Retour au travail: quand le doute s’installe

Retour au travail: quand le doute s’installe
23 novembre 2010

Il n’y a pas si longtemps, je vous questionnais sur la date de votre retour au travail.

Mais aujourd’hui, je vais vous poser une autre question déstabilisante : la maternité vous a-t-elle donné envie de changer de job? De réorienter votre carrière? Ou encore de tout lâcher, pour profiter pleinement de l’aventure de la maternité?

Ces questions m’inspirent, car j’ai eu l’occasion d’assister à une conférence sur ce sujet, donnée par une sympathique conseillère d’orientation de l’organisme Tandem emploi, affilié au Centre de recherche d’emploi de la Vallée-du-Richelieu.

Plusieurs fois par mois, Chantal Cormier rencontre des mamans qui s’interrogent; même des papas. « Le fait d’atteindre la “mi-temps de leur vie” (35-40 ans), mais surtout le fait de devenir parents leur fait porter un regard nouveau sur l’emploi dont ils rêvent et reformuler leurs priorités de vie », nous disait-elle.

Certes, les mères n’ont jamais été aussi actives : de 20 ans à 44 ans, 79,3 % sont actives; et quand les enfants ont moins de 3 ans, encore 72,9 % sont actives. Mais Chantal nous a confirmé que de plus en plus de parents souhaitent se remettre en question avant, faire un bilan de compétences puis « magasiner » un emploi aux horaires plus souples.

Pour beaucoup de mamans (surtout), ces rencontres permettent de sortir du « doute ». Vais-je reprendre mon travail? Pas reprendre? « Le pire, c’est d’avoir un doute. Ce doute pèse très lourd sur notre humeur, notre vie de famille, alors autant le prendre de front et le régler le plus en amont possible », explique celle qui fait le tour, généralement en 12 rencontres individuelles, des projets qui conviennent à chacun (la plupart des services d’orientation sont gratuits). 

Savez-vous, dans l’ordre, les raisons qui motivent à un retour au travail?

- les raisons financières,
- la volonté de se réaliser, de s’actualiser et de se valoriser à travers le travail,
- la volonté de sortir de l’isolement,
- la peur de perdre son emploi. 

Dans l’autre sens, ce qui fait le plus douter, c’est : « Est-ce que l’argent que cela va me rapporter va compenser pour tous les sacrifices physiques (la fatigue), financiers (la garderie) et moraux (laisser ses enfants en services de garde, courir toute la journée, me culpabiliser de ne pas les voir assez, etc.) induits par le retour au travail? »

C’est la question qui tue. 

À présent, voici de quoi méditer et nous rassurer : 

Notre bonheur rejaillit sur le bonheur de nos enfants. Alors, si on est heureuse dans notre travail et qu’on y retourne pour les bonnes raisons (la réalisation personnelle occupant, idéalement, la première place), c’est un bon choix. Mieux vaut une maman travaillante et pleinement heureuse qu’une maman pleinement disponible pour ses enfants, qui doute et s’énerve. 

La maternité ne nous ferait pas perdre tant d’atouts que ça, devant l’employeur. Une étude réalisée par Statistique Canada et publiée dans le tout dernier Journal of Family Issues prouve que les mères retrouvent très vite leur salaire initial et leurs conditions d’avant, lorsqu’elle réintègre leur poste.

Enfin, il n’est jamais trop tard pour se réorienter. « Loin d’être une faiblesse, ce questionnement de la fin de congé de maternité est une excellente chose. Bien des travailleurs n’ont pas cette opportunité, justement parce qu’ils ne prennent pas de pause. Mais c’est une immense chance, qui permet souvent de faire enfin le travail pour lequel on est fait. » Alors, questionnez-vous. Le pire, c’est de traîner un doute sur ses épaules. 

Je me rends compte que, parmi mes amies « mamans à la maison », une bonne partie doute au sujet d’un éventuel retour au travail. Du coup, toutes sont sorties très motivées de cette conférence, à la simple idée de régler ce doute. Et vous?

