurs jeunes enfants, tout en étant plus sensibles à leurs besoins, que les mères à temps plein ou à la maison. Leur « sensibilité » étant entendue par l’étude comme : leurs multiples attentions au quotidien, leur positivisme, leur respect de l’autonomie du tout-petit, leur style éducatif, etc.

Quant à l’intimité du couple? Les chercheurs avaient émis l’hypothèse que les mamans à temps partiel auraient davantage de satisfaction à cet égard – grâce à leur bien-être et à leur équilibre professionnel, notamment - mais il n’en est rien. Les résultats ne l’ont pas confirmée.

Au final, cela concorde avec tout ce que j’entends autour de moi. Pour avoir rencontré beaucoup de mamans à la maison (lors de mes 2 années passées auprès des Mâtinées Mères-enfants), je confirme que la plupart étaient heureuses de leur congé de maternité tout en doutant fortement que cela leur convienne pendant plusieurs années. Elles avaient besoin de se réaliser aussi « ailleurs ». En dehors de leur couple, de leur ménage et de leur maternité.

Aujourd’hui, chaque fois que j’en croise une qui a repris son travail à temps plein, elle ne rêve que du jour où elle mettra la main sur un poste à temps partiel. Le peu de mamans que je connais qui ont un travail à temps partiel disent que c’est leur plus bel équilibre. Elles sont à la fois mères poules, travailleuses, amantes, le tout avec la petite dose d’indépendance psychologique que le travail procure.

Peut-on pour autant affirmer que mieux vaut travailler que rester au foyer? Si les chiffres sont là, je connais pas mal de mères heureuses qui déjouent ces statistiques. Et vous?

Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.
Tous les billets de l'auteur

Commentaires (28)

  1. Myriam 5 janvier 2012 à 14 h 22 min
    Je suis bien contente de lire enfin les résultats d'une recherche incluant l'impact du travail à temps partiel. C'est bien ce que je vise pour mon retour au travail en juin prochain (3 jours/semaine). Je suis maman de deux enfants, 2 ans et demi et 7 mois. À mon premier je suis restée en congé de maternité jusqu'à ses 15 mois. Mon premier souhait était de rester le plus longtemps possible à la maison car je craignais énormément un retour au travail à temps plein pour notre équilibre familial (et mon équilibre mental!). Cependant nous voulions un autre enfant assez rapidement et je devais retourner au travail à temps plein pour pouvoir obtenir un autre congé de maternité avec RQAP. Je suis retourné au travail enceinte et je n'ai travaillé que 3 mois et j'ai été retirée (CSST) car mon travail présentait des risques pour ma grossesse. Je n'ai donc travaillé que 3 mois à temps plein, mais Oh... quel enfer! la course le matin, la course le soir, de l'overtime au travail, mon aîné étant trop fatigué de sa journée à la garderie s'endormait dans son assiette à 18h30 (et nous étions rentré depuis moins d'une heure), les crises, les tâches ménagères qui s'accumulent, trouver une gardienne la fin de semaine (car nous travaillons aussi les weekend) etc etc etc... Après cette expérience, mon conjoint et moi avons décidé que je retournerai pas à temps plein. Maintenant, sachant que je retournerai à temps partiel, je n'appréhende plus le retour au travail même que j'ai (presque) hâte. En effet, le travail permet de se retrouver soit même, d'avoir tout de même des moments à soi. Alors qu'à la maison je me sens seule souvent (je n'ai pas de famille proche) et surtout l'hiver je me sens un peu prisonnière. Car avouons-le, sortir en auto pour aller faire des commissions l'hiver avec les deux enfants se n'est pas une partie de plaisir, pour moi c'est un calvaire! certain jour il fait si froid que je ne peux pas sortir pour une simple marche avec les enfants et j'ai parfois l'impression d'étouffer dans la maison. Par contre, je passe beaucoup, beaucoup de moments merveilleux avec mes enfants en étant à la maison avec eux, c'est pourquoi je suis convaincue que la meilleure option est le travail à temps partiel.
  2. vanessa 5 janvier 2012 à 14 h 25 min
    N'oublions pas que les travailleuses à temps partiel cotisent moins pour leur pension et renforcent les inégalités hommes femmes du point de vue carrière, salaire et montant de leur pension à l'âge de la retraite. Du moins c'est le cas en Belgique. Si c'est pour passer du temps qualitatif (vacances etc) et pas pour faire les lessives et préparer le repas, pourquoi pas, mais cela mérite réflexion...
  3. Sylvie 5 janvier 2012 à 14 h 36 min
    C'est tellement un choix personnel tout ca !!! Pour ma part ce n'est pas les premieres année que j'ai rusher mais c'est présentement et c'est pas finis. Je travail a temps pleins et mon plus vieux a commencer la premiere année. Il a des devoirs. Le retour a la maison le soir c'est dur !! Alors je me dit que lorsque mon plus jeune va commencer sa premiere année c'est la que l'organisation et la préparation seras la priorité ! Mais ce n'est pas la fin du monde travailler temps plein. Pour moi ce n'est pas envisageable de travaillé a temps partiel. Ca ne se fait pas dans mon domaine et honnetement j'aime trop mon travail !
  4. France Laramée 5 janvier 2012 à 14 h 54 min
    On y pense peu lorsque les enfants sont petits, mais quand vient l'âge de la retraite ces décisions nous rattrapent. Si nous n'avons pas contribuer à nos reer et au RRQ, l'impact sur les femmes, surtout si on considère le taux de divorce est important.
    Effectivement, le travail à temps partiel peut représenter la meilleure solution à la condition de ne pas tout assumer les tâches ménagères ou la responsabilité éducative des enfants...
  5. Isabelle 5 janvier 2012 à 14 h 55 min
    Je suis québécoise et habite dans un petit village dans le Sud de l'Allemagne, qui est très traditionnel. Après la naissance de mon enfant en 2009, j'ai été une des nombreuses victimes d'une restructuration et depuis je ne retrouve plus d'emploi.

