Ce que j’aurais voulu qu’on me dise avant l’accouchement

Ce que j’aurais voulu qu’on me dise avant l’accouchement
Par Dre Taz, Omnipraticienne
11 mai 2011

 Même les médecins sont un jour parents pour la première fois. On peut conclure, à tort, que nous n’avons besoin d’aucun conseil et que nous savons par coeur tout ce qui est écrit dans les livres. Bien sûr, je connais sur le bout des doigts la physiologie de la montée laiteuse, les soins à apporter à un nombril sanguinolent, la courbe hormonale post-partum.

Mais tout n’est pas écrit dans les livres!

J’ai vécu cette formidable aventure et je peux vous confier ce que j’aurais voulu qu’on m’explique AVANT que je pleure d’épuisement et que je me fâche d’incompréhension...

Vous n’avez plus le contrôle de votre vie.

Les premiers jours, votre horaire répondra aux besoins de bébé exclusivement. Dodo, allaitement, rots, pleurs, couches et on recommence... Ne planifiez rien. Même pas de dormir des nuits complètes, même pas de prendre une douche, même pas d’assurer la salubrité de votre domicile. Laissez-vous aller. Dormez et mangez dès que bébé dort, et acceptez sereinement cet état. Cela peut durer quelques jours, voire quelques semaines, et allez, avouons-le, parfois quelques mois!

Vous êtes dorénavant un phénomène social.

Des inconnus s’adressent à vous au parc. Une lointaine collègue vous demande comment a été le dernier vaccin. Des visiteurs se pointent chez vous à toute heure de la journée pour entrevoir le petit trésor. C’est bien gentil, mais on peut se sentir agacée, peut-être même envahie, selon son état de vulnérabilité. Même si ces incursions sont issues de bonnes intentions et peuvent être utiles, sachez dire « non » et « pas maintenant » si c’est ce que vous ressentez.

Vous êtes toujours un couple.

Le bébé prend TOUTE la place. On peut « oublier » son conjoint ou se sentir négligée. Faites un effort : prenez une petite demi-heure pour partager un café. Désamorcez les moments intenses et les sentiments nouveaux que vous vivez l’un par rapport à l’autre. Vous êtes un appui réciproque formidable, mais encore faut-il prendre le temps d’en profiter!

Amusez-vous avec bébé.

On est maintenant investie d’une grande mission : la vie de son enfant. Si cela reste vrai en tout temps, vous avez entre les mains le meilleur gadget antistress qui soit. Faites des grimaces, lisez-lui des contes, babillez, jouez avec votre enfant. C’est tout aussi utile à son développement que bénéfique à votre moral.

Un enfant coûte cher.

Une étude révèle qu’un enfant coûte 225 000 $ avant ses 18 ans! Et cela, rien qu’en matériel de première nécessité (nourriture, vêtements, écolage). La première année est particulièrement onéreuse en équipement (poussette, siège auto, couches, etc.). Prévoyez une planification financière précise, cherchez les options les plus économiques et partagez vos trucs avec d’autres nouveaux parents.

La culpabilité et les erreurs font partie de la parentalité.

Le monde n’est pas parfait, incluant vous. Vous n’arrivez pas à sevrer bébé de sa tétine? Il a pleuré 1 heure avant que vous ne compreniez que sa couche était souillée? Vous vous êtes endormis dans le même lit? Ça ira, le monde n’a pas arrêté de tourner.

Certains diront que cette chronique n’est pas très médicale. Pourtant, je peux faire une corrélation presque directe entre la fréquence avec laquelle les nouveaux parents me consultent et le nombre de plaintes et leur façon de gérer leur nouvelle réalité. Des parents, mal préparés (pas de façon théorique, car la plupart en savent plus que moi, vive internet!) dans leur quotidien, ont des bébés avec coliques, des migraines, des allaitements difficiles, des douleurs abdominales inexpliquées... 

Je souhaite qu’en sachant tout cela, vous soyez mieux outillés et en meilleure santé physique et psychologique.

Qu’auriez-vous voulu qu’on vous dise avant d’avoir bébé?

Dre Taz, Omnipraticienne
Je sais combien la santé est un sujet qui nous préoccupe tous... Inspirés par ma pratique d'omnipraticienne, mes textes sont d'abord ceux d'un parent comme vous!
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Commentaires (44)

  1. Véronique 11 mai 2011 à 12 h 39 min
    J'aurais aimé qu'on me dise que même si c'est "la norme", l'allaitement n'a rien de facile ni de naturelle. Que c'est normal que bébé soit "pluggué" au sein 20 heures par jour au début et que ça ne veut pas dire que mon lait n'est pas moins bon ni en quantité insuffisante. J'ai abandonné un allaitement qui me tenait à coeur car j'avais l'impression que quelque chose clochait.

    J'aurais aimé qu'on me dise que j'allais me sentir incompétente et indigne malgré tout les livres et Internet et surtout qu'on me dise que:
    1) Les cigognes allait vraisemblablement oublier le manuel d'instruction de mon bébé
    2) Que mon bébé adoré et bien... il l'aurait pas lu le "Mieux Vivre avec son Enfant édition 2010"!!!

    J'aurais aimé qu'on me dise que c'est courant voir normal de se sentir dépassée par la réalité, d'être légèrement moins patiente à 3h du matin et SURTOUT que le lien d'attachement se construit de jour en jour, il n'est pas livré dans un paquet cadeau à la naissance du petit trésor. Combien de larmes j'ai versées en réalisant que je ne "ressentais" pas mon bébé dans mes tripes et que mon fameux "instinct maternel" ne me dictait pas toujours, instantanément, les bonnes réponses.

    J'aurais effectivement aimé qu'on me dise que tout le monde va toujours penser qu'ils savent mieux que moi ce qui est bon pour bébé et que les regards "semi-étonnés" aller fuser de toute part. "Ah oui, tu fais ça comme ça toi?" ... un poignard dans le cœur de la nouvelle maman qui est déjà pas sûre d'elle-même. J'aurais aimé qu'on me dise que bébé allait peut-être pleurer dans mes bras mais s'endormir sereinement dans les bras de grand-mamans mais surtout qu'on m'explique que ce n'est pas parce que bébé ne m'aime pas ou préfère Tatie Relou!

