Il était une fois, un conte collectif…

Il était une fois, un conte collectif…
5 décembre 2010

Cette semaine, je vous dévoile la 4e partie d’un conte de Noël collectif auquel participent aussi Nathalie (Maman 3.0) (partie 1), Julie (Le ciel est bleu, la mère est calme) (partie 2), Florence (BBFLO, billet d’humeur) (partie 3), Anne (Hors lignes) (partie 5) et Papa 3.0 (partie 6). Le tout joliment illustré par Fanie Grégoire.

Le père Noël derrière les barreaux (4e volet)

(...) Pas de réponse. Mère Noël colla son oreille sur la porte pour essayer de capter des bribes de conversations. En vain. Aucun son ne parvint à son oreille. Il faut dire que la pauvre était devenue à moitié sourde à force d’écouter les chants de Noël avec le volume à fond. (C’était le seul moyen qu’elle avait trouvé pour s’endormir et éviter ainsi d’entendre les ronflo-grognements nocturnes du père Noël.)

Bref, sentant le froid pénétrer son corps, la pauvre femme décida, cette fois, de frapper un grand coup pour signaler sa présence et arrêter de se geler les fesses sur le perron. Au moment où son poing allait frapper sur la porte, celle-ci s’ouvrit brusquement. Emportée par son élan, mère Noël perdit l’équilibre et, cheveux au vent, s’écroula sur le sol, évanouie (probablement de honte).

Quand elle ouvrit les yeux quelques secondes plus tard, elle ne vit rien, excepté une grosse touffe de cheveux gris qui lui chatouillait le nez. En déplaçant sa fidèle perruque d’un quart de tour, elle vit le père Fouettard, ligoté et bâillonné, gisant à ses pieds. À quelques mètres de là, Rudolph, le renne au nez rouge, la fixait des yeux, assis sur une vieille hotte éventrée et remplie de jouets étranges.

« Rudolph que se passe-t-il? Que fais-tu assis sur cette fausse hotte? » demanda-t-elle d’un air angoissé.

« Comment savez-vous que ce n’est pas la hotte du père Noël? » répondit le renne intrigué.

 « Facile! C’est écrit Made in China dessus. »

 « Ah! Ah! Sourde, mais pas aveugle. Quelle enquêteuse incroyable vous faites, ma chère mère Noël! Bien meilleure que cet empoté de Jean Poulet, chef suprême de la GRC. Un vrai coq celui-là, juste bon à crier sur sa basse-cour ou à emprisonner des innocents! »

 « Justement, notre homme rencontre la presse d’ici 1 h à l’igloo de police. Tu sais donc que mon gros Poüet-Poüet d’amour a été arrêté... pardon, je veux dire le père Noël. Il faut absolument que tu viennes avec moi pour l’innocenter. Comment es-tu au courant d’ailleurs? », lança mère Noël, légèrement embarrassée.

 « Je le sais parce que j’étais là, caché derrière un arbre quand la police est arrivée. Votre Poüet d’amour de père Noël m’attendait dans le traîneau pendant que je faisais pipi dans la forêt des Zazos. »

 « Quelle histoire! D’où viennent ces jouets bizarres? Pourquoi as-tu ligoté le père Fouettard? Allez, raconte! Ça presse! », ajouta-t-elle, agacée.
 
(La suite, le 14 décembre chez Anne Hors lignes)

Catherine Goldschmidt
Je suis une drôle de maman qui adore dénicher ou inventer des jeux simples et peu coûteux pour amuser les enfants.
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Commentaires (2)

  1. http://bbflo.over-blog.com/ 5 décembre 2010 à 17 h 40 min
    bravo ! je relaie...
  2. rosette 6 décembre 2010 à 08 h 45 min
    La suite ! La suite !