    Dans mon entourage, presqu'aucune des mères ne travaillent. Ici, le congé parental est de 3 ans - une année non payée - et si on a un deuxième enfant dans cette période, le congé se rallonge de 3 années additionnelles.

    Bref, je me suis souvent faire dire que seule une bonne mère reste à la maison, que je risquait de blesser irrémédiablement mon fils en retournant au travail aussi vite (dans l'espoir de garder mon poste, je suis revenue après le 5e mois de mon fils). La pression sociale a été très forte, et pourtant, quand je vois ces femmes qui s'évertuent à être la mère parfaite, avec le ménage parfait, etc... Elles n'ont pas l'air plus heureuses qu'une femme travaillant. Plutôt frustrées même.

    C'est certain que le temps plein rend l'équation couple, parent, tâches ménagères extrêmement précaire. Mais je pense que lorsqu'on est bien, heureux dans ce que l'on fait, on trouve toujours le temps pour les bonnes activités. Il faut simplement être assez forte pour dire non et ne pas se laisser influencer par les qu'en dira-t-on de la pression sociale. Et un mari flexible n'est pas à négliger!

    Mon fils était très heureux au débuts de la crèche à un an et demi. Ses capacités sociales sont décuplées et il voit l'approche de la garderie très sereinement contrairement à certains autres enfants de 3 ans n'ayant jamais été dans ce genre d'environnement.

    Merci d'avoir partagé l'étude!!
  6. Marie Charbonniaud 5 janvier 2012 à 18 h 21 min
    @ Myriam: chanceuse, d'avoir négocié un temps partiel! Beaucoup d'amies doivent vous envier! Mais c'est sûr que si, en plus, vous travailliez le WE, il n'y a même pas d'hésitations à avoir...

    @ Vanessa et France: tout à fait d'accord. Comme une orienteuse professionnelle me l'avait dit, le temps partiel peut-être un piège, car on peut se laisser déborder par les tâches ménagères autant à 1, 3 ou 5 jours par semaine de travail...! Il faut vraiment évaluer ses priorités ménagères et personnelles aussi.