    Bébé a maintenant 7 mois et je commence à peine à me sentir en pleine possession de mes moyens! Ça aussi j'aurais aimé qu'on me le dise ;)

    Véro - qui revient tout juste les deux pieds sur Terre ;)
  2. Christine 2 décembre 2013 à 21 h 34 min
    Wow! C'est exactement comme ça que je me sentais! Ça fait du bien de savoir qu'on est pas seule à vivre ça.
  3. Vanessa14 2 décembre 2013 à 23 h 16 min
    Effectivement j aurai voulu qu'on me dise que l'allaitement c'est pas facile. Et qu'il arrive qu'on peut avoir des infections. Les ressources possible dès le début et pas me faire dire continue, continue, quand je pleurai de douleur et qu'on ne vérifie pas voir si jai une infection ou pas. Je me suis fais dire avant mon accouchement que c'étais pas compliqué et que ça fait pas mal.
  4. Marie-Eve 11 mai 2011 à 14 h 22 min
    Je suis tellement d'accord avec Véronique concernant l'allaitement ! Avec le recul, je crois que bien des femmes sont mal préparées à cette aventure. Pour ma part, j'ai eu un petit ogre qui était constemment affamé et qui, à un mois buvait à toutes les heures en plus de se mettre à dormir au sein... rien à faire pour le réveiller mais dès que je le déposais, il hurlait de faim !! Sans doute, se disait-il que c'était épuisant tout ce travail de succion pour pas grand chose !

    Alors, s'est mis en branle le processus de je-tire-mon-lait-pour-ensuite-le-donner-au-biberon-pour-ensuite-laver-le-biberon-et-le-tire-lait et on recommence !!! Après un mois de ce régime, je n'en pouvais tout simplement plus !! Et cesser l'allaitement aussi rapidement alors que ce n'était pas ce qui était prévu, c'est tout un deuil à vivre !

    Aujourd'hui, je peux dire que l'élément positif dans cette histoire, c'est que j'ai alors pu constater que mon petit homme d'un mois à peine buvait 36 oz de lait par jour. Mon médecin m'a dit qu'au delà de 32 oz par jour, il est recommandé de donner des céréales. C'est ce que j'ai fait !!

    Ce n'est pas vrai que toutes les femmes peuvent allaiter et surtout, il n'y a pas un bébé de pareil !! Certaines femmes ont beaucoup de lait, d'autres moins. Certains bébés ont peu d'appétit, d'autres sont affamés. Certains bébés sont d'excellents téteurs et d'autres non. On fait de notre mieux et c'est ce qui compte !
  5. Gabrielle 2 décembre 2013 à 21 h 27 min
    Je suis en partie d'accord avec vous Marie-Ève. Je crois effet que les femmes sont mal informées au sujet de l'allaitement et c'est ce qui cause une bonne partie des abandons. Même les médecins et infirmières ne sont pas toujours de bonnes ressources. Par contre, je crois que TRÈS RARES sont les femmes qui ne peuvent allaiter. Elles ne manquent pas de lait, leur petit ne boit pas trop et tous les bébés apprennent à téter. Ce n'est ni de céréale ni de biberon dont ces mères ont besoin, c'est d'aide.
  6. Neb 11 mai 2011 à 14 h 37 min

    J'aurais aimé qu'on me dise que ce ne sont pas tous les bébés qui suivent (même pas de loin!) les livres. Que chacun a sa propre personnalité, qu'on ne peut pas choisir et encore moins changer.

    J'aurais aimé savoir que malgré tous mes essais, il se peut que ce ne soit pas encore suffisant. Qu'il faut parfois passer par l'ostéopathe, le chiropraticien, le naturopathe, les spécialistes en allaitement... et que ça ne suffit peut-être pas encore.

    J'aurais aimé savoir qu'une allergie à un aliment que la maman mange (ex: produits laitiers) n'est pas toujours accompagnée de symptômes évidents, mais qu'elle peut ruiner la journée en rendant le bébé impatient et son humeur changeante.

    J'aurais aimé savoir que certains bébés ont des reflux gastriques, ce qui peut aussi nuire à la qualité de la journée.

    J'aurais aimé savoir que tout le monde sait toujours mieux que moi ce qu'il faut faire, mais que peu sont réellement présents quand j'en ai besoin.

    J'aurais aimé savoir que 6 mois 1/2 plus tard, je n'aurais peut-être pas encore de sommeil profond. Que les nuits seraient encore entrecoupées toutes les heures ou deux.

    J'aurais aimé qu'on me dise que d'avoir un bébé peut être un réel casse-tête et que la solution n'est pas fournie. Que ses besoins et cris de détresse peuvent être perçus par des caprices pour certains.

    Finalement, j'aurais aimé savoir que les BABI existent...

    Neb - qui n'est pas encore sortie du bois!
  7. Gitane Bouchard 11 mai 2011 à 17 h 27 min
    J'aurais aimé qu'on m'avertisse que tout le monde, surtout les gens qui n'ont jamais eu d'enfant, croirait savoir mieux que moi comment élever mon enfant. J'aurais aimé savoir que des étrangers qui ont mis leurs mains je-ne-sais-où tâteraient les petites joues douces de mon bébé sans que j'aie le temps de réagir. J'aurais aimé savoir que de ne pas regarder l'heure à laquelle j'allaite aiderait grandement mon bébé. (Quand j'ai cessé de me dire que ça faisait plus de 3 heures que bébé n'avait pas bu, elle a arrêté d'avoir des crampes...) J'aurais aimé qu'on me dise que mon instinct était le meilleur allié que je pouvais avoir!
  8. Nina 11 mai 2011 à 17 h 57 min
    J'aurais aimé qu'on me dise qu'il arrive souvent, et même si ça ne se dit pas paraiît-il, que la mère ne ressente pas l'amour maternel intense immédiatement après l'accouchement. +

    J'ai tout de suite aimé mon bébé mais pas aussi fort qu'on me l'avait décrit. C'est venu avec le temps cet amour intense mais avant qu'il n'arrive j'ai vécu une culpabilité et une angoisse sans nom. C'est en osant le dire beaucoup plus tard que j'ai appris que j'étais loin d'être la seule.
  9. Veronique P 11 mai 2011 à 18 h 08 min
    Votre chronique est tellement representative de ma premiere grossesse, premier mois avec bebe, Je suis presentement enceinte de 7 mois et je ''crois'' est prete mais je sais tres bien que je risque d'etre une fois de plus bien surprise... Par contre un element important que j'ai compris apres 3 semaines de nuit blanche fut que la routine de bebe est primordial et pour eux et pour nous alors voila....

