Je déprime donc je ris!

Je déprime donc je ris!
Par , Omnipraticienne
24 août 2011
Je suis épuisée. Mon cerveau est désintégré. Je ne me rappelle plus quand j’ai mangé un repas chaud pour la dernière fois. Je pense même que je pue.

Vous l’avez deviné : je suis en post-partum. Je l’avoue : j’ai eu des doutes. Mais ça arriverait à tout le monde, non? Surtout quand il est 3 h du matin, que la couche a débordé sur les draps, que bébé hurle de colique et que mon sein droit est engorgé, que mon fils de 6 ans est réveillé et qu’il a son camp de jour à 7 h 30. 

Qu’est-ce qui m’a pris de vouloir être maman?

Exceptionnellement, je n’écrirai pas de chronique un tant soit peu médicale. J’ai glané quelques vérités, ici et là, sur la Toile, pour retrouver le sourire et mieux survivre à ma maternité. 

La couleur blanche est à proscrire. À tout prix. Partout. Les murs. Les serviettes de bain. Les tapis. Et, surtout, les vêtements.

Cuisiner guérit tout. Aucune douleur ne résiste à un mélange de sucre, de farine et de chocolat.

Un jour, votre enfant vous criera qu’il vous hait. Même si vous savez que c’est faux, votre coeur se brisera en mille morceaux. Mais vous saurez aussi que vous faites bien votre travail, car vous n’êtes pas l’ami de votre enfant, mais bien son parent, et c’est mieux comme ça. D’ailleurs, vous vous haïrez vous-même parfois.

Quand votre enfant est insupportable et qu’il vous donne tout sauf l’envie de lui donner de l’affection, c’est probablement à ce moment là qu’il en a le plus besoin.

Entourez-vous de fleurs.

Ne critiquez jamais les enfants des autres et, par le fait même, l’éducation des autres parents. Vous ne savez pas comment évolueront vos enfants et ce que vous aurez à faire pour être obéi.

N’attendez pas que la maison soit parfaitement propre avant d’inviter des amis. Ne vous empêchez pas de sortir sous prétexte que vous voulez faire du ménage. Vous avez des enfants : partez du principe que votre maison ne sera jamais propre ni rangée. Sinon, vous vous condamnez à de longues années de solitude.

Vous n’avez ou n’aurez jamais assez de stylos. Tous ceux que vous déposerez à côté du téléphone disparaîtront et ne seront jamais là quand vous en aurez besoin. C’est comme ça!

Le rire est définitivement thérapeutique.

Avez-vous souri aujourd’hui? Sinon, faites le maintenant SVP.

En attendant, je retourne à une couche, un rot, une tétée, une colique; et pas nécessairement dans cet ordre. 

Et vous, comment faites-vous pour survivre à la maternité? Avez-vous quelque chose à partager pour nous faire rire?

Dre Taz, Omnipraticienne
Je sais combien la santé est un sujet qui nous préoccupe tous... Inspirés par ma pratique d'omnipraticienne, mes textes sont d'abord ceux d'un parent comme vous!
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Commentaires (13)

  1. Dominique 24 août 2011 à 12 h 51 min
    Bonjour,

    Grace à votre chronique et votre liste de vérités, j'ai effectivement souri. Pour moi c'est la rentrée scolaire de mon aînée qui débute la maternelle qui me prend aux tripes, et ma plus jeune qui éternue frequemment le matin. Rhume, allergies je l'ignore mais dans ces moments de stress, un rien m'inquiète.

    Courage! dans quelques temps, nous rirons de ces moments de découragement...le meilleur est à venir!
  2. Neb 24 août 2011 à 14 h 07 min
    Ce qui me permet de survivre au quotidien, c'est un forum.
    Les mamans de BABI sont les bienvenues dans leurs moments de joie comme de détresse.

    Écoute, réconfort, conseils au rendez-vous. Mais surtout: aucun jugement!

    Parce que de partager son quotidien avec d'autres mamans qui vivent la même chose aide énormément...

    http://bbintenses.bbactif.com
  3. Caroline 24 août 2011 à 15 h 00 min
    Vous m'avez fait sourire ce matin, votre article est bourré de vérités :)

    Pour ma part, depuis la naissance de notre fille, il y a 6 mois déjà, je suis à la recherche de solutions pour me simplifier la vie.

    Par exemple : j'ai changé le lit en pleine nuit qu'une seule fois, depuis elle dort sur un piqué aussi grand que son matelas. Je n'ai qu'à changer le piqué et sa couverture quand ca déborde. J'ai trouvé trop laborieux de faire un lit de bébé en pleine nuit.

    Autre exemple : je trouve que c'est l'enfer de boutonner les pyjamas aux 300 boutons pression, j'achète seulement des 2 pièces, ca va beaucoup plus vite pour changer les couches.

    À force de vouloir que tout soit parfait on s'épuise, moi je sauve des précieuses secondes partout où je peux et je me sens très bien avec ca. De toute manière ces précieuses secondes sont investies dans du temps de qualité pour moi ou en famille.
  4. Audrey-Anne 24 août 2011 à 16 h 51 min
    Je vous suggère la Compagnie Créole, c'est avec ça que j'ai combattu mon post-partum.