    @ Isabelle: quelle incroyable différence avec le Québec, wow! Mais effectivement, si ces 3 ans de congés s'accompagnent de la pression de la mère parfaite à la maison (style Mad Men), on imagine les conséquences psychologiques insidieuses... Gardez votre "quebec" touch!

  7. Chantal - Alberta 6 janvier 2012 à 02 h 13 min
    Je suis tellement heureuse d'avoir lue votre article, il ne fait que renforcer mon opinion face a la "job" de maman. Je suis moi-meme mere d'une fillette de 2 ans, et je ne cesse de dire a mon conjoint que j'adorerais retourner travailler a temps partiel, histoire de faire un peu d'argent de poche, sortir et socialiser avec les autres, mais malheureusement il ne partage pas la meme idee que moi, il dit que nous n'avons pas fait un enfant pour le faire elever par les autres ...)
    Par contre, je suis ici avec la petite 24/24hres , 7/7 jours dans une petite ville en Alberta sans amis, ni parente, et je me sens un peu plus deprimee a chaque jour. Je ne qualifie pas de sain et d'equilibre d'etre avec son enfant constamment, tout le monde a besoin d'un "break" a moment donne !
  8. Marie Charbonniaud 6 janvier 2012 à 15 h 17 min
    Chantal, je vous appuie à 150%: faites ce qui vous semble le meilleur pour vous, car votre bonheur profitera à toute la famille!
    Merci pour votre message!
  9. healingarden 7 janvier 2012 à 19 h 33 min
    Salut Chantal,

    je pense la même chose que toi. Je ne pense pas que c'es sain pour notre santé mentale de toujours sentir bb, parler bb, repirer bb, il devrait avoir un temps bien à nous sans les enfants pour pouvoir nous réaliser pleinement.
    À ma première fille qui a 7 ans maintenant, j'étais monoparentale et elle était née au mois de novembre, j'ai failli virer folle dans mon 4 et demi. J'ai dû retourner travailler après 5 mois
  10. Neb 8 janvier 2012 à 00 h 47 min
    À mon premier enfant, j'avais prévu le long congé d'un an. Finalement, après 10 mois, je n'en pouvais plus, j'allais virer folle. Heureusement, l'introduction à la garderie s'est bien déroulée et à 11 mois j'étais de retour au travail, 30h/semaine...

    Le travail m'a sauvée d'une possible dépression... mais je ne veux pas travailler plus de temps non plus. J'ai besoin d'être à la maison avec mon gars ou alors pour faire du ménage et relaxer.

    Bébé2 est en route, je ne sais toujours pas si je prendrai le congé d'un an cette fois... J'admire les mamans à la maison! Travailler, c'est des vacances à côté du maternage...
  11. Anonymous 8 janvier 2012 à 14 h 33 min
    Depuis mon retour au travail après la naissance de ma fille je travaille à temps partiel. D'abord 4 jours par semaine (30h) puis depuis quelques mois j'ai changé mon horaire pour du 5 jours mais toujours 30h. J'adore avec plus de temps le matin et le soir avec ma famille et de ne pas avoir à rusher car mon chum doit commencer tôt et finir tard. C'est vrai que je suis un peu pénalisé pour le fond de pension (CARRA dans mon cas) mais j'assume entièrement cette décision et avec mon conjoint nous essayons de compenser en mettant plus de REER à mon nom. L'important est de trouver ce qui fonctionne pour vous. Pas pour ce que la société préfère qu'on fasse ou nos proches.
  12. Marie Charbonniaud 9 janvier 2012 à 03 h 00 min
    @Neb et Anomymous: Une trentaine d'heure, c'est un beau compromis! et même si ce n'est pas des vacances pour tout le monde, au moins va change le "focus" de place, comme on dit en bon francais... ;) Merci!
  13. Jessica 9 janvier 2012 à 16 h 30 min
    Je suis maman à la maison depuis un peu plus de 3 ans. J'ai laissé tomber une belle carrière, des sous d'extras qui étaient bienvenus et tout le côté social du travail pour être avec mes enfants. J'en ai 3 : 3ans 1/2, 2ans 1/2 et 8 mois. Au début, j'ai trouvé cela vraiment difficile parce que j'étais habituée à ne faire du social qu'en travaillant. Tout était réglé en fonction des longues heures de travail que j'avais. J'étais très heureuse, mais avec les enfants, je ne pouvais pas continuer au même rythme. Je me suis dit: À quoi bon rusher avec la routine travail-garderie-maison alors que je veux une famille et en profiter?