    Merci

    Vero
  10. Kim 11 mai 2011 à 20 h 58 min
    J'aurais aimé qu'on me dise qu'il n'y a qu'une seule façon de comprendre une maman... en devenir une soi-même! Tu ne peux pas imaginer ce que c'est tant que tu ne l'as pas vécu. Et tu ne peux pas comprendre la phrase précédente si tu n'est pas maman, parce que oui, tu crois que tu comprends, mais non, tu ne comprends pas, crois-moi! Et comme chaque bébé est différent, tu ne seras pas tellement mieux préparée au 2e ou au 3e! En fait, je crois qu'on aurait beau tout dire ce qu'il y a à dire, on n'aura jamais tout dit. Devenir maman sera toutefois la plus folle, la plus difficile et la plus belle aventure de ta vie.
  11. Val 11 mai 2011 à 21 h 23 min
    J'aurais aimé que l'on me dise que...
    - Même si je ne peux pas allaiter, je ne suis pas une personne à éviter, ni une mauvaise mère... le premier cours prénatal du CLSC est consacré à l'allaitement. Je comprends et suis consciente des bienfaits de l'allaitement maternel mais malheureusement je n'ai pas pu physiquement allaiter. Dès que je vais au CLSC pour peser mon bébé, les infirmières me posent la question "comment va l'allaitement" et quand je leur réponds que "malheureusement, je ne peux pas allaiter", on se désintéresse complètement de moi ! À croire que l'allaitement est une secte en fait !!!
    - Malgré tout le bonheur d'avoir un enfant, nous sommes parfois, en tant que mère, remplies de doutes, de questions et comme le dit "Neb" que parfois un bébé est un véritable casse-tête.
    - Tout le monde, même les gens qui n'ont pas d'enfants, savent mieux que moi ou mon conjoint comment élever et s'occuper de notre bébé.
    - À partir de la naissance de mon bout de chou, je serais régulièrement arrêté dans les allées des épiceries et m'entendrais dire "oh ! qu'elle est belle!"... parfois j'imagine que c'est de moi que l'on parle :)

    J'aurais aussi voulu que l'on ne me dise PAS...
    - D'histoires d'accouchements négatifs. Quand j'ai annoncé ma grossesse, beaucoup de gens m'ont parlé d'histoires d'accouchement à ne pas vous faire fermer l'oeil de la nuit. Encore maintenant, quand je suis dans un groupe de mamans et qu'une femme est enceinte, on ne lui raconte pas de belles histoires d'accouchement. Mais voyons, avons-nous oublier la nature humaine et l'empathie. Je n'ai pas eu un accouchement simple, bien au contraire, toutefois je préfère raconter la belle partie de l'histoire et non la plus difficile.

    Mais quoi que l'on nous ai dit ou non, rien ne vaut le bonheur d'avoir un enfant, de le voir grandir, s'éveiller et surtout se trouver près de son petit lit et voir ses sourires le matin à son réveil.

    Val
  12. Tasnime Akbaraly 12 mai 2011 à 05 h 15 min

    ouaaaaaaaah! je ne m'attendais pas à autant de réactions!


    Cela confirme ce que je pensais: la période néo-natale, il faut en parler!


    je vous réfère à une de me premières chroniques: "Allez en paix". Je ne prétends nullement que nous vivons tous un post-partum pathologique, mais seulement que c'est difficile de devenir parent, presque une généralité!


    Je remarque aussi que l'allaitement soulève toujours autant les passions. La section sur l'allaitement du site Naitreetgrandir est très bien faite, je vous y réfère.


    Allez courage, on est tous passé par là!

  13. Carine 12 mai 2011 à 11 h 57 min
    J'aurais aimé qu'on me dise que:

    - de devenir maman allait détruire ma relation avec ma propre maman.
    - parfois la patience manque terriblement.
    - bien entendu, tout le monde sait mieux faire que moi et surtout ne réfléchit pas au mal que ça peut faire d'entendre des commentaires sur sa façon de faire.
    - parfois j'aurais envie de tout plaquer.
    - parfois le souci que l'on se fait pour son enfant vous empêche de dormir.
    - les convulsions fébriles existent et que non! votre enfant n'est pas entrain de mourir parce qu'il convulse.
    - un jour j'écrirais des choses pareilles sur un forum tellement que je suis fatiguée.

    Voili, voilou...

    Ceci dit, il est tellement vrai qu'il n'y a rien qui donne autant de bonheur que de les voir rire, grandir, jouer, tester, tomber, pleurer etc...

    Carine ( maman de jumeaux de 14 mois)

  14. Mylene 12 mai 2011 à 12 h 53 min
    J'aurais aimé qu'on me dise :

    -Que d'un enfant à l'autre, rien n'est pareil... ce qui fait que même avec le 3e, on a des problèmes qu'on avait jamais eu avant !
    -Que plus un enfant grandi, plus les promblèmes sont compliqués... les coliques et pleurs du nourrisson, c'est intense, c'est vrai ! Le ''terrible two'' est réellement terrible ! Mais lorsque l'enfant commence l'école, chaque difficulté implique beaucoup de tierces personnes... et pour règler un problème rendu là, il ne faut pas seulement agir avec son enfant, mais avec plusieurs personnes (enseignant, direction, autres élèves...).
    -Que je devais faire une croix sur des nuits complètes... à 3 enfants, il y en a toujours une qui se réveille au moins une fois par nuit, ou bien je dors mal parce qu'une situation m'inquiète !

    Mais, même si on m'avait dit tout ça, je ne l'aurais pas vraiment cru... on ne peut pas vraiment savoir (et comprendre) ce que c'est être parent tant qu'on ne l'est pas soi-même !

    Mylène, maman de trois petites puces de 6 ans, 4 ans, et 15 mois
  15. Claire 12 mai 2011 à 15 h 37 min
    J'aurai aimé qu'on ne dise :

    - Qu'un accouchement par césarienne sous anéstesie générale après 12 heures de travail ça existe !
    - Qu'après une telle expérience, tu es amoindrie physiquement et que la fatigue physique s'ajoute à la fatique psychologique
    - Qu'après une césarienne, se relever de son lit tout les 1/4 heures pour remettre la tutute est une expérience déchirante !!!
    - Que l'on passe d'un statut où tout le monde fait attention à toi et qu'un fois que le bébé est sorti plus personne ne se soucis de toi (alors que c'est à ce moment où tu en as le plus besoin)
    - Que les coliques du nourisson sont épuisantes et qu'il est normal de perdre pied
    - Que de sortir 2 minutes prendre l'air et souffler (même si bébé pleure) ne fait pas de toi une mauvaise mère....bien au contraire, si tu vas mieux bébé aussi
    - Qu'en 3 mois de temps un bébé peut passer d'un statut de démon épuisant à bébé d'amour !!!! (je sais j'ai eu de la change de ne galerer que 3 mois :) )

