Les souvenirs… ça goûte bon!

Les souvenirs… ça goûte bon!
Par Stéphanie Côté, Nutritionniste
27 décembre 2010

Merci à toutes les personnes qui m’ont écrit une petite histoire, un souvenir ou une anecdote. C’est agréable d’en connaître un peu plus sur les habitudes des autres petites familles.

Je ne ferai pas durer le suspense plus longtemps... Christine Bouchard est la chanceuse qui a remporté le tirage au sort et qui recevra sous peu les quatre livres de mon billet précédent.

 Je retiens de mes lectures que l’ingrédient le plus important, celui qui façonne les plus beaux souvenirs, est le PLAISIR! Que vous parliez de bonshommes en pain d’épices, de buffet de minuit, d’aspic ou de dinde, le plaisir partagé à les cuisiner ou à les manger reste gravé dans votre mémoire. Vos enfants préparent actuellement leurs souvenirs. Je leur en souhaite des rigolos, des succulents et surtout remplis d’amour. Maintenant, laissez-moi vous partager de savoureux extraits de quelques-uns de vos courriels.

Christine Bouchard a écrit :

Mon souvenir d’enfance, c’est les biscuits « à m’lasse » que ma mère faisait avec nous chaque année dans le temps des Fêtes. Ma mère ne semblait jamais retirer beaucoup de plaisir dans la cuisine. C’était davantage une obligation qu’un plaisir. Et elle ne nous laissait JAMAIS l’aider. Sauf une petite fois par année. Un soir, sans prévenir, elle sortait son petit cahier de notes spiralé éculé, taché, collé et prenait la recette des biscuits « à m’lasse », qui était la plus collée, tachée et éculée de toutes les recettes. [...]

Une fois les biscuits cuits, on en mangeait chacun un. Puis on rangeait le restant dans le grand plat Tupperware brun qu’on plaçait dans l’armoire. Où ils étaient oubliés. Bien entendu, l’addition excessive de farine les rendait durs et secs, la pâte trop souvent retravaillée, écrasée, malaxée comme de la pâte à modeler leur donnait une vague texture de ciment. En plus, honnêtement, personne n’aimait vraiment les biscuits à « la m’lasse ». Mais chaque année on recommençait pour ensuite les jeter 2 semaines plus tard. Et, bien que je n’ai qu’un vague souvenir du goût qu’ils avaient, je me souviens de presque tous les détails de leur confection.

Cette année, je me suis installée avec mon fils de 3 ans pour confectionner des sapins et des cloches à « la m’lasse ». Et, même si mon mari semble les apprécier davantage que ma famille quand j’étais petite, je sais que l’important dans tout ça, c’est que mon fils écrira peut-être un message semblable à celui-ci, dans 27 ans, lorsqu’on lui demandera de narrer un souvenir des fêtes lié à la nourriture.

Ça vaut bien toute la farine accumulée dans les craques du plancher et le nettoyage de la cuisine! 

Stéphanie Longpré a écrit :

Tous les ans, ma soeur, ma mère, nos conjoints respectifs et moi avons comme mission d’apporter chacun une surprise à manger pour le réveillon. Il s’agit de faire découvrir un nouveau plat au reste de la famille. Nous faisons d’abord une pige pour savoir quel genre de plat il faudra préparer (entrée, plat principal, amuse-gueules, dessert) et ensuite chacun de nous prépare une « nouveauté ». Cette façon de faire est toujours un succès! Et pour que les enfants ne fassent pas la tête devant ces plats inconnus, ils aident leurs parents à les préparer. Ainsi, ils ont envie d’y goûter, mais en plus ils ont hâte de le présenter à leurs cousins/cousines afin qu’ils y goûtent aussi.

Cette année, j’ai pigé les amuse-gueules... mais je ne peux vous dire ce que ce sera, puisque je dois garder la surprise!