    Heureusement, mon mari est du même avis. Mais cette décision me coûte beaucoup. Il faut réapprendre à vivre, littéralement! Je comprends toutes les femmes qui en restant à la maison peuvent sombrer dans la dépression. Il faut apprendre à penser à soi, à trouver des activités pour maintenir le social... ce n'est pas évident! Même après presque 4 ans, je travaille encore à ne pas m'oublier au profit de ma famille!

    Oui, j'avais appris que la grosse carrière amène une certaine valorisation, mais est-ce un apprentissage valable? Je déplore grandement qu'on réclame l'égalité femmes-hommes en ne se fondant que sur le travail. Il y a d'autres façons de se faire valoir comme femme sans la performance dans le travail. C'est ce que notre société devrait démontrer à ses femmes pour les encourager à vivre avec leurs différences :c'est nous qui accouchons, avec toute l'énergie qu'une grossesse et la récupération après l'accouchement nous demande! Si, pour être considérée égale à l'homme, je dois avoir des enfants et faire la même carrière que mon mari, je suis tarée! Je travaillerai 2 fois plus que lui pour bénéficier de la même reconnaissance. Aucun sens!

    Vivement le jour où les femmes auront leur juste place! En attendant, chacune doit faire selon ses besoins: travail temps plein, temps partiel ou à la maison.

  14. Marie Charbonniaud 9 janvier 2012 à 17 h 03 min
    @Jessica: merci beaucoup pour ce beau commentaire qui me rejoint totalement. Nous vivons presque la même réalité, ça même si j'écris, il reste que je suis travailleuse autonome avec 3 jeunes enfants. Je connais donc ça, cette obligation que l'on se fixe de maintenir une vie sociale, ses minutes à soi, etc. Pas évident, que ce soit en campagne ou au coeur de la ville!
  15. Sophie 9 janvier 2012 à 18 h 35 min
    Il ne reste que 4 mois à mon congé avec mon garçon et je n'ai tellement pas hâte que ma lune de miel finisse! Nous avons une belle routine, qui enlève du stresse à tout le monde. Ma fille de 2 1/2 peut se lever quand elle veut le matin et ce n'est pas la course pour l'amener à la garderie le plus tôt possible. Le soir, le souper est prêt pour les estomacs affamés à une heure qui a de l'allure. Le ménage se fait tranquillement tout au long de la semaine.

    Comme au congé avec ma fille, j'ai une vie sociale très remplie. J'ai plein d'amies en congé aussi et je suis inscrite à plusieurs activités avec bébé. J'ai des moments à moi sacro-saints.

    Au contraire, c'est au retour au travail que je crains la dépression! Mais a fait des choix qui impliquent qu'un deuxième salaire doit rentrer, donc je vis avec nos choix. On réévaluera quand on sera rendus à BB3!
  16. Marilyne 9 janvier 2012 à 21 h 26 min
    J'arrive présentement à la fin de mon congé de maternité, mais j'ai réussi à m'entendre avec mon employeur pour rester à la maison encore jusqu'en septembre, sans solde. Tout en étant à la maison, j'essaie de garder une vie sociale mais mes amies travaillent durant la semaine. Je me suis donc inscrite à des cours avec et sans bébé.