    Claire Maman d'un petit bonhomme de 17 mois et enceinte de 5 mois.
    (c'était pas si terrible puisqu'on remet ça)
  16. Nancy 12 mai 2011 à 17 h 00 min
    On me l'avait peut-être dit...ils grandissent trop vite! On accouche et la minute d'après ils entrents à l'école...Ils faut profiter du temps ou ils pleurent...font des colliques...se lèvent la nuit...veulent qu'on les berces à 3h du matin...pcq ca passe vite et après c'est FINI ils sont grands!
  17. Daniella 13 mai 2011 à 01 h 27 min
    Je n'en revenais pas de voir des mains (formées et bien intentionnées) prendre mon bébé et mon sein et tenter de faire "fitter" les deux comme des morceaux de casse-tête qui ne vont pas ensemble. Mon bébé ne faisait que pleurer en regardant le sein. Quand il a appris a téter, je suis retournée chez moi et j'ai essayé moi aussi cette technique d'enfourner le sein dans la bouche de mon bébé en étouffant ses pleurs par la même occasion, en étant parfaitement consciente que je nous faisais violence à tous les deux, mais je ne connaissais rien d'autre. Après quelques jours de ce traitement, je n'en pouvais plus, et une nuit, j'ai laissé mon bébé pleurer en regardant le sein, et nous avons pleuré un bon moment, et quand il a eu fini de pleurer, il a saisi le sein tout seul sans aucune aide de ma part et il a bu toute sa ration. J'aurais voulu qu'on me dise que parfois les bébés ont besoin de pleurer dans nos bras et qu'ils ne peuvent rien faire d'autre tant qu'ils n'ont pas évacué leur peine. J'aurais vraiment aimé le savoir...
  18. Julie 13 mai 2011 à 13 h 15 min
    J'aurais aimé qu'on me parle de la césarienne dans les cours pré-nataux plutôt que d'en parler 5 minutes à la fin du dernier cours, comme si c'était quelque chose de rarissime. Qu'on me dise que ça allait avoir des répercussions sur la montée laiteuse. Qu'on me dise comment c'était souffrant les premier jours, comment j'aurais de la difficulté à me lever de mon lit ou à tenir mon bébé dans mes bras.
  19. Anonymous 13 mai 2011 à 22 h 18 min
    J'aurais aimé qu'on me dise que ma vie n'allait plus jamais être la même... En fait, on a essayé de me prévenir mais je ne pouvais pas comprendre car on ne peut comprendre que lorsqu'on devient un parent!
    J'aurais tellement voulu qu'on m'explique comment j'allais me sentir en post-partum... j'avais lu mais j'étais loin de savoir ce qui m'attenfait. J'aurais voulu comprendre que les premiers mois d'une première naissance, on se sent souvent dépassée, souvent imcompétente dans toutes les sphères de notre vie.... J'aurais voulu savoir que toutes ces émotions sont NORMALES!!!! On voit parfois de nouvelles maman qui semblent en contrôle (de l'extérieur) mais il faut éviter de se comparer!!!

    J'aurais aussi aimé savoir que l'allaitement peut être compliqué!!! 4 mois avant que ça se stabilise pour le premier bb et bien des pleurs et des découragements de ma part! J'étais bioen préparée, je m'étais bien documentée sur le sujet mais les livres et le support d'une marraine d'allaitement ne sont parfois pas suffisants... j'aurais aimé le savoir!!!!!!!

    Comme toutes les mamans, j'en aurais long à dire sur le sujet! Ça fait du bien de l'écrire!!!
  20. veronique 14 mai 2011 à 00 h 11 min
    jaurrais voulu quon me disen que je pourquoi je devrais refuser toute operation medicale sur mon bb....quon mexplique a quoi sa sert de le piquer dans le pied de lui injecter des vitamine X et tra la la...
    Merci a ma sage femme qui ma tout expliquer sans que je sache meme que je voulais savoir!! ainsi que tout les test durant la grossesse...!
  21. Tasnime Akbaraly 14 mai 2011 à 11 h 54 min
    Mes chères mamans (car c'est surtout, pour ne pas dire seulement, des mamans qui se sont exprimées dans les commentaires),

    si je lis bien vos lignes et entre les lignes, vous aimeriez qu'on vous parle davantage des alternatives, des choix, des possibilités, des autres directions, que peut prendre la maternité: césarienne, non-allaitement, bébés difficiles, etc...

    Je retiens aussi que vous avez l'impression qu'on ne parle pas assez de l'ensemble de tout le processus.

    Mais si je parle de mon point de vue de docteur, et @Val mentionne ce point, les futurs parents n'aiment pas non plus entendre trop d'histoires d'horreur... on veut tous un bébé tout rose, qui dort, qui boit, sans chichi!

    Je crois qu'avant tout, on doit accepter que la parentalité n'admet aucune tentative de prise de contrôle! Ce n'est pas comme une carrière, des études, une fin de semaine... nous ne sommes pas à l'aise avec ce lâcher-prise, mais c'est comme ça! Une fois qu'on se résigne à ça et qu'on fait confiance à la vie, ça va beaucoup mieux!
  22. Anna 15 mai 2011 à 21 h 08 min
    J'aurais aimé savoir que certains jours j'aurais le goût de revenir à ma vie avant, sans enfant seulement pour une journée......pour les moments à moi à ne rien faire. Que la vie de parents en épuissante....mais en même temps tellement agréable!!!
  23. mpk 16 mai 2011 à 16 h 21 min
    J'aurais aimé, comme plusieurs, savoir que l'allaitement allait être difficile et douloureux même!
    J'aurais aimé savoir que mon chum ne prendrait pas le virage "famille" comme il le croyait...
    J'aurais aimé savoir qu'il faudrait que je surveille étroitement grand-maman car elle ne croirait pas à l'allergie (pourtant mortelle!) aux noix de ma fille.
    Mais savez-vous quoi... j'ai aimé être assez forte pour dire "non merci" à toux ceux qui me conseillaient ou croyaient savoir mieux que moi. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai toujours cru en moi, malgré les erreurs que j'ai faites!
    J'ai aussi aimé que quelqu'un me prête: "Chroniques d'une mère indigne"... à 3h am, ça fait du bien de savoir qu'on n'est pas seule:)
  24. Marie 16 mai 2011 à 19 h 32 min
    J'aurais aimer qu'on me dise :
    C'est sur que durant la grossesse nous ne voulons pas d'histoire d'horreur.
    Mais il faudrait avoir des cours ou du soutien apres genre 1 sem apres la naissance de bébé pour nous expliquer que oui l'allaitement c'est pas facile, que si nous decidons de ne pas allaiter ou d'arreter apres peu de temps que nous pouvons nous sentir coupable mais que c'est pas grave. J'aurais aimer aussi savoir que c'est normal de ce sentir dépasser, incompétente et une mauvaise mere dans des moments ou on c'est pas quoi faire.