Sophie Legault a écrit :

De toutes les spécialités des Fêtes que ma mère ou ma grand-mère faisaient, je n’en ai gardé aucune. Trop gras, trop sucré, trop salé, trop long ou trop compliqué à cuisiner… « Trop » serait le souvenir que je garde de la nourriture du temps des Fêtes quand j’étais petite. C’est pourquoi, mon conjoint et moi, on a adapté le tout à notre réalité (pas assez de temps, pas assez de mouvements pour brûler tout ça, pas assez de place pour tout ranger – parce que mine de rien, cuisiner, ça monopolise pas mal de place dans un congélo!). La préparation de bouffe fait donc partie, non pas des préparatifs de Noël, mais des activités de Noël. Et on ne se lance dans rien d’extravagant non plus… On a quelques classiques (fudge, biscuits) et on essaie toujours un truc de nouveau. Et c’est souvent ce truc nouveau qui nous laisse les souvenirs les plus mémorables de bouffe des Fêtes (variant du « divin » à l’« immangeable » ou du « c’est-trop-beau-pour-le-manger » au « pas-certain-que-c’est-supposé-avoir-l’air de ça », mais comprenant toujours une bonne dose de « gros fun »).

Catherine Loiselle a écrit :

Dès que mon aînée a eu 2 ans, j’ai commencé à cuisiner des biscuits de Noël avec elle, et c’est depuis devenu une tradition que nous répétons chaque année. Nous mettons une jolie musique de Noël, nous mesurons les ingrédients, pétrissons la pâte pour ensuite la rouler et faire de jolis sapins ou étoiles avec des emporte-pièces. L’odeur de cannelle et de gingembre emplit rapidement la maison, et les enfants sont heureuses de pouvoir ensuite décorer leurs biscuits. Un peu de sucre glace et du lait que les petites de maintenant 3 ans et 5 ans se font une joie d’étendre avec une cuillère sur les biscuits. Ensuite, petits bonbons et sucre coloré se font gaiement saupoudrer sur les tendres biscuits. L’heure de la dégustation tant attendue arrive, et les enfants sont encore plus heureuses de les goûter que de les emballer pour en offrir un peu à leur entourage.

Mylène Beaudoin a écrit :

D’aussi loin que je me souvienne, le soir du 24 décembre nous faisions notre souper de Noël familial avant d’aller réveillonner dans la famille de mon père. Et d’aussi loin que je me souvienne, le menu de ce repas bien spécial était une fondue chinoise! Ma soeur et moi nous nous sentions tellement grande lorsque nous mangions ce met que nous considérions comme un grand luxe...

Aujourd’hui, j’ai 3 belles filles (5 ans, 3 ans et 10 mois). Nous mangeons de la fondue quelques fois par année et ce sont pour elles (les 2 plus vieilles évidemment!) toujours des moments très excitants... il y a quelque chose de magique dans ce repas! Et maintenant, la raclette a remplacé la fondue lors du souper de Noël avec mes parents et ma soeur... et comme c’est la seule fois de l’année où j’en mange, je suis aussi heureuse que lorsque j’étais toute petite!!!

Clémence Lamarche a écrit:

Dans la famille de ma maman, la tradition des Fêtes, c’est les tartes au chocolat. Je me rappelle, petite, que ma grand-mère en confectionnait une douzaine pour le souper du 25. Comme elles doivent refroidir avant d’être mangées et que son réfrigérateur était trop petit, le tout était étalé sur le balcon arrière. La recette est toute simple, mais il faut LE chaudron pour la réussir (apparemment). Dans la famille, il y a deux chaudrons « magiques » et c’est moi qui ai hérité de l’un d’eux. Chaque Noël, je me fais donc une joie de perpétuer cette tradition familiale.

Stéphanie Côté, Nutritionniste
Nutritionniste et maman de 2 enfants, j'ai un intérêt particulier pour l'alimentation des petits. Conseils enrichissants et anecdotes savoureuses sont ici au menu chaque mois!
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