    Je suis très contente de pouvoir prolonger un peu mon temps privilégié avec mon fils. Par contre je ne me vois pas être maman à la maison pendant plusieurs années. J'ai besoin de m'accomplir à l'extérieur et de passer du temps entre adultes. Le retour au travail ne sera certainement pas facile, mais j'ai quand même hâte de revoir mes collègues!
  17. mimi 10 janvier 2012 à 00 h 16 min
    je suis trés heureuse de lire ces commentaires,je me sens comprise,je ne me sens pas seule,je me sens entourée,c'est un sentiment qui me remplit le coeur,j'ai 27ans je suis maman de deux petites filles adorables 3ans et 5 mois,avant d'avoir ma première j'occupais un poste intéressant dans le domaine médical,malgré quelques soucis et quelques désaccords j'avais comme meme un bon poste,mais une fois que j'ai eu mon ainée j'ai été incapable de la laisser,de me séparer d'elle,c'est à dire de reprendre le boubot,j'ai essayer pour quelques mois mais en final je craquais,ça était dur pour moi,je le vivais mal,j'ai été trés fusionnelle avec ma fille donc incapable de travailler et la sentir loin de moi,et le temps passe, je tombe enceinte de ma deuxième fille, et je suis toujours à la maison je ne travaille pas,mais la situation est complètement différente,je suis devenue trés colèrique,nerveuse,suceptible,angoissée,je vis dans le regret d'avoir laisser mon travail,ma vie sociale,mes collègues,mon échapatoir,je regrette mon choix,je vis trés mal cette situation,ça fait un peu plus de 3ans que ça dure,mon mari ne voit pas et ne comprend pas la détresse que je vis,je n'en parle à personne de peur d'etre incomprise,maintenant je compte réaliser un projet personnel pour pouvoir retravailler à temps partiel mais c'est long,et je commmence à désesperer,à baisser les bras,à me décourager,hors que ça ne me ressemble pas du tout,je suis de tempérament trés positif,je suis une bonne vivante,une rigolote,mais depuis quelques temps je commençais à me rendre compte que travailler c'est vital pour moi,j'ai besoin d'avoir une vie sociale,j'ai besoin de consacrer du temps pour moi,mon comportement avec mes filles a changé, je suis devenue parfois agressive,et je le regrette vraiment,je suis devenue une autre personne,j'ai changé en pire,je jalouse mes copines,mon entourage femmes qui travaillent,je jalouse les femmes qui tiennent à leur famille et en meme temps à leur travaille,maintenant les 3 ans sans travail qui sont passées me semblent comme une étérnité,je me sens comme éteinte sans travail,je suis épanouie avec mes filles,c'est ce que j'ai de plus chér au monde,je suis une maman trés posséssive et poule,mais mon épanouissement personnel et psychologique je l'ai perdu,j'éspére qu'un jour je le retrouverai,parce que je défirai qui que ce soit que si on est pas bien intérieuremet on ne le sera pas extérieurement,voilà c'est mon sentiment profond merci à toutes.
  18. Marie Charbonniaud 10 janvier 2012 à 01 h 18 min
    @ mimi: Je suis très touchée par votre témoignage, je vous sens effectivement en grande transition dans votre vie! Rassurez-vous, reprendre un travail ne changera rien à l'amour que vous porterez à vos filles et votre mari, au contraire. Même s'il ne semble pas vous comprendre, il vous trouvera méconnaissable quand vous aurez accompli ce que vous souhaitez. Ce n'est pas un secret pour personne: dans la vie, on a besoin de 3 piliers: la famille, les amis et le travail (ou accomplissement personnel équivalent). Si un pilier fait défaut, on peut être heureuse, mais il nous manquera toujours quelque chose. Il vous reste juste à consolider ce pilier là et vous retrouverez la femme que vous avez toujours été. Pourquoi ne pas consulter une orienteuse professionnelle? (par exemple, un organisme comme Tandem Emploi sur la Rive-Sud). Et un psychologue qui vous soutiendra dans votre démarche et "ventilera" votre sentiment de frustration? Cela vous aidera sûrement à patienter durant ce long processus de reprise du travail.
    Courage Mimi, vous avez l'air formidable et aimante!
    Marie
  19. Sara 10 janvier 2012 à 01 h 52 min
    Je suis aussi maman à la maison depuis 1 1/2 ans avec mes 2 chatons 1 1/2 ans et 5 mois et j'adore ça.

    Je crois que le fait d'être à la maison me permet de leur donner le meilleur de moi. Je suis moins stressée, plus patiente, etc. Je peux prendre le temps de jouer avec eux à tout moment de la journée. Je peux faire une sieste lorsque la nuit a été écourtée par un vilain rhume ou une poussée dentaire.