Marie Charbonniaud
Journaliste indépendante et mère de 3 enfants, je jette un regard à la fois critique et maternel aux questions d’actualité touchant à la famille.
Tous les billets de l'auteur

Commentaires (15)

  1. Clémentine 23 novembre 2010 à 13 h 37 min
    Je vais tenter de répondre en tte honneteté.

    J'ai eu une grossesse très difficile. Toxémie, hellp syndrom, déclenchement et bb préma. Un mois d'hopital.

    La dessus, mon mari à tt de suite enclenché son congé paternite. Un amour, prévenant et super top avec notre fille. Un véritable soutien au quotidien car j'ai pu reprendre du poil de la bete rapidement.

    A six mois de grossesse, j'ai eu une opportunité de carriere. Changer de région et ouvrir un nouveau secteur (ou nous habitions avant). J'ai accépté pour me rapprocher de la famille, sachant que la reprise serait tres fatiguante. Mais bon, sur le moment je me suis dit "tu vas te réaliser", "tu seras ton propre patron"...

    Bref, sur le moment j'était ravie, persuadée d'etre une femme ultra active.
    Pour me suivre, mon mari a fait un suivi de conjoint. Il c'est donc retrouvé a la recherche d'un emploi... a ma reprise (aux 4 mois et demi de ma fille), nous l'avons mis seulement deux jours par semaine chez une nounou (car nous ne pouvions pas avoir de place en creche tt de suite). L'adaptation c très bien passée.

    Au début, j'etait ravie de reprendre le travail!
    QUe du bonheur, commencer une nvelle activité... mais ca c vite compliqué!
    L'activité démarre difficilement et pr ne rien arranger ma fille souffre d'un gros retard de croissance donc hopital, pédiatre... régulierement pour suivi.

    Elle vient d'avoir un an et je me pose des questions...
    J'aurai peut etre du la garder un peu plus longtemps a mes cotés.. surtout que comme son pere l'a bcp gardée elle est tres tres proche de lui et parfois j'aimerai etre comme certaines, avoir une petite fille qui veut tt le temps etre avec sa maman!!
    Mais je suis contente quand meme de leur relation.

    Cela dit il est clair que je me pose la question du reclassement professionnel, vers quelque chose qui me correspond mieux et moins stressant (j'aimerai etre prof des ecoles!)...
    Mon mari est en train de faire un bilan de compétences et ca fait réfléchir (je devrai peut etre en faire autant)!!
    En tt cas ma décision est prise! pour numérobis je prendrai un an de congé mater si les finances nous le permettent!!
    Je souhaiterai m'occuper de ma fille pr sa rentrée a l'école et lui éviter le péri scolaire le matin et le soir et pouvoir allaiter mon futur second (dans un an je pense) plus longtemps.

    Dans l'ordre ce qui a motivé ma reprise:
    - Les finances (je me suis retrouvée seule a travailler....)
    - L'épanouissement perso...
    - Le fait de pas vouloir etre mere au foyer (a temps plein).

    J'ai repris a 3/4 temps et je ne changerai pas de si tôt!
    J'espere vous avoir repondu!
    Bonne journée!
  2. MC 23 novembre 2010 à 19 h 00 min
    Bon sujet, à mon premier retour au travail j'ai eu la chance de travailler 4 jours semaines car mon employeur(domaine informatique) le permettait lorsque l'employé avait au moins un enfant de moins de 3 ans. J'ai quand même trouvé dure le retour au travail et surtout de mettre ma fille à la garderie. Lors de ma deuxième grossesse, j'ai décidé que je n'allais pas retourner travailler même à 4 jours par semaine. J'ai donc pris un congé sans solde. Après quelque mois sans sousm j'ai pensé que revenu supplémentaire ne serais pas de trop. C'est alors que je me suis retourné vers ma deuxième carrière que j'avais mis en veille : L'hygiène dentaire. Horaire souple et sur mesure! J'ai travaillé 2 soirs semaines, et tranquillement augmenté mes heures jusqu'à 3 jours semaine quand ma poupounes avait plus de 2 ans. Présentement je suis enceinte de nouveau et compte continuer ce rythme avec le troisième. Lorsque les enfants seront à l'école peut-être retournerais-je dans le domaine de l'informatique pour poursuive cette carrière entamée déjà c'est à voir.