    Que c'est normal de regretter quelque fois d'avoir fait des enfants et que nous aimerions retrouver notre vie d'avant mais que ca passe apres quelques temps car nous les aimons plus que tout notre bébé adorer.

    Etk la vie de maman n'est pas facile. On ce sent seul meme si on est bien entourer. Et que nous seront toujours dépasser par les nouvelles étapes de notre bébé.

    Avoir vu vos commentaires avant, ceci m'aurait aider a ne pas me sentir seul apres l'accouchement de mon fils qui est maintenant rendu a 10 mois et que maintenant je me sens plus en confiance.. Merci pour cette belle initiative.

    une maman qui a survécu au questionnement du 1er bébé.
  25. Chantale 16 mai 2011 à 19 h 52 min
    J'aurais vraiment voulu qu'on me dise que je n'aurais plus envie de faire l'amour avant des mois. On dit qu'on peut recommencer après quelques semaines... Bébé a 8 mois et ça ne me tente toujours pas. L'affection, la douceur et la tendresse de mon amoureux me suffisent. Le soir quand je me couche, tout ce que je veux c'est dormir au plus vite avant que bébé ne se réveille. Et de toute façon, mes hormones, visiblement ne vont pas dans ce sens là!

    J'aurais aimé que toutes les femmes-déjà-passées-par-là parlent moins et aident plus! Je n'ai pas besoin d'une centième opinion sur ce qui fait que mon bébé ne dort toujours pas, je voudrais juste un coup de main pour pouvoir me reposer un peu!

  26. Marie-Josée 16 mai 2011 à 20 h 08 min
    J'aurais aimé qu'on me dise que je ne serais plus jamais «moi», je m'ennuie tellement de celle que je suis ! Être moi, sortir, partir pour aller souper à l'improviste et le faire en 2 minutes... pas en 2 heures parce que bébé doit boire, s'est sali...

    J'aurais aimé savoir que mon entourage changerait, que les amis que je croyais présents pour la petite princesse disparaîtraient ou n'appelleraient plus pour simplement jaser... Que des amies, j'en aurais des nouvelles qui comprendraient ce que je vis... Que quand tu as un enfant, tu fais mieux de te trouver des amies avec des bébés du même âge, c'est plus supportant et encourageant que ceux qui te côtoient depuis longtemps...

    J'aurais aussi aimé qu'on me dise que la relation avec le conjoint en prend un coup, qu'après 12h de pleurs du bébé, on en a plus de patience...

    J'aurais aimé aussi qu'on me dise que je me ferais regarder de travers lorsque je dis que les premiers mois ont été terribles, que les reflux sont la pire invention avec les coliques et qu'un bébé qui pleure tout le temps, ça finit par rendre irritable...
  27. Isabelle 16 mai 2011 à 20 h 11 min
    J'aurais aimé lire ce blog avant mon accouchement... peut-être que j'aurais été moins stressé de me sentir dépassé...
  28. Chantale 17 mai 2011 à 01 h 34 min
    J'aurais aimé qu'on me dise que mon intuition serait mon meilleur allié pour répondre aux besoins de ma fille...

    J'aurais aimé qu'on me dise que l'allaitement est parfois impossible pour un bébé prématuré et que le tire lait deviendrait mon pire ennemi après 3 mois et demi...et que lorsque j'ai choisirais de mettre un terme à ma relation avec lui, je vivrais avec le jugement du personnel du CLSC et d'autres mamans qui l'ont eu facile...

    J'aurais aimé qu'on me dise que ce ne sont pas tous les grand-parents qui nous offrent du support lorsque bébé est arrivé et que nous avons besoin de se reposer...

    J'aurais aimé qu'on me dise que c'est normal de s'ennuyer de notre vie d'avant et qu'on ne doit pas se culpabiliser avec ça...

    J'aurais aimé qu'on me dise que chaque bébé est différent et qu'ils ne cadrent pas automatiquement avec le contenu de tous les livres, surtout les bébés prématurés...

    J'aurais aimé qu'on me dise que c'est normal d'avoir des deuils à faire après un accouchement traumatisant, un allaitement impossible, un enfant prématuré et un bébé vivant avec une perte auditive. Que c'est long le processus du deuil et qu'il y a peu de support offert dans ce domaine là!

    J'aurais aimé qu'on me dise que c'est pas facile d'établir un lien d'attachement avec son bébé lorsque sa survie n'est pas certaine et qu'il y a plus de 5 jours avant notre premier contact physique...

    J'aurais aimé lire tous ces partages avant mon accouchement, cela m'aurait permis de me donner la liberté d'apprendre à être maman et de m'adapter à cette nouvelle réalité...

