Les bonbons: les réponses à vos questions

Les bonbons: les réponses à vos questions
23 octobre 2011

Q : Puis-je laisser mon enfant manger des bonbons à sa guise le soir de l’Halloween?

R : Rien n’égale le fait de vivre pleinement l’expérience de cette fête envoûtante! Alors, le 31 octobre, il est tout à fait indiqué de laisser de côté les bonnes pratiques alimentaires du quotidien et de laisser votre enfant se sucrer le bec plus qu’à l’habitude. Aussi étrange que cela puisse paraître, cette initiative de votre part est favorable au développement d’une bonne relation avec la saine alimentation chez votre enfant. Vous évitez en fait la culture de l’interdit qui a pour effet de mettre les bonbons sur un piédestal. De plus, si votre enfant sait que ce n’est pas la dernière fois qu’il pourra se sucrer le bec, il mangera une quantité plus raisonnable de bonbons le soir de l’Halloween.

En général, la frénésie dure un bon moment après le jour « J » et il n’est pas rare que les enfants redemandent des bonbons les jours suivants. Il n’y a aucun problème à ce que les plaisirs sucrés de l’Halloween se prolongent jusqu’au lendemain. Toutefois, il demeure important de choisir les bons moments pour les offrir aux enfants, préférablement au dessert, afin qu’ils ne nuisent pas à leur appétit lors des repas. Par la suite, rangez les surplus de friandises au lieu de les laisser à la vue des tout-petits. Cela les aidera à les oublier un peu. Toutefois, il ne s’agit pas de les cacher, mais bien de les ranger dans un endroit connu de vos enfants. Ainsi, ils sauront qu’à l’occasion, ils auront l’opportunité de déguster un bonbon d’Halloween.


Q : Mon enfant a des allergies alimentaires. Comment faire pour fêter l’Halloween en toute sécurité? 

R : Les enfants aux prises avec des allergies alimentaires peuvent sans problème prendre part à la fête costumée et profiter du plaisir sucré qui lui est associé. Votre outil le plus fidèle pour identifier les bonbons permis est sans contredit la liste des ingrédients. Soyez alerte, scrutez attentivement la liste et, en cas d’incertitude, mieux vaut éviter de consommer les friandises douteuses. À votre retour, un tri de bonbons sera nécessaire afin de sélectionner les gourmandises permises. Remplacez celles rejetées par des sucreries sécuritaires. Ce n’est pas parce que votre enfant a des allergies alimentaires qu’il devrait se sentir différent des autres ou limité dans sa consommation de bonbons.

Partez à l’aventure l’esprit tranquille en ayant toujours avec vous l’auto-injecteur, même s’il demeure idéal que la dégustation des sucreries récoltées ne se déroule qu’une fois de retour à la maison. Dans l’excitation du moment et la magie de la fête, il peut être parfois difficile de résister à la tentation de savourer un bonbon tout en se promenant dans les rues du quartier. Afin d’éviter toute mésaventure, apportez plutôt des friandises que vous aurez achetées vous-même pour satisfaire le plaisir de votre enfant.


Q :  Les bonbons sans sucre ajouté contenant de l’aspartame sont-ils meilleurs pour la santé?

R : L’aspartame est un substitut de sucre ou édulcorant principalement utilisé pour diminuer la teneur en calories de certains produits qui, habituellement, contiennent une bonne quantité de sucre. Étant donné son pouvoir sucrant nettement supérieur à son compétiteur (le sucre), l’aspartame se retrouve dans une très grande gamme de produits fabriqués par l’industrie alimentaire. Malgré leur profil calorique intéressant, les produits contenant de l’aspartame sont aussi attrayants pour la clientèle diabétique, car ils n’influencent pas la glycémie lorsque consommés. Par conséquent, sachez que l’aspartame est considéré comme un élément non nutritif. De plus, il a été longtemps critiqué et on a souvent soutenu qu’il était risqué pour la santé. Toutefois, de nombreuses recherches ont été effectuées et, jusqu’à maintenant, aucune d’entre elles n’a prouvé ces affirmations. Donc, que vous choisissiez avec ou sans aspartame, ce n’est qu’une question de goût. Mais si vous avez vraiment le goût de déguster un bonbon, pourquoi ne pas opter pour un « vrai »? Car, finalement, peu importe son contenu, un bonbon reste un bonbon!


Q : Les barres aux fruits sont-elles une alternative plus santé que les bonbons?

R : Dans une optique de célébration de l’Halloween, une occasion spéciale, rien ne vous empêche de consommer de vrais bonbons ou du chocolat. Ces moments de plaisir ont tout à fait leur place dans une saine alimentation. Toutefois, si vous pensez plutôt dans une perspective quotidienne, les barres aux fruits sont probablement plus appropriées que les bonbons. Pour la plupart, elles sont composées de purées et de jus de fruits. Sans sucre ajouté, elles sont tout de même riches en sucre concentré. Même si à première vue elles semblent intéressantes, elles ne devraient pas prendre la place des fruits frais dans l’alimentation au quotidien, puisqu’ils offrent davantage d’éléments nutritifs. De plus, les barres de fruits collent aux dents et peuvent provoquer des caries. Donc, entre un bonbon ou une barre aux fruits, il n’y a pas de différence en ce qui concerne la santé dentaire : ils augmentent tous deux le risque de carie.


Q : Les enfants diabétiques peuvent-ils manger des bonbons?

R : Votre enfant est diabétique? Nul besoin de le priver de participer à la fête de l’Halloween et de jouir de tous les petits plaisirs entourant cette célébration, pas même les bonbons! Il vous faut seulement être vigilant sur la qualité des bonbons, la quantité consommée et planifier le moment idéal pour les déguster. Les friandises contenant 15 g de glucides ou moins sont des choix à préconiser. Gardez l’oeil ouvert et consultez les étiquettes nutritionnelles. Les sucreries devraient être offertes aux repas plutôt qu’à la collation afin d’éviter les élévations trop rapides de la glycémie. Les bonbons ainsi intégrés au repas contribueront à l’absorption beaucoup plus lente du sucre dans l’organisme.

Au retour à la maison, vous devrez faire un tri des friandises amassées et réintégrer la routine et les bonnes habitudes alimentaires le jour suivant. Même si la tournée du quartier a été fructueuse, la consommation de ces gourmandises d’Halloween devrait être limitée à 1 à 2 fois par semaine. Néanmoins, ce sont ici des conseils généraux. Si votre enfant est diabétique, vous devriez consulter régulièrement le médecin ainsi que la nutritionniste pour un suivi de son état de santé. Pourquoi ne pas profiter de la prochaine visite pour vous renseigner davantage auprès d’eux? Ils seront en mesure de vous donner des conseils beaucoup plus personnalisés.


Notez que les nutritionnistes d’Infocuisine ne répondront pas à de
nouvelles questions dans cette page, mais qu’il vous est toujours
possible de les contacter par le site Web de nospetitsmangeurs.org

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