    Courage!!
  5. DPP 25 août 2011 à 02 h 17 min
    J'ai survécu à une DPP majeure avec deux bébés qui ont 15 mois de différence par différents moyens, dont:

    la femme de ménage

    le service de répit des aides-mamans d'un organisme communautaire

    mettre un bébé dans son lit à barreaux et l'autre attaché dans le siège-sauteur pour me donner 10 min pour une douche même si le deux bébés pleuraient

    laisser à papa l'épicerie, le lave-vaisselle, le lavage (y compris le lavage des couches lavables aux 2 jours)

    avoir 6 piqués de rechange

    laisser bébé en pyjama jusqu'à l'âge de 6 mois

    aller au café-rencontre bébé 0-9 mois d'un organisme communautaire pour jaser

    donner le bain aux 2 jours seulement

    faire la sieste quand bébé fait la sieste

    faire travailler la visite (à moins qu'elle n'emmène un plat de nourriture)

    Côté pratico-pratique, c'était ça.

    Pour faire rire, faudra repasser, en DPP je ne riais pas beaucoup.

    NOTA: DPP pour dépression post-partum

  6. Tasnime Akbaraly 31 août 2011 à 15 h 47 min
    Merci mesdames pour vos astuces et votre solidarité! "ça fait rire les oiseaux, ça fait chanter le soleil..."
  7. Eve C 2 septembre 2011 à 18 h 00 min
    Moi, je survis car j'en ai parlé à mon médecin.
    Faut pas hésiter, surtout si rien ne vous fait rire!
  8. SoniaG 3 septembre 2011 à 09 h 21 min
    1. accepter de perdre le contrôle et en rire
    2. dormir
    3. tout ce qui a été dit plus haut
    4. accepter toute l'aide offerte et en demander au besoin
    5. se pardonner de ne pas être parfaite (et en rire)
    tout ça dans l'ordre que vous voulez, + vous faire confiance, + avoir la certitude absolue que ça va bien finir par passer et que, parfois, furtivement, ces moments parfois inhumains vont vous manquer quand tout sera devenu moins fou...
    Bonne chance! Sonia
  9. Eve 4 septembre 2011 à 18 h 31 min
    Merci ça fait du bien de voir que je ne suis pas la seule mère qui trouve ça difficile et qui n'est pas parfaite. J'ai un fils de 3 ans et un de 3 mois qui pleurent tout le temps ( ou presque) . Je me parle pour ne pas perdre patience avec le premier (car il n'est qu'un enfant qui demande de l'attention et bien entendu, il fait sa job d'enfant, soit tester mes limites assez souvent) et j'essai de lui expliquer pourquoi maman semble fatiguée. Lorsque mon 2e pleure, j'essai d,en rire avec mon plus vieu pour dédramatisé mais c'est pas toujours facile. Bonne chance à toutes
  10. ÉmilieG 5 septembre 2011 à 17 h 33 min
    Moi je survie à ma dépression post-partum depuis 16 mois en partie avec la parole... Quand ça va pas ( et oui, il y a eu des moments ou ça n'allait vraiment mais vraiment pas ) j'en parlais à mon conjoint où même à ma fille qui était trop petite pour comprendre. C'est mon moyen à moi d'alléger un peu ma douleur qui me donne l'impression d'appuyer sur mes épaules. Bien sûr, il y a aussi les câlins de ma fille, chacun de ses sourires, à chaque fois qu'elle virvole partout pour se donner en spectacle.
    La vie, c'est beau, c'est magnifique... Les hormones peuvent assombrir le tout, mais elle reste quelque chose qu'on peut choisir de trouver jolie même quand ce l'est moins!
  11. SoniaG 5 septembre 2011 à 18 h 51 min
    En tout cas, il ne faut pas hésiter à demander de l'aide quand on sent qu'on n'arrivera pas à remonter la pente toute seule. On attend toujours bien trop longtemps, on se fait du mal pour rien...
  12. Djoum 6 septembre 2011 à 14 h 30 min
    Merci pour votre temoignage Dr Taz. Enceinte de 6 mois, debut d'apprentissage de la maternite, c'est bon de connaitre les symptomes du syndrome de la DDP afin de savoir reagir au bon moment et prendre l'aide qui est disponible. Le savoir c'est pouvoir! Bon courage a vous toutes et bientot a "nous" toutes!!

  13. Grace 19 septembre 2011 à 02 h 55 min
    Bonjour!!!

    Votre chronique m'a fait pleuré...mais sourire en même temps :) J'ai un petit bébé de 5 mois...et ouffff! Faire le ménage, le lavage, l'épicerie, les commissions, entre deux biberons et une couche a changer et une bourrade de calins...c'est épuisant des fois, je me dits justement que je dois arrêter d'être obsédée au fait que la maison doit être toujours propre et à l'endroit...ca m'a fait du bien de vous lire, je me sens moins seule...:) Merci.

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