    Les voir grandir et découvrir de nouvelles choses à tous les jours ça a plus de valeur pour moi qu'un gros fond de pension.

    De plus, il ne faut pas se le cacher, c'est pas toutes les garderies qui s'occupent bien des enfants. Certains le font plus pour l'argent que par amour pour les enfants. Personnellement, je préfère ne pas confier mes enfants à des étrangers tant qu'ils ne sont pas en âge de parler suffisamment pour me dire ce qu'ils ont fait à la garderie.

    Je suis plus épanouie présentement que lorsque je travaillais à temps plein. Je fais du bénévolat, je visite plus souvent la famille et les amis et je fais de tâches administratives pour la compagnie que j'ai avec mon mari.

    Je n'exclue pas un retour au travail éventuellement mais pour l'instant, je remercie Dieu de donner la santé et suffisamment de travail à mon mari pour me permettre de rester à la maison.


  20. Mélanie Bouffard 10 janvier 2012 à 12 h 17 min
    La coïncidence entre la date de publication de mon texte dans La Presse samedi 7 janvier: (http://www.cyberpresse.ca/opinions/201201/05/01-4483211-mission-impossible.php) et la parution du vôtre ici est frappante pour ce sujet commun qu'est le travail à temps partiel et la conciliation travail-famille! C'est un thème qui mérite d'être abordé sur plusieurs tribunes car il est très actuel et intéresse de nombreuses familles au Québec. Je suis bien heureuse de lire votre Blogue. C'est un sujet de société et plus nous en parlerons, plus les choses risquent de s'améliorer à l'avantage des familles... et des entreprises également! En effet, ces dernières subiront les contre-coups positifis des aménagements de travail à temps partiel pour certain(e)s de ses employé(e)s. Certains postes de travail s'y prêtent plus que d'autres. Mais il faut prendre des actions concrètes, tant du point de vue personnel que de celui de l'employeur.
  21. mimi 10 janvier 2012 à 18 h 34 min
    merci beaucoup marie, je suis trés touchée moi aussi par votre soutien et votre douceur merci beaucoup,vous m'avez fait du bien en me faisant sentir de l'intéressement et de la compréhension envers moi merci marie
  22. Marie Charbonniaud 11 janvier 2012 à 01 h 11 min
    @mini: Bienvenue! Courage, il faut foncer!

    @Melanie Bouffard: Pas de coincidence, car c'est bel et bien votre article qui m'a permis de mettre la main sur cette belle étude et de l'analyser à mon tour! cela m'a beaucoup interessee.
    merci pour votre commentaire!
  23. Véronique 11 janvier 2012 à 01 h 48 min
    Quel sujet "actuel" et intéressant, car étant moi aussi mère de 2 enfants 4 et 2 ans puis enceinte d'un troisième, je me questionne souvent sur mon équilibre personnel versus ce que la société préconise et valorise. Personnellement, pour moi le meilleur des 2 mondes c'est l'équilibre! et je pense qu'il varie d'une mère à une autre. IL y a des femmes avec qui j'ai parlé qui, comme le démontre "l'étude", ne peuvent concevoir de rester à la maison; elles me disaient qu'elles perdaient plus vite patience avec leur enfant et s'accomplissaient et se réalisaient davantage dans leur travail. D'autres, ne peuvent concevoir au contraire de retourner travailler durant la petite enfance et changent ou cessent carrément leur profession!

    Je pense qu'il faut s'écouter d'avantage et se faire confiance; pour ma part, le travail à temps partiel est l'idéal dès que nos enfants ont 2 ans. Il est important d'être les personnes qui passent le plus de temps, je parle autant du père que de la mère, auprès de nos petits de 0 à 2 ans. Je trouve ça triste de voir des parents travailler comme des forcenés 5 jours semaines alors que bébé à 8 mois et qu'il passe ses grandes journées à la garderie. Ces parents reviennent à la maison brûlés pour faire la routine des tâches, se chicanent plus et n'ont presque plus d'énergie pour s'occuper de bébé? Et c'est ce qui m'inquiète de notre société capitaliste qui favorise toujours plus la performance et l'argent au détriment de l'ÊTRE. Certains me disent qu'ils ne peuvent se le permettre de rester à la maison et qu'ils doivent travailler pour payer leur voiture de l'année, la poussette neuve de 300$, les éléctros tout neufs, le chalet, etc...