    J'avoue avoir été chanceuse d'avoir eu ces choix. J'ai fais des études aux Cegep et à Université et ceci m'ouvre maintenant plusieurs portes. en tant que mère, je questionnerais mes filles à propos des ces questions pour qu'elles puissent avoir le choix elles aussi à leur tour.
  3. Isa 23 novembre 2010 à 20 h 11 min
    Personnellement après un an de doute après la naissance de ma fille, j'ai changé de carrière! Ou plutôt, je suis retournée à l'Université pour faire mon doctorat...

    Je travaille autant qu'avant (même plus en fin de session) mais au moins j'ai des horaires flexibles, ce qui est vraiment nécessaire je crois pour s'adapter à la vie avec un bébé. Maintenant, si elle est malade et que je ne dors pas de la nuit, je n'ai pas de patron pour me forcer à rentrer travailler! De plus, mes perspectives seront beaucoup plus intéressantes une fois mes études terminées.

    Contente de voir que je ne suis pas la seule à avoir tout reconsidéré!
  4. Liliputienne 24 novembre 2010 à 01 h 42 min
    J'ai choisi ma carrière dans le domaine de la santé en fonction du fait que j'aurais éventuellement une famille. La sécurité d'emploi, les bonnes conditions (long congé de maternité), la souplesse des horaires et la conciliation travail-famille (CPE en milieu de travail entre autres) étaient tous des éléments qui ont orienté mon choix. Je retourne travailler en janvier 4 jours/semaine et je pense que ce sera l'idéal dans mon cas. À suivre !
  5. Syl 25 novembre 2010 à 02 h 31 min
    L'arrivé des enfants m'a pleinement transformé. J'ai laissé mon emploi d'ergothérapeute en milieu hospitalier pour m'occuper de mes trois enfants. Je suis une maman persuadée d'avoir fait le meilleur choix pour ma famille mais j'ai toujours un certain doute car l'attitude des gens en général défavorise ce choix. Peu de personne appui réellement ma décision et le style de vie d'aujourd'hui va à l'encontre de mon choix. J'aimerais tant que le choix de s'occuper des enfants à la maison soit valorisé socialement et aussi rémunéré(disons au moins l'équivalent du montant octroyé pour les services de gardes)
  6. Cynthia 25 novembre 2010 à 03 h 39 min
    Bonjour à toutes,
    Moi je suis de celles qui sont présentement en congé de maternité et qui pensent à ne pas reprendre le travail pour m'occuper de mon papoute et éventuellement d'un deuxième. Nous avons fait des calculs, mon conjoint et moi, et on devrait pouvoir y arriver financièrement avec son salaire seulement. On devra couper ici et là mais somme toute, notre situation ne sera pas précaire.
    Je vis bien avec cette décision. Je devrais dire, je respire depuis que nous avons pris cette décision. Je comprends les femmes d'aujourd'hui de vouloir se réaliser pleinement, mais dans mon cas, je sais que j'essaierais trop de me partager en deux entre mon travail et ma vie de famille et qu'en bout de ligne, je ferais l'un ou l'autre très bien et l'autre plutôt mal ou carrément les deux pas très bien à force de courir et de faire tourner trop d'assiettes en même temps.
    Je compte retourner sur le marché du travail lorsque le plus vieux ira à l'école. J'espère qu'il y aura des opportunités d'emploi mais je suis confiante que je saurai faire mon bout de chemin rendu là. Il y a un temps pour chaque chose et présentement, c'est le temps pour moi de me réaliser comme maman.
  7. Léa 25 novembre 2010 à 13 h 21 min
    Pour ma part, la maternité a grandement modifiée mes aspirations de carrières. Infirmière clinicienne, je suis habituée à travailler dur. Toutefois, maintenant mère de 2 jeunes enfants, je refuse de leur imposer le rythme effréné du 7h30 - 16h30, 5 jours semaine. C'est épuisant pour un adulte, alors imaginez pour des petits mousses de moins de 3 ans !