    Mais malgré toutes ces épreuves, je suis heureuse d'être une maman imparfaite et d'avoir la possibilité de découvrir un tas de ressources et de forces que je ne me connaissais pas!!!
  29. Stephanie, maman de Félixanne 6 mois 17 mai 2011 à 02 h 24 min
    J'aurais aimé qu'on me dise que ma mère et celle de mon mari ont oublié ce que c'est un bébé. Et qu'on leur dise que les choses ont changées, même un peu. J'auras aimé qu'on me dise que quelques fois ma fille aura besoin de hurler quelques minutes pour s'endormir paisiblement dans mes bras. Que de la bercer pour l'endormir n'est pas tant de la gâter que de ME gâter; le temps passe vite et d'ici peu, elle ne voudra plus. J'aurais aimé qu'on me dise que j'aurais du plaisir à parler haut et fort de n'importe quoi en gesticulant au milieu de l'épicerie pour voir les yeux de ma fille s'agrandir en m'observant! Que les nuits trop courtes deviendraient moins difficiles quand bébé m'accueille avec un grand sourire. J'aurais aimé qu'on me dise: "Y'en aura pas de facile, mais FAIS-TOI CONFIANCE!"
    Cependant, on m'a dit: "Voici un seul conseil: n'écoute les conseils de personne!". J'ai beaucoup lu, j'ai beaucoup écouté, mais je continue de faire à ma tête, d'user de mon jugement en demeurant ouverte aux possibilités (d'erreur, de solutions).
    Je ne voulais pas vraiment d'enfant; ma fille a été une surprise (mais pas un accident). Aujourd'hui, j'en veux d'autres.
    J'aurais aimé qu'on me dise que d'être maman, même avec le sentiment d'être inadéquate, nous rend meilleure et que dans la folie quotidienne, je suis sereine. Que malgré tous les mots, quelques fois seul un regard à 4hrs du matin peut décrire cette émotion. Merci la vie... Merci ma Félixanne...
  30. Catherine 17 mai 2011 à 03 h 10 min
    J'aurais aimé savoir que je devrais réapprendre à aimer mon bébé, qui n'était pas comme l'image que j'avais de lui pendant ma grossesse.
    J'aurais aimé savoir que l'allaitement peut-être un vrai calvaire et que chercher de l'information sur le net quand ça va mal est une très mauvaise idée...
    J'aurais aimé savoir que le tire-lait est une machine qui nécessite une grande patience et aucun orgueil...
    J'aurais aimé savoir que j'allais vouloir par moment retrouver ma vie d'avant...
    J'aurais aimé savoir que je me trouverais si moche après l'accouchement...
    J'aurais aimé savoir que le diabète de grossesse exige beaucoup de sacrifices...
    J'aurais aimé savoir que les conseils des uns et des autres allaient être si contradictoires...
    J'aurais aimé savoir que malgré toute ma bonne volonté, toutes mes lectures et tous les conseils que j'ai reçu qu'on est jamais vraiment prêt à être parents
    J'aurais aimé savoir que je me sentirais coupable au moindre problème et que le regard des autres pourrait devenir lourd et que je devrais me créer un personnage de jeune maman dynamique...
    Mais comme dans la vie, il n'y a pas que du négatif, il y a aussi des choses que j'aurais aimé savoir, car elles m'auraient permis de moins m'inquiéter
    J'aurais aimé savoir que mon conjoint allait s'impliquer à fond et qu'il m'appuyerait en tout, même avec l'allaitement désastreux et le tire-lait; qu'il allait être un père aimant et qui prend soin de son fils
    J'aurais aimé savoir que ma belle-mère, avec laquelle je n'avais pas une super relation, allait devenir quelqu'un de précieux et d'aidant.
    J'aurais aimé savoir que certaines de mes amies allaient m'offrir «des nuits» pour que je puisse reprendre le dessus et enfin dormir un peu avec mon conjoint.
    J'aurais aimé savoir que mes collègues n'allaient pas m'oublier et que certaines viendraient toutes les semaines me voir MOI, question que je continue à me sentir comme un être humain et non comme une automate.
    Et plus que tout, j'aurais aimé savoir que malgré tout ce qu'on peut se faire dire, il n'existe pas de plus grand amour que celui qui unit une mère à son enfant.
    Le jeu en vaut la chandelle, malgré que parfois on ait la mèche courte...
  31. Eve 17 mai 2011 à 19 h 54 min
    J'aurais aimé savoir que mon couple allait être absent quelques années, mais que ça allait revenir!
    J'aurais aimé qu'on m'explique qu'il est possible de faire une dépression post-partum pour des raisons autre que les hormones.
    J'aurais aimé qu'on me dise qu'un 2e bébé, c'est plus difficile, pas le contraire!
    J'aurais aimé qu'on me dise à quel point j'allais me sentir isolée, vivant dans une région loin de ma famille et belle-famille, particulièrement en congé de maternité!
    Enfin, j'aurais aimé qu'on me dise que les gardiennes sont archi dure à trouver (de jour comme de soir) et que je ne pourrais pas choisir (prendre ce qu'il y a).
  32. France 17 mai 2011 à 20 h 33 min
    Bonjour,

    je suis présentement enceinte de mon premier bébé et suis contente que des mamans puissent me dire ce qui m'attend dans ma nouvelle vie de maman sans tabou, ni culpabilité ni mots couvert!! Je garderai en tête cette chronique et vos commentaires dans quelques mois quand je me sentirai seule et déboussolée ! La vie qui m'attend sera belle avec ma fille mais comme tout dans la vie, ce ne sera pas que rose : )

    Je prend des notes même si je sais que je ne peux pas comprendre complètement en ce moment!!



  33. Mélanie 18 mai 2011 à 13 h 45 min
    J'aurais tellement aimé vous lire quelques anéées avant!!!!!!!!!!!!!!!!

    J'aurais aimé savoir à quel point ma vie serait transformée à la suite de la naissance de mon premier enfant... puis encore une autre transformation à la seconde naissance. J'aurais aimé être mieux outillée pour faire face à la venue d'un bébé dans un couple. J'aurais aimé être mieux "coaché" pour gérer les diverses émotions dans cette nouvelle vie.... J'aurais aimé qu'on me dise de ne pas me sentir coupable... J'aurais aimé qu'on me dise d'arrêter de vouloir un bébé parfait... et d'arrêter de vouloir être une mère parfaite! J'aurais aimé aussi ne pas me sentir jugée par toutes les autres mères et non mères aussi sur les soins prodigués à mon enfant!!!!!!!! J'aurais aimé savoir que tout le monde a un conseil ou une histoire a raconter dans le but de nous dire quoi faire et que toutes ces gentilles personnes se contredisent! J'aurais aimé savoir qu'il y a mille façon de faire et qu'elles sont toutes très bonnes!
    Bref, j'aurais aimé savoir ce qu'on apprend seulement avec l'expérience et un peu de recul!
    Un bon exutoire votre bolgue!
  34. Ak 19 mai 2011 à 01 h 22 min
    Je lis tous vos commentaires et j'ai envie de pleurer.
    Je suis tellement heureuse de savoir que d'autres mamans ont des crises, qu'elles capotent la nuit quand on a pas dormi depuis 3 mois, que parfois vous aussi vous voulez laisser tomber votre bébé et revenir à votre ancienne vie...Que votre vie sexuelle est toujours inexistante.
    Dans les CLSC, les rencontres, chez les amis, chez le pédiatre, le médecin, toutes les mamans ont l'air sereines, parfaites, personne ne m'avait encore dit que c'était normal que le moral soit au plus bas, que je pleure tout le temps, et que j'ai encore du mal à gérer mon humeur à 3h du matin au bout de trois mois. Comme si c'était honteux, personne ne m'a dit que ce que je vivais était normal.
    Merci, merci, de m'avoir remonter le moral.
  35. Megane 20 mai 2011 à 01 h 45 min
    J'aurais aimé savoir tout ce que la plupart des autres mamans ont nommé plus haut...

    J'aurais aimé savoir qu'après les moments plus difficiles le meilleur est souvent devant nous. Que rien ne fait plus mon bonheur que d'entendre le rire de mon fils et que malgré toutes les difficultés des premiers mois (mon fils était un BABI) je songerais un jour à avoir un autre enfant.. parce que maintenant je sais que les mauvaises passes ont une fin (coliques sans fin, crises du terrible two, ect) et que même s'il y a des moments difficiles le bonheur que mon fils me procure les vaut largement.

    J'aurais aimé avoir la sagesse d'écouter celles qui sont passées par là avant moi et de ne pas croire que pour moi les choses seraient différentes (non l'allaitement ce n'est pas parce qu'on croit s'y être bien préparée que ça fonctionne...).