    Cessons de vivre au dessus de nos moyens et nous pourrons certainement vivre à un salaire (ok, il faut faire de gros compromis) mais nous c'est ce qu'on a choisi mon chum et moi et nous sommes très heureux. Ok, j'exclus les monoparentales de ce choix.

    Désolée, je me laisse un peu emporter mais je m'inquiète de cette future génération qui aura majoritairement manqué de l'affection constante des parents parce qu'il faut trop travailler et parce qu'on est "dépressive et on se sent inutile" à la maison? Il faut juste retrouver l'équilibre et avoir le soutien nécessaire par notre cher gouvernement également, oui nous avons le RQAP qui aide bien mais au niveau de la reconnaissance du travail à temps partiel il y a encore du chemin à faire.

    La petite enfance passe si vite, pourquoi ne pas privilégier ce temps à nos enfants avant l'entrée à l'école? Bien entendu, je n'exclue pas la garderie, mais seulement de concilier harmonieusement notre choix d'avoir fait des enfants versus notre épanouissement professionnel?

    merci!
  24. Sonia 16 janvier 2012 à 19 h 27 min
    Je suis d'accord. J'ai pris 40 semaines de congé parental. je devais prendre une autre année en congé différé. Pour diverses raisons, j'ai dû retourner travailler après 13 mois de congé en tout. Sur le coup, j'étais triste et j'avais l'impression d'abandonner mon enfant mais après quelques semaines, j'étais bien contente de faire autre chose de gagag gougou. heureusement, j'ai la chance d'avoir une nanny à la maison. Comme je travaillais alors sur les chiffres, j'ai été une autre année très présente ayant des congés en semaines et commenàant souvent à 15h00 ou 19h00, j'ai passé beaucoup de temps avec mon fils. maintenant, je suis sur un poste de jour 4 semaines de 4 jours et la cinquième de 5 jours. Mon fils va à la garderie 2-3 ou 4 jours semaines et sa nanny vient une ou deux journées. Je crois qu'il a le meilleur des deux mondes et moi aussi.
  25. Nodin 20 janvier 2012 à 22 h 17 min
    A perfect reply! Thanks for taking the tbroule.
  26. Chuckles 22 janvier 2012 à 06 h 23 min
    Your website has to be the elecrtoinc Swiss army knife for this topic.
  27. Sylvie 30 janvier 2012 à 21 h 09 min
    Avant d'avoir ma première fille, j'enseignais à temps plein dans une école secondaire. J'adore l'enseignement, pas la paperasse ni les nombreuses rencontres avec les parents et surtout pas les corrections jusqu'à minuit. Je suis à la maison depuis presque 2 ans. Il y a une différence de 21 mois entre mes deux filles. J'aime beaucoup être à la maison mais je dois définitivement me trouver des activités à faire sans mes filles.

    Lorsque je retournerai au travail, j'ai l'intention de retourner en enseignement mais comme suppléante. J'aurais l'énorme plaisir d'enseigner sans "ramener le travail à la maison". Et puis, je pourrai travailler à temps partiel et passer beaucoup de temps à éduquer mes filles.
  28. Jessie 22 février 2012 à 02 h 29 min
    Ce qui rend les mamans nord-américaines heureuses, c'est justement d'avoir le choix entre rester à la maison, travailler à temps plein ou à temps partiel. C'est d'arrêter de faire culpabiliser les mères pour leur choix. Parce que la, quoi qu'on fasse, c'est pas correct. On reste à la maison, on fait rien et on surprotège nos enfants, si on va au travail, bien la, c'est pas correct encore, parce qu'on est pas assez présente et on les abandonne!

    Les femmes savent au fond de elle-même ce qui est le mieux pour elle et pour leurs enfants. Au lieu de les juger, de penser ce qui est le mieux comme si elle était ignorante, Encourageons les dans leurs voies!

Partager