    Je suis très choyée, car mon choix de carrière m'a donné la chance de pouvoir prendre un poste à 3 jours semaines. Ainsi, nous vivons avec un salaire très adéquat, mes enfant sont plus souvent à la maison qu'à la garderie, et je ne culpabilise pas à tous les matins de les tirer du sommeil à 6h15 !

    Toutefois, je suis d'accord avec le fait qu'une maman mal à l'aise d'être au foyer devrait continuer à travailler... son humeur risque d'être altérée si elle ne se sent pas valorisée dans son rôle de maman à temps plein, et les enfants n'obtiendront pas le maximum de leur relation mère-enfant.

    À chacun sa réalité, et tant pis pour ceux qui portent un jugement ! La critique négative reflètent souvent un brin de jalousie...
  8. Candy 25 novembre 2010 à 18 h 14 min
    Merci pour ce billet. Ça tombe à point !
  9. Lilia 26 novembre 2010 à 01 h 51 min
    J'ai pris un sans solde de 2 ans, mais je vis très inquiète sur notre situation financière. Je me dit que je trouverais bien quand ça sera le temps. L'essentiel pour moi est mon enfant, me dépasser dans une carrière? Je l'ai fais avant d'avoir mon petit, maintenant ma carrière, c mes enfants!! Mais mon conjoint gagne peu... J'aimerais bien qu'il y ai une conseillère dans ma région ou un endroit pour en parler, pour nous donner des idées pour poursuivre cette belle vie de maman à domicile. POur nous supporter!!! Oui, je suis sur le doute, le gros doute, la peur!! OUi la peur de manquer d'$$$!! Pourtant nous avons une vie très simple!!! Aalalalalla!!
  10. Stacy 26 novembre 2010 à 18 h 04 min
    Boujour,
    Je suis présentement en congé de maternité avec ma petite fille de 6 mois et je devrais retourner au travail dans 3 mois. J'avoue que juste l'idée de la mettre en garderie 5 jours semaines de 7:30 à 5:15 me rend presque malade. Mon employeur n'est pas vraiment flexible question horaire alors je considère aussi faire un changement de carrière.
    En fait, je considère retourner travailler comme serveuse à quelques jours semaine, ce qui est peut-être un gros pas en arrière pour plusieurs mais tant pis!
    Mes priorités ont vraiment changé. Je considère maintenant que ma fille et ma famille sont beaucoup plus important que d'avoir une belle carte d'affaire. De toute façon, ce n'est pas pour la vie! On a fait un enfant pour la voir grandir et non pour la mettre en garderie.
    Finalement, je crois que ma décision est prise, il me reste seulement qu'à me trouver une garderie et me trouver un emploi qui conviendra... c'est loin d'être réglé mais j'ai confiance que les choses vont bien se passer et que ma décision est la meilleure pour moi et ma famille.
  11. Marie Charbonniaud 29 novembre 2010 à 15 h 39 min
    Merci les filles. Vos commentaires me confortent dans l'idée qu'il fait du bien de se questionner, encore et toujours quand c'est pour le bien-être de nos petits amours.
  12. Sabrina 30 novembre 2010 à 19 h 46 min
    Je retourne travailler bientôt. J'ai pu prendre un an sans solde en plus du congé parental.

    Malheureusement, pour des questions strictement financières, je suis "obligée" de retourner au boulot. Mon conjoint et moi avons fait le choix (un peu débile) d'habiter dans une grande maison... De mettre de l'argent de côté...