    J'aurais aimé savoir que même un couple solide peut être fortement ébranlé par la naissance d'un premier enfant mais que ça vaut la peine de se serrer les coudes et laisser passer la tempête pour mieux se retrouver après.

    Et finalement j'aurais aimé plus que tout qu'on me rappelle qu'avec un enfant il vaut mieux souvent lâcher prise (il ne dort pas, pas grave!!!, je l'ai laissé pleurer 2 min non je ne viens pas de gâcher notre lien de confiance et d'attachement pour toujours.. ), faire de son mieux et profiter du moment présent. C'est tellement plus facile maintenant et je pense que c'est largement du à mon changement de perspective..
  36. Mélanie 21 mai 2011 à 01 h 23 min
    Megane, tu résumes complètement ma pensée, merci!!!
  37. G. 22 mai 2011 à 21 h 16 min
    J'aurais aimé qu'on dise plutôt à mon chum à quel point une nouvelle maman peut être épuisée et à quel point elle a besoin de lui.

    J'aurais aimé qu'on dise à mon entourage de m'encourager quand l'allaitement était difficile au lieu de me dire d'arrêter.

    J'aurais aimé qu'on me dise que le plus important, c'est de suivre son intuition.

    J'aurais aimé qu'on me dise que d'être une mère poule, c'est correct (enfin j'aurais aimé qu'on le dise à mon entourage!)

    J'aurais aimé qu'on me dise que tout fini par passer...les beaux comme les moins bon moments!

    Une maman d'un amour de 5 mois!
  38. Annie 23 mai 2011 à 18 h 56 min
    J'aurais aimé :

    - Qu'on m'incite à bouger pour faire progresser le travail au lieu de me suggérer de me reposer pour ensuite me plugger sur le pitossin 6 heures plus tard sous prétexte que le travail n'a pas assez progressé.

    - Qu'on me dise que les contractions, que certaines qualifient de "douces vagues", allaient se transformer en tsunamis après que l'on m'administre du pitossin

    - Qu'on me dise que c'est possible d'accoucher en 3 heures, même pour un premier accouchement, et que quand ça pousse, il ne faut pas hésiter à le dire et exiger qu'on vérifie l'état du col, même si on nous obstine que ça ne se peut pas qu'on soit complète car on n'était qu'à 6 cm il y a 15 minutes... IL faut S'ÉCOUTER, car il n'y a personne d'autre de mieux placée que nous pour savoir ce qui se passe dans notre corps.

    - Qu'on me dise que c'est possible de déchirer vers le haut plutôt que vers le bas, et que les douleurs causées par les points demeureraient présentes plusieurs semaines (voir plus d'un mois) après l’accouchement.

    - Qu'on me dise qu'il se peut que notre bébé doive séjourner à la pouponnière quelques jours pour plusieurs raisons et que même si le coeur nous fend en deux quand on le voit branché dans son incubateur, ce n'est pas un drame. C'est même quelque chose d'assez courant.

    - Qu'on m'explique ce qu'est le muguet dans le sein et qu'il est possible que les experts (infirmières, spécialistes en lactation et médecins) se contredisent entre eux sur les diagnostics et traitements nécessaires.

    - Qu'on me dise que lorsqu'on va à l'urgence avec un poupon de 2 semaines, on a le DROIT de passer devant les patients qui attendent depuis des heures, sans se sentir coupables. D'ailleurs, les patients apprécieront qu'on quitte la salle d'attente rapidement plutôt que de devoir endurer les crises de bébé durant des heures...

    - Qu'on me dise que c'est normal de pleurer les premiers jours de notre retour à la maison et de se sentir "vide" sans notre bedaine.

    - Qu'on me dise que c'est normal de ne pas avoir envie d'avoir de la visite et d'avoir le coeur qui serre quand on voit les gens prendre notre enfant n'importe comment et le brasser maladroitement pour qu'il cesse de pleurer.

    - Qu'on me dise qu'avoir un enfant est l'expérience la plus intense physiquement et émotionnellement que l'on puisse vivre.

    Annie, maman du petit Zack âgé de 25 jours.
  39. Sophie 24 mai 2011 à 14 h 12 min
    J'aurais aimé savoir beaucoup de choses une fois que j'étais dedans... c'est si dur les lochies, l'allaitement, le manque de sommeil, les autres qui se mêlent de tout, le sentiment d'impuissance, les coliques, etc. mais, les aurais-je vraiment écouté?

    Moi qui rêvais d'un accouchement sans douleur en moins de 6h, d'un bébé tout parfait, d'un allaitement idéal... En fait, je n'entendais que ce qui m'allait, ce que je voulais bien croire!

    Maintenant que mon premier a près de 3 ans, c'est le défi de l'affirmation de soi et de la propreté! Je suis aussi enceinte du deuxième et je sais trop bien que tout recommencera... et d'autres défis seront devant nous... même si on sait pleins de choses avant, tant qu'on ne les vit pas je ne crois pas qu'on peut réellement les comprendre et se les approprier!

    Mon défi quotidien c'est de prendre le temps d'accepter ces difficultés et de passer à travers avec le plus d'humilité possible... je ne serai jamais une super-woman ni une mère parfaite mais, je ferai tout ce que je peux pour aimer et soigner le mieux possible mes petits amours même si parfois j'ai juste envie de crier et de m'enfuir! Ce que je retiens, pour ma part, c'est que c'est tellement important de demander de l'aide et de laisser de la place au conjoint, grands-parents même si ça implique de piler un peu sur son orgueil! Enfin, ce fût une belle porte de sortie pour moi lorsque j'étais au bout du rouleau!!

    Bonne courage à toutes les futures et nouvelles mamans!! ;)
    Pour tous les moments de purs bonheurs, ça vaut la peine!
  40. Amélie 24 mai 2011 à 18 h 46 min
    Merci Taz pour ton choix de sujet. Merci de tout coeur, c'est vraiment aidant pour toutes mes nouvelles mamans!
  41. Kaline de bine 31 mai 2011 à 17 h 13 min
    J'aurais voulu qu'on me dise que les risques de césarienne sont très élevés après une inductions sur col non-favorable.

    J'aurais voulu qu'on me dise que je n'étais pas seule.

    J'aurais voulu que quelqu'un quelque part me dise que ce n'est pas nécessairement plus facile au deuxième, c'est même plus difficile.

    J'aurais voulu que qu'on me dise que ça se peut 18 mois avant de faire ses nuits. C'est tellement possible, que ça fait deux fois que ça m'arrive.

    Maintenant, après tout, j'aimerais que quelque me dise pourquoi j'ai autant le goût d'en avoir un troisième.
  42. Karine 15 juin 2011 à 02 h 51 min
    J'aurais tellement aimée lire ce blog avant mon accouchement...