    Je veux dire par là que dans le fond, j'aurais pu rester auprès de ma fille, mais je veux être capable de lui construire un beau patrimoine famililal... Je ne veux pas qu'elle commence sa vie avec des prets et bourses et des dettes a n'en plus finir.

    Je l'aime plus que tout, et je crois que ma présence ne lui sera pas suffisante pour plus tard. Elle a besoin de voir une maman qui construit avec papa son avenir, en plus de son éducation.

    Mais je suis terriblement stressée a l'idée de la voir quelques heures par jour seulement... Plus les week-ends... J'aime etre près d'elle, la voir grandir et s'épanouir. Je suis un peu jalouse de sa gardienne. Mais c'est la vie.
  13. Catherine 2 décembre 2010 à 19 h 41 min
    Avant la naissance de ma fille, j'étais pigiste. Durant mon congé de maternité de 9 mois, j'ai fait quelques contrats à droite et à gauche mais je n'étais pas du tout rassurée par ma situation financière, d'autant plus que mon conjoint était alors étudiant au doctorat.
    Finalement, même si l'idée de conserver des horaires flexibles et de pouvoir rester plus longtemps à la maison avec ma fille me plaisait, j'ai choisi d'aller travailler à temps plein en entreprise.
    Les premières semaines ont été un calvaire, je pleurais tous les matins en me rendant au boulot et tous les soirs en retrouvant ma fille.
    Aujourd'hui, je peux cependant dire que je suis extrêmement satisfaite de mon choix : j'arrive à me concentrer complètement lorsque je suis au travail, et je suis totalement présente pour ma fille à mon retour.
    La stabilité financière découlant de ma nouvelle situation a réduit de beaucoup mon stress et me rend, somme toute, une maman plus épanouie et plus heureuse...
  14. Carole 15 décembre 2010 à 17 h 00 min
    Je suis de retour au travail et j'y suis retournée principalement pour des raisons financières. Je me sentais très bien à la maison avec ma fille et sentais que ma place était auprès d'elle et non pas à mon travail. Les premières semaines étaient pénibles et je culpabilisais d'avoir fait un enfant pour le faire élever par les autres (ok je dramatisais un peu, mais c'est comme ça que je me sentais). Ma vie perdait son sens en la laissant 5 jours par semaine à la garderie. Le temps a passé, j'ai modifié mon horraire pour commencer plus tôt le matin et finir plus tôt aussi afin d'avoir plus de temps avec elle, et peu à peu j'ai retrouvé mon utilité sur le marché du travail et je suis heureuse de rentrer travailler le matin... et même que certains matins plus difficiles, j'ai presque hâte d'aller la porter à la garderie... lol
  15. Karine 7 janvier 2011 à 20 h 53 min
    Je suis contente de voir qu'on apporte une certaine attention à ce sujet qui est presqu'un tabou dans notre société de "Production". Je viens de retourner au travail à 37.5 heures semaines et mon garçon à un an. Ça me déchirre tous les jours de devoir passer plus de temps en compagnie d'étrangers plutôt qu'avec mon garçon. Si j'avais pus financièrement, je serais resté chez moi jusqu'à ce que le deuxième aille à l'école. Au moins, j'aurais apprécié un retour graduel, un horraire plus flexible, plus de congé famillial. Je suis permanente au gouvernement fédéral dans le domaine de l'informatique, dans un poste de soutien technique, et mon travail ne permet pas vraiment la flexibilité dont j'ai besoin. Je suis toujours épuisée, et ce qui m'arrache le coeur est de ne voir mon garçon que 3 heures par jour durant la semaine. Notre société va à l'encontre des valeurs familliale, fesant en sorte que si le foyé n'a pas deux salaires, ou un gros salaire, les deux parents doivent travaillé. Mon mari travail présentement à temps partiel et il ne fait pas assez de salaire pour qu'on s'y fit uniquement, au contraire, c'est moi qui paie presque tout... Alors je dois dire à toute celle qui ont l'option de rester à la maison, VOUS AVEZ BEAUCOUP DE CHANCE!!!

Partager