    J'aurais voulu qu'on me dise que d'avoir un bébé avec une maison en réno ne serait pas facile du tout.

    J'aurais voulu qu'on me dise que malgré toutes ses bonnes volontés, que mon chum aurai besoin de dessin et de pancarte lumineuse pour voir ce dont j'étais incapable de m'occuper pendant l'allaitement et de m'aider en le faisant (vaisselle, ménage, repas...)

    J'aurais aimée qu'on explique à mon chum que c'était normal que je sois fatiguée le soir même après quelques mois.

    J'aurais aimée qu'on m'explique que même après 1 an, la vie sexuelle du couple n'est pas revenue encore comme avant.

    J'aurais surtout aimée qu'on me dise que je me sentirais encore débordée et découragée certains soir même après 1 an... et que je m'ennuirais alors cruellement de ma vie d'avant... mais que le lendemain matin, tout s'effacerais avec le sourire de ma fille à son réveil.

    J'aurais aussi aimée qu'on me dise d'avoir certaines discussions sérieuses avec mon chum avant l'accouchement... que ça éviterais bien des conflits et du stress alors qu'on est déjà si préoccupé et débordé sans devoir en ajouter...

    Malgré tout, je continue d'avancer, nous continuons d'évoluer et de nous adapter à tout ces changements et avons toujours la volonté d'agrandir la famille!

    Karine, maman de Fay, 1 an et 2 semaines
  43. Sophie 22 juin 2011 à 15 h 35 min
    Bonjour,
    tout au long de ma grossesse (et encore aujourd'hui) j'ai pris la décision de garder l'esprit ouvert et de me dire que dans certaines situations, le meilleur plan était de ne pas en avoir ! On rêve toutes d'un accouchement facile, d'un allaitement facile, un bébé qui fait ses nuits,d'une vie de couple comme avant, etc... J'ai écouté les histoires d'horreurs des autres mamans sur tous les sujets mentionnés plus haut et passé des heures sur internet !

    Ce que j'aurais aimé savoir et que j'ai découvert par moi-même, c'est que la confiance, la persévérance et la patience viennent à bout de bien des choses. Il faut faire son propre chemin et ne pas se laisser aller à faire comme la moyenne des gens.

    J'ai fait du diabète de grossesse. Oui ça comporte des sacrifices, mais ce n'était qu'une pratique pour les années à venir ! J'ai aussi eu une césarienne. Ce n'est pas facile, mais au lieu de me dire que c'était souffrant et qu'on ne pouvait presque rien faire pendant 5 semaines, je me suis levée le lendemain.

    La vie de couple peu aussi en prendre un coup. Au lieu de dire que c'est normal et de laisser les choses aller, je crois qu'il faut faire des efforts pour ne pas tomber dans les statistiques. Comme maman, on donne tellement d'amour à nos petits durant la journée qu'on peu oublier le papa le soir venu. De simples gestes d'affections pour le réconforter et lui rappeler qu'on a besoin de lui et qu'il est toujours aussi précieux pour nous sont importants.

    Les papas se sentent parfois désemparés et inutiles. Et oui, peut-être qu'il faut parfois leur montrer affectueusement le lave-vaisselle ou la pile de linge à laver :) Être parents, c'est un travail d'équipe. Si on veux que notre conjoint s'implique davantage, nous devons lui laisser plus de place et lui indiquer en quoi il peut nous aider et l'apprécier. Si on sauve du temps avec ce qu'il fait, ça nous donne un petit répit pour se coller et partager les exploits de notre petit, nos soucis, notre couple...ou juste un moment de silence...

    La confiance, c'est ce qu'on communique directement à notre enfant. Plus on a confiance en nous, plus notre enfant à confiance en nous, et par conséquent en lui-même. Faites-vous confiance ! Renseignez-vous sur tout, mais gardez-vous le dernier mot. Ce n'est pas parce que la fille de votre amie a commencé à manger à 4 mois qu'il faut faire la même chose avec votre enfant!

    Confiance, persévérence, patience...
  44. Valérie, Maman du 'petit' Gianfranco 3 août 2011 à 16 h 23 min
    Je vois que le dernier commentaire date de juin, mais je me permets d'ajouter un petit mot, car il y a une autre chose que j'aurais aimé qu'on me dise avant l'accouchement ! Ça concerne les fameuses courbes de croissance.

    Au sujet du poids de leur enfant, j'entendais souvent les autres parents dire :
    'il dépasse le 95e percentile',
    'à 2 mois, il porte des vêtements 6 mois',
    'à 3 mois, il a doublé son poids de naissance',
    'il pèse 2 fois plus que son cousin du même âge',

    Bla bla bla... À force de les entendre, je m'attendais moi-même à avoir un gros bébé joufflu qui porterait du 0-3 mois pour max une semaine !

    Surprise ! J'aurais aimé savoir qu'il était possible, lors du premier rendez-vous au pédiatre, que celui-ci m'annonce que mon garçon suit plutôt les courbes du 3e percentile (poids et taille), et qu'il est donc plus PETIT que les autres bébés. C'était pour moi la CATASTROPHE... La fatigue et le manque d'information ont certainement affecté ma réaction :

    Sur le coup, et surtout sous le choc, je n'ai pas pu m'empêcher pendant une bonne semaine de devenir un peu fofolle et de :

    - remettre en question toutes mes qualités de mère ;

    - me demander si je produisais assez de lait (écrémé dans mon cas!);

    - trop habiller mon bébé (en plein mois de juillet) de peur qu'il ait froid et qu'il n'ait plus l'énergie nécessaire pour grandir ;

    - perdre moi-même du sommeil à me demander s'il dormait suffisamment (j'avais lu que les bébés grandissent en dormant) ;

    - manger des aliments plus gras qu'à la normale ;

    - à m'inquiéter de sa santé ;

    - à pleurer en me faisant des films sur lui plus tard, où il serait tout petit, sans amis, tout fragile, etc.

    Ça a fini par passer avec les encouragements de mon conjoint de et notre famille !

    Avec un peu de recul, j'accepte et je comprends aujourd'hui (bébé a 2 mois) que cela est tout à fait normal et surtout qu'il est en santé. Il est vigoureux et fort ! J'ai appris que pour tous les 'gros' bébés, il faut qu'il y ait autant de 'petits' bébés.

    Je m'étais assez bien préparée pour la retour à la maison et le début de notre nouvelle vie, mais j'avais clairement oublié ce point. Je peux en rire aujourd'hui, mais j'aurais bien aimé que quelqu'un me rappelle avant l'accouchement que les bébés en santé viennent en différents formats :)

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